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Un photographe accuse Hadopi de contrefaçon
Sujet ouvert par
Guillaume Champeau
- Dernière réponse le 15 février 2012 à 09h46
![]() J'ai paumé le compte, on en est au Fail n° combien ?
[message édité par leZilou le 09/02/2012 à 09:56
]
![]() Que faireâ€
Défendre Hadopi qui se prend un retour de flammes ou défendre un type qui fait parti d'un caste qui aimerai mettre en place des autorisations de photographier ? Dur dur†Hum non, qu'ils aillent tous au diable. ![]() Zergy, le 09/02/2012 - 10:23 +1 Ce gars s'en fout des libertés sur internet, tout ce qui l'intéresse, c'est faire chier la Hadopi et faire pression dessus, parce qu'elle utilise habituellement des images qui proviennent d'une source qui ne lui plaît pas. Sur le principe, ça pourrait me faire plutôt rire, mais en fait, je trouve que c'est un moyen de pression assez minable, vu le but recherché. ![]() Alex.L, le 09/02/2012 - 10:12 Où est le problème si les auteurs sont cités et si les photos sont en CC ? ![]() Y'a quelque chose qui me dérange vraiment dans l'argumentation du photographe, qui comme le dit milord, compte juste mettre la pression sur la Hadopi.
Photo "adaptée à une utilisation commerciale", version gratuite filigranée... Où est le problème ? La licence impose-t-elle une mention de l'auteur ? Hadopi a payé la photo, bah voilà qu'est ce qu'on peut dire... Hadopi est hors-la-loi ? Apparemment pas. La pratique impose-t-elle de mentionner l'auteur , même après achat de l'image (enfin d'une licence d'utilisation de l'image...) ? "La pratique impose-t-elle de mentionner l'auteur , même après achat de l'image (enfin d'une licence d'utilisation de l'image...) ?"
Sérieusement les gars avant d'avancer des théories inventées de toutes pièces renseignez-vous ! Bien sûr ! même acheté la photo doit comporter le nom de l'auteur, c'est le droits d'auteur, c'est une obligation juridique... Fotolia vend des photos en "libre de droits" ce qui n'a aucune valeur juridique. Hadopi accepte ce que la justice française n'accepte pas. Le tout est mis à disposition d'éditeurs, graphistes et même administrations qui au lieu de faire travailler les photographes et leur permettre de vivre de leur métier ils achètent les photos souvent d'amateur en quête d'égaux, de générosité aveugle ou d'argent facile, le tout pour trente centimes la photo. Depuis quand un particulier peut vendre du pain dans la rue ? Depuis quand un touriste répare votre voiture ? Il y a des professionnels pour ça, passer par l'amateur tue la profession. Merci Hadopi. ![]() Pierre336655, le 09/02/2012 - 11:22 Ok pour tout le volet sur le droit d'auteur et la législation, mais pour ce qui est du photographe amateur, si sa photo convient, c'est peut-être qu'on n'a pas besoin du pro... ![]()
Donc selon ce photographe, Hadopi serait en tort parce qu'ils ont utilisé une photo de Gettyimages qui n'est pas cité dans les mentions légales du site qui ne parlent que de Masterfile ? Je n'ai pas vérifié toutes les images du site Hadopi, mais juste celle qui illustre cet article : la femme à plat ventre qui écoute de la musique. Il faudra juste apprendre à ce type à utiliser les bons mots clés dans sa recherche. Il m'a fallu exactement 3 minutes pour trouver la photo dans Masterfile. Il s'agit de la photo 600-01764691 . Donc, on dit comment ??? Epic Fail ??? PS : Guillaume, tu peux rajouter ceci à ton illustration de l'article ? ![]() [message édité par zig et puce le 09/02/2012 à 12:06
]
![]() Pierre336655, le 09/02/2012 - 11:22 En effet j'ai largement tort. Bon par contre, je me dispense de répondre à ton paragraphe sur "l'amateur tue le professionnel et les chatons". Merci pour ton premier et dernier message sur le site.
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En effet, les fiches sont illustrées de photographies qui ne sont pas créditées sur les documents publiés, comme l'exigerait pourtant le respect du droit moral de l'auteur. La pratique veut qu'au moins le nom de l'agence et du photographe soient mentionnés, ce qui n'est pas le cas. Mais y a peut-être plus embêtant.
Comme le remarque le photographe, les mentions légales du site officiel de l'Hadopi indiquent que toutes les photographies du site sont issues de la base MasterFile France, qui propose un vaste catalogue de photos à bas coût. Or toutes les photographies exploitées ne seraient pas proposées par MasterFile. "Je retrouve la photographie d'un "costume cravate avec des gants de boxe dans un champ de blé" présentée sur l'une des fiches mises en ligne par l'Hadopi", raconte le photographe. Mais "de retour sur le site de l'Hadopi, je navigue de rubrique en rubrique et je constate encore l'absence de crédits, sur l'ensemble des images présentées". C'est alors qu'en fouillant grâce à l'extension TinEye pour Firefox, il découvre que l'une des photos du site "provient du stock Gettyimages" (voir ici), sans que l'agence ne soit jamais créditée. Une situation qu'il retrouve plusieurs fois.
Les photographes professionnels en colère contre l'Hadopi
"L'Hadopi est clairement hors la loi lorsqu'elle publie ces images sans mention du ou des auteurs. Une attitude d'autant plus impardonnable et injustifiable lorsqu'elle est commise par une institution qui prétend alerter les usagers sur "la circulation non autorisée d'œuvres protégées par un droit d'auteur", condamne le photographe. Une situation d'autant plus ironique que l'Hadopi a lancé des travaux destinés à faire respecter le droit moral des photographes.
Ca ne pourrait n'être qu'une anecdote, mais elle est représentative de la forte tension qui existe entre l'Hadopi et les organisations de photographes profesionnels, qui n'ont pas digéré la labellisation du service Fotolia. Ils estiment que la Haute Autorité devrait non seulement respecter le droit d'auteur, mais aussi promouvoir une juste rémunération des photographes professionnels qui subissent de plein fouet la concurrence des stocks de photos que l'Hadopi est la première à utiliser pour illustrer son site. "Nous ne pouvons que conseiller à l'Hadopi d'avoir recours à un photographe professionnel français plutôt que d'utiliser des images de stocks étrangers. Cela aurait pour mérite de contribuer au développement de l'activité photographique en France, de se conformer à la politique gouvernementale du "Made in France", et de ne pas aggraver, avec l'argent de nos impôts, le déficit de notre commerce extérieur", conclut Guillaume Leroy.
Il suggère à l'Union des Photographes Professionnels (UPP) et à la Société des Auteurs de l'Image Fixe (SAIF), dont il est membre, de se saisir de cette affaire.
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