Gallimard pousse un passionné de littérature à tout arrêter

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Guillaume Champeau , sujet ouvert le 17/02/2012 à 14:27
Les majors de l'édition littéraire n'ont rien à envier à leurs homologues de la musique et des films en terme d'hyperpuissance écrasante. Gallimard, dont nous avions déjà vu qu'elle voulait faire bloquer les livres qui sont dans le domaine public au Québec mais pas en France, a poussé le passionné François Bon à arrêter d'enrichir son site Publie.net, qui propose plus de 500 livres numériques en téléchargement. Il menace même de le fermer dans les prochaines heures.

"Gallimard m'enjoint de faire disparaître ma traduction du 'Vieil homme et la mer'", raconte-t-il sur Twitter. "Je suis dégoûté complètement. Ce monde de chiens m'emmerde. Je n'ai pas de temps à perdre avec ce mépris, cette arrogance, cette hostilité, cette inéptie".

La raison de cette colère ? "Gallimard diffuse depuis 50 ans une traduction lourdingue et approximative de Jean Dutourd du 'Vieil homme et la mer'", raconte François Bon. Or, profitant du passage d'Ernest Hemingway dans le domaine public aux Etats-Unis, l'auteur s'est livré à sa propre traduction, "entièrement originale". "Un projet de vie ancien", raconte-t-il.

C'est cette traduction, la sienne et non celle de Jean Dutour dont Gallimard détient les droits, qui est diffusée sur Publie.net.

Mais Gallimard ne l'entend pas de cette oreille, et réclame tout de même des dommages et intérêts pour tous les "exemplaires" du livre d'Hemingway téléchargés sur Publie.net. Soit 22 exemplaires. De quoi justifier effectivement les foudres de l'éditeur !

"J'ai autre chose à faire de ma vie. Ce monde de puissants et de goujats m'insupporte. Je suis à bout de forces et c'est trop d'insultes - je recommencerai autre chose ailleurs, plus tard".

Notons qu'il est étrange que Gallimard trouve la moindre justification juridique à sa demande. Hemingway, qui était américain, est dans le domaine aux Etats-Unis. Or, l'article L123-12 du code de la propriété intellectuelle dispose que "lorsque le pays d'origine de l'oeuvre est un pays tiers à la Communauté européenne et que l'auteur n'est pas un ressortissant d'un Etat membre de la Communauté, la durée de protection est celle accordée dans le pays d'origine de l'oeuvre". Que les traductions des deux traducteurs aient des similarités est une évidence qui ne devrait pas empêcher la réalisation de traductions concurrentes à celle de Gallimard, dès lors que l'oeuvre originale est dans le domaine public.

Rappelons aussi que Gallimard n'avait pas eu le même empressement à faire respecter ses droits d'auteur lorsque Patrick Poivre d'Arvor s'était trouvé en flagrant délit de plagiat pour une biographie... d'Ernest Hemingway.

"Les éditeurs n'aiment pas les affaires de contrefaçon. La plupart du temps, elles se règlent à l'amiable", disait alors une juriste de l'éditeur. C'est cela.



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"Gallimerde" tombe bien bas ...
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Leur trop grande gourmandise les conduira au même point qu'en musique : vers le piratage et la ruine...
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Des montagnes de pourritures ces putains d'ayant droits et éditeurs de merde...là je suis grossier,ça soulage mais c'est même en dessous de ma pensée.
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Putain... Et quelle serait les recours de ce monsieur? Je pense que si il est de bonne foie, il posséde pas mal d'essai de traduction, de brouillons ou autre. A charge de ce l'éditeur de prouver qu'il y a plagia.

Si il répond pas la négative et continu de distribuer son oeuvre, en s'appuyant sur les arguments de l'articles, les avocats devrait ne pas pouvoir lui interdire ses diffusions. ENfin, je suis un peu naif mais bon.

J'ai du mal à voir un tribunal donner raison à Galimard, ils ont les droit d'UNE traduction. Pas de toutes les traduction francaise passées et à venir..
[message édité par TheBalticFrench le 17/02/2012 à 14:38 ]
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La juriste à raison ça peut se régler à l'amiable, si ont est d'accord avec le mec poursuivit de saccager Gallimard alors on peut le faire... Au final les dommages et intérêts demander il se les mettront pas dans les poches comme ça.
Pays de merde
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et je comprend pas bien dommage et intérêt pour 22 exemplaires à 2.99€ ça leur apporte quoi serieux ??? Oo
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Tiens ? une grosse société qui abuse du droit d'auteur ? c'est étrange ça..
Ah mais oui c'est vrai le droit d'auteur c'est pour favoriser les artistes et donc la création !
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euh pourquoi le mec se laisse faire ? si c'est sa propre traduction et qu'elle est différente de celle de gallimard, il n'a aucun soucis à se faire.... je vois pas le soucis du coup.

et sinon, il lui reste le p2p... la, gallimard pourra bien aller se faire enculer chez les sarkozy (qui se bronze en grèce).
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De la bêtise , que dire d 'autre .
Quand l 'argent prend le pas sur la culture , c ' est d ' une tristesse !
bon courage à Mr François Bon .
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"Hemingway, qui était américain, est dans le domaine public aux Etats-Unis."

Il semble que non avec les nouvelles lois compliqué aux US, mais qu'il ne le sera qu'en 2047.
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pleindeuss, le 17/02/2012 - 14:42
euh pourquoi le mec se laisse faire ? si c'est sa propre traduction et qu'elle est différente de celle de gallimard, il n'a aucun soucis à se faire.... je vois pas le soucis du coup.

Il l'a dit : il en a plein le dos.
Et même quand on sait qu'on est innocent, on doit quand même puiser dans son énergie pour se défendre.
Ces raclures de chez Gallimard comptent là-dessus : les gens ont un point de rupture. Eux s'en foutent, ils sont plein de fric et peuvent faire autant de procédures qu'ils le désirent.
On ne peut pas en vouloir à ce monsieur de laisser tomber, par contre, on peut en vouloir aux autres crevards...
[message édité par milord le 17/02/2012 à 14:47 ]
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Toujours ces foutus ayants-droit, qui gaspillent des millions dans la "lutte" contre les "pirates", millions qu'ils pourraient reverser aux auteurs à la place. Mais non, ils préfèrent faire chier le monde, eh bien qu'ils continuent, le piratage n'est pas près de s'arrêter. Et c'est pas la fermeture de MU qui y changera quoi que ce soit.
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Ah non merde, ma femme allait être publiée chez publie.net ! FAIT CHIER GALLIMARD !

Au fait, dans l'article de numerama, le lien vers le blog de François Bon n'est pas bon, justement...
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Sous peu, le simple fait d'offrir ou de donner sera un acte criminel, pensez donc, nul ne toucherai d'argent ds ce genre de "transactions" aberrantes ...
Ce sont des ordures et j'espere qu'un jour tout ce "beau monde" paiera le "prix fort" !
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faut leur écrire pour leur dire c'est pas bien d'être pas gentil :

Cessions droits étrangers
(traductions)
droits-etrangers@gallimard.fr

Cessions droits graphiques en
langue française
droits-langue-francaise@gallimard.fr
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être épuisé pour maintenir a flot une petite structure, se donner a fond et rencontrer ce genre de blocage : normal de lacher prise a un moment, et c est ainsi que les editeurs pensent stopper le numerique... vont ils gagner? allons nous accepter?

Publie.net est une mine de création, d'édition innovante. le lecteur y trouve des classiques et des auteurs nouveaux, on s y abonne et on s y trouve bien, on est entrainé à lire des auteurs que l on ne connait pas. Et je ne trouve cette richesse qu ici. Chacun a sa place et les soi disant -grands- editeurs devraient plutot s interroger sur leurs pratiques iniques (vente de numerique avec DRM et aussi onereux que le livre papier) plutot que de tenter de bloquer la création, l innovation, la curiosité et le partage légal et a moindre coût.
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Rho les crevards. Ils perdent quoi ? 100 euros ? Rien qu'avec mon boycott ils vont perdre plus. Adieu Gallimerd.
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Je l'écrivais à Guillaume sur Twitter, mais la MAJ est exacte. L'amendement "Sony Bono" Copyright Term Extension Act a été signé pour complêter la Copyright Law, et ajoute 20 ans à la plupart des copyrights, déjà de 75 ans. Cad en tout 95 ans après publication de l'oeuvre.
The Old Man and the Sea est sorti en 1951, il sera sous copyright US jusqu'en 2046 inclus.
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Je suis accablée par la tristesse et le dégoût de lire une telle chose. Gallimard n'a donc rien d'autre à faire que chasser passionnés de littérature qui veulent seulement améliorer le quotidien culturel de chacun ? Ce monsieur ne marchait pas sur leurs plate-bandes à ce que je saches... J'ai envie aussi, tout comme vous, de lui dire de ne pas se laisser faire mais je comprends qu'on peut facilement baisser les bras. Il n'a certainement pas les mêmes moyens que Gallimard. Honte à cette entreprise qui contribue a pourrir ce monde déjà bien moche.
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"Fils raté de votre père, vous ne serez pas surpris de trouver dans la génération suivante une débilité aggravée." Il n'avait pas tort.
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flob (Modérateur(rice)) le 17/02/2012 à 15:06
Killua, le 17/02/2012 - 15:01
Je l'écrivais à Guillaume sur Twitter, mais la MAJ est exacte. L'amendement "Sony Bono" Copyright Term Extension Act a été signé pour complêter la Copyright Law, et ajoute 20 ans à la plupart des copyrights, déjà de 75 ans. Cad en tout 95 ans après publication de l'oeuvre.
The Old Man and the Sea est sorti en 1951, il sera sous copyright US jusqu'en 2046 inclus.

Mais est ce qu'au moment de la publication de sa traduction amateur, l'amendement avait il été signé ?
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J'ai écrit mon ressenti à la maison d'édition (juridique@gallimard.fr)
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la MAJ ne change rien , c 'est toujours une connerie .
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J'ai l'impression que Gallimard est bien dans son bon droit : la législation en question serait celle des États-Unis et non du Canada, qui plus est les ?uvres d'Hemingway ne sont pas tombées dans le domaine public en France, où Gallimard semble en avoir acquis les droits (tout au moins en ce qui concerne cette première traduction française).

Mais c'est un point de droit très intéressant qu'il faudrait soumettre à un juriste spécialisé. Peut-on diffuser en France via une société de droit français, une ?uvre traduite qui serait tombée dans le domaine public dans un territoire extra-européen ?

Quoi qu'il en soit, je ne vois vraiment pas le manque à gagner pour Gallimard et c'est encore une fois un abus de position dominante contraire au principe de diffusion culturelle que toutes ces lois sont censées favoriser !
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140 messages publiés
Il suffit de ne plus acheter aucun ouvrage en provenance de cette maison d'édition.
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1223 messages publiés
Pourquoi toujours essayer de régler par la "loi" des problèmes qui sont eux-même générés par la "loi", toujours au service des plus friqués? àa ne mène à rien et quel que soit le sujet, ce sont les plus petits qui l'ont TOUJOURS dans l'os...
Sans violence, point de salut.
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Effectivement, je pense que Gallimard et son service juridique mériterait de recevoir sur leur mail le flot de notre consternation.
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filissart33, le 17/02/2012 - 14:37
Des montagnes de pourritures ces putains d'ayant droits et éditeurs de merde...là je suis grossier,ça soulage mais c'est même en dessous de ma pensée.

+1
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2078 messages publiés
Je n'achetais plus grand-chose, mais là, Gallimard et filiales, ça sera RIEN, RIEN ET RIEN ! NI AUJOURD'HUI, NI DANS LES ANNEES QUI VIENNENT, QUE CREVENT LES DINOSAURES POUR FAIRE LA PLACE A LEURS SUCCESSEURS !

Et s'il faut faire des cadeaux, ça sera dans d'autres maisons d'édition !
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1 messages publiés
Ce n'est pas du populisme ce type de billet. Et qu'apporte Publie.net dans la publication payante de titres tombés dans le domaine public.
Il faut arrêter de fumer.
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461 messages publiés
Une petite pensée à François Bon pour son courage et sa dévotion injustement récompensée.

A sa place, je mettrai en ligne une liste de tous les gens qui feraient la promesse de ne plus acheter chez Gallitruc tant que ces derniers n'aient pas lacher l'affaire. Simplement pour envoyer une pic a ces enfoirés !
Inscrit le 20/11/2004
2078 messages publiés
Pour info, si vous avez envie de distribuer plus intelligemment votre argent en évitant de l'offrir à ceux ne le méritant pas, Gallimard, c'est, entre autres :


Éditions Denoël

Les Éditions du Mercure de France

Gallimard Loisirs (Guides touristiques)

Gallimard Jeunesse

POL (88 %)

Les Éditions de la Table Ronde

Six librairies :

Le Divan (Paris)

Librairie Kléber (Strasbourg)

Librairie des Facultés (Strasbourg)

Librairie Delamain (Paris)

Librairie Gallimard (Paris)

Librairie de Paris (Paris)
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224 messages publiés
je vous l'avais dis a l'époque quand ils ont fait passer le L'amendement "Sony Bono" Copyright Term Extension Act : tout ca c'est de la faute a Mickey !
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3 messages publiés
françois bon est un mauvais écrivain ce qui explique peut-être, hors de toute considération commerciale, que Gallimard ne veuille pas qu'une peut-être calamiteuse traduction vienne polluer une oeuvre dont Gallimard possède les droits. et je suis sure que François Bon n'aimerait pas du tout que quelqu'un viole ses propres copyrights ...
Inscrit le 04/05/2009
803 messages publiés
Alors là, on atteint, des sommet dans la co*$#rie ...

Comme si ça coutait à quelqu'un d'avoir une autre traduction différente que celle qui existe déjà. Pour moi le seul qui peut réclamer quelque chose dans cette histoire c'est bien Ernest Hemingway et personne d'autre. Or cet homme n'est plus depuis 50 ans. De plus en quoi es-ce dommageable ? Finalement c'est une traduction, ce n'est même pas directement l'?uvre original, qui n'est même pas altéré.

C'est à gerber tout ça, c'est limite une insulte au travail de François Bon.
Inscrit le 17/02/2012
161 messages publiés
françois bon est un mauvais écrivain ce qui explique peut-être, hors de toute considération commerciale, que Gallimard ne veuille pas qu'une peut-être calamiteuse traduction vienne polluer une oeuvre dont Gallimard possède les droits. et je suis sure que François Bon n'aimerait pas du tout que quelqu'un viole ses propres copyrights ...

Quelles que soient les qualités littéraires de François Bon (je ne le connais pas en tant qu'auteur, reste à prouver que Gallimard détient les copyrights en question et que François Bon dépasse les limites du droit. C'est à Gallimard de prouver cela.
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53 messages publiés
L'incitation à la haine est un délit en France..
Peut-on accuser Gallimard (et ses confrères)d'incitation au piratage et à la promotion du téléchargement illégal..? (faut bien essayer de vous faire rire..lol)
Notre seule consolation, c'est de penser que cette nouvelle version de l'oeuvre d'Ernest Hemingway connaitra une nouvelle carrière lorsqu'elle se retrouvera en téléchargement illégal sur le web.
Tous ces groupes ont le même taf: revendre avec un max de bénef des biens de consommation qu'ils n'ont pas produit à la sueur de leur front.
Gallimard soutiendrait le candidat Sarkozy..comme c'est étrange.
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32 messages publiés
taratoto, le 17/02/2012 - 15:27
françois bon est un mauvais écrivain ce qui explique peut-être, hors de toute considération commerciale, que Gallimard ne veuille pas qu'une peut-être calamiteuse traduction vienne polluer une oeuvre dont Gallimard possède les droits. et je suis sure que François Bon n'aimerait pas du tout que quelqu'un viole ses propres copyrights ...


haha inscription à 15h, 1 seul message de posté, soit t'es le community manager de Gallimard soit t'es un pauvre troll ...
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42 messages publiés
Le jour ou dieux demandra des droit d'hauteur sur sa Biographie j'en connais qui vont faire la gueule XD
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7 messages publiés
Il se trouve qu'on a eu des cours de droits portés principalement sur le droit d'auteur dans notre cursus, par une avocate spécialisé sur la question.
Si je me réfère à ses cours, le copyright (donc modèle américain) fait durer les droits 70 ans après la mort de l'auteur, ou 95 ans pour les oeuvre d'entreprise (exemple : Mickey crée par Disney).

Hemingway est mort en 1961(d'après Wikipédia), donc si je dis pas de bêtise il tombera dans le domaine public en 2031...
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1 messages publiés
François Bon n'est pas un "passionné", c'est un écrivain publié notamment par les exigeantes Editions de Minuit.
Inscrit le 24/08/2011
7 messages publiés
Cela dit, on vit ici le ridicule de la législation qui, malheureusement, donnerait raison à Gallimard
Inscrit le 17/02/2012
3 messages publiés
non non je ne suis pas un troll du tout, je suis journaliste et j'écris sur les bouquins, pas souvent de gallimard d'ailleurs car j'écris sur la littérature musicale dont ils ne sont pas spécialistes du tout. c'est juste un avis sincère. et moi, contrairement à la plupart d'entre vous , j'ai déjà lu françois bon et je sais à quoi m'attendre en ce qui concerne la qualité de ses oeuvres. je maintiens aussi qu'il est surement plus tatillon quand il s'agit des droits de ses propres livres dont je ne doute pas qu'il est ravi de toucher les dividendes, même maigres.
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1 messages publiés
Gallimard introduit un jeu complexe. Qui lit encore Hemingway;;; en traduction aléatoire. Tous le lisons en original. C'était bien de le lire de la plume d'un homme F Bon disposant de quelques fibres d'Ernest et du recul. Mais comme le vieil Homme, Gallimard frappe sur l'eau bruissante dévorant le cadavre de la prise? dommage, Gallimard doit éditer le livre de F.BON. Pour relire Ernest.
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350 messages publiés
D'apres ce que je vois, publie.net vend des livres non ?
Es ce que le bouquin dont il est fait référence ici était vendu ?

Si c'est le cas et que Gallimard possède les droits, je comprend parfaitement qu'elle vienne réclamer l'arrêt de la diffusion et un dédommagement.
(Apres que la durée d'exploitation d'une ?uvre avant de tomber dans le domaine public soit anormalement longue, je suis parfaitement d'accord, mais c'est un autre débat)

Attention, je n'ai rien contre le fait de vendre des traductions d'oeuvres présente dans le domaine public, faire une traduction c'est du boulot, c'est parfaitement légal vendre son taff et ca ne me choque absolument pas bien au contraire.
Mais dans ce cas la, il s'agit donc d'une ?uvre qui n'est pas dans le domaine public, donc a la limite une traduction amateur et distribué gratuitement, why not. Mais faire des brouzouf sur un truc qui est licencié chez quelqu'un d'autres, c'est quand meme vachement plus problématique.

Tout mon post est bien entendu a prendre au conditionel, je me base uniquement sur l'hypothese que ce bouquin était en vente sur publi.net et non diffusé gratuitement. Si quelqu'un peut confirmer ce détail ...
[message édité par Baltyre le 17/02/2012 à 16:08 ]
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4844 messages publiés
AlexLenot, le 17/02/2012 - 15:55
François Bon n'est pas un "passionné", c'est un écrivain publié notamment par les exigeantes Editions de Minuit.

En quoi le fait d'être écrivain empêche le fait qu'il soit passionné ? A moins que tu prennes le terme "passionné" péjorativement. Etrange...

taratoto, le 17/02/2012 - 15:56
non non je ne suis pas un troll du tout, je suis journaliste et j'écris sur les bouquins

L'un n'empêche pas l'autre.
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161 messages publiés
Baltyre, le 17/02/2012 - 16:05

Si c'est le cas et que Gallimard possède les droits, je comprend parfaitement qu'elle vienne réclamer l'arrêt de la diffusion et un dédommagement.
(Apres que la durée d'exploitation d'une ?uvre avant de tomber dans le domaine public soit anormalement longue, je suis parfaitement d'accord, mais c'est un autre débat)

Attention, je n'ai rien contre le fait de vendre des traductions d'oeuvres présente dans le domaine public, faire une traduction c'est du boulot, c'est parfaitement légal vendre son taff et ca ne me choque absolument pas bien au contraire.
Mais dans ce cas la, il s'agit donc d'une ?uvre qui n'est pas dans le domaine public, donc a la limite une traduction amateur et distribué gratuitement, why not. Mais faire des brouzouf sur un truc qui est licencié chez quelqu'un d'autres, c'est quand meme vachement plus problématique.

Tout mon post est bien entendu a prendre au conditionel, je me base uniquement sur l'hypothese que ce bouquin était en vente sur publi.net et non diffusé gratuitement. Si quelqu'un peut confirmer ce détail ...

Il était bien vendu.

Pour autant, nous ne connaissons pas les liens contractuels donnant à Gallimard les droits et l'exclusivité d'exploitation ayant donné lieu à la traduction "historique" du Vieil Homme et la Mer.
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N'est-ce pas une atteinte à la liberté d'expression que d'empêcher un livre retraduit de sortir ? Bientôt, les éditeurs vont nous dire quoi lire parce qu'ils auront achetés des auteurs ?
Ca se passe déjà ainsi aux Etats-Unis où des enseignes refusent des couvertures de journaux ou même des chansons dans des disques parce qu'ils sont contraires à leurs valeurs "saines" (et donc "lobotomistes").
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554 messages publiés
Les droits d'auteurs sont anormalement longs, c'est un fait, la loi Mickey n'a fait qu'aggraver sérieusement la situation. C'est ce qui conduit à ces situations grotesques.
D'un autre côté, si vous allez sur le site de Publie.net, vous verrez qu'il s'y vend sous forme numérique (0,99 €, ce n'est certes pas très cher mais tout aussi inacceptable de mon point de vue) des oeuvres du domaine public (Balzac, Maupassant, Baudelaire, Proust...). C'est pas joli joli non plus. Je n'irai pas jusqu'à affirmer qu'il est aller piocher dans des sources gratuites (genre Gutemberg) le travail de bénévoles mais c'est tout de même probable...
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350 messages publiés
calimero988, le 17/02/2012 - 16:33
Les droits d'auteurs sont anormalement longs, c'est un fait, la loi Mickey n'a fait qu'aggraver sérieusement la situation. C'est ce qui conduit à ces situations grotesques.
D'un autre côté, si vous allez sur le site de Publie.net, vous verrez qu'il s'y vend sous forme numérique (0,99
€, ce n'est certes pas très cher mais tout aussi inacceptable de mon point de vue) des oeuvres du domaine public (Balzac, Maupassant, Baudelaire, Proust...). C'est pas joli joli non plus. Je n'irai pas jusqu'à affirmer qu'il est aller piocher dans des sources gratuites (genre Gutemberg) le travail de bénévoles mais c'est tout de même probable...


Je ne vois pas pourquoi on aurait pas le droit de vendre des traductions d'oeuvres, c'est un boulot (considérable en plus) et il n'y aucune raison de le faire bénévolement.
Ca me fait penser aux types qui hurlent quand on vend un logiciel libre sous GPL alors que c'est parfaitement légal, admis et encouragé par les termes de la licence elle même.
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571 messages publiés
Un commentaire sur le blog de Korben, que je trouve très juste:
Cela importe peu. Dans les faits, une traduction est une "oeuvre dérivée" (
http://fr.wikipedia.org/wiki/'uvre_dérivée ) et Gallimard possède donc les droits sur SA traduction, mais pas sur l'oeuvre originale.

François doit demander aux ayants droits aux USA l'autorisation de publier une traduction. Gallimard n'a pas son mot à dire là dedans.


A mon sens c'est là tout l'intérêt du débat. Que vient foutre Gallimard dans un exercice qui ne le concerne en rien ?



Sinon pour en revenir au droit US sur lequel j'ai fait un poil de recherche, pas forcément abouti, je préviens:
- Tout se base sur le CTEA, Copyright Term Extension Act, voté en 1998 par le congrès US comme amendement au Copyright Law original.
- Les 70 ans après la mort de l'auteur, c'est une disposition depuis 1978 (50 ans) augmentée par le CTEA, non applicable pour les oeuvres avant 1978.
- Pour tout ce qui est publié avant 1978, il y a une période de droit de 75 ans soumis à renouvellement. En fait 28 ans, puis 47 de plus après renouvellement.
- Le renouvellement est automatique depuis 1964, mais pas avant. Cette page donne plus de détails: http://onlinebooks.l...u/renewals.html
- L'amendement CTEA porte le délai renouvellé de 47 à 67, pour un total théorique de 95 ans.
- The Old Man And The Sea fut publié en 1952. Il est sous copyright (28 ans) jusqu'en 1980. Il semble avoir été renouvelleé par la femme de Hemingway ( source "Copyright renewed ©1980 by Mary Hemingway). Il a donc été protégé 47 ans de plus, soit jusqu'en 2027. Mais le CTEA entre en vigueur en 1998 alors que le livre est sous copyright. Donc le délai est automatiquement porté à 67 ans. Le livre est sujet à copyright jusqu'en 2047.

Une seule conclusion: pour moi et de mes maigres connaissances et moins maigres recherches, l'oeuvre est toujours sous copyright aux USA jusque 2047 inclus.

Un petit récapitulatif:
http://copyright.cor...ublicdomain.cfm

EDIT: une correction notable, le CPI article 123-12 et 123-1 ( http://www.celog.fr/cpi/lv1_tt2.htm#c3 ) indique que la durée *en France* ne peut malgré tout excéder 70 ans après la mort de l'auteur. Décès en 1961, DP en 2032 pour nous. L'oeuvre *originale* ne sera toujours pas sous DP là bas mais le sera pour nous.
J'avais plus tôt lu une version tronquée de l'article 123-12 sans sa référence à l'article 123-1.
EDIT 2: correction quant à une inversion entre la durée initiale (tjrs 28 ans) et la durée renouvellée qui est la seule à être étendue.
[message édité par Killua le 18/02/2012 à 10:48 ]
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PAGE FACEBOOK de François B. :


" mon livre de chez Albin en plein milieu de la pub iPad partout dans le métro! "



Sur cette photo : Francois B.

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Commentaires :



Nicolas A. : Tu as signé un avenant pour la version numérique ?

Il y a 19 heures
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Jeremy L. : c'est bien légitime

Il y a 19 heures
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Francois B. : c'est ce qu'on s'use à dire : il faut discuter avec les éditeurs, et si on demande ils accordent conditions correctes -

je viens aussi de signer avenant pour plusieurs titres avec éditions de Minuit, même si j'en ai gardé un certain nombre d'autres

pour diffusion directe sur publie.net...

Il y a 19 heures
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Francois B. : précision : mais j'aurais vraiment aimé que ce ne soit pas simplement une version homothétique, mais faire vraiment

une version numérique avec liens, extraits de morceaux etc... c'est là où est le terrain d'invention...

Il y a 19 heures
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Jeremy L. : on assoie la base et on y vient

Il y a 19 heures
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Francois B. : et noter aussi qu'Albin est un des rares à tenter la diffusion iBook Store directe, comme on le fait avec publie.net,

sans "app" intermédiaire

Il y a 19 heures
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Cécile V. : Vu la pub que vous faites pour l'Ipad c'est un juste retour. D'accord avec vous sur le peu d'inventivite en ajout sur le livre.

Je reve par exemple d'une version de "Oh hippie days" d'Alain Dister avec liens musicaux et photos. Mais ce n'est pas techniquement

que ca bloque pour ce type de developpement mais financierement (droits).

Il y a 18 heures
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Francois B. : pas sûr... tiens, on va en parler avec l'asso des amis d'Alain, ce serait une super riche idée, et il y a assez d'archives inédites...

vais voir d'ailleurs si on ne pourrait pas commencer avec son Hendrix, qui était épuisé, vais demander à Arnaud Contreras et MH...

Il y a 18 heures
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Yvain B. : Moi c'est pas un François Bon avec les liens musicaux qui me fait rêver, mais un autre titre de la Pub Ipad qui compense le coté

grand public et livre à succès de François. Imaginez Twilight avec des liens vidéos vers des extraits du films ...pour illustrer le propos du roman !

Imaginez le dernier Dan Brown avec la mise en image du script présent dans le film ! On gagnerait tellement en profondeur et en pouvoir d'imagination !

Avec un peu de chance, les images et le son pourraient même donner du style à ces... "?uvres littéraires" méconnues.

Mais évidemment, c'est encore les grands éditeurs tels publie.net qui vont étouffer les petites productions culturelles légitimes.

Il y a 18 heures
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Cécile V. : Si je peux aider... Quand le livre est sorti je m'etais fait ma propre bande son avec les playlist du recit, je l'ecoutais en relisant des passages. Plus tard, j'ai vu ses photos

dans une galerie. C'est comme ca qu'est nee l'idee. Bien avant que les Ibook n'existent.

Il y a 18 heures
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Jean-Denis C. : Le rêve un ebook avec les hyperliens pour écouter la musique ! Quand je vois le temps que ça me prend de lire un livre sur la musique et de trouver les versions audio !

Ceci dit après il faut aussi payer les droits d'auteurs pour la musique et là ça devient ingérable

Il y a 18 heures
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Louise D. : Mais c'est super !

Il y a 17 heures
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Christophe H. : J'ai adoré découvrir tout ça sur Led Zep 30 ans après. Merci encore pour ton petit cadeau à Ars Numérica

Il y a 16 heures
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Francois B. : salut Christophe, et à se retrouver vite!

Il y a 11 heures
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Guénaël B. : Oui, j'ai vu, ça m'a fait grands sourire et joie, aussi :-) Un jour ils zy mettront publie.net, tu verras - quand l'étagère simulée ne sera plus en bois conforama :-)

Il y a 9 heures
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Francois B. : en attendant, c'est nos ventes sur l'iPad qui constituent cagnotte pour avancer...

Il y a 8 heures
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Benoît V. : J'adore cette étagère, ne l'enlevez jamais.

Il y a 7 heures
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Daniele R. : OUAH! formidable...dommage que je ne circule qu'en Vélib, je vais faire un effort et descendre dans le métro

Il y a 7 heures
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Francois B. : l'affiche est aussi dans les rues, mais ... regarde plutôt la route!

Il y a 6 heures
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Nathalie D. : Exceptionnel comme promo !

Il y a 3 heures
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J'ai pas tout compris, Gallimard a les droits sur la version anglaise ?
Parce que si c'est pas le cas, il suffit qu'il contacte les ayants-droits d'Hemingway (Charles Scribner's Sons ? Life magazine ? Joan "Muffet" Hemingway ? Mariel Hadley Hemingway ? Patrick Hemingway ? Lorian Hemingway ? Edward Hemingway ? John Hemingway ? Patrick Hemingway ?) pour demander l'autorisation.
Qu'il y ait des similitudes entre des traductions, c'est un peu logique, ça n'en fait pas un plagiat.
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Et pour qu'une oeuvre étrangere soit dans le domaine publique en france, il faut qu'elle le soit dans son pays d'origine non ?
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Baltyre, le 17/02/2012 - 16:39
calimero988, le 17/02/2012 - 16:33
Les droits d'auteurs sont anormalement longs, c'est un fait, la loi Mickey n'a fait qu'aggraver sérieusement la situation. C'est ce qui conduit à ces situations grotesques.
D'un autre côté, si vous allez sur le site de Publie.net, vous verrez qu'il s'y vend sous forme numérique (0,99

€, ce n'est certes pas très cher mais tout aussi inacceptable de mon point de vue) des oeuvres du domaine public (Balzac, Maupassant, Baudelaire, Proust...). C'est pas joli joli non plus. Je n'irai pas jusqu'à affirmer qu'il est aller piocher dans des sources gratuites (genre Gutemberg) le travail de bénévoles mais c'est tout de même probable...


Je ne vois pas pourquoi on aurait pas le droit de vendre des traductions d'oeuvres, c'est un boulot (considérable en plus) et il n'y aucune raison de le faire bénévolement.
Ca me fait penser aux types qui hurlent quand on vend un logiciel libre sous GPL alors que c'est parfaitement légal, admis et encouragé par les termes de la licence elle même.

Si c'est lui qui a fait ou payé la frappe ou le scan+OCR, je dis OK. S'il se limite à se faire du gras avec le boulot des autres juste en ayant mis un lien sur son site, je tique. A toutes fins utiles, pour être bien clair, je ne considère pas la publication de Zola, Balzac ou Maupassant en français comme de la traduction...
Peut-être as-tu lu un peu vite ce que j'ai écrit...
[message édité par calimero988 le 17/02/2012 à 16:52 ]
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Baltyre, le 17/02/2012 - 16:48
Et pour qu'une oeuvre étrangere soit dans le domaine publique en france, il faut qu'elle le soit dans son pays d'origine non ?


CPI article 123-12 et 123-1 ( http://www.celog.fr/cpi/lv1_tt2.htm#c3 )
123-1: "[...]Au décès de l'auteur, ce droit persiste au bénéfice de ses ayants droit pendant l'année civile en cours et les soixante-dix années qui suivent."
123-12: "Lorsque le pays d'origine de l'oeuvre, au sens de l'acte de Paris de la convention de Berne, est un pays tiers à la Communauté européenne et que l'auteur n'est pas un ressortissant d'un Etat membre de la Communauté, la durée de protection est celle accordée dans le pays d'origine de l'oeuvre sans que cette durée puisse excéder celle prévue à l'article L. 123-1."

Donc non, il faut soit qu'elle le soit, soit que l'auteur soit mort depuis plus de 70 ans.
[message édité par Killua le 17/02/2012 à 16:58 ]
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Adolescent j'avais apprécié cette oeuvre d'Ernest Hemingway et au regard de la vie de l'écrivain celui ci n'aurait surement pas apprécié le comportement de Gallimard.
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Si c'est lui qui a fait ou payé la frappe ou le scan+OCR, je dis OK. S'il se limite à se faire du gras avec le boulot des autres juste en ayant mis un lien sur son site, je tique. A toutes fins utiles, pour être bien clair, je ne considère pas la publication de Zola, Balzac ou Maupassant en français comme de la traduction...
Peut-être as-tu lu un peu vite ce que j'ai écrit...


Bah si le boulot des autres n'est pas dans une licence permettant de l'exploiter commercialement via des traveaux dérivé, tu n'a pas le droit non.
Mais je ne vois pas ou il est fait référence de plagiat dans cet article.

Une grande partie de l'interet d'une ?uvre dans le domaine public c'est justement de pouvoir en commercialiser des travaux dérivé.

Enfin concernant le "se faire du gras avec le boulot des autres" ca dépend tout simplement des licences que les "autres" ont utilisé. Si ils sont d'accord, il n'y a pas de probleme.
Exemple a la con, tu prend le code source de VLC (GNU GPL), tu modifie une ligne, tu monte ton site web super-vlc.com sur lequel tu vend ta version de VLC pour 20 euros.
C'est parfaitement légal et autorisé par les auteurs du logiciel.(sous reserve de respecter toutes les conditions de la licence et donc l'acces aux sources pour les personnes ayant acheté ta version).
http://www.gnu.org/p...hy/selling.html
[message édité par Baltyre le 17/02/2012 à 17:02 ]
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taratoto, le 17/02/2012 - 15:27
françois bon est un mauvais écrivain ce qui explique peut-être, hors de toute considération commerciale, que Gallimard ne veuille pas qu'une peut-être calamiteuse traduction vienne polluer une oeuvre dont Gallimard possède les droits. et je suis sure que François Bon n'aimerait pas du tout que quelqu'un viole ses propres copyrights ...


Un peu péremptoire comme approche.. Autant je comprends qu'on n'apprécie pas l'écriture de quelqu'un, autant le définir d'emblée comme un mauvais écrivain, puis ensuite supposer qu'il soit tatillon sur ses propres droits, apparemment sans certitude, c'est un peu exagéré.

Et puis qu'il soit bon ou pas n'importe pas dans cette affaire. Il y a quelque chose d'aberrant dans ces droits d'auteurs qui ne cesseraient qu'en 2047 pour une oeuvre de 1951, surtout dans le cadre d'une simple traduction.
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Baltyre, le 17/02/2012 - 17:00

Si c'est lui qui a fait ou payé la frappe ou le scan+OCR, je dis OK. S'il se limite à se faire du gras avec le boulot des autres juste en ayant mis un lien sur son site, je tique. A toutes fins utiles, pour être bien clair, je ne considère pas la publication de Zola, Balzac ou Maupassant en français comme de la traduction...
Peut-être as-tu lu un peu vite ce que j'ai écrit...


Bah si le boulot des autres n'est pas dans une licence permettant de l'exploiter commercialement via des traveaux dérivé, tu n'a pas le droit non.
Mais je ne vois pas ou il est fait référence de plagiat dans cet article.

Une grande partie de l'interet d'une ?uvre dans le domaine public c'est justement de pouvoir en commercialiser des travaux dérivé.

Enfin concernant le "se faire du gras avec le boulot des autres" ca dépend tout simplement des licences que les "autres" ont utilisé. Si ils sont d'accord, il n'y a pas de probleme.
Exemple a la con, tu prend le code source de VLC (GNU GPL), tu modifie une ligne, tu monte ton site web super-vlc.com sur lequel tu vend ta version de VLC pour 20 euros.
C'est parfaitement légal et autorisé par les auteurs du logiciel.(sous reserve de respecter toutes les conditions de la licence et donc l'acces aux sources pour les personnes ayant acheté ta version).
http://www.gnu.org/p...hy/selling.html


Tu n'as même pas besoin d'en changer une seule ligne pour le vendre sous son nom d'origine. C'est légal mais ce n'est pas une pratique que je soutiendrais (il faudrait d'ailleurs être bien con pour acheter). Libre à toi de payer, bien entendu, mais tant qu'à faire, si tu veux, je préfèrerais qu'une donation soit faite à celui qui a fait le boulot.
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Ils avaient l'exemple de la musique,
Et on leurs avaient expliqués ou ils pouvaient aller et ne pas aller.

Tant pis pour eux !
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calimero988, le 17/02/2012 - 17:07

Tu n'as même pas besoin d'en changer une seule ligne pour le vendre sous son nom d'origine. C'est légal mais ce n'est pas une pratique que je soutiendrais (il faudrait d'ailleurs être bien con pour acheter). Libre à toi de payer, bien entendu, mais tant qu'à faire, si tu veux, je préfèrerais qu'une donation soit faite à celui qui a fait le boulot.


C'est un exemple extrême, mais tout ca pour dire qu'heureusement on peut faire du beurre avec le boulot fourni gratuitement par les autres a partir du moment ou ils sont d'accord. J'ose même pas imaginer le recul technologique et le bordel que ca aurait été si les systèmes d'exploitation n'avait pas pu piocher dans les briques logicielles sous BSD (genre pile tcp ...)
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"Ce qui pose, en revanche, la question de la légitimité de durées de protection aussi longues"

--< Ben, au cas ou Ernest Hemingway reviendrait à la vie !
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Baltyre, le 17/02/2012 - 17:18
calimero988, le 17/02/2012 - 17:07

Tu n'as même pas besoin d'en changer une seule ligne pour le vendre sous son nom d'origine. C'est légal mais ce n'est pas une pratique que je soutiendrais (il faudrait d'ailleurs être bien con pour acheter). Libre à toi de payer, bien entendu, mais tant qu'à faire, si tu veux, je préfèrerais qu'une donation soit faite à celui qui a fait le boulot.


C'est un exemple extrême, mais tout ca pour dire qu'heureusement on peut faire du beurre avec le boulot fourni gratuitement par les autres a partir du moment ou ils sont d'accord. J'ose même pas imaginer le recul technologique et le bordel que ca aurait été si les systèmes d'exploitation n'avait pas pu piocher dans les briques logicielles sous BSD (genre pile tcp ...)


Finalement, nous sommes d'accord ! Lorsqu'il y a du travail derrière, il est tout à fait légitime de le faire payer : il s'agit d'un choix. Pour ma part, je fais de la traduction à titre bénévole couverte par la licence Mozilla qui est assez souple. Rien n'empêche une réutilisation ultérieure.
C'est lorsqu'il n'y a aucun travail que je suis contre cette pratique (néanmoins légale). Et publier du Zola en français...
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calimero988, le 17/02/2012 - 17:27
Baltyre, le 17/02/2012 - 17:18
calimero988, le 17/02/2012 - 17:07

Tu n'as même pas besoin d'en changer une seule ligne pour le vendre sous son nom d'origine. C'est légal mais ce n'est pas une pratique que je soutiendrais (il faudrait d'ailleurs être bien con pour acheter). Libre à toi de payer, bien entendu, mais tant qu'à faire, si tu veux, je préfèrerais qu'une donation soit faite à celui qui a fait le boulot.


C'est un exemple extrême, mais tout ca pour dire qu'heureusement on peut faire du beurre avec le boulot fourni gratuitement par les autres a partir du moment ou ils sont d'accord. J'ose même pas imaginer le recul technologique et le bordel que ca aurait été si les systèmes d'exploitation n'avait pas pu piocher dans les briques logicielles sous BSD (genre pile tcp ...)


Finalement, nous sommes d'accord ! Lorsqu'il y a du travail derrière, il est tout à fait légitime de le faire payer : il s'agit d'un choix. Pour ma part, je fais de la traduction à titre bénévole couverte par la licence Mozilla qui est assez souple. Rien n'empêche une réutilisation ultérieure.
C'est lorsqu'il n'y a aucun travail que je suis contre cette pratique (néanmoins légale). Et publier du Zola en français...


Supposons un texte du domaine public. Comme dans le LL, où il est légal (et légitime) de faire payer les supports de transmission et le service, c'est ce que proposent certains éditeurs pour les textes du domaine public : Couverture, Mise en page, illustrations (ou non), notes de bas de pages et renvois ...

Je ne dis pas que c'est ce que fait Publie.Net, je n'ai pas testé leurs livres. Et ce n'est pas à moi de fixer la valeur que vous attachez à ce genre de services. Mais moi, si ce travail a été fait correctement, je conçois qu'il puisse être facturé.

Si vous préférez une version gratuite chez Gutenberg, allez y ! Si vous trouvez que la version "Publie.Net" est plus agréable à lire ou répond mieux à vos attentes, pourquoi refuser de payer la différence ?
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5137 messages publiés
Je suis à bout de forces et c'est trop d'insultes - je recommencerai autre chose ailleurs, plus tard".

Parce qu'un type lui a demandé d'enlever la traduction du vieil homme et la mer, il est de suite à bout de force et il subit trop d'insulte ?

Ou est-ce parce que c'est un type qui a un contentieux plus ancien avec Gallimard ?
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1112 messages publiés
pff c'est n'importe quoi leur truc, ils étouffent toute initiative. après ils s'étonnent que les gens n'achètent plus et se tournent vers la facilité....
Inscrit le 05/06/2009
554 messages publiés
TheSFReader, le 17/02/2012 - 17:38
calimero988, le 17/02/2012 - 17:27
Baltyre, le 17/02/2012 - 17:18
calimero988, le 17/02/2012 - 17:07

Tu n'as même pas besoin d'en changer une seule ligne pour le vendre sous son nom d'origine. C'est légal mais ce n'est pas une pratique que je soutiendrais (il faudrait d'ailleurs être bien con pour acheter). Libre à toi de payer, bien entendu, mais tant qu'à faire, si tu veux, je préfèrerais qu'une donation soit faite à celui qui a fait le boulot.


C'est un exemple extrême, mais tout ca pour dire qu'heureusement on peut faire du beurre avec le boulot fourni gratuitement par les autres a partir du moment ou ils sont d'accord. J'ose même pas imaginer le recul technologique et le bordel que ca aurait été si les systèmes d'exploitation n'avait pas pu piocher dans les briques logicielles sous BSD (genre pile tcp ...)


Finalement, nous sommes d'accord ! Lorsqu'il y a du travail derrière, il est tout à fait légitime de le faire payer : il s'agit d'un choix. Pour ma part, je fais de la traduction à titre bénévole couverte par la licence Mozilla qui est assez souple. Rien n'empêche une réutilisation ultérieure.
C'est lorsqu'il n'y a aucun travail que je suis contre cette pratique (néanmoins légale). Et publier du Zola en français...


Supposons un texte du domaine public. Comme dans le LL, où il est légal (et légitime) de faire payer les supports de transmission et le service, c'est ce que proposent certains éditeurs pour les textes du domaine public : Couverture, Mise en page, illustrations (ou non), notes de bas de pages et renvois ...

Je ne dis pas que c'est ce que fait Publie.Net, je n'ai pas testé leurs livres. Et ce n'est pas à moi de fixer la valeur que vous attachez à ce genre de services. Mais moi, si ce travail a été fait correctement, je conçois qu'il puisse être facturé.

Si vous préférez une version gratuite chez Gutenberg, allez y ! Si vous trouvez que la version "Publie.Net" est plus agréable à lire ou répond mieux à vos attentes, pourquoi refuser de payer la différence ?

Entièrement d'accord. Je ne dis pas autre chose.
On peut légitimement choisir de faire payer son travail. Ensuite, c'est à l'utilisateur de choisir le rapport qualité/prix qu'il préfère.
Pour ma part, quand il s'agit d'un roman, seul le texte de l'auteur m'intéresse et je ne mettrai jamais 0,99 ¤ dans une version du domaine public.
Après, il est vrai que je me suis peut être avancé en pré-supposant qu'il n'y avait aucun travail significatif de la part de Publie.net sur ces ouvrages (je précise bien en français d'origine et passés dans le domaine public). Je peux juste dire qu'il n'y en a pas auquel j'attache une valeur mais je reconnais qu'il s'agit d'une vision personnelle.
[message édité par calimero988 le 17/02/2012 à 19:00 ]
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Étant donné que Gallimard, diffuseur autant qu'éditeur, gruge ses auteurs sur la vente par internet, cette maison ferait mieux de se taire.

Accessoirement, étant donné aussi que Hemingway est mort en juillet 1961, je ne vois pas très bien d'où sort cette date de 2047. 86 ans après sa mort, 96 ans après la parution du livre. Étrange.
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150 messages publiés
Je plains sincèrement l'auteur ou l'écrivain qui, un triste jour, aura un grave accident, se retrouvera dans un état de mort cérébrale, et dont les enfants devront décider si on doit le débrancher ou non.
- "Docteur, ça serait possible de le laisser en état de légume jusqu'au 1er janvier prochain ? et le 1er janvier de l'année d'après, ça se tente ?"
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554 messages publiés
leZilou, le 17/02/2012 - 21:36
Je plains sincèrement l'auteur ou l'écrivain qui, un triste jour, aura un grave accident, se retrouvera dans un état de mort cérébrale, et dont les enfants devront décider si on doit le débrancher ou non.
- "Docteur, ça serait possible de le laisser en état de légume jusqu'au 1er janvier prochain ? et le 1er janvier de l'année d'après, ça se tente ?"

Tu as raison, arrêtons tout 20 ans après la publication d'une oeuvre, que son auteur soit mort ou vif, cela évitera des scènes aussi atroces.
leZilou, ça se prononce troll en français ?
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2273 messages publiés
Breaking news : Gallimard, devant la fronde du public, retire la demande de dommages et interets, et ajoute qu'elle serait intéressée par la lecture de sa trad pour proposer une publication...
Trop tard ! Si ca n'avait pas gueulé sur le net vous auriez plombé ce pauvre mec ! Ce sera la fin de tout achat aux éditions Gallimard et filiales pour moi
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1205 messages publiés
Gallimard, le divin..... MON CUL OUAI, une bande de vautours pretentieux.

Voila mon analyse qui devrait permettre a tout le monde de ce mettre d'accord sur l'importance du partage.


Jean Dutourd serait-il le plus-que-parfait des traducteurs, un dieu dont la parole ne serait remise en cause par quiconque dans le milieu ?

A mon avis ce n'est qu'un humain, comme nous tous.


Mais comment Jean Dutourd pouvait-il etre LE traducteur superieur ? Peut-etre a t-il connu Ernest Hemingway en tant que meilleur ami et partagé les plus grand moments de sa vie ?

Il semble que non.


Mais alors d'ou Jean Dutours tire t-il ce pouvoir suppreme de la traduction, cette certitude du plus que les autres, le fait que l'on ne pourra pas remettre en cause sa traduction divine.

A mon avis certainement du saint portefeuille Gallimard.



Donc en QUOI devrait-on interdire autrui d'apporter un point de vue different d'une oeuvre, qui pourrait par la meme occasion reveler des erreurs dans des traductions anterieurs ?


Certainement pour continuer a engraisser ce vautour de Gallimard


BOYCOTTONS Gallimard le grand, dans sa connerie.
[message édité par H4rlocK le 17/02/2012 à 23:30 ]
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2 messages publiés
Les traductions françaises d'Hemmingway chez Gallimard, c'est de la rigolade, voire de l'irrespect quand on est lecteur. Dans "mort dans l'après midi", j'ai recensé une dizaine de contresens ou d'erreurs visibles dans le texte français : dans le florilège; "Jerez de la frontera, pays de la cerise (confusion de sherry: Xeres et de Cherry : Cerise), "battoir de base ball" à la place de "batte" (le battoir c'est pour la Mère denis). C'est la seule fois de ma vie que j'ai envoyé une lettre pour me plaindre d'une traduction, c'est en 1998, vous pouvez toujours acheter la meme traduction. Du coup le reste de Papa, ce fut en anglais!!!
Inscrit le 18/02/2012
53 messages publiés
non non je ne suis pas un troll du tout, je suis journaliste et j'écris sur les bouquins, pas souvent de gallimard d'ailleurs car j'écris sur la littérature musicale dont ils ne sont pas spécialistes du tout. c'est juste un avis sincère. et moi, contrairement à la plupart d'entre vous , j'ai déjà lu françois bon et je sais à quoi m'attendre en ce qui concerne la qualité de ses oeuvres. je maintiens aussi qu'il est surement plus tatillon quand il s'agit des droits de ses propres livres dont je ne doute pas qu'il est ravi de toucher les dividendes, même maigres.


Ton Français est bien merdique. je ne crois pas que tu est journaliste. Ou peut-être tu est un de ces cons de fayots tournant autour des parasites de Vivendique-Univers-Sale. Journaliste de la musique? Oh oui! J'y suis! tu écris des conneries sur Britney pute, Madona merde ou l'idole des vieux cons!
C'est ça?
Inscrit le 18/02/2012
53 messages publiés
D'après la constitution américaine une loi ne peut-être rétroactive. Cela veut dire que la seule durée de droit d'auteur qui peut s'appliquer est celle qui était en force le jour de la publication en 1952. Cela met le vieil home et la mer dans le domaine publique. Tout le reste est du pipeau.
Inscrit le 14/06/2007
571 messages publiés
Colonel Borg, tu as tort sur 2 points.
- D'une, nul besoin de rétroactivité, la loi ne fait qu'étendre l'existant. Le CTEA notamment a apporté une extension de 20 ans aux oeuvres ENCORE sous copyright. Mais n'a rien modifié aux oeuvres déjà sous DP. La seule question est, au moment ou là loi est modifiée, s'applique t'elle actuellement à la gestion du copyright d'une oeuvre ou non ?
- De deux, il ne s'agit pas d'une nouvelle loi, mais d'un amendement.

Bref, quand tout le monde te dit rouge, évite de dire que c'est noir et que le reste est du pipeau, c'est pas si simple que ça
Inscrit le 25/05/2009
3 messages publiés
Contrairement à ce que vous reprenez, en méconnaissance de cause, le problème juridique soulevée par la traduction de François Bon, ne tient pas du tout au fait que l'?uvre de Ernest Hemingway soit dans le domaine public ou non.

Elle n'y est pas, cela est certain.

Par contre, il est probable que Gallimard ne soit pas détenteur des droits de l'édition numérique qui n'est pas couverte pas la cession des droits premiers par l'ayant droit américain à l'éditeur français.

En effet, si Gallimard détient les droits d'édition et de traduction, en langue française uniquement, de "The old man and the sea.", en édition papier à moins d'un accord récent, et qui n'a pas fait l'objet de la moindre information, Gallimard n'a pas de cession pour des droits seconds et qui ne peuvent être implicite du contrat initial selon le code de la propriété intellectuelle.

Il serait bon que les journalistes fassent le maximum de pression à l'encontre de Gallimard pour que cesse cette forfanterie qui consiste à couler un nouvel acteur de l'édition si novateur par abus de procédure.

Il parait évident que si les conseillers juridiques de Gallimard s'inspirent de Marie-Françoise Marais, conseillère auprès de la cour de cassation pour le droit de propriété intellectuel en ce qui concerne la littérature, et qui a détruit la viabilité d'un prestataire informatique par décision arbitraire en créant un précédent de droit rendant impossible l'activité d'une entreprise pour cause de risque juridique excessif.
Inscrit le 19/02/2012
1 messages publiés
Je suis surprise de constater que certains défenseurs de François Bon ne connaissent pas l'oeuvre de cet auteur .. Oeuvre qui se trouve publiée en partie par Gallimard (dans la ville invisible, 1995 ; et l'enterrement, 1998), et pour laquelle il doit percevoir des droits sur la vente de ces ouvrages apparaissant encore dans le catalogue de cette maison d'édition. D'où le côté risible, en ces circonstances, de boycotter cette maison d'édition pour renforcer la position de François Bon ...
Inscrit le 18/02/2012
53 messages publiés
Non. C'est toi qui te trompe. La France est un des rares pays qui base le droit d'auteur sur la mort de l'auteur. Mais ce n'est pas de la loi Française dont il s'agit ici mais de la loi américaine.

En 1952 c'était l'acte de 1909 qui était en vigueur pour le droit d'auteur aux USA. L'acte de 1909 portait la durée du droit d'auteur à 56 ans à partir de la date de première publication de l'?uvre. Cela veut dire que "le vieil Homme et La Mer" est entré dans le domaine publique en 2008 d'après cet acte.

Il y a eu entre 1962 et 1976 une série d'actes passés au congrès sous la pression des compagnies de la musique et du cinéma* qui a porté le droit d'auteur jusqu'à 85 ans après les dates de publication. Ces actes ont aussi été rendu rétroactifs ce qui a étendu la durée de droit d'auteur d'?uvres publiées avant le passage de la loi. Ceci est bien sur complétement anticonstitutionnel aux USA et par conséquent invalide. Pour ajouter la cerise sur le gâteau de l'inconstitutionnalité Il y a eut finalement l'acte Bono de 1998 qui a porté rétroactivement (jusqu'en 1923 dans le passé), le droit d'auteur à plus de cent ans après publication!

Des procès sont en cour qui contestent la constitutionnalité de l'acte Bono qui bien sur aura un impacte sur les actes précédents.


(*En fait ces fumiers ont écrit leurs propres lois ce qui pose un autre problème constitutionnel car la constitution réserve au congrès seul le droit d'écrire les lois.)
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571 messages publiés
Je vois pas en quoi je me trompe. Surtout si tu précises un propos sur la mort de l'auteur, ce qui n'est pas mon propos (sauf à la mise en DP en 2032). J'y ai songé à 2008 avant que tu en parles, cependant ... même en prenant en compte cette éventualité, une loi est une loi, qu'un tribunal acte de son inconstitutionnalité et l'on en reparlera, d'ici là la loi est considérée valable et peu importe qu'elle soit pour toi un abus, elle reste "la loi" et ce livre est donc sous copyright jusque 2047, ou abrogation de la loi.

Et je dis donc, si l'on prend en compte cette éventualité. Puisque là encore, on parle de promulgation de loi rétroactives, alors que je mentionne des amendements à une loi existante. Ce qui n'est pas le terme employé par la constitution des Etats-Unis, et qui fait que l'inconstitutionnalité tu ne peux clairement pas la décréter sur un coup de tête.

Par ailleurs, là ou tu parles de rétroactivité, il n'est en réalité fait mention que d'extension. Le CTEA notamment ne "reprend" pas ce qui a déjà été offert au DP. Ce qui est logique, une oeuvre a eu sa période de copyright et donc a financé l'auteur et ses héritiers à hauteur de ce qui était jugé suffisant à l'époque, c'est bon.
Mais si l'on parle de copyright encore en cours, il peut être tout à fait logique de *l'étendre* si l'on juge que de nouvelles formes de communication et d'échange sont apparues qui nécessitent un ajustement. Et donc le copyright est en cours, et sera étendu à la fin de sa période théorique. C'est ainsi que le livre "théoriquement" libre en 2008 a vu sa durée de copyright étendue au delà au vu de nouvelles dispositions. Pas de rétroactivité.

J'ai bien dis "il peut être logique". Pas que ça l'est. Je ne suis moi même pas d'accord avec cette durée rentière exagérée. Je suis développeur web et j'aimerais bien moi que mes enfants dans 50 ans encore touchent des royalties sur les bénéfices que ma boite peut faire sur mon travail, qui reste mon "oeuvre". Mais bon c'est pas de la "culture" alors ça passe pas. En attendant cette mise à l'échelle me fait dire combien c'est choquant de voir des personnes toujours toucher bien trop de sous sur une oeuvre.

Exemple les claudettes qui en ce moment sont en procédure pour espérer toucher plus que ce qu'elles ne touchent déjà
Exemple aussi, les jeux vidéos "player's choice" et autres gammes qui sont vendus à moindre coût (-50% en moyenne ?) quand un jeu est totalement rentabilisé, si l'acheter est normal, se faire de l'argent exagéré dessus est ridicule même pour les éditeurs, qui se contentent alors d'une marge simple de vendeur de jeu.

Juste des exemples de ce qu'un travail ne devrait pas donner une rétribution excessive pendant des décennies même s'il porte encore ses fruits, c'est absurde. Mais bon, la "loi" est comme cela, et en attendant une vraie réflexion à ce sujet (ou une abrogation), il faut faire avec et l'appliquer.

Et l'appliquer, c'est donc compter sur un copyright jusque 2047 sur cette oeuvre.
[message édité par Killua le 19/02/2012 à 14:15 ]
Inscrit le 24/12/2011
2273 messages publiés
helene, le 19/02/2012 - 01:47
Je suis surprise de constater que certains défenseurs de François Bon ne connaissent pas l'oeuvre de cet auteur .. Oeuvre qui se trouve publiée en partie par Gallimard (dans la ville invisible, 1995 ; et l'enterrement, 1998), et pour laquelle il doit percevoir des droits sur la vente de ces ouvrages apparaissant encore dans le catalogue de cette maison d'édition. D'où le côté risible, en ces circonstances, de boycotter cette maison d'édition pour renforcer la position de François Bon ...


Et pourtant c'est logique.
Si vous voulez renforcer la position des artistes, arretez d'acheter leurs CDs à la FNAC et donnez leur du blé directement.
Si vous voulez renforcer la position de François Bon, arretez d'acheter Gallimard et achetez lui directement ses oeuvres.

Enfin bon moi je m'en fiche de François Bon je ne le connaissais pas il y a une semaine. Je refuse juste de donner de l'argent à Gallimard qui va après s'en servir pour nuire à la création littéraire.
Inscrit le 23/02/2012
1 messages publiés
J'ai envoyé un email indiquant que je n'achèterai plus de livres chez eux.

Cessions droits étrangers
(traductions)
droits-etrangers@gallimard.fr

Je vous invite a faire de même et a faire passer le message, leur faire au moins comprendre que pour chaque action il y a une réaction bien plus douloureuse.
Inscrit le 18/02/2012
53 messages publiés
Tu a tout faut encore une fois. Il est évident que tu ne connaît rien à la loi américaine et que tu en comprend encore moins ses principes.

Une loi anticonstitutionnelle aux USA est nulle, point bar.

La durée du droit d'auteur est définie par la loi en cour au moment de la publication. On ne peut donc pas "étendre" la durée du droit d'auteur d'une ?uvre déjà publiée au moment de l'entrée en vigueur de la nouvelle loi. Ce serait justement de la rétroactivité.

Mais il y a plus. En cette période de non-droit durant laquelle même les gouvernements ne respectent plus la loi pourquoi doit on la respecter?

En se qui me concerne Le vielle homme et la mer est dans le domaine public. Je prévient les extrémistes du droit d'auteurs que j'attendrai avec mes gros flingues ceux qui voudraient venir me faire chier lorsque je distribuerai ce texte sur le net.
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