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Neil Young voit le piratage comme la radio du 21ème siècle
Sujet ouvert par
Mindo
- Dernière réponse le 04 février 2012 à 02h52
![]() "Cependant, Neil Young est persuadé que ce n'est pas une fatalité. L'industrie du disque a les moyens de répondre au piratage autrement que par la répression : il suffit de proposer une offre légale au moins équivalente à ce qui est disponible illégalement"
Tout est dit la ! Qu ils proposent quelque chose de qualité aà un prix raisonnable. Ils croient quoi que si ils font un forfait pas trop cher incluant de la musique, les gros consommateurs qui payent tout vont y gagner...ben oui, eux depenseront moins...mais énormément de gens qui depensent moins que les gros addict de la zique, eux, auront tot fait de basculer vers un legal type forfait pour telecharger leur zique, plutot que de pirater....car la pluspart des gens achetent quand meme un peu de musique, vont au concert, c est souvent le cas :exemple mon budget "musique/concert" annuel est fixe ; donc j achete mes 3-4 albums annuels, et vais voir 2 ou 3 concerts par an. Apres si je veux ecouter autre chose, les choix c est soit du gratuit, soit webradio, soit streaming, soit téléchargement...au final l industrie musicale ne perd rien...mais je consomme de la zique qui ne leur fait rien gagner.... alors qu avec un forfait, si cela colle a peu pres a mon budget, le question ne se poserais plus.... enfin voilou ![]() Dites vous que le bestiau doit avoir pas loin de 70 ans en plus... comme quoi, c'est vraiment pas une question d'âge la connerie, juste de milieu dans lequel on évolue et de culture.
Faut croire que les gens qui dirigent les majors (and co) sont tous issus du même moule, et tous aussi archaîques, réfractaires au changement, voleurs et menteurs pour refuser à ce point de bouger. Tain, le pognon qu'engrange MU/RS et assimilés, les sites de newsgroups et les sites payants de dl ed2k/bt c'est les ayants-droits qui devraient se le faire depuis des années, si ils avaient donné au public ce qu'il veut au lieu de la merde en barre de qualité moisie, ultrachère, avec moins de la moitié du catalogue et bourré de drm pourris qu'ils nous vendent... Les gens PAYENT pour pouvoir dl illégalement, donnez leur la même chose en mieux (c'est pas dur, ils ont les sources donc peuvent faire de la qualité au lieu de la merde en 480 qu'ils font maintenant, rippé par des handicapés mentaux, ou le mp3 256 max au lieu du lossless :/), avec un catalogue centralisé, des trucs bien taggués, tout le catalogue de tous les labels/maisons de disques/prods avec des abonnements mensuels et ils vont gagner un max. "il suffit de proposer une offre légale au moins équivalente à ce qui est disponible illégalement"
Il en vient a la même conclusion que gab newell: la piratage c'est avant tout un problème de service. ![]() Le sois disant "piratage" est souvent une forme de marketing.
Un chanteur qui n'est pas "tête de gondole", délaissé par le marketing et le matraquage radiophonique n'a pas d'autre solution pour tenter d'exister musicalement que d'organiser son propre "piratage". J'avais vu un reportage sur un réalisateur français de films de cul, qui se lamentait à propos du piratage, avouer avoir lui même mis en partage ses propres films et annoncer fièrement que le nombre de téléchargements avait été formidable. Évidemment il se lamentait parce qu'il calculait "un téléchargement = une vente perdue" comme tous les crétins que nous connaissons. Le téléchargement c'est juste un moyen de diffusion, pouvant être de la promotion par exemple. On ne télécharge pas la sensation et l'ambiance d'un concert live. Si on aime quelqu'un on va le voir en spectacle... et combien de spectateurs (payants faut-il le préciser) n'auraient jamais eu l'idée de venir s'ils n'avaient pas au préalable écouté sa musique, même gratuitement ? Deux passages
notables: 'It's not that digital is bad or inferior, it's that the way it's being used isn't doing justice to the art.....The MP3 only has 5 percent of the data present in the original recording. †The convenience of the digital age has forced people to choose between quality and convenience, but they shouldn't have to make that choice.' 'Steve Jobs as a pioneer of digital music, and his legacy is tremendous.....But when he went home, he listened to vinyl. And you've got to believe that if he'd lived long enough, he would have done what I'm trying to do.' ![]() Ca fait du bien de temps en temps, d'entendre des gens intelligents (et moins cupides que d'autres) s'exprimer.
[message édité par mosquito33 le 03/02/2012 à 12:56
]
![]() Enrico ! ! Enrico ? Espèce de bourricot, tu as lu ce que dit Neil ?
Ah non.... c'est vrai, tu sais pas lire, non plus... ![]() @Seurph "C'est un bon début tout de même."
Oui. Cependant la seule carotte que le consommateur accepte de manger n'est-elle pas celle d'une baisse des prix (pourquoi payent-ils megaupload et pas itunes n'co)? Le choix de la qualité reste un choix secondaire pour nombre de personnes sinon pourquoi ses personnes téléchargeraient-elles illégalement des produits de moindre qualité? En tout cas pour l'instant j'ai l'impression que l'on se fait bien carotter. Ceci dit je n'ai aucune compétence quand à l'évaluation de la justesse des prix pratiqués et si qq1 peut m'éclairer sur ce point je suis preneur. [message édité par rgba8 le 03/02/2012 à 12:58
]
![]() Il a raison cet homme là .
sinon : "les stations FM paient également une rémunération à la Sacem, qui se charge ensuite de la reverser aux auteurs et compositeurs." oui, ben les webradios aussi .... c'est d'ailleurs pour cela que des web radios française, il n'y en a plus !!! les web radios associatives payent un minimum de 60 € mois extrait de http://www.sacem.fr/...dio-associative : "Les auteurs, compositeurs et éditeurs de musique dont les ?uvres seront diffusées seront rémunérés à hauteur de 6% de l'ensemble du budget avec pour toute webradio : dont le budget annuel est inférieur à 15.000€, un minimum de 60€ par mois pour les trois premiers canaux de diffusion, dont le budget annuel est inférieur à 40.000€, un minimum de 120€ par mois pour les trois premiers canaux de diffusion. Si le budget annuel de votre web radio associative dépasse les 40.000 euros, merci de vous référer aux conditions tarifaires applicables à une web radio commerciale. Par ailleurs, nous vous précisons que si vous utilisez des enregistrements produits par des maisons de disques, vous devez également obtenir l'autorisation de ces dernières pour diffuser leurs enregistrements. La SCPP (Société Civile pour l'exercice des droits des Producteurs Phonographiques) et la SPPF (Société Civile des Producteurs de Phonogrammes en France) pourront répondre à vos questions." ![]() ddgun, le 03/02/2012 - 12:53 Oui enfin bon, le côté "qualité" ça marche pour des enregistrements de Neil Young, mais si tu savais le nombre de studios d'enregistrements qui bossent sur du mp3 direct (OMFG l'horreur :/) pour leurs enregistrements (et même pas de la bonne qualité) et le nombre de boîtes qui envoient des masters dans le même format pour la presse de cd.... Le pire c'est que ça fait longtemps qu'avec les évolutions technos on aurait du se voir proposer de la meilleure qualité, au final ils n'ont fait que la réduire pour "diminuer les coûts", et après les rapaces se demandent pourquoi les gens considèrent la musique comme un kleenex/un truc de conso et non plus comme un art... c'est simple ça fait 30/40 ans qu'on nous la vend comme un kleenex, faut pas venir pleurer maintenant. Le seul problème étant les dommages collatéraux (des artistes comme Neil Young qui ont toujours considéré la musique comme un Art, le public comme un partenaire indissociable de son art, et qui a toujours eu un profond respect pour ses fans), mais sinon, ça ne changera pas, on ne reviendra plus jamais dans le modèle archaique du racket des majors du paiement à l'unité à un prix prohibitif. C'est mort. Il faudra encore quelques années pour que ça disparaisse complètement mais ça disparaîtra. ![]() rgba8, le 03/02/2012 - 12:58 De "moindre qualité" faut voir, ce que tu trouves sur MU and co c'est au moins de aussi bonne qualité que ce que tu trouves sur itunes et autres boutiques en ligne la plupart du temps, et dès que tu cherches du FLAC, c'est 100 fois mieux. Ils payent pour PLUS de choix, PLUS de qualité, PLUS de facilité et MOINS de contraintes, pour MOINS cher. On trouve aussi tout à fait de la bonne qualité sur internet.
Suffit de ne pas prendre n'importe quoi. (on peut même vérifier qu'il s'agit de rips parfaits) Mais globalement les propos de Neil Young sont pleins de bons sens. ![]() @Ashareth
Autant pour moi, j'ai lu trop vite et pas cliqué sur le lien du paragraphe :"Ce n'est pas en se dispensant d'un véritable effort sur la qualité des produits... Même série, même épisode. La différence était alors flagrante." Raison de plus pour pirater alors ![]() Je continue de penser qu'une seule amélioration de la qualité et du service ne suffira pas à ramener les consommateurs vers l'offre légale. Pourquoi freemobile était-il temps attendu
? Le nerf de la guerre c'est le prix. ![]() C'est double en fait. Il faut :
- la qualité (au moins aussi bien que le piratage, ce qui est loin, très loin d'être le cas jusqu'ici) - l'amélioration du service avec un prix raisonnable. Le problème pour le moment est que le point numéro 2 est inexistant. Le numérique "légal" coûte presque le même prix que le physique légal (voir plus), pour une qualité moisie ou décente (au mieux), sans avoir les avantages du piratage. Colle un site centralisé (ou une demi-douzaine si tu veux) avec TOUT le catalogue de tous les éditeurs de musique au monde dedans, le tout en FLAC, avec un abonnement mensuel de 7/10€ et je te garantis qu'il cartonne.... Pareil pour les films si tu as ça avec les films et les subs dans toutes les langues fournis avec. Les gens payent DEJA 5/10/20€ par mois pour des accès illimités newsgroups, trackers privés, scene dumps, xdcc, MU/RS/DDl pour avoir ce qu'ils veulent, quand ils veulent, les ayants-droits ont les moyens de faire MIEUX que l'existant parce qu'ils peuvent alimenter eux même le catalogue, l'indexer, mettre tout au même endroit, garantir qu'il n'y a pas de fakes, garantir de bons débits, ne pas avoir 400 exemplaires du même produit/films/album avec 3 octets de différence, etc. Le tout leur rapporterait plus en base mensuelle qu'ils n'en gagnent en 3/4 mois maintenant (ben oui, quand tu prends leurs propres chiffres, c'est en moyenne 2.5 cd par an et par personne en France, et moins d'un film par mois, EN COMPTANT les cartes illimitées... ce qui donne un truc de l'ordre 40€+110€ dont ils touchent, peut être, la moitié au total, sans compter les coûts de distribution... A 10€ par mois par foyer ça fait 120€ par an... dont ils touchent la totalité, ou peut être seulement 80/90% si il y a un organisme de collecte). C'est pas degueu si on réfléchit, mais ces gens là ne réfléchissent pas, ont la trouille que tout le monde soit comme eux, un ramassis de voleurs arc boutés sur des concepts dépassés parce qu'ils ne comprennent pas leurs clients, et refusent de s'adapater au marché, parce qu'ils sont habitués depuis 40+ années à ce que le marché s'adapte à leurs désirs. C'est dommage, ils sont en train de pourrir nue transition qui aurait du leur être favorable, et qui va probablement les tuer et les transformer en "content" pour les fournisseurs d'accès/opérateurs telecom, juste le petit "plus" pour attirer les clients, comme les abonnements deezer inclus dans les abo FT.... Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. |
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C'est une déclaration qui ne manquera pas d'être abondamment commentée. Convié à une conférence organisée par All Things D, le chanteur et guitariste canadien Neil Young a tenu un discours sur le piratage et Internet quelque peu différent de la position traditionnellement défendue par l'industrie de la musique en général, et les maisons de disques en particulier.
"Je considère Internet comme une nouvelle radio" a avancé l'artiste, estimant que la radio d'autrefois, celle qu'il a en mémoire, a disparu. À la place, il y a désormais le téléchargement illicite. "C'est de cette façon que la musique se propage". Les internautes ne passent plus par les stations FM pour découvrir de nouveaux artistes, de nouveaux talents ou de nouveaux genres.
Bien entendu, il y a une différence de taille entre les radios FM et Internet. En France, les premières bénéficient d'une licence obligatoire leur donnant l'autorisation de diffuser tous les titres qu'elles souhaitent, à condition de rémunérer les titulaires de droits aux tarifs négociés collectivement. Un tel mécanisme n'existe pas avec Internet. En tout cas pas avec le téchargement illégal.
Les radios versent à la SPRE ce qu'elles doivent pour les droits voisins (producteurs, artistes-interprètes), qui redistribue ensuite aux quatre SPRD (SCCP, SPPF, ADAMI et SPEDIDAM), qui elles-mêmes redistribuent aux ayants droit. Par ailleurs, les stations FM paient également une rémunération à la Sacem, qui se charge ensuite de la reverser aux auteurs et compositeurs.
De ce constat, Neil Young s'interroge alors sur la qualité de l'offre légale. À quoi bon se battre contre le phénomène du piratage si dans le même temps le catalogue proposé aux internautes n'est pas au niveau ? Si la musique proposée sur les plates-formes n'est pas d'une qualité technique supérieure, c'est-à-dire présentant un excellent format audio, que ce qui est disponible sur Internet, alors c'est inutile.
La meilleure manière de contrer le téléchargement illicite est de proposer une jolie carotte à l'internaute et non pas de le menacer avec un bâton. C'est la valeur ajoutée offerte par le service qui sera la meilleure réponse au piratage. Cela n'éradiquera pas le piratage, mais cela conduira des consommateurs à sortir leur porte-monnaie au lieu de se rendre sur BitTorrent ou sur un hébergeur spécialisé.
Ce n'est pas en se dispensant d'un véritable effort sur la qualité des produits proposés à la vente que l'industrie du divertissement redressera la barre. Il suffit de voir les comparatifs en la matière. En 2007, Gizmodo avait comparé une vidéo téléchargée sur un réseau P2P et celle achetée sur iTunes. Même série, même épisode. La différence était alors flagrante.
Dans le domaine de la musique en ligne, le format le plus commun est le MP3. Et pour cause, son algorithme de compression permet de réduire drastiquement la taille du fichier au prix de quelques sacrifices. En effet, certaines données sont détruites au cours du processus. Lorsque le haut débit était encore rare, le MP3 était donc bien plus pratique que d'autres formats plus lourds.
Pour Neil Young, le MP3 sur Internet est donc, d'une certain façon, équivalente à la mauvaise qualité sonore accessible via la radio. Maintenant que le haut débit est généralisé, le chanteur canadien invite l'industrie de la musique à passer rapidement à la "qualité CD" sur Internet, c'est à dire à proposer de nouveaux formats, de meileure qualité, pour couper l'herbe sous le pied du piratage.
C'est par ce côté que l'industrie musicale doit répondre au piratage. Neil Young en est en tout cas persuadé : c'est par la qualité et la valeur ajoutée que le téléchargement illicite sera combattu le plus efficacement. Car en fin de compte, ce phénomène n'est que la conséquence de l'inadaptation de ces anciennes industries à l'ère numérique.
( photo : BY-NC Andrea Barsanti )
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