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"Ceux qui militent contre le droit d'auteur font fausse route", dit Mi
Sujet ouvert par
Guillaume Champeau
- Dernière réponse le 19 mai 2012 à 01h53
![]()
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![]() C'est vrai que le droit d'auteur est vieux...
les premières traces remontent à 1440 mais la première création de société d'auteurs en France à 1777. Bizarrement, cela n'as pas empêché la création de la première sonate de Mozart qui remonte à 1770 ! ![]() Il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir . . .
[message édité par Obelixator le 16/05/2012 à 11:04
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![]() "dans la réalité, privés de droit d'auteur, les artistes n'auraient plus les moyens de créer" FAUX archi FAUX !!!! le droit d'auteur a été crée pour mettre en place un monopole et une dictature de la culture. http://grre.fr/wordpress/1771.html
![]() "dans la réalité, privés de droit d'auteur, les artistes n'auraient plus les moyens de créer".
Ba oui : 1 - La part de leurs revenus sur les ventes des CD est rapiécée par leur maisons de disque 2 - Ces messieurs-dames les artistes ne veulent plus se faire chier à faire des concerts pour gagner leur croute, mais espérer vivre de la rentabilité d'un boulot fait un jour et pour 70 ans Et il se trompe aussi de formulation : on a pas besoin de revenus pour créer. Pour la création artistique la seule ressource nécessaire c'est le cerveau. ![]() j'adore celle là :
"Un accès facilité à la justice pour les détenteurs de droits" moi aussi je veux ce droit. Cà va devenir vachement sympa: je vais voir un juge, ah non pas un juge c'est vrai que çà sert à rien. Je vais voir une force de police, de préférence privée, et je leur dis que tout les biens de mon voisin sont en fait les miens et qu'il me les as volés. Donc on me les "rends" et quand ce fameux voisin veut savoir pourquoi on lui a piqués tout ces meubles, personne ne lui réponds. Bon prince, je lui rendrai 5 ans plus tard en expliquant que je me suis trompé... [message édité par ouaip2012 le 16/05/2012 à 13:43
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Barnier vit encore au siècle dernier.
l'avantage avec les politiciens de son espèce, c'est qu'il n'est nul besoin de l'écouter, il suffit d'ouvrir un livre d'histoire, ou d'aller mater des redifs de journaux des années 80 sur le site de l'INA. Fitz, le 16/05/2012 - 10:58 Bizarrement, tu n'as pas compris que les droits d'auteurs existent pour permettre une plus grande autonomie aux auteurs et que ça n'a rien à voir avec l'inexistence de la création. Ton post est aussi caricatural que la position de Michel Barnier. Tu as réussi a être exactement à son niveau. ![]() C'est marrant que Michel Barnier ne soit pas capable de voir que son combat est déjà perdu et périmé, que la réalité l'a déjà dépassé.
Ou alors il s'en rend compte mais il continue à faire "comme si" pour conserver certains statuts ou avantages. Mais je ne pense pas. A mon avis il est juste aveugle à la marche du monde. ![]() WickedFaith, le 16/05/2012 - 11:20 Pourtant c'est ce que Barnier dit : selon lui le droit d'auteur est indispensable à toute création artistique. WickedFaith, le 16/05/2012 - 11:20 Non il ne fait que lui répondre sur un point précis. C'est tout. Mais bon je suppose que les auteurs des dessins rupestres faisaient payer l'accès à la grotte pour survivre Mehmnoch, le 16/05/2012 - 11:11 Tu n'as pas bien compris le principe du droit d'auteur... rien à voir avec les CD ni les concerts. Sans droits d'auteur, n'importe quelle chanson écrite par n'importe quel groupe peut être jouée par n'importe quel autre groupe sur n'importe quelle autre scène. Les créateurs de talent n'auront donc plus aucune chance d'être connus, seule la publicité comptera. Ex: si tu composes une super chanson, je peux instantanément me l'approprier et la chanter partout en France, je peux même vendre des MP3 de ta chanson. Il suffit que j'ai une bonne force marketing et personne ne saura jamais que tu en étais l'auteur. Est-ce que c'est le monde que tu souhaites ? tass_, le 16/05/2012 - 11:25 Toujours prendre les phrases dans leur sens le plus strict sans chercher à comprendre est la preuve d'une simple volonté de pinailler et de jouer au raleur. Il faut être complètement con pour croire un instant que Barnier imagine qu'il est impossible de faire un dessin sur une feuille sans l'existence de droits d'auteurs. Jouer au con sur ce forum, c'est un sport, mais c'est pas comme ça qu'on est utile à la société. Et c'est pas comme ça qu'on "réfléchit le numérique" ![]() WickedFaith, le 16/05/2012 - 11:25 Sauf qu'on peut très bien partager gratuitement toute sa discographie tout en étant protégé par le droit d'auteur. Faut arrêter l'hypocrisie, Barnier ne défend pas le droit d'auteur, il défend la commercialisation des biens culturels... ![]() WickedFaith, le 16/05/2012 - 11:25 Je ne conteste pas le droit d'auteur, je dis simplement que : 1 - Le droit d'auteur n'est pas un "moyen" de création artistique. C'est le cerveau qui s'en occupe. 2 - Les revenus REELS des auteurs ont été bouffés par tous les intermédiaires de la chaine de production artitistique 3 - Que beaucoup d'auteur comptent sur ces droits plutot que de se bouger le fion pour FAIRE et JOUER leur musique. 4 - Que le droit d'auteur tel qu'il existe aujourd'hui n'est plus adapté à la réalité du monde dans lequel on vit. ![]() WickedFaith, le 16/05/2012 - 11:25 Cela ne me semble pas problématique. Si je suis le compositeur en question je serai content, il me sera facile de prouver que je suis bien le compositeur de la dite chanson et donc de vendre mon talent de compositeur. La méga-diffusion par le méga-diffuseur méga-marketeur me fais une méga-pub. De plus la plupart des militants pour la réforme du droit d'auteur sont pour la conservation du droit de paternité. Votre argument "personne ne saura jamais que tu en étais l'auteur" est nul si on conserve le droit de paternité. Pour moi la culture sera plus riche et plus fertile si on peut chanter les chansons qu'on veut ou en veut et quand on veut. C'est le monde que je souhaite. Effectivement, il n'est pas demandé de supprimer le droit d'auteur, seulement de corriger ses dérives depuis quelques dizaines d'années. Le droit d'auteur était à l'origine destiné à défendre les auteurs face aux libraires (maintenant appelés éditeurs) qui pouvaient reproduire leurs ?uvres sans contraintes.
Les nouveaux libraires que sont les major du disques et le studio de production/distribution de film se sont accaparé le droit d'auteur (achat de droits, contrats léonnin avec les auteurs, ...). Maintenant ils usent et abusent de ce droit toujours pour plus de profits pour eux (les nouveaux libraires) et quelques miettes pour les auteurs, bien mises en avant pour justifier leurs désirs de profits. Un sujet très proche : les brevets. Un brevet est une propriété intellectuelle comme un droit d'auteur. Pensez que certaines sociétés américaines ont voulu breveter le génome humain. Au vu de la guerre des brevets actuelle en informatique (apple/samsung est un exemple) et vu les dégas que font ou peuvent faire les patent-troll (pour le H264 par exemple), il est plus qu'urgent de réformer tout cela. Une seule chose retient nos politique, ce sont des droits (la richesse) accumulés par les grandes industries (pharmaceutiques, ...) de l'ancien monde (Europe, Etats-Unis) qu'ils ne veulent pas perdre face aux pays émergents (c'est le but inavoué d'ACTA), concurrence internationale oblige. ![]() Un article qui vient faire écho à celui de framablog.org
Droit d'auteur : le contrat est rompu ! (et je vous emmerde) http://www.framablog...r-contrat-rompu --- barnier ?! rien que le nom m'amuse.... [message édité par Thnos le 16/05/2012 à 11:39
]
A propos, et pour répondre à inconnu, un commissaire européen perçoit 24.374 euros bruts par mois (en net, je suppose qu'on est vers les 15.000 euros ?).
Source :http://www.journaldunet.com/economie/magazine/le-salaire-des-politiques-et-des-elus/commissaire-europeen.shtml ![]() Comment peut on virer démocratiquement ce député ? D'autant que l'age de la retraite a été reculé ! Misère...
![]() WickedFaith, le 16/05/2012 - 11:25 C'est pour ça qu'on veut réfléchir à une évolution du droit d'auteur et pas à une bête et méchante abolition générale. Oui, le code de la propriété intellectuelle sert à quelque chose, personne n'essaie de dire le contraire. Par contre, il montre certaines faiblesses qu'il est important de corriger. Les lois évoluent en fonction de la société et la propriété intellectuelle en particulier n'est pas adapté à la société actuelle. ![]() "Ceux qui militent contre le droit d'auteur font fausse route", dit Michel Barnier:
Trop gros passera pas. thb, le 16/05/2012 - 11:32 Ben non... Personne ne le sauras, tu sera un inconnu qui criera "c'est moi l'auteur" et que tout le monde ignorera...
C'est beau de rêver, mais attention à l'atterrissage, ça peut faire très mal. Dans les faits, ce sera un monde encore plus soumis à des compagnies brassant des milliards d'euros et où les créateurs seront de petits tâcherons qui vendront leurs oeuvres pour se payer un repas. Mais libre à toi de croire en un monde parfait et juste, où les gens sont reconnus en fonction de leur mérite. Par contre, je ne sais pas s'il peut cumuler son indemnité avec celle perçue en, qualité de député européen qui est de 10.500 euros nets par mois selon la source suivante :
http://www.journaldu...-europeen.shtml ![]() WickedFaith, le 16/05/2012 - 11:20 et tu n'as pas ressentit l'ironie précisée par l'emphase sur la dernière phrase Anzufvytar, le 16/05/2012 - 11:40 Sisi, il y a quelques personnes qui disent le contraire. Il suffit de lire ce forum pour le constater. Mais je suis d'accord qu'il faudrait le revoir fortement, en particulier sur la durée des droits d'auteurs et des droits voisins qui deviennent absurde. ![]() Thnos, le 16/05/2012 - 11:37 Très instructif,merci. Précision : je ne le trouve pas dans la liste des députés européens, on ne doit donc pas pouvoir être député européen et commissaire européen (a priori).
![]() WickedFaith, le 16/05/2012 - 11:28 WickedFaith, le 16/05/2012 - 11:43 Toujours prendre les phrases dans le sens le plus strict sans chercher à comprendre et occulter des passage résulte d'une volonté de quoi déjà ? On t'a dit et répété que personne ne voulait abolir le droit de paternité... Mais bon n'est pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir... WickedFaith, le 16/05/2012 - 11:28 On s'en fout du show business, les vrais auteurs continueront à créer même si ça leur fait perdre de l'argent. ![]() WickedFaith, le 16/05/2012 - 11:43 Tout d'abord tu continues à partir du principe que le droit de paternité a été abrogé, ce qui n'a à ma connaissance jamais été défendu. Ensuite, même sans droit de paternité (et du coup je le précise uniquement pour l'argument intellectuel, par pour défendre l'abolition du droit de paternité), il me semble facile de prouver en tête à tête à un professionnel de la musique qu'on a bien composé tel morceau. Il suffit de parler un peu de ses "sources", cad les étapes de la réflexion, les pistes explorées et non retenues, etc. Au final c'est bien de cela que je parle, être capable de faire valoir qu'on est l'auteur pour vendre son talent afin de vendre une composition "à la commande". Car l'avenir de la création intellectuelle est sûrement plus dans le travail "à la commande" que dans la vente de produits dupliqués et marketés en masse à l'aide des aspects patrimoniaux de la propriété intellectuelle telle qu'elle est définie aujourd'hui. WickedFaith, le 16/05/2012 - 11:43 Je n'ai pas trouvé d'argument dans ta réponse, alors je vais donner les miens : 1. Je crois constater que les créateurs sont de plus en plus reconnus en fonction de leur mérite. C'est vrai pour un YouTuber, c'est vrai pour un musicien, pour un écrivain, etc, et je pense que c'est de plus en plus vrai à mesure que les intermédiaires disparaissent. Le "consommateur" de culture connait de plus en plus l'auteur en direct, il connait son nom, son visage, son site web, sa page Facebook, et il le suit parce qu'il l'apprécie. Cette notoriété là est quasiment impossible à voler ou à détourner. Et dans ce mode de fonctionnement en direct, c'est bien le mérite qui est prépondérant dans la reconnaissance, puisque chaque consommateur est juge direct des contenus qu'il reçoit, et peut immédiatement choisir de continuer à les recevoir ou choisir de s'en détourner. 2. Les grosses compagnies que tu évoques sont aujourd'hui très demandeuses de plus de droits patrimoniaux dans le droit d'auteur. Affaiblir le droit patrimonial affaiblit ces compagnies. C'est quand même un contresens, si je te comprends bien, quand tu affirmes que moins de droit d'auteur produirait un monde au main des grosses firmes... Plusieurs choses , contrairement a ce qui a été dis ici , les droit d'auteurs servent a proteger les artistes des .........producteurs ou promoteurs de spectacle (notamment pour les artistes issue du théatre) , ca n'as jamais été fait pour etre utiliser contre le publique. Le droit d'auteur est nécessaire dans le sens ou si tu fais de l'argent avec un oeuvre tu te dois de payer l'utilisation de la creation:
-Une piece de theatre crée par une troupe doit se faire remunerer si sa création est joué par une autre troupe. -David gayta fait de la music de plouc pour night club , la boite de nuit qui diffuse sa musique doit le remnunerer. WickedFaith, le 16/05/2012 - 11:43 Pour prouver que tu l'auteur , il y'a déja la protection des oeuvres et pour ca ce n'est ni la sacem ou une quelquonque organisation. C'est a la loi , si tu es capable de prouver que tu es l'auteur tu n'as rien a craindre. De maniere generale les musiciens utilisent la sacem pour prouver la paternité de l'oeuvre , d'autres utilisent la sdrm qui n'est rien d'autre qu'une autorisation de pressage , d'autres encore s'envoient leurs propres morceaux avec partitions a eux meme , la cachet de la poste faisant foi. Pour le reste j'ai arreté a partir de "compagnies brassant des milliards". ![]() WickedFaith, le 16/05/2012 - 11:45 Je n'ai pas vraiment l'impression que quelqu'un dise "il faut brûler le CPI" ici. Ni dans l'article, ni dans les commentaires. Après, revenir au copyright original (exclusivité de quelques années sur une oeuvre à partir de sa publication, puis domaine public) ne changerait pas grand chose vu la durée de vie de la "culture" aujourd'hui. Un grand nombre de choses genre "tube de l'été" font de l'argent les 5 premiers mois de leur existence, puis tombent dans l'oubli le plus total. De plus ça ne changerait pas le problème du piratage, puisque les gens ne respecteraient pas plus l'exclusivité si elle était de plus courte durée. Il faut une réponse qui permettrait d'acquérir et de partager les oeuvres légalement tout en permettant aux artistes un revenu et aux producteurs un retour sur investissement (parce que je suis réaliste, je ne vais pas au cinéma voir des vidéos youtube, et les films à gros budget sont impossibles à produire sans un producteur). Le problème n'est absolument pas simple, et il faudra faire des compromis (impôts spécifiques ? licence globale ? revenus de l'industrie diminués ?), mais il est impératif de réfléchir en société à cette problématique. ![]() modifier le titre en : "ceux qui luttent contre le droit d'auteur ACTUEL ou des intermediaires parasites se gavent sur le dos des artistes et de leur public" sont de sales pedonazislamistes cryptogauchistes tueurs de chatons
![]() Sans droit d'auteur, plus de producteurs, de libraires, de disquaires, de manageurs, de promoteurs... bref, plus d'intermédiaires entre l'artiste et son public.
Les seuls qui resteront, ce seront les artistes. Et leur public. Versons donc de chaudes larmes pour les autres... Comme pour les moines copistes, les charretiers et les fabricants de lampes à pétrole... Snip! ![]() Anzufvytar, le 16/05/2012 - 12:48 Chaque secteur d'activité connaîtra ses propres changements. Aujourd'hui chaque secteur a déjà son propre modèle de distribution/facturation, demain ce sera probablement toujours aussi fragmenté, mais avec des nouvelles solutions pour chaque secteur. Pour le cinéma, puisque tu en parles, les films à gros budgets pourraient disparaître. Ou pas ! Pour l'instant le cinéma n'est aucunement menacé au contraire il a une très belle croissance. Le modèle producteur/investissement/prise de risque/mass marketing/jackpot est assez particulier, et n'est pas du tout un modèle qui favorise la création. C'est un modèle qui favorise l'entertainment business, au détriment justement de la création. Je ne pense pas qu'il faille se battre contre ce modèle, si les gens payent plus de 10€ la place de cinéma, c'est de leur plein gré, et c'est qu'ils aiment ça, donc très bien. Il ne faut juste pas dire, comme M. Barnier et d'autres amis de l'industrie, que ce modèle favorise la création. C'est faux. Ce qui favorise la création cinématographique aujourd'hui ce sont : - les salles indépendantes - les subventions publiques - la baisse du prix des équipements (tournage, montage, ...) numériques - les nouveaux canaux de distrib sur Internet Si on voulait vraiment favoriser le développement de la culture, on aurait je pense un tout autre débat que celui de la durée des droits patrimoniaux. Anzufvytar, le 16/05/2012 - 12:48 Autant j'étais plutôt d'accord avec toi pour tes 1eres propos disant qu'il faut refondre les droits d'auteurs, autant sur la question du piratage j'ai une autre vision, je pense que piratage et droit d'auteurs sont liés. Pour ce qui est du droit d'auteur, oui ça n'a jamais été la source de la créativité (comme veut le faire croire Barnier) il faut être abruti pour sortir un non sens pareil ... Pour moi je droit d'auteur ne devrait appartenir qu'à l'auteur, et à lui seul, ça ne doit pas être transmis à des groupe d'exploitants. Quel est le fait qui donne droit l'auteur pourrait toucher 70 ans après sa mort à des revenu provenant des ses oeuvre, c'est totalement absurde. Il faut en revenir au fondement des droit d'auteur, qui est simplement une source de revenu potentiel pour financer un oeuvre futur. La culture existait avant les droits d'auteurs, pourquoi aujourd'hui on ne pourrait plus s'en détacher ? (homme de cromagnon viendrait t-il nous demander des compte sur ses peintures rupestres ? ) Je pense que si les droits d'auteur sont refondus les piratage disparaitra ou du moins diminuera en très grande parti. Pourquoi ? Le piratage est en grand partie présent parce qu'il n'y a aucune offre légale qui equivau à ce qu'offre le piratage. Les droits d'auteur actuels brident la possibilité d'avoir des offres légales et directement concurrentielles du piratage, qui pourraient rapporter de quoi financer de nouvelles ?uvre, directement à l'artiste. Mais ça obligera les grosses compagnies a revoir leur modèle économique archaïque et se bouger le cul pour trouver une vrai solution, et pas de la VOD de location aussi couteux qu'un produit physique de leur magasin ... D'autant qu'on paye un certain nombre de taxes (plus ou moins cachés) pour normalement rémunérer les artistes sur le piratage potentiel qu'on peut faire. ![]() WickedFaith, le 16/05/2012 - 11:25 Tu ne peux pas si je la joue et je la mets sur Youtube, j'aurai la preuve que c'est moi qui l'ai écrit et interprété. Si la chanson plait, j'aurai des milliers de visites, youtube me filera de la thune et le jour où je fais un concert, j'aurai plein de monde. Et tes MP3 personne ne te les achètera, puisque je les mettrai à disposition gratuitement. Et toi, ta force marketing, tu peux te torcher avec ... ![]() deneb58, le 16/05/2012 - 13:23 Un bien beau discours. Comme je l'ai dit plus haut, je ne vais pas au cinéma pour voir des vidéos youtube. Et un film, c'est un budget, c'est un réseau de distribution, c'est une salle, c'est une promotion. Supprimer tous ces métiers, indépendamment du fait que c'est des millions d'emplois qui disparaissent, c'est supprimer le cinéma. Alors, oui, le cinéma est trop cher et les artistes ont parfois une rémunération obscène. Doit-on tout supprimer pour autant ? ![]() Anzufvytar, le 16/05/2012 - 13:36 Le cas des grosses productions est quand même un peu à part dans le monde de la création de contenu, et en plus elles ne sont pas en danger pour le moment. Ce qu'a dit deneb58 reste assez juste pour les livres, la musique, la vidéo petite production, le jeu vidéo petite et moyenne production, etc ![]() Anzufvytar, le 16/05/2012 - 13:36 Si c'est trop cher par rapport à ce que veulent bien payer les consommateurs, alors cela se supprimera tout seul ! Peut-être que les grosses productions au cinéma sont des dinosaures et ils n'ont pas remarqué la météorite internet qui venait de tomber! Ils sont déjà mort, mais ils ne savent pas encore. On ne vend pas un produit cher, parce qu'il coute cher à produire, mais parce que le consommateur est prêt à le payer cher. Et si la production coûte trop cher, alors on ne produit pas.
Cela ne prouvera rien du tout à par le fait que tu l'as potentiellement mise en premier Youtube et que tu as effectivement interprété cette chanson. Accessoirement, le temps que tu ais des milliers de visites, la force de frappe marketing qui touche rapidement une grosse masse de personnes aura fait son ?uvre. Tu seras sans doute considéré comme une reprise de "l'original". ![]() Barnier, tu es une belle ordure, tu n'es pas commissaire, tu es lobbyiste!
Tu confonds Droit d'auteur et Intérêts des seules firmes qui oeuvrent dans l'ombre à Bruxelles grâce à des collabos (yes) comme toi. Jugement populaire : viré, sans indemnités, sans retraite européenne, tu as bouffé assez gras depuis trop longtemps en travaillant contre les peuples européens. ![]() Wiegraf, le 16/05/2012 - 14:00 Ca ne vaut que si tu fais de la musique dans une optique de profit et dans un style déjà à la mode, donc pas vraiment pour un artiste mais pour un showbusinessman. ![]() thb, le 16/05/2012 - 13:41 Je répondais surtout au voeu pieux que tout le mécanisme de production disparaisse. Ce n'est pas prêt d'arriver, puisque les gens vont toujours au cinéma. Quand à la musique, j'en fais, et pour auto-produire un CD, c'est la galère, l'enregistrement de qualité coûte extrêmement cher, les musiciens pro qui nous accompagnent (nous sommes un choeur amateur) coûtent aussi assez cher, les lieux pour enregistrer, le pressage, de même. Par conséquent, il est utile d'avoir des investisseurs dans le domaine, surtout pour les ensembles pro qui veulent sortir des enregistrements. J'imagine que c'est assez similaire dans beaucoup de domaines artistiques, même si c'est peut être moins marqué. En conclusion, je ne souhaite pas la chute des systèmes de production, puisque ça signifierait une baisse de qualité sensible dans les choses disponibles. Et je trouve que ça n'est pas une bonne chose. ouaip2012, le 16/05/2012 - 13:54 En fait, le consommateur est toujours prêt à payer. On peut constater que les super-production hollywoodiennes attirent toujours plus de monde dans les salles obscures. Les grosses production de cinéma ne sont pas prêtes de disparaitre ![]() Il n'est pas question "d'abolir" le droit d'auteur, mais uniquement de le ramener à des proportions cohérentes, légitimes, efficaces, respectueuses de sa propre nature et de l'intérêt général.
Le droit d'auteur a été pris en otage par les ayant-droits industriels, qui ont bâti leurs monopoles sur le vampirisme des artistes. Ce modèle économique, qui a fait la part belle aux producteurs et aujourd'hui aux distributeurs, est devenu caduc depuis la dématérialisation. La rareté matérielle ayant disparu, les modèles économiques fondés sur la diffusion de supports physiques ne peuvent que d'effondrer (sans que leur reconstitution artificielle dans des boutiques virtuelles puisse constituer une évolution valable). C'est un constat économique et sociologique imparable. Seulement la propagande des oligiopoles de la culture, uniquement tournée vers LEURS intérêts financiers, méprisant l'intérêt général, la volonté du public et même les intérêts particuliers des artistes, consiste à asséner des contre-vérités en permanence, afin de faire survivre des modèles économiques moribonds et d'imposer l'idée que la culture doit impérativement être diffusée sous les fourches caudines des industries, à leur prix. L'erreur est historique, mais ces gens persévèrent, armés de lobbyistes et de factotums politiques tels que ce grotesque Monsieur Barnier. Cette propagande a permis, depuis d'ailleurs bien avant la dématérialisation, de prolonger sans cesse la durée de protection des droits d'auteurs, au bénéfice des ayant-droits et pas des artistes. Elle a permis de réduire les exceptions au monopole, au mépris des nombreux cas d'utilisation non marchande, au mépris de l'intérêt général et de la notion même de culture. Le droit d'auteur est devenu un droit d'éditeur, sous la pression des puissances industrielles qui n'ont pas pour objectif la propagation de la culture mais seulement l'accumulation du profit. Le droit d'auteur doit être sauvegardé, mais pour ce faire, il faut détruire le "droit d'éditeur". Nous ne sommes donc pas concernés par les propos sans aucun intérêt de Monsieur Barnier. ![]() "où les gens sont reconnus en fonction de leur mérite."
C'est quoi "le mérite pour un artiste; avoir du talent ou rapporter plein de frick aux majors ? ![]() +1 U. Harkogansk-Malatesta c'est si bien dit
Anzufvytar : j'ai une autre expérience de la musique, avec des enregistrements faits sur du matériel semi-pro, aucun pressage car distribution numérique, et du coup moi j'aurai dit que l'auto-production c'est tout à fait accessible. Mais c'est peut-être plus vrai pour du punk que pour une chorale... ![]() le problème est effectivement de rémunérer les vrais artistes/créateurs, et non ceux qui gravitent autour et/ou ceux qui héritent du travail des autres.
![]() thb, le 16/05/2012 - 15:28 On vends les CDs à la fin des concerts, donc le démat' n'est pas tellement pour nous. Après, la musique classique avec un chef de choeur perfectionniste, c'est vite un ingé son très bon et des instrumentistes bons aussi. ![]() U., le 16/05/2012 - 14:55 Pas mal, pas mal du tout. La version politiquement correcte de mon commentaire "barbare" en quelque sorte... :-) Mais bon, il faut manier les deux genres je crois, au stade où on en est arrivés. Et puis on est pas sur une tribune, mais sur Numerama comments, repère de voyous, mmmh ;-) ![]() Anzufvytar, le 16/05/2012 - 14:52 baisse de qualité serait franchement difficile, parce qu'au point où ça en est avec cette profusion de médiocrité et aucune place pour les vrais artistes, ceux qui dérangent le politiquement correct, n'importe quel changement ne peut que la faire monter. tass_, le 16/05/2012 - 14:42 Il faudra m'expliquer en quoi ce que je dis est inexact dans le cas où l'artiste ne fait pas cela pour le profit. ![]() Wiegraf, le 16/05/2012 - 16:36 Ben s'il ne fait pas ça pour le profit : 1: il s'en fout que quelqu'un d'autre vende son oeuvre en faisant lui des profits, le droit de paternité (comme dans une CC) sera respecté et donc il ne sera pas considéré comme une reprise. 2: c'est qu'il ne s'adresse pas à un public de masse, donc un public averti qui saura forcément que c'est lui l'auteur (et un public qui n'est pas touché par le marketing de masse) 3: personne ne voudra dépenser du marketing pour s'approprier d'un truc de niche. Cela vaut donc pour le mainstream, qui irait par exemple s'approprier un morceau de metal extrême ou punk ou autre genre underground de cette façon ? Mais bon cela reste de la fiction dans tous les cas vu que personne ne veut abolir le droit de paternité, malgré le nombre de fois où vous le répétez toi et WF. ![]() deneb58, le 16/05/2012 - 16:31 Certes, il y a des artistes médiocres, je ne vais pas m'amuser à nier ça. Quand à définir un vrai artiste par ce qui dérange le politiquement correct, je relève, mais c'est tellement manifestement faux que je ne répondrai même pas. ![]() Au lieu de défendre les maisons d'édition et les majors, nous devons défendre les auteurs avec une réforme nécessaire du droit d'auteur.
Surtout ne changeons rien et continuons à dire que c'est de la faute des vilains pirates ! ![]() Anzufvytar, le 16/05/2012 - 17:21 Donc pour toi être un artiste c'est faire "Tournez les serviettes" et des bloc busters américains ? Les artistes dont se souvient la postérité ont tous dérangé l'ordre établi. ![]() tass_, le 16/05/2012 - 18:11 Donc pour toi, le monde est divisé en "tourner les serviettes" et "ah, ça ira, ça ira, ça ira" ? La postérité se souvient pas mal de Bach, Mozart, et Beethoven, qui n'ont pas spécialement dérangé l'ordre établi, ils n'ont pas tellement fait tourner les serviettes non plus. C'est marrant comme la dichotomie, parfois, ça ne marche juste pas. ![]() Un peu de lecture pour ce monsieur Barnier:
"Droit d'auteur: le contrat est rompu ! (et je vous emmerde) " http://www.planet-li.../?post_id=11737 WickedFaith, le 16/05/2012 - 11:25Ben aujourd'hui ce n'est pas justement ce qui arrive au niveau financier avec les ayants-droits ? Ils ne piquent déjà pas tout l'argent des auteurs/compositeurs ? Après si ces derniers sont capables de vivre d'amour et d'eau fraiche, finalement le problème est réglé. Puis là tu parles de plagiat et pas de droits d'auteurs/d'ayants droits. Enfin, c'est différent et pas lié légalement. En tout cas, ce con de Barnier est un sacré mangeur de boule aux services des industries. Il veut surement s'assurer un emploi après sa carrière politique.
![]() Anzufvytar, le 16/05/2012 - 18:24 Hum sauf que le classique c'est pas vraiment de la moderne. Mais le jazz, le rock et tous ses dérivés, le hip-hop me la pop music avec les beatles par ex, ont toujours dérangé l'ordre publique. ![]() Anzufvytar, le 16/05/2012 - 18:24 Bach a même fait de la taule pour avoir osé mettre la musique devant l'obéissance au seigneur, oublié pendant des siècles, la redécouverte de sa musique est relativement récente, Mozart est tombé dans le disgrâce; mort dans la pauvreté il est enterré dans une fosse commune, Beethoven avait énormément d'ennemis et sa musique était à l'époque très mal comprise, on l'accusait de casser des pianos à force de taper dessus - vous ne connaissez pas grand chose en biographie des grands musiciens. Oui, ces gens dérangeaient l'ordre établi que ce soit avec leur art ou leur style de vie, allez vous instruire un peu. ![]() deneb58, le 16/05/2012 - 18:57 Donc les gros rappeurs qui viennent (soit disant) des bas fond des cités, qui ont des textes très inspirés comme : NIK LA POLISSE ! LA 6T C BAGDAD etc... dans 500 ans ce seront les nouveaux Mozart et Beethoven ? Non, il faut faire une différence entre la culture et le divertissement ! Tout ce qui est écrit/composé/réalisé ne peut être qualifier de culturel tant que leur but premier est de divertir les gens ! De plus, comparer les grand artistes d'autres temps, à nos artistes d'aujourd'hui est totalement stupide. Différentes époques, différent contexte. Les moeurs ont changé, les mentalités, la technologie aussi etc... Aujourd'hui, la MAJORITÉ des gens écoute de la musique, vont au cinéma, lisent un livre juste pour se distraire et non pas pour s'instruire. Pirater le dernier Avengers, les bouquins de Twilight et le dernier album de Lady Gaga parce que la culture doit être gratuite et accessible à tous est vraiment (SELON MOI) stupide. Pour en revenir au sujet, le droit d'auteur est nécessaire. Il doit être remanier mais pas supprimer. Un exemple tout con, un péon moyen compose une chanson super originale. Seulement malgré le fait que ca soit original, il y a un truc qui fait que cette chanson soit un bide complet et ne plait à personne. Seulement la, un autre artiste modifie deux ou trois trucs dans la mélodie et créer un morceau culte pour les 50 années à venir. Ce sont deux morceau différent, mais l'une est un plagiat de l'autre. Mais c'est dommage, le droit d'auteur n'existe plus ! ![]() tass_, le 16/05/2012 - 18:48 Tu parles de postérité... Je connais nettement moins la musique "moderne", mais je suis certain que des artistes qui ne sont pas des rebelles ont leur postérité. deneb58, le 16/05/2012 - 18:57 Ouais, la culture, comme la confiture, blabla. Bach a aussi été très soumis à l'ordre public et à tout de même composé énormément pour l'église. Il a effectivement été enfermé pendant un mois fin 1717 à Weimar parce qu'il avait accepté un autre emploi, bien plus prestigieux, proposé par le beau-frère du duc de Saxe-Weimar (son employeur actuel donc), le prince Léopold d'Anhalt-Köthen, quel rebelle ! Notons également qu'il meurt en 1750 et qu'il est redécouvert par Mendelssohn en 1829, soit 79 ans. Des siècles donc. Il faut préciser qu'à l'époque de Bach, la musique n'est pas une affaire de distribution à grande échelle, chaque seigneur ou prince a son compositeur pour les besoins musicaux de son domaine, et la musique n'est souvent jouée qu'une seule fois. Mozart n'était pas tombé dans la disgrâce, il était ruiné parce qu'il claquait à tout va, mais les princes lui commandent des oeuvres jusqu'à la fin de sa vie, son fameux Requiem, inachevé a été commandé quelques mois avant sa mort. Il a été enterré à la fosse commune parce qu'il était criblé de dettes, ses parents et amis se sont cotisés pour l'enterrer. Beethoven n'est peut être pas le meilleur exemple que j'ai cité, mais avoir des ennemis n'est pas un symbole de dérangement de l'ordre public non plus. Et de ce que j'en lis sur Wikipedia, je n'ai pas l'impression qu'il avait si peu de succès que ça. Voilà, je me suis instruit. Qu'est-ce que je fais maintenant ? [message édité par Anzufvytar le 16/05/2012 à 19:33
]
Outil politique tres repandu, en effet. Choisir les arguments auxquels on repond, et prendre evidemment comme adversaire celui dont la position est la plus extreme, la plus facle a refuter. Ne surtout pas ecouter les adversaires raisonnables, ceux dont la position peut s'attirer un soutien plus large.
Apres, nous avons aussi les attaques ad hominem, accusant les "pirates" de terroristes, de pedophiles, et accessoirement d'affameurs d'artistes. Puis les arguments d'autorite, en prenant des "expertises" de supposes specialistes. Et j'en passe. Le politique argumente plus par sophismes que par raison. Il cherche a avoir raison, a justifier sa propre position, pas a trouver la position la plus legitime. C'est ce a quoi notre "grande democratie" est reduite de nos jours. ![]() Anzufvytar, le 16/05/2012 - 19:30 Mais si ca a du déranger. Regarde avant Elvis Presley et Bill Haley les gens écoutait du blues et du jazz et les chanteurs étaient habiller en costard noeud papillon. Tu te rends compte comment ca a du déranger de les voir débarquer dans les piano bar ? **irony inside**
Faut, personne ne veut que la confiture soit gratuite et accessible a tous. Je dirais que la culture c'est comme le nutella
Tu as oublié de dire que seuls les riches et nobles pouvait avoir accès à de la musique de cette qualité.
(inb4)Oh mon dieu, tu es allé sur Wikipedia pour t'instruire. Mais tout le monde sait que wikipédia n'est pas une source sur de renseignement. **irony inside**
J'ai envide dire tu fais comme moi, tu attends que les gens viennent te prouver que tu as tord à coup de "les majors sont des mechant pas beau" "moi je veux pas payé pour les block buster" "et de toute facon la culture doit être gratuite et accessible à tous" Au fait petit sondage, qui va régulièrement dans les musées gratuits pour justement profiter de cette opportunité d'avoir accès à la culture gratuitement ? ![]() Bon, alors :
On ne milite pas "contre" les droits d'auteur, mais pour leur réforme. Donc, on dirait qu'il a rien compris. Mais comme il a surement un certain QI, Je pense qu'il fait plutôt preuve d'une mauvaise foi. Pourquoi fait il ca ? C'est certainement voulu et c'est une tactique que ces gens la emploient depuis longtemps : - Pendant que les opposants objectent ses propos, ils sont tranquilles pour préparer une saloperie ailleurs. - Ca noie le poisson et Mme michu finis par ne plus rien comprendre et ne s'intéresse pas au sujet (qui la concerne pourtant !) ![]() identifiant, le 16/05/2012 - 20:17 Non il y a des gens qui militent vraiment pour une suppression du droit d'auteur.
Le problème dans un débat c'est qu'il y a toujours des extrèmes. Choisir de lutter contre les extrêmes est souvent la meilleur tactique car plus facile a refuter (comme tu l'a dit). Il faut commencer par discréditer les plus extrême avant de "s'allier" au plus raisonnable. De cette facon, on peut montrer une ouverture d'esprit et ainsi convaincre plus de monde. S'allier d'abord à un raisonnable avant de prouver que les autres ont tord, et les opposant extrême feront passer pour une preuve de faiblesse et pourront discrédité tout ton discours. gofer_, le 16/05/2012 - 18:42 Ca peut être pire... il suffit de ne plus avoir de droits d'auteur du tout.
Pas de plagiait sans droit d'auteur. tass_, le 16/05/2012 - 16:41 A la base, je ne faisais que répondre à une personne plus haut qui était en train d'argumenter sur ce point que non, mettre sa musique sur youtube ne prouve rien du tout et qu'il l'aura dans l'os s'il n'a pas plus lourd... Pour le deuxième point, je t'invite à relire ce que j'ai écrit. A aucun moment je ne parle de droit d'auteur. Donc, merci d'éviter de mettre dans ma bouche des propos que je n'ai jamais tenu. Jed, le 16/05/2012 - 20:34 L'ennui est que le discours politique se radicalise a cause de ca, clivant entre extremes au lieu d'essayer de rassembler sur un terrain d'entente qui profiterait moins a des interets particuliers, mais plus a l'ensemble. Le fonctionnement est simple: - un "camp" veut avoir raison, donc il ne repond qu'a ceux auxquels il facile de repondre. - ces derniers sont mis en valeur, au detriment de ceux adoptant des positions plus medianes. - pour lutter contre cet extreme choisi comme adversaire, ils adoptent eux-memes des positions et des comportements extremes. (jusqu'a nier entierement le debat, voir les "debats" de la loi HADOPI et ses maintenant celebres series de "defavorable/anefe/rejete"). - ceux qui adoptent des positions medianes sont ensuite "categorises" comme "soutiens de l'autre camp" par chacun des extremes, et devalorises. - certains de ces "moderes" se fachent et reagissent en tendant vers l'une des positions extremes, alimentant le credit et le fanatisme aveugle des deux camps. Au final, nous nous retrouvons avec des positions mediatiques (souvent deux), "simples a comprendre", mais extremes et nefastes, et des positions de compromis plus realistes, mais complexes et peu soutenues par les politiques comme par les lobbies qui les alimentent (tant en financement qu'en donnees partielles et partiales). Exemples: - la zero-tolerance du piratage vs l'abandon du droit d'auteur (ou la licence legale, elle aussi souvent brandie comme epouvantail par les dictateurs du copyright) - l'immigration zero vs la regularisation inconditionnelle - le neo-liberalisme le plus debride vs le sovietisme des annees de guerre froide ... et la liste est longue. ![]() Jed, le 16/05/2012 - 19:57 Héhé, c'est vrai qu'il y a des artistes qui se rebellent et changent les choses. Mais ce n'est pas ce qui définit un artiste.
C'est vrai, je ne l'ai pas précisé. Et on ne peut que se réjouir de vivre à une époque et dans un pays où on a accès à de la musique de grande qualité.
Horrible hein
Ca m'arrive, mais pas aussi régulièrement que j'en aurais envie. Je vois que tout tourne autour de la chanson ou la musique;
Droit d'auteur, droit d'invention, propriété intellectuelle, propriété industrielle. l'investissement peut être énorme, comment protéger celui qui engage sa vie pour créer, alors que d'autres sont prêt a le lui VOLER, parce que cela s'appel tout simplement du vol. J'ai un brevet qui a été partiellement copié plusieurs fois et en plus primé pour les fraudeurs, l'INPI ne protège pas grand chose, il n'y a que les tribunaux et ça coûte cher. Al, le 18/05/2012 - 17:25 Bienvenue dans ce monde merveilleux ou tous les humains sont libres et egaux en droits... a condition d'avoir assez d'argent pour les faire valoir. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. |
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Michel Barnier, chargé du Marché intérieur et des services au sein de la Commission européenne, était présent la semaine dernière à la conférence LetsGoConnected, organisée à Bruxelles par l'industrie culturelle pour parler du numérique et de ses enjeux. A cette occasion, le commissaire européen a livré un discours qui démontre à nouveau toute sa volonté d'aller droit dans le mur en refusant toute négociation sur l'évolution nécessaire des droits d'auteur.
L'homme politique français, que l'on a déjà vu de nombreuses fois à l'oeuvre pour relayer sans aucun sens critique la propagande la plus surréaliste des ayants droit, use d'un stratagème bien connu des rhétoriciens. Puisqu'il ne peut combattre une idée saine, il la caricature pour la discréditer. C'est ainsi qu'il a consacré une large place de son discours au "mythe qu'en abolissant le droit d'auteur, tout irait mieux" alors que "dans la réalité, privés de droit d'auteur, les artistes n'auraient plus les moyens de créer".
Encore une fois, Michel Barnier prouve qu'il ne veut tendre l'oreille qu'à quelques uns, si possible les plus puissants (il commença son discours en saluant "l''initiative " LetsGoConnected " et ceux qui l'ont portée : Bertelsmann, NBC Universal et Vivendi").
En réalité, très rares et fort marginaux sont ceux qui demandent une abolition du droit d'auteur. Même le Parti Pirate, qui représente d'ores-et-déjà une force politique majeure en Allemagne et qui présentera plus de 100 candidats aux législatives de juin 2012 en France, ne demande pas qu'il n'y ait plus de droit d'auteur. Il demande qu'il y ait un autre droit d'auteur, plus équilibré.
Il ne faut pas abolir le droit d'auteur, il faut le repenser. Il faut effacer ses excès, par exemple sur l'indéfendable durée de protection des droits qui a été portée à 70 ans après la mort de l'auteur, ce qui limite considérablement le domaine public et réduit la valeur que l'on peut accorder aux oeuvres nouvelles.
Il est révélateur que dans son discours, Michel Barnier ne parle des citoyens que comme ceux "qui souhaitent accéder aux contenus qui les intéressent". Comme si au 21ème siècle, à l'ère de Wikipédia, de Facebook, de BitTorrent ou de Flickr, le public n'était encore qu'un consommateur, et non lui-même un auteur et un diffuseur des oeuvres et des savoirs. Comme si la désintermédiation induite par la mise en réseau des hommes ne devait rien changer au droit qui régit la protection et la diffusion des oeuvres.
Fidèle à la ligne dure qui est la sienne, Michel Barnier refuse tout débat sur l'évolution du droit d'auteur, et veut au contraire toujours renforcer la lutte contre le piratage, contre le sens de l'Histoire. Il demande à envisager de nouvelles mesures pour "mieux garantir en Europe le respect des droits de propriété intellectuelle et pour promouvoir un usage collectivement plus responsable de ces droits", et confirme deux pistes déjà évoquées il y a plusieurs semaines :
"L'identification des circuits financiers liés à la contrefaçon et au piratage", ce qui est la méthode poussée en France par l'Hadopi pour assécher les sites pirates, mais ce qui n'aura selon nous aucun réel impact sur le piratage qui est davantage mu par la demande que par l'offre ;
"Un accès facilité à la justice pour les détenteurs de droits", ce qui doit aboutir au blocage des sites.
Heureusement à la Commission européenne, tout le monde ne semble pas aussi hémiplégique. Les choses bougent, doucement. Ce mois-ci, la vice-présidente Neelie Kroes, en charge de l'agenda numérique, a reconnu qu'à l'avenir "nous serons probablement dans un monde sans SOPA et sans ACTA", c'est-à-dire sans les solutions promues par Michel Barnier. Elle a aussi incité les parties prenantes à répondre à la consultation lancée par l'Hadopi sur quelques voies d'assouplissements du droit d'auteur.
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