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Nokia ne fabriquera plus en Europe
Sujet ouvert par
Simon Robic
- Dernière réponse le 10 février 2012 à 18h36
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Sans déconner ? Bienvenu dans le monde de la finance et de la banque. ![]() Le pire, c'est que les différents Etats européens ont investi d'énormes sommes contre la promesse de Nokia de rester.
Bien évidemment, Nokia n'a jamais tenu de promesse et une fois rentabilisé l'investissement des Etats et collectivités locales, hop tchao jme barre... Il faudrait obliger cette entreprise, comme toutes les autres, à rembourser les sommes qu'elle a reçu et les investissements en infrastructure. Et les arnaqueurs qui expliquent que c'est un manque de compétitivité sont des escrocs. Qui veut gagner 1€/jour ? Personne. Donc, ce n'est plus un problème de compétitivité, mais de contrôle de nos industries. Au nom de quoi, une entreprise profite de subventions publiques, puis va produire ailleurs, et fait revenir ses produits et tout ça sans payer de taxes particulières ?! Une réponse facile a mettre en place, plus aucun contrat publique pour Nokia en Europe. Ils avaient qu'a réfléchir avant.
De manières assez générales les marché publiques devrait être assortis a des emplois continentaux et ou des transferts d'emplois/de technologies vers la zone économique du commanditaire. Ils ne privent pas dans l'autre sens alors pourquoi toujours regarder par le même bout de la lorgnette. Les états devraient pouvoir faire plier ces entreprises. Il y a un moment ou les peuples européens vont devoir prendre les choses en main si ils ne veulent pas finir en esclaves.
Ces quand même fou de tout fiare en europe pour les grosses entreprises et les multinationales et ,'avoir en retour que des plans de licenciements et des délocalisations alors que tout ces produits sont vendus plus cher en europe que partout ailleurs dans le monde. Tant que nos états continuerons à baisser leurs frocs et à tendre le cul ils trouveront toujours quelqun pour venir y fourrer quelque chose. ![]()
Bah quand on voit le CA de Apple, Nike et co., on se dit que Nokia n'a pas à s'en faire pour ses ventes quoi... ![]() ulhgard, le 09/02/2012 - 16:54 En même temps, sans vouloir me faire l'avocat du diable, ces entreprises réalisent une part de plus en plus grande de leur CA à l'étranger. Elles n'ont plus grand intérêt à rester sur le territoire national mis à part pour quelques gros contrats d'importance stratégique avec l'état. Le capitalisme a toujours eu du mal à considérer la valeur du facteur "humain", car il n'est tout simplement pas quantifiable, ou alors, sous formes de salaires minimums et de charges sociales... Contrairement à un service publique qui n'est pas censé fonctionner pour gagner de l'argent mais s'assurer de la bonne gestion de ses comptes et de leur équilibre, une entreprise vise toujours plus de profit, ça n'est jamais assez. Et plus elles sont grosses, plus elles peuvent se passer de l'avis des consommateurs et des états lorsqu'elles impriment une nouvelle politique encore plus mercantile (et parfois néfaste) que les précédentes (cf. Google). ![]() Tiens j'ai une question, est-ce qu'il y a des constructeurs qui produisent en France/Europe, encore?
![]() barul, le 09/02/2012 - 22:48 STEricsson. http://fr.wikipedia....iki/ST-Ericsson Qui produit l' ARM 2X Cortex A9. A ma connaissance, c'est le seul restant encore en Europe ( en partie seulement ) et pas pour l'intégralité des matériels produits, le coût de la main d'oeuvre asiatique étant impossible à concurrencer en Europe, sans parler des conditions de fabrication, des normes environnementales et des coûts des matières premières. ![]() En même temps c'est prévisible, avec des frontières d'import/export ouvertes, on produit la où ça coûte rien.
Soit on impose des sanctions, soit on ferme les frontières et on oublie la mondialisation... soit on laisse tomber le capitalisme. (Toutes ces solutions sont possibles, faciles non, possible oui) [message édité par dieangel le 10/02/2012 à 00:53
]
![]() dieangel, le 10/02/2012 - 00:17 Sanctions ( je ne vois même pas comment il pourrait en être autrement, à moins de continuer à laisser les politiques se foutre de noggles en nous promettant monts et merveilles pour ensuite laisser l'industrie et la finance se gaver toujours plus sur les dos des électeurs ) et pas des sanctions à la bisounours du genre amende rigolote, mais plus que ce que les subventions publiques ajoutés aux exonérations leur ont permis d'engranger... Essayez donc de gruger le fisc, vous verrez comment la ' négociation ' sera aisée. Fermer les frontières ? Non, ce serait un non sens, par contre, il faudrait peut-être, et ce à l'échelle européenne, mettre en place une forme de carte d'importation pour chaque produit importé ( manufacturé ou brut ) sur lequel les importateurs seraient imposés en fonction de la capacité à produire le même produit en Europe, voire en taxant ces produits pour financer la ré-industrialisation de l' Europe. Laisser tomber le capitalisme ? Ben, si il y a quelqu'un pour nous démontrer que le capitalisme n'est pas autre chose qu'une pyramide de pongi, je prendrai le temps de lui démontrer le contraire, avec la seule différence ( mais de taille ), qui est que l'industrie et la finance ont trouvés les contribuables comme base de leur pyramide, après bien sur avoir épuisé le reste des ' ressources ' pour le fonctionnement de leur pyramide... La Libre circulation des citoyens, oui, des marchandises et ' flux financiers ', non. Qui, parmi ceux qui critiquent Nokia, achètent leurs produits non pas en fonction de leur rapport qualité/prix mais en fonction de l'origine de sa production ?
On a qu a faire comme les tinois chez eux : tu produis pas en europe tu vends pas en europe. Ah putain mais c pas possible puisque ce sont les industriels et financiers europeens qui delocalisent ET qui paient les politiques pour refuser de proteger les populations europeennes.
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Le constructeur finlandais Nokia vient d'annoncer qu'il supprimerait 4 000 emplois en Europe et au Mexique pour les déplacer en Asie. Cela signifie que la firme fermera sa dernière chaîne d'assemblage européenne et que seules quelques finitions continueront d'être réalisées sur le continent.
Cette annonce était attendue. Ce n'est pas la première réduction d'effectifs ou délocalisation que la firme effectue mais elle est représentative des économies que cherche à faire Nokia pour se relancer. En avril 2011, 7 000 emplois avait déjà été supprimés par la firme. Cinq mois après, 3 500 autres postes disparaissaient. Les bons résultats enregistrés par sa gamme Lumia de smartphones sous Windows Phone sont encore très loin d'égaler les score d'Apple et de Google et la firme doit donc réduire ses dépenses.
TechCrunch précise que 2 300 postes sont supprimés en Hongrie, 1 000 en Finlande et 700 au Mexique. Ils ne représentent pas l'ensemble des emplois sur ces territoires mais simplement ceux affectés à l'assemblage de base. Aucune information n'a été donnée sur le sous-traitant asiatique qui serait choisi pour les remplacer, ni sur le pays dans lequel il est installé. Mais si la firme veut réduire ses coûts, la Chine, Taiwan ou la Thaïlande sont des choix classiques.
A l'heure où le débat de l'élection présidentielle insiste sur le "produire en France" et sur les facultés de l'Allemagne à exporter, cette décision est un nouveau coup de massue pour l'économie européenne. Dans un secteur largement dominé par les firmes américaines et asiatiques, l'annonce de suppressions d'emplois par le seul géant européen de l'industrie n'est pas une bonne nouvelle. Antti Rinne, à la tête du syndicat finlandais Pro, rappelle qu'il sera "impossible de faire baisser le chomage et d'augmenter la durée du temps de travail s'il n'y a pas d'emplois".
Même si cette décision était "inévitable" pour Steve Brazier du cabinet d'analyse Canalys qui a livré son sentiment à Reuters, l'Europe doit pouvoir inciter ses entreprises à rester sur son territoire. Sinon, elle perdra, à terme, la faculté de concurrencer les autres pays dans des industries aujourd'hui incontournables.
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