Message de Anonymous aux électeurs français à propos des élections
Sujet ouvert par Riquet - Dernière réponse le 02 avril 2012 à 01h00
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"anonymous" à la rescousse du petit journal de l'entreprise Canal+. Ca c'est du combat.
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J'ai l'impression qu'il y a ici une confusion ou un mélange entre les lois réglementant les contenus accessibles sur internet (HADOPI / LOPPSI / PIPA / SOPA) et la neutralité du net qui est contre la discrimination des flux de données (timecode 3:50).
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Croux, le 31/03/2012 - 22:24
J'ai l'impression qu'il y a ici une confusion ou un mélange entre les lois réglementant les contenus accessibles sur internet (HADOPI / LOPPSI / PIPA / SOPA) et la neutralité du net qui est contre la discrimination des flux de données (timecode 3:50).

L'ennui, c'est que non, il n'y a pas de confusion. Hadopi va clairement contre la neutralité du net en essayant de tuer le P2P en tant que tel, même si le discours essaye vaguement de paraître légaliste. C'est une discrimination claire et nette envers un ensemble de protocoles. Benjamin Bayard l'avait très bien expliqué, regarde les vidéos sur FDN.
C'est aussi la même chose pour SOPA qui voulait flinguer des sites à vue (discrimination de la source/destination), c'est aussi le but d'ACTA. Ceux qui ont passé commande de ces lois l'ont fait pour conserver leur quasi monopole actuel, ils voudraient un modèle centralisé ou le consommateur consomme et ne s'avise surtout pas de partage et encore moins de créer.
Quand un FAI américain explique que tu as un quota pour le net mais que leur service de vidéo est exempt de ce quota, ça revient au même. Retour au monde Minitel/TV.
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bronto, le 01/04/2012 - 01:44

Hadopi va clairement contre la neutralité du net en essayant de tuer le P2P en tant que tel, même si le discours essaye vaguement de paraître légaliste. C'est une discrimination claire et nette envers un ensemble de protocoles.

Je ne suis pas de ton avis. HADPOI n'a engendré directement ni filtrage des flux, ni réduction des débits. Ce sont plutôt les utilisateurs de ces réseaux qui ont changés d'habitude en se reportant sur le streaming.
bronto, le 01/04/2012 - 01:44

C'est aussi la même chose pour SOPA qui voulait flinguer des sites à vue (discrimination de la source/destination), c'est aussi le but d'ACTA. Ceux qui ont passé commande de ces lois l'ont fait pour conserver leur quasi monopole actuel, ils voudraient un modèle centralisé ou le consommateur consomme et ne s'avise surtout pas de partage et encore moins de créer.

Il y a, et il y aura toujours des lois pour encadrer le partage de données. Et c'est normal pour éviter ne serait-ce que les dérives telle que l'installation une webcam dans des toilette publiques. On peut refuser les lois qui empêchent la libre diffusion d'oeuvres (créées et produites par d'autres si l'on a pas leur accord), mais il faut alors les remettre en cause dans un cadre démocratique, et pas en les ignorant sinon le principe même de démocratie n'a plus aucun sens. En dehors de ces oeuvres soumises à des droits, tout un chacun est libre de créer ses propres oeuvres et de les diffuser et partager (dans le respect des lois existantes). La musique libre et le logiciel libre en sont de parfaits exemples.
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Croux, le 01/04/2012 - 13:10

bronto, le 01/04/2012 - 01:44

Hadopi va clairement contre la neutralité du net en essayant de tuer le P2P en tant que tel, même si le discours essaye vaguement de paraître légaliste. C'est une discrimination claire et nette envers un ensemble de protocoles.


Je ne suis pas de ton avis. HADPOI n'a engendré directement ni filtrage des flux, ni réduction des débits. Ce sont plutôt les utilisateurs de ces réseaux qui ont changés d'habitude en se reportant sur le streaming.

Hadopi tente de tuer le P2P, c'est à ça qu'elle a été destiné dès le départ. Il avait été question de réduire le débit ou de filtrer les protocoles P2P après un signalement, mais ils ont carrément préféré couper la ligne.
Pour toi, filtrer ou réduire les débits serait contre la neutralité du net mais couper carrément la ligne, ça ne le serait pas ? Et à ton avis, à quoi est-ce destiné si ce n'est à "changer les habitudes" ?
Ce n'est pas un jugement de valeur, c'est ce que disent à la fois les opposants et ceux qui ont pondu la loi.
Alors je crois que tu es un peu le seul à partager ton avis.
Il y a, et il y aura toujours des lois pour encadrer le partage de données. Et c'est normal pour éviter ne serait-ce que les dérives telle que l'installation une webcam dans des toilette publiques.

Tu crois vraiment que c'est grâce à la loi qu'il n'y a pas de webcam dans les toilettes publiques, ou que si je voulais en mettre, la loi pourrait m'en empêcher ? Ca peut se faire de façon parfaitement anonyme pour des clopinettes (phone android d'occasion couplé à un détecteur de mouvements avec accès à une borne wifi crackée, le principal problème serait la batterie), c'est juste que je n'y ai jamais pensé et je ne vois pas bien l'intérêt de quelque chose d'aussi débile
La loi est quelque chose de suffisamment sérieux, il ne faut pas la mettre à toutes les sauces ou essayer de réguler tout et n'importe quoi avec, sinon elle se vide de sa substance.
On peut refuser les lois qui empêchent la libre diffusion d'oeuvres (créées et produites par d'autres si l'on a pas leur accord), mais il faut alors les remettre en cause dans un cadre démocratique, et pas en les ignorant sinon le principe même de démocratie n'a plus aucun sens.

Salut, ça fait dix ans qu'il n'y a pas de cadre démocratique là-dessus. Quand certains achètent des lois au point que ça porte leur nom (amendements vivendi de DADVSI, ou la réduction du domaine public pour faire plaisir à Disney), que le Conseil Constitutionnel est obligé de sortir un texte vieux de 2 siècles pour calmer un excité qui répond qu'il ira jusqu'au bout, que des vies sont ruinées pour avoir partagé de façon non commerciale des morceaux, quand les mecs expliquent brut de décoffrage qu'ils adorent la pédopornographie parce que ça leur permet de pousser la censure et qu'ils sortent des dispositifs antiterroristes pour saisir des sites, comment peut-on sérieusement parler de cadre démocratique ?
J'aurais voulu qu'il y ait un cadre démocratique, mais tu ne peux pas expliquer démocratiquement à des moines copistes qu'avec l'imprimerie, il va falloir qu'ils trouvent d'autres moyens de gagner leur vie. Ils n'en ont rien à foutre, ils sont les premiers à marcher sur le cadre démocratique.
Donc merci aux logiciels P2P d'avoir imposé un nouveau rapport de forces. Ca sera probablement formalisé dans le cadre démocratique quand les moines copistes auront disparu...
En dehors de ces oeuvres soumises à des droits, tout un chacun est libre de créer ses propres oeuvres et de les diffuser et partager (dans le respect des lois existantes). La musique libre et le logiciel libre en sont de parfaits exemples.

J'écris ce laius sous un OS libre en écoutant de la musique libre depuis Jamendo. N'empêche c'est à la loi de s'adapter à la réalité et non l'inverse, surtout quand il y a un bouleversement technologique majeur qui ouvre de nouvelles possibilités. Si la loi définissait la réalité on en serait encore au Minitel et on n'aurait pas pu discuter avec des gens de l'autre bout du monde. N'oublie pas, sur Minitel, pour qu'un serveur vidéotex international puisse offrir l'accès en France, il fallait qu'il ait une approbation préalable en se conformant à la loi du pays où le serveur était hébergé ET à la loi française. Ironiquement, d'ici quelques semaines, le Minitel va définitivement s'éteindre, ce qui est un excellent résumé de la chose.
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bronto, le 01/04/2012 - 18:38

Pour toi, filtrer ou réduire les débits serait contre la neutralité du net mais couper carrément la ligne, ça ne le serait pas ?

Jusqu'à présent il n'y a eu aucune coupure de ligne, et cela risque de ne concerner que très peu de personnes au final si jamais cela arrive en 2012. En passant, ce n'est pas tant la coupure (qui n'est qu'une peine complémentaire applicable pour une durée maximale de 1 mois) qu'il faut craindre, c'est plutôt l'amande de 5ème classe de 1500 €...
Ceci étant, couper la ligne (si cela arrive un jour), n'empêchera pas l'abonné d'accéder à internet, il pourra le faire au boulot, dans un cyber-café, à partir d'une borne wifi publique ou de son smart-phone, ... En quoi couper un accès à internet pour un délit (de non surveillance...) est-il différent, vis à vis de la neutralité, d'une coupure d'accès à internet pour un autre motif (telle une coupure suite au refus de payer l'abonnement par exemple) ?
Hadopi tente de tuer le P2P, c'est à ça qu'elle a été destiné dès le départ.

Ce n'est pas le cas, le P2P est et restera légal. Ce qu'HADOPI recherche c'est de limiter certains usages illégaux qui se sont développés avec internet ; sachant que la contre-façon était déjà condamnable, avant même l'invention du P2P.
La loi est quelque chose de suffisamment sérieux, il ne faut pas la mettre à toutes les sauces ou essayer de réguler tout et n'importe quoi avec, sinon elle se vide de sa substance.

C'est aussi le fait qu'elle puisse être violée sans conséquence qui l'affaiblit.
[...] comment peut-on sérieusement parler de cadre démocratique ? [...] Ca sera probablement formalisé dans le cadre démocratique quand les moines copistes auront disparu...

Ce n'est pas en baissant les bras que les choses vont évoluer positivement au niveau de la loi. D'un autre côté ce qui s'échange le plus ce sont les produits commerciaux addictifs financés par ces moines copistes. Il sera plus difficile d'avoir le beurre et l'argent du beurre lorsque la crémière aura fermé sa boutique.
N'empêche c'est à la loi de s'adapter à la réalité et non l'inverse, surtout quand il y a un bouleversement technologique majeur qui ouvre de nouvelles possibilités.

Quelle réalité ? Celle-ci comporte plusieurs facettes puisqu'elle doit chercher à concilier les intérêts des artistes et celui du public. L'équation est loin d'être simple à résoudre quand on met dans la balance les emplois et les coûts sociaux qui s'y rattachent. Quid de la licence globale ???
Si la loi définissait la réalité on en serait encore au Minitel et on n'aurait pas pu discuter avec des gens de l'autre bout du monde. N'oublie pas, sur Minitel, pour qu'un serveur vidéotex international puisse offrir l'accès en France, il fallait qu'il ait une approbation préalable en se conformant à la loi du pays où le serveur était hébergé ET à la loi française. Ironiquement, d'ici quelques semaines, le Minitel va définitivement s'éteindre, ce qui est un excellent résumé de la chose.

Les usages du Minitel n'étaient pas limités aux 3615 (dont beaucoup de services se sont retrouvés ensuite sur internet). Le Minitel permettait de se connecter avec certains serveurs BBS, à partir de là avec une adresse Fidonet on pouvait communiquer avec n'importe qui disposant d'une adresse fidonet sur la planète, voire même avec ceux disposant d'une adresse email (puisqu'il existait des passerelles).
Pour en revenir à la loi, il y a 30 ans on n'avait pas le droit de faire de copie de cassettes de jeux vidéo commerciaux pour en donner à tout le monde. L'arrivée d'internet et du P2P n'ont pas changé la loi, ça reste toujours illégal, et pour contrôler les dérives (en dehors des protections) on eu le droit aux codes d'enregistrement en ligne, aux abonnement par internet et aux DRM.

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