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Le logiciel libre représente 6 % du marché en France
Sujet ouvert par
Mindo
- Dernière réponse le 10 février 2012 à 11h27
![]() ![]() Mindo, le 09/02/2012 - 11:25 Dimension communautaire, ça je serais plutôt d'accord. Quand c'est une boîte privée qui développe un logiciel libre, l'aspect communautaire est forcément moins important. Mais dimension gratuite ??? Un logiciel libre (une fois qu'il est développé) est par définition gratuit, puisque les sources sont accessibles. Ce que les entreprises paient, c'est généralement le service fourni autour du logiciel (installation, configuration, maintenance etc.), ou éventuellement le développement du logiciel complet qui, s'il est libre, devient gratuit. Par ailleurs, la gratuité n'est PAS le but originel du logiciel libre. Ce n'est qu'une conséquence des libertés qu'il apporte. [message édité par milord le 09/02/2012 à 11:44
]
J'ai peur que cela soit pour de mauvaises raisons.
Je suis un farouche défenseur du logiciel libre, mais si les gens s'y intéressent juste à cause de la gratuité sans réfléchir aux vrais avantages du libre je leur dit de passer leur chemin. Enfin j'en suis à 3 nouveau convertis depuis janvier. Donc ces 6% c'est aussi un peu grâce à moi! :-) ![]()
Depuis Janvier O_O et bien! j'arrive "glorieusement" à une moyenne entre 3 et 5 par ans :'( Par contre je ne suis pas d'accord avec toi sur le fait de leur dire de passer leur chemin, je suis très éducation/pédagogie pour ces trucs là : L'intérêt qu'ils portent à la gratuité du truc est un point de départ pour leur faire réaliser ensuite les méfaits des logiciels propriétaires/fermés/privatifs. De la même façon que l'intérêt de quelqu'un sur les logiciels Open Source est un bon début pour ensuite les sensibiliser aux logiciels libres. ![]() Le principal problème est que le logiciel a souvent une offre "low-cost" en termes de suivi, de support et de pérennité.
Certes il y a des forums avec pleins de gens pleins de bonne volonté. Mais parfois ce n'est pas suffisant. C'est un problème que j'ai actuellement avec un logiciel open source : il y a un passage du manuel d'utilisation qui n'a jamais été écrit par la communauté, c'est justement ce point dont j'ai besoin et personne ne peut me donner les explications utiles. Moralité : il y a un concurrent payant à 200€. Pour une entreprise, c'est un coût tout à fait raisonnable et je sais qu'il y aura un interlocuteur que je vais pouvoir harceler jusqu'à avoir des réponses à mes questions. J'utilise pleins de logiciels libres. Mais pour quelques logiciels stratégiques, franchement il faut bien évaluer le risque. ![]() zig, le 09/02/2012 - 14:33 C'est quel logiciel ? ![]()
Quel est le prix de Microsoft Office édition PME ? A ce prix, à quel niveau de support avez vous accès ? Est-il possible d'obtenir un support 7/7 H24 et à quel prix ? Combien coûtent les mises à jour ? Qu'apportent-elles ? A quel rythme doit-on les effectuer ? Quelle assistance peut-on espérer pour les effectuer ? Comment est-il possible de maintenir à flot une petite entreprises de façon légale sans passer une bonne partie des bénéfices dans l'informatique ? Vous avez une heure ;-) ![]() Pour le dev du site, l'image du commentaire de "Fraaargh" sous chrome apparait sous mon "image". Un min-width serait utile dans la css pour un bloc de commentaire.
![]() zig, le 09/02/2012 - 14:33 Il me semble que ça n'a rien de particulier aux logiciels libres. On peut tout à fait se planter avec du proprio bien lourd qui vous a pourtant été vendu bien cher à l'aide de petits fours et des costards-cravates. L'avantage d'une solution très coûteuse pour celui qui la vend, c'est que chez le client le décideur (PDG et/ou DSI) qui aura claqué des millions dans un système qui fonctionne mal préfèrera menacer/mater/virer les utilisateurs qui protestent sous prétexte qu'ils sont des inadaptés, plutôt que d'avouer qu'il s'est planté. zig, le 09/02/2012 - 14:33 D'où le SaaS : tu ne paies que le support. Je suppose que c'est ce qui est dit dans la news sur la "disparition" du côté gratuit. Le logiciel l'est toujours, mais pour l'utiliser, il faut quand même payer (installation, maintenance, formations, hotline, ...) ![]() milord, le 09/02/2012 - 11:43 Absolument d'accord avec ça. Méfiage aussi avec les produits libres ou open-source qui n'en sont pas réellement, un peu comme les produits bio dans les hypermarchés ;-) Code délibérément brouillon et mal documenté, absence d'interlocuteur technique valable et bottage en touche dès qu'on commence à parler d'apporter des modifications. Si l'ouverture du code est un critère important lors d'un investissement, une revue de code est obligatoire avant la signature du contrat. [message édité par anomail2 le 09/02/2012 à 16:27
]
![]() neeko, le 09/02/2012 - 16:14 Article de sebsauvage à ce sujet, un peu daté mais toujours d'actualité il me semble. http://sebsauvage.ne...ource-et-payant ![]() J'ai 7-zip. Je sens que la moitié des gens me diront que c'est pas libre et l'autre moitié me dira que ce n'est pas open-source.
Et là, j'aurais compris pourquoi les gens ont l'image de libre = prise de tête... ![]() anomail2, le 09/02/2012 - 16:26 Plus que jamais, même. ![]() neeko, le 09/02/2012 - 16:14 Le SaaS c'est bien mais faut pas que ça ferme, sinon c'est encore pire que du proprio sans keyfiles, car sans les serveurs de l'éditeur point de salut. Il faut regarder si il y a un plan B en cas de fermeture du service dans la licence. D'habitude y'en a pas :-D Notez à ce sujet que Google peut vous exclure de n'importe quel de ses services sans préavis et sans explication. Baser votre business sur leurs services c'est vivre dangereusement, comme pour ebay. ![]() Sheellon, le 09/02/2012 - 16:30 Ca n'a rien à voir avec le libre. Des problèmes de licence, il y en a, quel que soit le type de licence (libre ou non). C'est juste que dans le monde du logiciel libre, on accorde une grande importance aux licences, parce qu'elles déterminent justement si un logiciel est libre ou non. Pour ce qui est de 7-zip, c'est simple, il suffit de lire le fichier license.txt, qui ne fait même pas 60 lignes... [message édité par milord le 09/02/2012 à 16:41
]
![]() anomail2, le 09/02/2012 - 15:47 Tout simple. Office 2010 pour un poste professionnel c'est 250 euros TTC (Word, Excel, Powerpoint, Outlook). Achat de janvier 2012 pour une petite structure ne bénéficiant pas de tarifs spéciaux. A quel rythme doit-on faire les mises à jour ? - La dernière fois, c'était il y a 6 ans avec (Office 2003). Le niveau de support ? - Franchement, je n'en sais rien. Et en plus je m'en fous. Nous utilisons Office depuis plus de 10 ans et nous n'avons jamais eu besoin du support. Et un support 7/7 H24 pour faire des Word ou des Powerpoint, tu es sûr que c'est utile ? Et si une fois tous les 5 ans, Word ne fonctionne plus : on le réinstalle et on repart à zéro. Par contre, les économies que j'ai faites - Je n'ai pas à me faire chier avec les compatibilités avec Office. Soit mes correspondants ont Word et il n'y a pas de problème ; soit ils ne l'ont pas et ils se démerdent pour être compatibles. Bref, Office n'est pas une suite de logiciel stratégique. Mais il n'y a pas besoin de se faire chier avec des logiciels non standards.
Mais rien n'empèche une entreprise de "s'emparer" du logiciel pour en assurer un suivi professionnel (le meilleur exemple à ce niveau est redhat). Cependant c'est un business modèle encore peu répandu. Mais ce n'est pas la faute du logiciel libre, puisqu'il laisse la possibilité de le faire. Plus un problème de mentalité je dirais, mais apparemment c'est en train de changer (6% c'est tout de même pas rien, ce n'est plus 2 boites de 5 gus). Il faut aussi sensibiliser les gens à la problématique du logiciel libre, de pérennité des données, etc... De façon à augmenter la demande, et donc, en théorie, l'offre. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. |
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Tandis qu'une décision de justice rendue cette semaine a de nouveau mis en lumière la persistance du problème de la vente liée en France, le pays semble paradoxalement s'imposer plus que jamais sur le terrain du logiciel libre. C'est en tout cas ce qui ressort d'une étude conduite par le cabinet Pierre Audoin Consultants (PAC). Les entreprises manifestent un intérêt croissant pour l'open source.
Selon PAC, "le logiciel libre poursuit progressivement sa conquête des entreprises en France. Cependant, en devenant une approche fortement déployée et industrialisée au sein des entreprises, le logiciel libre a aussi perdu certaines de ses spécificités originelles". Son développement dans la sphère professionnelle s'est ainsi traduit par un recul de ses dimensions gratuite et communautaire, estime le cabinet.
En 2011, le logiciel libre en France a représenté près de 6 % du marché des logiciels et des services. Le secteur devrait conserver son dynamisme pour cette année, avec un volume de 2,5 milliards d'euros. Toutefois, sa croissance devrait ralentir d'ici 2015. À ce moment-là, le logiciel libre devrait atteindre 9 % du marché des logiciels et des services dans l'Hexagone.
Avec l'intérêt croissant du monde professionnel pour l'open source, la France pourrait bien un jour devenir la championne toute catégorie du logiciel libre. Elle en prend en tout cas le chemin. En effet, comment ne pas se souvenir de la cartographie réalisée il y a quelques années par Red Hat, une société américaine spécialisée dans l'édition de distributions Linux (Fedora) ?
À l'époque, l'étude de Red Hat avait révélé que l'Hexagone était classé numéro un des pays les plus actifs en matière d'open source. Dans les critères gouvernementaux et communautaires, le pays était en première et troisième position. Seuls les critères industriels étaient vraiment médiocres, puisque la France pointait alors à la vingt-cinquième place.
L'étude conduite par Pierre Audoin Consultants montre visiblement que la vision des industriels est en train de changer. D'ailleurs, le cabinet affirme que "la France reste le marché phare du logiciel libre dans le monde, avec de nombreuses compétences de haut niveau qui ont une influence non négligeable dans les communautés".
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