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Licenciement Facebook : l'employeur doit prouver que le profil du sala
Sujet ouvert par
Mindo
- Dernière réponse le 23 avril 2012 à 21h28
![]() ![]() Désolé, mais le bon sens serait surtout que les employés qui ne sont pas bien dans une entreprise, assume et change de boulot, ça par contre, ça serait déjà une grosse évolution.
Mais c'est plus facile de taper sur les patrons qui créent des emplois et des richesses et de les rendre diaboliques (à cause de mauvais patrons bien pourris, car oui il y en a !) , en les obligeant à garder des employés inutiles et contre-productif, car là par contre, il y en a énormément de bons gros glandeurs qui passent leur temps à dénigrer ceux qui les font vivre. SynthoX, le 21/04/2012 - 10:54 En l'occurence, là on "tape" sur quelqu'un qui sort une preuve de on ne sait où pour justifier un licenciement, et si ça se trouve obtenue de manière frauduleuse. De plus, croire que quelqu'un qui critique sa boite ou pourrit des personnes est contre productif c'est être naïf (il y en a bien sur), la plupart sont des critiques envers des personnes et non pas un prétendu système comme tu le laisses entendre. Je te rappelle (mais tu dois le savoir) que l'inverse est aussi vrai (des patrons qui parlent de leurs employés comme de sous merdes) donc à la limite contentons-nous juste de l'aspect travail. La justice est là pour juger des faits, pas pour édicter une morale du bon sens. Quand aux créations d'emplois, tu as des sources ? Car je reste dubitatif en ce moment au vu du chiffre du chômage (qui n'englobe pas tous les demandeurs d'emploi en France donc il faut encore le majorer). [message édité par golgo2017 le 21/04/2012 à 11:16
]
SynthoX, le 21/04/2012 - 10:54 D'accord, mais de là à les virer à cause de facebook... C'est un peu minable comme excuse. Enfin, ces notions d'expulsion a cause de facebook me dépassent un peu. J'ai du mal à croire que certains trouvent ça légitime, même si je suis sûr qu'il doit y avoir de sacré glandeurs. ![]() SynthoX, le 21/04/2012 - 10:54 Mais dans quel monde de bisounours vis-tu ? Assumer et changer de boulot ? On vit dans une société où il existe des boulots que personne ne veut faire. Pourtant il faut bien des gens pour tenir ces postes-là également. Et comme tu dis pour "assumer", faut prendre un risque, poser une démission, envoyer son CV à d'autres entreprises, refaire une période d'essai. Et à la fin du mois, il faut manger. Quand on doit supporter une famille, on ne change pas de boulot, sauf si c'est sans risques. Pour finir, je ne suis pas 100% d'accord avec ton affirmation première. Quand on ne se sent pas bien dans une entreprise, en changer n'est pas la seule solution. On peut également en parler et faire des efforts collectifs pour améliorer le bien-être de l'employé en question. Puisque tu dis au paragraphe d'après que les patrons c'est des gentils qui créent de l'emploi, c'est surement des gens très compréhensifs. SynthoX, le 21/04/2012 - 10:54 Et bien sur le "patron" ne vit pas du travail de ses salariés ? C'est lui "tout seul" qui crée la richesse ? Y'a un point ou je suis d'accord, taper sur les patrons est facile et souvent erroné, mais c'est au même niveau qu'un patron qui considère ses "partenaires" comme des assistés qui sans lui ne pourraient vivre. Tout est relatif. Pour revenir au sujet. Cette dame, dit ce qu'elle veut en dehors de ses heures de travail, point ! ![]() SynthoX, le 21/04/2012 - 10:54 C'est plus facile de taper sur les employés ou de le virer, pauv' tacheron va !! Ca me fait hurler de voir des propos pareils, il y a pas de boulot et ce connard nous explique qu'il faut lui faire du zèle, va relayer tes propos au milieu d'un pôle emploi et tu verras si t'arrive à courir plus vite que ceux qui crève la dalle en ce moment. Moi ça me dérangerait pas de te le dire en face tout ce que je pense de toi ! ![]() Wow, trop la classe, bravo les gens
On voit la du haut niveau de discussions, parler et se faire insulter, m'enfin, ça ne me touche même pas. je ne vous embarrasserai plus, bye. mIm ![]() SynthoX, le 21/04/2012 - 19:25 C'est beau, il y a des insultes dans les réponses, donc tu ignores toutes les autres réponses... C'est classe. SynthoX, le 21/04/2012 - 10:54 Désolé, mais le bon sens serait que les employés qui ne sont pas bien dans une entreprise PUISSENT assumer et PUISSENT changer de boulot (sans danger pour leur avenir et celui de leur famille), ça par contre, ça serait déjà une grosse évolution. SynthoX, le 21/04/2012 - 10:54 Les patrons ne créent pas des emplois pour le bon plaisir des ouvrier, ils les créent parce qu'ils pensent que ça va leur rapporter de l'argent. Pour les statistiques sur le taux de méchants patrons et le taux d'ouvrier glandeurs, il n'y en a pas, ça ce saurait depuis le temps. Par contre on en trouve sur le fait que l'ouvrier français est un des plus productif au monde... ![]() SynthoX, le 21/04/2012 - 19:25 Et n'oublie pas de fermer la porte en sortant. ![]() SynthoX, le 21/04/2012 - 10:54 Houla, mamamia . Tu ne doit pas t'être frotter aux marché du travail et encore moins avoir une famille et des enfants a assumer pour balancer des trucs pareilles. numerologiste, le 21/04/2012 - 10:33 Oui ! ENFIN ! Comme quoi même ceux qui sont censés (à parité) défendre les intérêts des salariés n'ont même pas une once de ce bon sens. Réseaux électroniques ou pas ce qui est privé RESTE privé ! L'image est pourtant simple : les 5 en question auraient pu converser chez l'un d'entre eux et un enregistrement de cette conversation parvenir à la direction. Qu'auraient décidés les prud'hommes ? Que cette conversation était tenue à titre privé, dans un contexte privé et que l'enregistrement était non recevable ! Pourquoi en est-il différemment avec les réseaux électroniques ? db SynthoX, le 21/04/2012 - 10:54 Dans la société d'aujourd'hui et notamment en France, tu n'es sans doute pas au courant, mais partir équivaut à chômage dans la plupart des cas. Donc il vaut mieux taper sur la hiérarchie que de prendre ses cliques et ses claques déjà pour soi et également et surtout afin d'informer les autres le tout pour que la situation s'améliore. Ensuite, il ne faut pas pousser : les patrons ne CREENT PAS des emplois ils les réduisent. Observe bien les mois qui viennent : Areva, PSA et Renault vont annoncer des vagues de licenciements (plusieurs dizaines de milliers). Normal me diras-tu : la conjoncture, toussa. Ben fallait pas les embaucher alors car ces industries (l'automobile notamment) sont cycliques. Un patron est avant tout un manager et un manager se doit de manager ses équipes : les faire bosser tout en les motivant, tout en les rendant fiers de bosser pour leur boîte. Un patron qui ne sait pas manager DOIT DEGAGER et non l'inverse. Il y a des glandeurs, il y a toujours eu et il y aura toujours des glandeurs mais c'est une extrême minorité (~1% ?). En revanche des patrons qui sont incapables de manager (parce qu'ils ont été promus patron sans en avoir l'étoffe ; ben oui, une augmentation de salaire c'est toujours bon à prendre hein ?) ça, il y en a des tonnes et d'autant plus que l'on monte haut dans la hiérarchie. db ![]() SynthoX, le 21/04/2012 - 10:54 Donc si je te lis entre les lignes, conserver un sens critique au sein de son entreprise, c'est être "inutile et contre-productif"? Joli modèle de société, qui conditionne l'utilité sociale et économique à l'adhésion sans faille à l'autorité du chef réputé infaillible... Ca me rappelle quelque chose, tiens... J'ai lu récemment un article assez bluffant de pertinence sur le management dans les entreprises. Il y a une phrase que j'adore: "Une organisation du travail fondée sur la méfiance a priori favorisera l'émergence d'un type humain conforme au soupçon initial". Que les patrons arrêtent d'abord de prendre leurs employés pour les derniers des crétins: ils seront surpris du résultat, en terme de productivité et de confiance. Tiens, l'article est là: http://www.journaldu...ocratique.shtml ![]() Ouai, en faite voilà, je vais continuer rien que pour mon plaisir je vais répondre.
Ce que je voulais dire, c'est que c'est vraiment les glandeurs qui gueulent le plus fort et qui se sentent visés. Je ne suis pas patron loin de là, je suis seul dans mon coin mais j'évolue comme je veux et comme je peu. Vous avez beau gueuler que les patrons font des entreprises pour faire de l'argent, heu, c'est quand même le principe, et l'argent réalisé ne se met pas sous le lit, il crée une économie. Les emplois, c'est bien sur cyclique, aussi malheureusement que cela est, il est parfois nécessaire de revoir les emplois à la baisse, car le patron n'a pu s'adapter au marché, ou que le marché à changé, c'est un faite et ça arrive. Et quand je vois des débiles qui se plaignent de leur patron qu'ils sont mal dans leur boite, bah je me suis toujours demandé pourquoi ils y restent. Moi je serais un boss, je vois mon employé m'insulter sur un site ou autre, sans déconner, vous feriez quoi vous ??? vous lui ferait des câlins en lui disant "ouééé continue je t'aiiimmee", cela foutrait assurément une sale ambiance dans la boite, et c'est pour ça que je disais que c'était contre-productif. voila voila, défoulez-vous si ça vous amuse lol, au moins ça vous occupe. Mais avant de vous emballez, réfléchissez un peu quand même... Pour le moment ce qui m'inquiète, c'est que je sois le seul dans cette pensé, je dois être un extra terrestre ! s'pas possible ! EDIT > @Jemil je n'ai jamais dis ou insinué un truc comme ça, si un patron embauche il se doit de trouver les meilleurs éléments pour que son entreprise marche, comment ça pourrait être autrement ?? à mon sens les employés doivent participer activement à l'évolution d'une entreprise, faut quand même pas oublier que c'est eux qui font aussi tourner la boite ! ou ai-je dit le contraire ??? Le sujet est qu'on parlait d'un employé qui dénigre et insulte son patron et ça part dans tout les sens ! [message édité par SynthoX le 23/04/2012 à 12:04
]
![]() @SynthoX Qu'il y ait des bons et des mauvais patrons, et des bons et mauvais employés, on en convient tous... Le souci, c'est que le salarié qui ose formuler une critique vis-à-vis du fonctionnement de l'entreprise soit licencié pour faute grave. En qu'en revanche, un patron qui prend ses salariés pour un ramassis de traîne-savates qu'il faut fouetter pour qu'ils travaillent, c'est normal. Je regrette, c'est du totalitarisme économique.
Et c'est totalement contre-productif car, désolé, le fait de conserver un sens critique au travail ne signifie pas qu'on le fera moins bien. La conscience professionnelle, tu connais? Surtout que d'après ce que j'ai pu en observer, les tire-au-flanc se recrutent bien plus souvent chez les zélateurs pavloviens du système que chez les râleurs, qui en dénonçant certaines anomalies veulent en réalité améliorer le fonctionnement global de l'entreprise. Evidemment, l'ego parfois surdimensionné de certains responsables risque de prendre un coup dans l'aile... Mais un salarié bien dans son travail sera toujours plus efficace qu'un salarié qui fait semblant de l'être pour complaire à sa hiérarchie. ![]() SynthoX, le 23/04/2012 - 12:01 Bonjour à tous ! Pour votre première remarque, je reprends les divers arguments cités avant votre message : Vu la conjoncture économique actuelle, quitter un emploi relève du suicide. Vous n'avez aucune certitude que vous trouviez équivalent (ou mieux, rêvons un peu...) sur le marché du travail. Malheureusement, contrairement à ce que prétend Gourmet, l'allocation chômage n'est donnée que si vous perdez INVOLONTAIREMENT votre emploi (ou alors il faut rentrer dans les cas "légitimes" : http://www.travail-e...tions-pratiques,89/fiches-pratiques,91/demission,120/le-droit-aux-allocations-chomage,1096.html ce qui n'est pas le cas ici). Sur votre deuxième remarque que j'ai relevée, vous avez tout à fait raison ! Cela s'appelle le devoir de loyauté envers l'entreprise. SI l'employé a râlé, médit, insulté son patron/collègue sur un site PUBLIQUEMENT (et en plus sur un ordinateur sur le lieu de travail), alors là oui, il y a FAUTE. En revanche ici, il semble que la conversation était PRIVEE, entre cinq personnes sur Facebook. Comme l'entreprise ne précise pas comment elle a obtenu le contenu de la conversation, il y a un (gros)à doute qui profite à l'employé. pour le troisième point : Et oui, on peut râler tant qu'on veut sur son patron en privé! J'aimerais, honnêtement, savoir si une personne n'a jamais râlé sur son patron au moins une fois ? (pas la peine de répondre hein ^_^ ?) L'article portait sur la frontière entre la sphère privée et la sphère publique avec les moyens électroniques (ici Facebook). Les critiques sur les patrons et les employés n'ont rien à faire là. Bonne fin de journée. ![]() Bonsoir!
C'est public ici? Bon zut, je me lance quand même!!! Sérieusement ça fait 24 ans que je suis dans la même entreprise à tourner en postes continus, je commence donc à m'habituer... S'il y avait un micro et une caméra à la relève dans les vestiaires et que ça venait à être publié sur le net, le groupe pour lequel je travaille licencie tout le personnel (Car en 24 ans je peux vous dire que c'est pareil partout sur tous les sites de production de l'entreprise et pas que dans notre unité de production)! Et pourtant.... C'est vrai qu'on blague,qu'on se moque, qu'on grogne,qu'on fait des plaisanteries salaces,même complétement déplacées parfois, on dirait un asile de fous.... Je peux pourtant vous attester qu'on est tous très sérieux au travail (Pas de dérives en production) et que chaque collègue est très compétent (Faut juste creuser un peu pour le voir parfois,faut gratter le superficiel mais ce n'est que du bon chez nous) Bref au vestiaire on fait les tarés, on se lâche mais le boulot est fait et bien fait... Rassurez vous... Les fous en question (Nous donc...) ne travaillons ni dans une centrale nucléaire ni comme contrôleurs aériens mais les responsabilités sont quasi aussi importantes... Conclusion les "branleurs" (dont je fais parfois parti) qui critiquent leur patron (nous c'est plutôt certains directeurs ) en espace privé peuvent être des ouvriers, des employés, des maitrises ou des cadres parfaitement qualifiés.... édit rapide: Quelques fautes corrigées ... [message édité par fredcountry le 24/04/2012 à 12:19
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La seule existence de propos injurieux et calomnieux sur Facebook ne suffit pas à justifier le licenciement d'un salarié. Il faut également prouver que ceux-ci ont été tenus dans un cadre public, donc démontrer que les paramètres de confidentialité du compte Facebook de l'employé ont été inadéquats pour prétendre au caractère de correspondance privée. C'est en tout cas l'arrêt qu'a rendu la cour d'appel de Rouen le 15 novembre.
Le site Legalis rapporte les faits. Une femme, employée par la société Vaubadis, a conversé sur le réseau social avec cinq autres employés. Les discussions, assez virulentes, ont porté notamment sur leur hiérarchie et leur entreprise. L'arrêt précise qu'elles se sont déroulées "en dehors du temps et du lieu de travail, et en usant de moyens techniques dont il n'est pas allégué qu'ils auraient été mis à leur disposition par l'employeur".
À la surprise de la salariée, la teneur des échanges parvient aux oreilles de la direction. Celle-ci prend alors la décision de renvoyer l'employée pour faute grave. À titre de preuve, l'entreprise fournit une copie de la page Facebook litigieuse, sans toutefois préciser dans quelles conditions celle-ci a été obtenue. Le conseil de prud'hommes considère que la faute grave est constituée et que le licenciement est fondé.
Mais pour la cour d'appel de Rouen, un point essentiel a été omis. "Il ne peut être affirmé de manière absolue que la jurisprudence actuelle nie à Facebook le caractère d'espace privée, alors que ce réseau peut constituer soit un espace privé, soit un espace public, en fonction des paramétrages effectués par son utilisateur". Et aucun élément ne permet de connaître les réglages du compte Facebook de la salariée.
Pour les juges, l'existence d'un tel paramétrage n'apparaît pas dans les documents fournis par l'entreprise et "ne peut davantage être déduite de la manière dont l'employeur a pris connaissance des propos échangés, ce dernier n'ayant pas précisé les conditions dans lesquelles il s'en était procuré la reproduction, de telle sorte qu'il ne peut être exclu qu'elle provienne de l'une des personnes ayant seules participé aux échanges".
La cour d'appel de Rouen a donc renversé le jugement prononcé par le conseil des prud'hommes.
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