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Hadopi, jamais mieux servie que par elle-même...
Sujet ouvert par
Guillaume Champeau
- Dernière réponse le 21 mai 2012 à 10h19
![]() ![]() Quand est ce que l'on se débarrasse de cette loi nauséabonde d'une autre époque crée par des arriérés mentaux?
Quand est-ce que l'on légalise le partage de fichiers protégés par droits d'auteurs voulu par le peuple?
![]() Pas des arriérés mentaux, des Hommes Politiques corrompus jusqu'à la moelle et qui sont des pantins des Majors.
Ce n'est pas la même chose DU TOUT. Ils savaient pertinemment ce qu'ils faisaient (sucer la bite aux Majors tout en ouvrant des possibilités de violations de masse des libertés indiviuelles et des droits fondementaux des gens sans passage devant un juge....). bxdfr, le 16/05/2012 - 18:11 Il est avocat d'affaires aubasmots, le 16/05/2012 - 17:47 C'est pas Hollande qui la supprimera donc... ![]() bxdfr, le 16/05/2012 - 18:11 "Mon client est un infâme téléchargeur, Je demande pour lui la peine maximale." . Avez-vous calculé combien le budget de hadopi (12M€) représente de RSA (474.93€ / mois) ? De quoi donner à bouffer à plus de 2000 pauvres types pendant toute l'année. . A lui tout seul Eric Walter se croque 180k€ ![]() C'est habile ça, essayer d'imposer sa propre interprétation de la loi en publiant dans un ouvrage de référence.
La Hadopi essayer de pérenniser son existence par tous les moyens possible (j'imagine que la place est bonne), c'est à nous de faire le nécéssaire pour dégager ces coûteux parasites. ![]()
Oui sa serais le monde a l'envers mdr [message édité par huygens le 16/05/2012 à 22:00
]
![]()
zig et puce
(Banni) le 16/05/2012 à 22:04
Torfirion, le 16/05/2012 - 18:07 Quand est-ce qu'on autorise le fait d'aller piquer gratuitement le travail d'autrui voulu par le peuple ? - euh même mon travail ? - ben oui... y a pas de raison : tu ne veux pas payer un artiste, ses musiciens, ses techniciens et ses producteurs pour leur travail, y a pas de raison qu'eux non plus viennent pas profiter gratuitement de ton propre boulot... - ah oui, mais moi c'est pas pareil, j'ai besoin d'argent pour vivre... Pour ceux qui se font prendre, un petit raisonnement simple (a faire mettre en forme par un avocat) pourrait etre le suivant:
- a l'impossible nul n'est tenu (principe de droit elementaire) - en tant que "bon pere de famille", je n'ai que des connaissances informatiques de base, dont aucune connaissance en securite informatique - de plus, assurer une securite informatique est deja difficile pour des specialistes - donc me mettre en demeure de securiser mon acces internet sans m'indiquer comment faire revient a me contraindre a l'impossible -> assignation a la poubelle. Au pire, ajoutez quelques details (de preference sinceres) pour prouver votre bonne foi, tels que l'ajout d'une cle WPA2, ou le fait d'avoir sermonne votre indigne rejeton (dixit HADOPI: c'est un moyen de securisation, vous pouvez les citer au proces). (Oui, je sais que certains materiels ne supportent toujours pas le WPA2. Vous pouvez aussi argumenter en ce sens.) C'est pas de toutes façon ces mamies qui vont mettre internet au pas ! Tant que ces momies n'auront pas compris comment fonctionne Internet, ce que ça représente dans la vie sociale de la société d'aujourd'hui, on ne risque pas grand chose individuellement !
Seuls les plus vulnérables se feront choper et pas deux fois de suite ... ce qui ne les empêchera pas de recommencer avec un peu plus de jugeote (VPN etc ..) Non, ce qui est triste, c'est qu'avec leurs conneries, des mafias vont se gaver sur le Direct Download ou les VPN , pourront faire chanter des apprentis pirates et tuer des modèles économiques qui ne manqueront pas de se développer dans des pays moins handicapés du numérique, sans compter que la course à l'échalote va mettre des outils de chiffrement de niveau militaire pour quelques mp3 qui ne manqueront pas de noyer toutes velléité d'identification en cas de réels problèmes de terrorisme ! ![]() mais non mais non, hadopi c'est super ça marche, regardez moi, je télécharge toujours autant.
Donc si ils font bien leur boulot qu'ils continuent comme ça c'est parfait. ![]() Le JCP se discrédite lamentablement... Espérons que ça servira de leçon à ces pastiches sinistres qui en sont le comité de sélection...
Ou comment certains magistrats pourraient s'ériger en véritables despotes en créant leur propre loi. Cette dernière contournant les garde-fou que certains nos députés, parmi les mieux informés sur la question (trop peu à mon avis), avaient réussis à mettre en place en faisant adopter des amendements après d'âpres débats. La monarchie absolue serait elle en train de renaitre ?
![]() aubasmots, le 16/05/2012 - 17:47 surtout de ceux qui touchent de l'argent a outrance... 30% de réduction pour les salaires de ministres ? et bien que l'on me vire HADOPI ça coute bien plus ! ![]() zig, le 16/05/2012 - 22:04 et bien trouve toi un vrai job ! tout le monde profite de tout le monde de nos jours, ce qui t'emmerde c'est que pas mal ne payent pas ou plutôt ne se font pas mettre par un bizness a deux balles voué à l'échec, la VOD a 8 €uros mais ta fumer mec ! je suis pas prêt de nourrir ta panse a c'est sur !
Je trouve que tu est vraiment de très mauvaise foi franchement...là tu abuses carrément. Qu 'appelle tu un vrai job ? j'aimerai savoir ce que tu fait comme boulot parce que ca doit pas être rigolo tous les jours. ou serai tu du genre à profiter du système ? ce qu'on appelle un cas soc....dans la vie de tous les jours. ou alors peut etre un informaticien comme il y en a eu beaucoup sur le marché qui entubent les honnetes gens en fesant payer des sommes astronomiques des entretiens et réparations informatiques genre 95 euros une réinstallation complète de windows. la vod à 8 euros ???? ou as tu vu çà toi ? a part le x..... moi qui suis contre la vod j'admet qu'elle n'est pas à 8 euros. mais bien moins. ensuite tu as les vidéo clubs qui sont entre 1 € et 3,50 la loc. alors tu est loin du compte mec. pour l'instant je pense plutot que tu te nourri la panse sur le dos des autres de la manière que tu parles. j'aime les donneurs de leçons qui racontent des cracks à gaver sur ce forum. allez j'arrête là parce qu'il y a vraiment trop de mauvaise foi ici...tout çà pour légitimé ce que tu fais mdr. Torfirion, le 16/05/2012 - 18:07 mdr quand est ce qu'on légalise le partage de ton salaire mensuel ???? ![]() salomon191159, le 17/05/2012 - 19:50 ------------------------------------ - Là ; c'est du n'importe quoi ?! mais on ne parvient pas à convaincre quand on cherche à viser gros ( la "langue de bois" peut marcher dans les meetings électoraux mais pas ici dans ce forum ). La LG existe et n'est pas gratuite sauf quand on considère, comme le Don Quichotte qui d'éjecter du Trône, que "c'est du vol" ! Il y a un certain sentiment de mépris prolophobe, envers les internautes qui réclament 1 "droit d'usage équitable", pour contrer les abus de la Sainte Propriété Intellectuelle ( en vérité un ramassis de rentes & privilèges, qui n'ont rien à voir avec la rémunération de la Création ). A la Sacem ; 66% des 110... sociétaires ne touchent rien et pour le reste 98% ont des droits d'auteurs inféieurs au Smic ...lire Numérama ! Beaucoup de musiciens savent d'avance qu'ils ne peuvent compter que sur leurs concerts pour vivre ...avec ce système où tous les dés sont pipés par le showbiz ! Avec Hollande ; ce ne sera pas le grand soir : on ne touche à rien ... "Tel est le cas également de l'abonné qui, ayant donné à un tiers le code d'accès WIFI à son boîtier de connexion ou box , le modifie après que ce tiers a utilisé, à son insu, son accès à Internet à des fins illicites."
Parce que moi, je suis tellement fort que je sais quand les gens font des choses à mon insu, donc, sans que je le sache... grosroger77, le 16/05/2012 - 22:58 J'aurais pas fais mieux comme analyse, et encore je suis sur que beaucoup d'autres conséquences insoupçonnables viendront avec le temps. Ces types prechent pour leur paroisse, quand c'est la mondialisation on a pas le choix, quand c'est la démocratisation de la culture on peut tout se permettre, même essayer de fliquer tout un peuple, et au diable les effets de bord, ou alors c'est vraiment des demeurés pour pas avoir 3 coups d'avance après avoir fait l'ENA. Non, l'hadopi ne fait rien pour les créatifs, ni rien non plus pour la "culture". ![]() salomon191159, le 17/05/2012 - 19:50 Quand il sera multipliable à l'infini comme un fichier Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. |
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Tout bon juriste le sait, en droit il y a ce que dit la loi, et il y a ce que dit la jurisprudence. Les deux se complètent, mais parfois la deuxième arrive à tordre la première par des interprétations osées. Il y a donc souvent des batailles d'influence pour apporter à la glose juridique un point de vue, et faire qu'il s'impose comme une évidence lorsqu'il faudra dire le droit.
Lorsqu'ils doivent préparer une affaire inhabituelle, les juges et les auxiliaires de justice ont tous le même réflexe de plonger dans les revues juridiques qui font autorité, pour y trouver ici un commentaire de jurisprudence, là une analyse de la loi nouvelle ou d'un décret. La Semaine Juridique, bien connue des juristes sous son acronyme JCP (JurisClasseur Périodique), fait à cet égard figure de bible pour les professionnels du droit.
Or c'est justement dans le numéro 971 de la Semaine Juridique (.pdf) que les trois membres de la Commission de protection des droits de l'Hadopi (Mireille Imbert-Quaretta, Jean-Yves Monfort et Jean-Baptiste Carpentier) ont décidé de publier leur étude sur la contravention de négligence caractérisée. C'est-à-dire leur interprétation du volet pénal de la riposte graduée qui leur échappe dès lors qu'ils transmettent les dossiers des abonnés aux tribunaux pour les faire examiner en justice. Une place idéale pour influencer les magistrats, dont ils sont.
Ainsi, les trois co-auteurs affirment (entre autres choses) que les moyens de sécurisation que l'Hadopi doit définir et labelliser n'auraient en fait aucune espèce d'importance, ce qui revient à dire que le législateur se serait perdu dans des détails totalement superficiels :
Le moyen de sécurisation au titre de la contravention n'est pas déï
ni d'un point de vue technique. Néanmoins, le Code de la propriété intellectuelle apporte des précisions utiles. Ainsi l'article L. 336-3 déï
nit le moyen de sécurisation par son objectif, qui consiste à faire en sorte qu'un accès à Internet ne soit pas utilisé à des ï
ns de contrefaçon. La loi n'impose en aucun cas l'installation d'un dispositif spéciï
que de contrôle ou de ï
ltrage. En particulier, elle n'impose pas de recourir aux moyens de sécurisation labellisés par l'Hadopi, prévus à l'article L. 331-26 du Code de la propriété intellectuelle. En conséquence, si une obligation de sécuriser pèse sur le titulaire d'un accès à Internet, ce dernier peut choisir les moyens mis en œuvre, qui lui semblent les plus adaptés pour y parvenir.
En pratique, pour la Commission de protection des droits, le parent qui décide de conï
squer l'ordinateur de ses enfants qui téléchargent illégalement, met en œuvre un moyen de sécurisation au sens de la contravention de négligence caractérisée. Tel est le cas également de l'abonné qui, ayant donné à un tiers le code d'accès WIFI à son boîtier de connexion ou box , le modiï
e après ue ce tiers a utilisé, à son insu, son accès à Internet à des ï
ns illicites. Enï
n, le seul moyen de sécurisation efï
cace pour celui qui, lui-même, télécharge illégalement des œuvres protégées est, bien sûr, de... cesser de télécharger.
C'est là une interprétation contestable de la loi, qui est vitale pour l'Hadopi - car reconnaître (comme l'exigence une lecture littérale) que la labellisation des moyens de sécurisation est un préalable indispensable serait dire adieu à la riposte graduée. Depuis la mise en place de la Haute Autorité début 2010, l'Hadopi n'a toujours pas été capable de livrer les fameuses "spécifications fonctionnelles" des moyens de sécurisation. Le professeur Michel Riguidel qui avait été chargé du premier brouillon a achevé sa mission sans parvenir à rendre une copie acceptable, et son remplaçant officieux Jean-Michel Planche a lui-même fini par rendre les armes. Le bébé est à nouveau passé dans de nouvelles mains, sans que quiconque à l'Hadopi n'ait le moindre espoir réel de parvenir à des spécifications réalistes.
Décision a été prise dès les premiers jours de tordre le cou à la loi pour envoyer les premiers avertissements sans attendre de pouvoir dire concrètement aux internautes comment sécuriser leur accès à internet, et décision est désormais prise de transmettre les dossiers aux tribunaux sans être plus précis.
Or rappelons simplement ce qu'écrivait lui-même Frank Riester, membre du collège de l'Hadopi, dans le rapport qu'il avait remis à l'occasion de la loi Hadopi 1, où il apparaissait nettement que seuls les moyens de sécurisation labellisés pouvaient être exonératoires. "Il convient d'observer que le caractère facultatif conféré à l'établissement de la liste des moyens de sécurisation pertinents n'est pas sans poser problème, au regard de ses effets juridiques sur la mise en cause de la responsabilité juridique des abonnés", craignait le rapporteur. Pour lui, le fait de ne pas publier la liste des moyens de sécurisation empêcherait toute mise en cause.
Mieux, Frank Riester avait même fait adopter un amendement qui prévoyait que les mesures de suspension de l'accès à internet ne puissent être ordonnées par l'Hadopi que si les faits remontent à plus de trois mois après la publication des moyens de sécurisation.
Cette précaution n'a disparu de la loi que parce que le Conseil constitutionnel a censuré tout le volet sanctions en rappelant qu'il devait être mis dans les mains des juges, et non d'une autorité administrative. Mais la logique de la loi restait la même.
Lors de l'examen de la loi Hadopi 2, le même Frank Riester avait réalisé un nouveau rapport dans lequel il confirmait cette interprétation, en se basant sur la loi telle qu'elle fut ensuite votée. "On peut penser que la négligence caractérisée sera avérée par exemple si un abonné que la HADOPI aura mis en demeure de mettre en œuvre un dispositif de sécurisation labellisé ne l'a pas fait", écrivait le député. Jamais il n'avait pensé, alors, que l'Hadopi puisse mettre en demeure de mettre en oeuvre un moyen de sécurisation qui ne fut pas labellisé par l'Hadopi.
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