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Bruxelles veut réduire la facture du déploiement du très haut débit
Sujet ouvert par
Mindo
- Dernière réponse le 30 avril 2012 à 23h28
![]() Ou alors enfin valider le VSDSL2 qui permet des débits proches de ceux de la fibre dans les zones à forte densité proches du DSLAM.
![]() Mais qui est donc ce couple, Monsieur Bruxelles et Madame Commission pour se permettre de vouloir ceci, vouloir cela, autoriser ceci, interdire cela?!
A mon avis, leurs rejetons puent la racaille à plein nez... ![]() Si on considère que le téléchargement illégal crée de l'emploi et améliore la qualité et la créativité, alors le haut-débit aura un impact positif...
![]() LsT, le 27/04/2012 - 15:04 Ce qui n'a absolument... aucun intérêt ou presque. C'est une "rustine" à très court terme, qui n'empêche pas de devoir faire les investissements en fibre, et surtout toutes les évolutions fibre du backbone pour encaisser les débits. Sachant que le déploiement de la fibre en zone dense c'est là où ça coûte le moins cher.... M'enfin si l'Europe veut déployer à bas coût c'est simple : tu forces le déploiement d'un seul réseau commun, publique (quitte à ce que ce soit une délégation au privé pour faire), et tu le mutualises, et vlan : - les investissements sont faits partout - tout le monde est relié assez vite (parce qu'il y a beaucoup moins de considérations "financières" quand donner l'accès à un abonné final coûte la même chose qu'il soit à truc-au-milieu-de-nulle-part ou à Paris 15e...), vu que le rythme de déploiement est uniquement fonction du ratio "ce que ça rapporte/ce que ça coûte de déployer", et que ça c'est déterminé par l'organisme public gérant le réseau, et non pas par des financiers qui refusent d'investir tant qu'ils n'ont pas le choix parce que c'est toujours plus rentable à court terme de se gaver sur le dos des clients - on évite d'avoir trente douze milles réseaux qui font la même chose dans les zones denses, et rien ailleurs parce que c'est pas rentable (alors que diviser par 2/3/4 les capacités réseaux en zone dense suffit amplement à fournir tout le monde si le réseau est mutualisé, et que ça paye facilement le déploiement ailleurs....) [message édité par Ashareth le 27/04/2012 à 16:02
]
![]() "D'après Bruxelles, c'est en particulier sur les travaux d'infrastructure que les efforts doivent se concentrer. Ils représentent en effet jusqu'à 80 % du coût d'investissement total."
Dans ce cas pourquoi ne pas obliger France télécom à rendre aux Français, les 450 000 kilomètres de Fourreaux inutilisés? http://www.degroupne...com-avicca.html
rivencent
le 27/04/2012 à 18:59
la question nest pas la au final.
pourquoi vouloir tout fibrer . prioritee aux grandes villes ou ce deploiement est potentiellement plus rentable apres les villes moyennes puis les petites . cest bien triste pour les petites communes ou les campagnes mais ca a toujours ete comme ca . on ne peut habiter a la campagne et pretendre a avoir les avantages de la ville et inversement. ![]()
Oui, laissons le libre marché servir l'intérêt général, mais alors seulement là où c'est rentable. Ces pauvres ploucs des campagnes, ils ont déjà le grand air et les vaches, faut choisir... Plus sérieusement, c'est le but de la régulation que d'empêcher çà. On n'aurait pas besoin d'un "plan fibre" s'il suffisait de laisser faire le marché, les opérateurs se débrouilleraient bien tout seuls dans l'anarchie libérale la plus totale. C'est justement dans les campagnes qu'on aura besoin de télémédecine, de téléadministration de télétravail. Cela coutera 21 G€. Il y a 35 millions de lignes cuivre. Si on fait le calcul pour autant de lignes fibre, on arrive à 600 euros. Il faudra seulement 3 à 5 ans pour que la boucle locale optique soit rentable, et on est parti pour un siècle bien tranquille à ne plus avoir à parler de çà.
+1 sur tous les points. Une seule boucle locale optique, gérée de manière neutre et transparente et louée aux opérateurs au même tarif partout. C'est seulement en mutualisant au maximum qu'on peut réduire les coûts. ![]() Non ce n'est pas idiot de le faire maintenant, au contraire...
Ces 21 milliards sont de l'emprunt d'investissement, si l'état investissait cet argent, ça mettrait X milliers de personnes au boulot a déployer de la fibre. Et en facturant après cette boucle locale pendant des années, elle sera rentable dans 3 ans maximum. Roosvelt avait fait ça aux usa pour les relancer après la crise, on investit massivement dans l'infrastructure à crédit et ça relance l'économie. Malheureusement en france on préfère faire l'inverse, privatiser les bijoux de familles quand ils deviennent rentable (edf/autoroutes/etc). ![]() LsT, le 27/04/2012 - 15:04 on peut pas etre tous "proche" du dslam, et je pense que la paire de cuivre, avec son affaiblissement, est moins viable a terme que la fibre (qui tient sur plus de 50kms sans pertes, je suis pas sur des chiffres, mais c'est mieux que les cables du tel c'est sur !) ![]() aubasmots, le 27/04/2012 - 16:14 france telecom a des frais, du personnel, les fourreaux ont pas ete mis gratuitement, le personnel qui l'a mis bosse encore chez eux et veulent leur paye tout les mois. Voila voila rien n'est gratuit, cette manie de tout demander gratos a france telecom c'est marrant, c'est plus du privé, c'est une boite qui doit faire du chiffre...... PS: lire l'article avant de lire mon commentaire pour bien comprendre LsT, le 27/04/2012 - 15:04 ... Et absolument aucun gains pour 90% des gens, qui sont à plus de 1.5km de leur DSLAM, même en ville. Mais bon, même si je suis pas fondamentalement contre le VDSL, ce qui m'embête c'est que c'est encore une énième tentative pour les FAI nationaux de jouer la montre, et de gaspiller de l'argent public (via les subventions) sur des infra non pérennes et qui vont servir à financer France Télécom via la redevance ligne de cuivre. Concernant ce sujet précis , l'ARCEP a lancé une consultation le 13 avril: http://www.arcep.fr , chercher au 13 avril:
Ceci plus la consultation "Made In EU" montre qu'il y a un gros malaise pour le fibrage des zones peu dense dans toute l'Europe. Ils sont très mal, car on touche ici aux contradictions entre l'ultra-libéralisme (qui est le dogme fondateur de l'EU depuis sa création) et le pragmatisme: Les entreprises privées, en France comme ailleurs veulent bien faire de gros efforts d'équipement, sous condition d'un profit rapide et garanti (cf. Message de mikegyver sur le chiffre des sociétés privées). Sauf que du coup, TOUT ce qui ressemble à un risque est écarté des plans de déploiement (alors que la théorie libérale fait que les plus gros risques sont les plus gros profits). Et c'est compréhensible: Après tout, dépenser des fortunes pour aller équiper 3 fermes dans le cantal c'est rentable que si tu peux derrière facturer beaucoup. Or c'est justement là que les gens n'ont pas de sous... Bref, pour moi, le postulat de base est mauvais: Non, la logique capitaliste/concurrentielle/libérale n'est pas adaptée partout: Soit l'état doit intervenir, poser ses grandes pattes et forcer les entreprises à faire des choses qu'elles n'auraient pas fait sinon (Cas de la régulation), c'est ce que propose Ashareth : Un réseau unique, comme le réseau cuivre a été posé en son temps. C'est aussi ce qui est parfois fait, en Australie en particulier. Pour moi il y a pourtant des risques majeurs, c'est que ce réseau: 1) Ne soit pas forcément bien conçu: Un réseau unique sur tout le territoire ça signifie certes des économies d'échelle, mais aussi des inefficacités sur les modes de déploiement, la technologie employée (GPON), les règles d'utilisation du réseau et la pérennité des offres commerciales (Exemple typique: Les RIP) 2) Soit trusté par quelques énormes opérateurs, via un gros lobbying de ces derniers (voire une procédure de mise aux enchère style téléphonie mobile) par l'établissement de grosses barrières à l'entrée. C'est le cas en ADSL par exemple: Pour dégrouper un NRA un opérateur doit payer à FT, son concurrent, plus de 50k. 3) Reste incomplet dans certaines zones blanches, même à long terme, par manque de volonté politique d'établir un couverture à 100%: 95% leur suffirait. Alors que c'est justement dans les 5% restant que l'accès à un réseau de qualité est le plus important, car il n'y a rien d'autre. Mais comme ce n'est que 5% d'électeurs... Il ne faut pas oublier aussi que les coûts estimés pour la fibre en zone rurale est fortement sur-évalué: Pour le calculer, ils ont pris ce que ça coûtait au kilomètre en ville, et on simplement multiplié par la distance moyenne en campagne. Mais c'est pas si simple: Le prix du génie civil en ville est très largement renchéri par la difficulté de poser des fourreaux , d'interrompre la circulation, par le coté administratif. Forcément, vouloir TOUT enterrer en campagne coûterais très cher, vu que tout le réseau cuivre ou presque est aérien, il faudrais tout faire. Sans compter le fait que personne ne veux se faire chier à entrer dans les maisons des particuliers. Mon idée est de promouvoir les méthodes utilisées avec succès en espagne, en angleterre, et dans certains pays de l'Est où ils n'ont pas d'argent mais des idées: Le "Barn-Raising" ( http://b4rn.org.uk/ ) Autrement dis, le fait que ce soit *les citoyens* qui, au lieu d'attendre patiemment qu'un Orange ou SFR viennent toquer à leur porte, prennent les devant et fibrent *eux même*, via des collectifs/association de village/.... leur maison jusqu'à un "point de flexibilité", par exemple près de la mairie (Comme le suggère le CREDO). Cette fibre serait posée & maintenue sous la responsabilité du particulier, la responsabilité de l'opérateur s'arrêterait au niveau du point de flexibilité, lequel regrouperais, comme en ville, environ une centaine de logements. Ce n'est pas si utopique: Après tout, lorsqu'il y a un problème avec une canalisation ou les câbles électriques dans la propriété, c'est bien le proprio qui paye (via un plombier ou un électricien). Pourquoi ce serait différent ici ? Après, moi je pense qu'il serait assez aisé de proposer aux électriciens une formation fibre optique pour leur apprendre à faire ces travaux. Ca ne sera pas fait du jour au lendemain, mais ça ouvrirais des possibilités. Bien sur il y aurait un "cahier blanc" sur les grands principes à respecter, les consignes de sécurité, la cohérence des installations: Rien d'infaisable. L'autre problème c'est de faire arriver la fibre de collecte jusqu'à chaque village - là c'est compliqué , mais pour moi il reste possible: 1) De réutiliser les infrastructures aériennes (poteaux): Après tout 90% des infrastructures aujourd'hui sont aériennes. 2) De planifier avec les autres services de l'état un fourreautage à la première opportunité. (De manière générale il est scandaleux que les services de l'état ne se coordonnent pas sur la rénovation des infra routières/gaz/eau/.... et les télécom: Un tel manquement est un immense gaspillage d'argent public et devrait être puni au niveau des élu). Le problème majeur de la collecte reste le point critique sur ces projets - un moyen palliatif de court terme est d'utiliser des faisceaux radio hyperfréquence pour faire des liens point à point à 1 Gbps vers un NRA-HD ou autre point de présence fibre. En tout et pour tout, en rythme de croisière la pose d'une fibre ne devrait pas coûter plus de 500€ à un foyer, éventuellement payable en plusieurs fois, voire sur plusieurs années. En tous cas tout cela sera dans ma réponse à l'ARCEP. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. |
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Selon la dernière estimation de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), le coût du déploiement de la fibre optique jusqu'à l'abonné (FTTH) sur l'ensemble du territoire français sera de 21 milliards d'euros sur quinze ans. À titre de comparaison, cela représente 60 % du grand emprunt, dont seuls 2 milliards d'euros sont consacrés au développement des réseaux à très haut débit.
Déployer le très haut débit coûte donc très cher. La Commission européenne en est consciente, et propose donc d'ouvrir une consultation publique afin de dégager des solutions qui permettront de réduire la facture engendrée par l'installation de nouveaux réseaux de télécommunications. Et selon Bruxelles, il est possible de diminuer d'un quart le montant des investissements nécessaires à cet objectif.
"Si nous voulons que des réseaux à haut débit plus rapides se développent en Europe, nous devons réduire le prix des travaux nécessaires à leur déploiement. Il faut tester des idées concrètes visant à réduire les coûts et à faciliter l'accès à ces infrastructures ainsi que leur réutilisation et leur partage" a déclaré Neelie Kroes, en charge de la politique numérique au sein de la Commission.
D'après Bruxelles, c'est en particulier sur les travaux d'infrastructure que les efforts doivent se concentrer. Ils représentent en effet jusqu'à 80 % du coût d'investissement total. En améliorant la coordination des projets de génie civil, en réutilisant des infrastructures existantes et en favorisant la coopération entre divers acteurs, la Commission voit des leviers très intéressants à actionner.
La réduction du coût de la pose de la fibre optique au sein de l'Union européenne est un enjeu capital pour la croissance sur le Vieux Continent. La Commission estime que le très haut débit, en augmentant de 10 points son pourcentage de pénétration, peut générer entre 1 et 1,5 point de pourcentage de croissance à l'économie. Dans un contexte de faible croissance, c'est indispensable.
Rappelons toutefois que le rapport de l'Inspection générale des finances sur l'efficacité des dispositifs publics actuels pour financer l'innovation a nuancé très vivement les supposés effets positifs du très haut débit sur la croissance économique. La "corrélation n'est pas systématique entre le niveau de modernisation des infrastructures et la performance de l'économie numérique".
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