L'UMP, "le parti des droits et des devoirs". Quand parlera-t-on des de
Sujet ouvert par Guillaume Champeau - Dernière réponse le 12 mars 2013 à 11h24
C'est le nouveau slogan de l'UMP, pour la campagne 2012 : "le parti des droits et des devoirs". L'occasion pour nous de rappeler que s'il faut effectivement un équilibre entre droits et obligations, il serait temps d'ouvrir un grand débat sur le droit d'auteur à l'aune des devoirs des créateurs. Quels sont et quels devraient être, vis à vis de la société, les droits et les devoirs de ceux qui se sont donnés comme profession le fait de créer des oeuvres ?

Ce débat est particulièrement crispant sur la question du domaine public. Nous l'avons ressenti avec une certaine stupeur lors du débat organisé au MaMa 2011 par CD1D, où étaient presque exclusivement présents des professionnels de la musique. Le fait de rappeler qu'une oeuvre appartient par principe non pas à l'auteur mais à la société tout entière, et que c'est par l'effet d'un contrat social (le droit d'auteur) que l'oeuvre est d'abord gérée en exclusivité par l'auteur pendant une période strictement limitée, a été vécu comme un véritable affront d'éffronté par les auteurs, artistes, producteurs et éditeurs présents. C'est pourtant bien cela ; l'oeuvre appartient au domaine public, mais par la loi la société accorde à l'auteur un monopole temporaire dont l'idée originelle était qu'il devait permettre à l'auteur de créer d'autres oeuvres. Le temps de ce monopole, l'auteur touche les droits qui lui permettent de vivre pendant la création de la prochaine oeuvre. Et ainsi de suite.

Depuis, ce principe originel qui reste inscrit dans la construction juridique du droit d'auteur a été totalement oublié par les auteurs et ceux qui les défendent. Surtout, il a été totalement galvaudé. Au point que la durée du monopole est devenu une variable d'ajustement des prestatations sociales, dont on voudrait compenser la pauvreté par un affaiblissement du domaine public.

Dans l'esprit des créateurs professionnels, le domaine public n'est plus vu comme une normalité, mais comme une exception anormale. Comme une forme d'expropriation qu'il faudrait refuser. "Je m'y emploie", nous répondait presque sérieusement la représentante de la Sacem, Mme Kerr-Vignale, lorsque nous redoutions que dans 400 ans, les oeuvres réalisées aujourd'hui seraient toujours couvertes par le droit d'auteur exclusif, sous l'effet des prolongements successifs. Depuis le Statute of Anne de 1709 (ce qui était hier à l'échelle de l'humanité), la durée du monopole est passée de 14 ans après la création de l'oeuvre à 70 ans après la mort de l'auteur.

Par ailleurs, les auteurs ont oublié que ce n'est pas parce qu'ils ont un droit qu'ils ont le devoir de le faire respecter. L'affaire Paroles.net est à cet égard révélatrice. Voilà un site dont l'activité ne causait aux ayants droit qu'un préjudice minimal, qui ne générait pas de revenus suffisants pour permettre sa légalisation dans les termes financiers voulus par les ayants droit, qui ne connaît aucune concurrence "légale" véritable, et qui a dû fermer ses portes parce que les ayants droit ont décidé qu'il fallait payer (et si possible cher) toute exploitation de leurs oeuvres. Même les plus insignifiantes sur le plan économique. L'absurdité est telle que même l'Hadopi s'en est emparée pour tenter de comprendre, via ses Labs, quelle pouvait être la motivation des ayants droit.

Que cela plaise ou non, que ce propos paraisse juste ou injuste, il reste que l'auteur ne vit bel et bien que grâce au monopole temporaire que lui accorde le public sur son oeuvre. C'est le citoyen, à travers le législateur, qui permet à l'auteur de créer et d'en être rémunéré. C'est ce qui rend plus d'autant plus absurde le fait que ce même législateur permette aux auteurs d'attaquer les citoyens, à travers l'Hadopi ou des actions judiciaires. Les deux mouvements opposés ne sont guère compatibles. Or il faut rappeler ici, une nouvelle fois, les propos de Victor Hugo lorsqu'il prononçait en 1878 son discours d'ouverture de l'Association littéraire et artistique internationale (ALAI) :



Le principe est double, ne l'oublions pas. Le livre, comme livre, appartient à l'auteur, mais comme pensée, il appartient — le mot n'est pas trop vaste — au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit. Si l'un des deux droits, le droit de l'écrivain et le droit de l'esprit humain, devait être sacrifié, ce serait, certes, le droit de l'écrivain, car l'intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous. (Marques nombreuses d'approbation) Il ajoutait ensuite : "mais, je viens de le dire, ce sacrifice n'est pas nécessaire". Il ne l'est pas davantage aujourd'hui. Mais l'on est en train progressivement de sacrifier "l'intérêt public" sur l'autel du droit de l'écrivain. Il faut revenir aux fondamentaux, ouvrir un grand débat public sur la légitimité des droits des auteurs, et rééquilibrer les deux plateaux de la balance. Une mission toute trouvée pour le "parti des droits et des devoirs". A moins que les droits ne soient que d'un côté, et les devoirs de l'autre ?

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Leur nouveau slogan ne prouve qu'une chose: leur dédain croissant envers la population et tout ceux qui ne sont pas des "amis du Fouquet's".

S'il y a un parti qui a le plus bafoué les lois en France, c'est bien l'UMP.
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Hélas aujourd'hui, c'est toute une société qui est basé sur cette pervertion du droit d'auteurs. Aujourd'hui, de mon point de vue, le reve americain c'est quoi... inventer ou ecrire un truc qui te permettra d'en tirer une rente toute ta vie.

Le jour où vous raconter un projet de livre que vous etes entrain d'ecrire a votre coloc, et que sa premiere reaction c'est "ah bah je peux t'aider, a deux c'est plus vite! comme ça on le sort, on le vend et si ça marche on va pouvoir arreter de travailler"... bah c'est etrange
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Demian, le 14/11/2011 - 16:13
Leur nouveau slogan ne prouve qu'une chose: leur dédain croissant envers la population et tout ceux qui ne sont pas des "amis du Fouquet's".

S'il y a un parti qui a le plus bafoué les lois en France, c'est bien l'UMP.


ouai, alors la par contre, j'ai beau ne pas supporter la droite, c'est un terrain sur lequel je m'avancerais pas
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Draak, le 14/11/2011 - 16:14
Demian, le 14/11/2011 - 16:13
Leur nouveau slogan ne prouve qu'une chose: leur dédain croissant envers la population et tout ceux qui ne sont pas des "amis du Fouquet's".

S'il y a un parti qui a le plus bafoué les lois en France, c'est bien l'UMP.


ouai, alors la par contre, j'ai beau ne pas supporter la droite, c'est un terrain sur lequel je m'avancerais pas


Ne pas élargir à un autre contexte que celui de l'article, à savoir les lois sur le droit d'auteur. J'aurais dû préciser dés le départ. Toutes mes confuses.
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excellent article
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L'UMP est le parti des droits des puissants et des devoirs des faibles.
[message édité par agathon666 le 14/11/2011 à 16:22 ]
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Très intéressant, merci.
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Très bon article, mais son titre ne le met vraiment pas en valeur. Je m'attendais à un article à la limite du troll contre l'UMP et je trouve un article bien pensé sur les problématiques liées au droit d'auteur. Du coup j'aimerais partager l'article via Facebook, mais tout ce que les gens verront c'est le titre, qui ne les incitera pas à lire l'article.
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Je vais changer le titre alors
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Très bon article de fond qui remet les choses dans leur contexte...
Et forcément, y'en a qui sont gênés de se voir "rabaissé" au rang qu'ils n'auraient jamais du quitter.

A diffuser !
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Merci Guillaume pour ce salutaire rappel de l'origine des principes que les busards de l'UMP tordent et retordent (mais pas qu'eux). Le droit d'auteur, à l'origine et jusqu'il y a peu, c'était bien un monopole provisoire et personnel, une simple parenthèse dérogatoire au principe général de domaine public : la "récompense", la contrepartie qu'accorde la société à un créateur qui lui apporte son art, afin de l'encourager à recommencer.

Le problème, c'est que de plus en plus, les clientélistes qui rédigent les lois contemporaines n'ont jamais ouvert un bouquin de droit. Ou s'ils l'ont fait, ils se sont empressés de l'oublier en adoptant les thèses de quelques corporations... ces industries qui se sont justement appuyées sur le droit d'auteur pour créer un "droit d'éditeur" à l'ère de la musique enregistrée.

La musique enregistrée étant en passe de disparaître, le "droit d'éditeur" aussi. Il est même très urgent que disparaissent les prérogatives des éditeurs pour rendre aux auteurs la rémunération qui n'aurait pas dû leur échapper à ce point. Deux exemples des effets bénéfiques : ramener la durée du monopole à quelques années, au lieu des décennies actuelles. Et rendre aux artistes les 80 à 90% de rémunération qu'absorbent les intermédiaires économiques devenus inutiles.

J'ajoute un article, sur des questions un peu voisines mais plus centrées sur l'audiovisuel : http://culturevisuelle.org/icones/2191
[message édité par U. Harkogansk-Malatesta le 06/02/2012 à 14:23 ]
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1 messages publiés
tout à fait d'accord, très bon article de fond, alors que pourtant au départ on s'attend à un petit troll sur le slogan UMP! enfin si j'avais le choix je voterai pour Victor Hugo sans hésiter :-) comment la société actuelle fait tout pour faire passer à l'oubli ce genre de règles élémentaires ?
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Personnellement, depuis que les majors en tout genre se sont lancées dans la répression à tout va, je considère qu'à partir du moment où
- je suis allé voir un film au cinéma
- qu'un film est passé à la télé

Je m'octroie le droit de le télécharger afin de le revoir quand j'en ai envie.

Malheureusement c'est ma loi, et pas LA loi
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Khadafi n'aurait pas mieux dit.
db
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1884 messages publiés
yonux, le 14/11/2011 - 17:18
Personnellement, depuis que les majors en tout genre se sont lancées dans la répression à tout va, je considère qu'à partir du moment où
- je suis allé voir un film au cinéma
- qu'un film est passé à la télé

Je m'octroie le droit de le télécharger afin de le revoir quand j'en ai envie.

Malheureusement c'est ma loi, et pas LA loi

SAns compter qu'une prolongation des droits à 70 ans après la mort de l'auteur c'est dire merde au simple salarié ou commerçant ainsi qu'aux populations qui n'ont pas le moyen de se payer un BD ou aller au cinoch.
db
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La prolongation des droits continuera tant que personne n'aura dit "merde" à Disney malheureusement.
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189 messages publiés
je pense que le galvaudage du droit d'auteur est principalement du à l'émergence du droit de propriété intellectuelle, principalement sponsorisé par de grosses boites commerciales qui ont les moyens (dans tous les sens du terme) de défendre et de modifier ce droit à leur profit.
d'autre part, on constate aujourd'hui que les principaux bénéficiaires du droit d'auteur (ou plutot de l'exploitation des oeuvres, bref des droits voisins) sont justement de grosses boites commerciales, voire de très très grosses (vivendi universal), lesquelles sont totalement sourdes à toute considération sociale de l'oeuvre ou du droit en question.

bref, sinon pour le parti "des droits et des devoirs", c'est dans la même ligne que la "république irréprochable" ou ce genre de truc militant pour un monde tout bleu ou tout le monde est beau et gentil.
personne n'y croit, vu le nombre de casserolles que l'UMP se trimballe depuis 5 ans, et va continuer de se trimballer. Parce que c'est bien gentil de se la jouer les pères la vertu, encore faut-il se l'appliquer afin d'être crédible.
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7 messages publiés
Je suis musicien. Compositeur en fait. Ecrire et vendre ma musique, c'est mon gagne-pain. J'ai bossé très dur, et je continue de bosser dur pour pouvoir gagner ma vie avec ma création.


Et parce que j'ai bossé et que je bosse très très dur pour y arriver, moi seul, j'aimerais beaucoup que ma musique ne serve qu'à faire vivre ma famille et moi-même. Certainement pas une bande de glands qui s'enrichira sur mon travail pendant plus d'un demi siècle après ma mort...


J'ai beau être auteur, je trouve les réactions de la génération qui me précède totalement scandaleuses et vides de sens. JIl est normal qu'un auteur puisse vivre de sa musique, de ses films, de ses livres et de n'importe quel domaine dans lequel il exerce.... il est aussi normal d'avoir des organismes, sociétés qui aident dans ce sens. Mais il est beaucoup moins normal que des sociétés, des personnes n'ayant à aucun moment fait partie du processus créatif ou représentatif se remplissent les poches d'une manière indécente voire malsaine...
Et je parle même pas de certaines pratiques d'organismes que je ne citerai pas.... "Tiens, ce musicien là est mort, on a deux héritiers potentiels.... Et si on faisait en sorte que les héritiers se foutent sur la gueule, comme ça nous on continue d'encaisser tranquillement les droits pendant que les héritiers se battent pour savoir qui y aura droit ?"

J'attends sincèrement une solution un poil plus équilibrée dans le futur... Pas envie qu'une bande de robots cravatés bouffe sur mon cadavre.
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8712 messages publiés
ChainSW, le 14/11/2011 - 17:47

Je suis musicien. Compositeur en fait. Ecrire et vendre ma musique, c'est mon gagne-pain. J'ai bossé très dur, et je continue de bosser dur pour pouvoir gagner ma vie avec ma création.


Et parce que j'ai bossé et que je bosse très très dur pour y arriver, moi seul, j'aimerais beaucoup que ma musique ne serve qu'à faire vivre ma famille et moi-même. Certainement pas une bande de glands qui s'enrichira sur mon travail pendant plus d'un demi siècle après ma mort...


J'ai beau être auteur, je trouve les réactions de la génération qui me précède totalement scandaleuses et vides de sens. JIl est normal qu'un auteur puisse vivre de sa musique, de ses films, de ses livres et de n'importe quel domaine dans lequel il exerce.... il est aussi normal d'avoir des organismes, sociétés qui aident dans ce sens. Mais il est beaucoup moins normal que des sociétés, des personnes n'ayant à aucun moment fait partie du processus créatif ou représentatif se remplissent les poches d'une manière indécente voire malsaine...
Et je parle même pas de certaines pratiques d'organismes que je ne citerai pas.... "Tiens, ce musicien là est mort, on a deux héritiers potentiels.... Et si on faisait en sorte que les héritiers se foutent sur la gueule, comme ça nous on continue d'encaisser tranquillement les droits pendant que les héritiers se battent pour savoir qui y aura droit ?"

J'attends sincèrement une solution un poil plus équilibrée dans le futur... Pas envie qu'une bande de robots cravatés bouffe sur mon cadavre.



Ben, tu rêves éveillé !

L'équilibre se fera sans doute à travers le copyright Anglo-Saxon, et non plus avec le Droit d'Auteur à la française...


Tu vas devoir renouveler régulièrement tes compositions, pour vivre et faire vivre ta famille avec !

Les anciens ont trop abusé ...



Oui je sais, c'est dur la vie !

Mais, c'est bon la vie !
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L'UMP, le parti des droits pour les riches et des devoirs pour les autres.
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Rien à dire sur le fond, c'est parfait.
Sur la forme, merci d'avance de rechercher/remplacer oeuvre par ?uvre pour écrire en français.
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4 messages publiés
MichelGuillou, le 14/11/2011 - 18:23
Rien à dire sur le fond, c'est parfait.
Sur la forme, merci d'avance de rechercher/remplacer oeuvre par ?uvre pour écrire en français.


Pas trop normal que mon " ?uvre " ne s'affiche pas correctement avec un content-type en UTF/8
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251 messages publiés
le droit d'auteur est éminemment défendable.... à condition bien sûr d'en faire une interprétation raisonnable
Le copyright, par contre, lui, est une déviance de ce droit éminemment critiquable.

la différence:
les droits d'auteurs, c'est: "à partir du moment où je me fais du pognon grâce au travail d'un artiste/créateur tiers, je me dois de contribuer à sa rémunération en lui reversant une partie de mes gains (et indirectement, une partie de ce que paie le public pour ce que je lui propose - spectacle, disque...- revient à l'artiste)"

le copyright, c'est: "je n'ai pas le droit de réaliser de copies ou diffusion de l'oeuvre sans rémunérer l'auteur... même si je fais ça bénévolement, même si ça ne me rapporte pas un rond".... et puis quoi encore????
[message édité par BenjaminT le 15/11/2011 à 10:09 ]
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3655 messages publiés
ChainSW, le 14/11/2011 - 17:47
Je suis musicien. Compositeur en fait. Ecrire et vendre ma musique, c'est mon gagne-pain. J'ai bossé très dur, et je continue de bosser dur pour pouvoir gagner ma vie avec ma création.


Et parce que j'ai bossé et que je bosse très très dur pour y arriver, moi seul, j'aimerais beaucoup que ma musique ne serve qu'à faire vivre ma famille et moi-même. Certainement pas une bande de glands qui s'enrichira sur mon travail pendant plus d'un demi siècle après ma mort...


J'ai beau être auteur, je trouve les réactions de la génération qui me précède totalement scandaleuses et vides de sens. JIl est normal qu'un auteur puisse vivre de sa musique, de ses films, de ses livres et de n'importe quel domaine dans lequel il exerce.... il est aussi normal d'avoir des organismes, sociétés qui aident dans ce sens. Mais il est beaucoup moins normal que des sociétés, des personnes n'ayant à aucun moment fait partie du processus créatif ou représentatif se remplissent les poches d'une manière indécente voire malsaine...
Et je parle même pas de certaines pratiques d'organismes que je ne citerai pas.... "Tiens, ce musicien là est mort, on a deux héritiers potentiels.... Et si on faisait en sorte que les héritiers se foutent sur la gueule, comme ça nous on continue d'encaisser tranquillement les droits pendant que les héritiers se battent pour savoir qui y aura droit ?"

J'attends sincèrement une solution un poil plus équilibrée dans le futur... Pas envie qu'une bande de robots cravatés bouffe sur mon cadavre.


Amen.

Ce faisant, l'artiste que tu es est confronté exactement au même problème que les amateurs qui téléchargent. D'autant qu'on peut plus facilement qu'avant passer d'un "statut" à l'autre, parce qu'on ne crée rien ex nihilo, qu'un artiste a besoin de se nourrir des oeuvres des autres, et qu'un amateur peut aussi devenir artiste.

L'article de Guillaume illustre très simplement ce que moi et d'autres martelons depuis au moins 2006 (DADVSI) : le droit d'auteur doit bénéficier à l'AUTEUR, pendant un temps et pour un montant qui lui assurent subsistance et pérennité. Parce qu'il est faux de croire qu'un artiste veut forcément "faire fortune", ça c'est la logique des gestionnaires qui les rançonnent.

Le droit d'auteur était une exception au principe de libre circulation des idées, pour récompenser celui qui en met une en forme. Il est devenu "droit d'éditeur", rente de situation d'entreprises privées qui se goinfent et laissent à l'artiste entre 6 et 8% de la marge dégagée par la vente des supports physiques.

Et ça, en fait, c'est déjà terminé.

Les Majors sont mortes, elles ne le savent pas encore. Et leurs salariés pourront bientôt se venger sur leurs dirigeants, qui n'ont pas su et surtout pas voulu composer avec l'avenir et changer leurs modèles économiques.

Et pour en revenir à ta préoccupation, la seule vraiment importante outre le droit du public à recevoir et faire circuler la culture, il faut en effet qu'on arrive à définir des modes de rémunération bénéficiant directement à l'auteur, en aplanissant les risques identifiés avec la licence globale, ou en développant encore autre chose. C'est là-dessus qu'on doit réfléchir, et on ne fera jamais assez payer aux lobbyistes et aux législateurs clientélistes le temps qu'il font perdre à tout le monde depuis 5 ans.
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98 messages publiés
U., le 14/11/2011 - 18:41
L'article de Guillaume illustre très simplement ce que moi et d'autres martelons depuis au moins 2006 (DADVSI) : le droit d'auteur doit bénéficier à l'AUTEUR, pendant un temps et pour un montant qui lui assurent subsistance et pérennité. Parce qu'il est faux de croire qu'un artiste veut forcément "faire fortune", ça c'est la logique des gestionnaires qui les rançonnent.


Je crois qu'on avait déjà eu cette discussion sous l'article parlant d'une déclaration de Coppola, mais sérieusement... qu'est ce qui empêche l'auteur de bénéficier entièrement des revenus liés à ses oeuvres ?
Il lui suffit pour cela de se passer de ces méchantes entreprises qui rançonnent les gentils artistes ! Non ?

Du coup je vois pas le problème !

Et pour en revenir à ta préoccupation, la seule vraiment importante outre le droit du public à recevoir et faire circuler la culture, il faut en effet qu'on arrive à définir des modes de rémunération bénéficiant directement à l'auteur, en aplanissant les risques identifiés avec la licence globale, ou en développant encore autre chose. C'est là-dessus qu'on doit réfléchir, et on ne fera jamais assez payer aux lobbyistes et aux législateurs clientélistes le temps qu'il font perdre à tout le monde depuis 5 ans.


Et ça fait 5 ans que tu râles au lieu de réfléchir là-dessus ? Ou alors tu as trouvé une solution et tu ne veux pas nous la partager ?


ChainSW, le 14/11/2011 - 17:47
Je suis musicien. Compositeur en fait. Ecrire et vendre ma musique, c'est mon gagne-pain. J'ai bossé très dur, et je continue de bosser dur pour pouvoir gagner ma vie avec ma création.


Et parce que j'ai bossé et que je bosse très très dur pour y arriver, moi seul, j'aimerais beaucoup que ma musique ne serve qu'à faire vivre ma famille et moi-même. Certainement pas une bande de glands qui s'enrichira sur mon travail pendant plus d'un demi siècle après ma mort...

[...]

J'attends sincèrement une solution un poil plus équilibrée dans le futur... Pas envie qu'une bande de robots cravatés bouffe sur mon cadavre.


J'ai une solution très simple pour toi : ne signe pas de contrat avec une maison d'édition, un producteur, la sacem ou autre, et démerde toi tout seul ! Tu verras que tout l'argent que tu pourras toucher sera 100% pour toi !

Ca parait pas logique ?
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608 messages publiés
S'il y a un droit d'auteur, il doit y avoir un devoir d'auteur, aussi. On parle très peu de ce dernier. Je dirai qu'il est justement le plus occulté par ceux qui clament leur droit avec le plus de vigueur.
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380 messages publiés
"L'UMP un parti des droitEs", faudrait-il plutôt lire, vu que son champ idéologique s'est élargi à l'extrême droite. Sarko, Guéant et Hortefeux, même combat, celui d'une oligarchie contre la démocratie représentative.
[message édité par gofer_ le 14/11/2011 à 19:17 ]
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670 messages publiés
deneb58, le 14/11/2011 - 18:59
S'il y a un droit d'auteur, il doit y avoir un devoir d'auteur, aussi. On parle très peu de ce dernier. Je dirai qu'il est justement le plus occulté par ceux qui clament leur droit avec le plus de vigueur.


Le "devoir de l'auteur" ne devrait-il pas être simplement la révision de la durée des droits d'auteur ?
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3367 messages publiés
Fort bel article, qui remet un peu les idées en place. Et certains en ont bien besoin. Mais ceux-là ne lisent pas Numérama.
Victor Hugo était un grand homme, comme la France a su en générer il y a bien longtemps.

Quant à l'UMP, ce n'est qu'un ramassis de saloperies humaines. Un jour ou l'autre, ils seront d'ailleurs traités comme tel.
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608 messages publiés
ChainSW, le 14/11/2011 - 17:47
Je suis musicien... J'ai bossé très dur, et je continue de bosser dur pour pouvoir gagner ma vie avec ma création.
Et parce que j'ai bossé et que je bosse très très dur pour y arriver, moi seul, ...


Ca m'a l'air laborieux. On dirait du Monty Python
http://www.__youtube...&feature=fvwrel
Inscrit le 02/04/2010
818 messages publiés
"... et tous, je le déclare, doivent passer avant nous"
Le probleme est que notre modele de societe, chez ceux qui ont les moyens de se payer des lobbies et des avocats, est plutot l'inverse: "et nous, je le déclare, devons passer avant tous" entendrait-on plutot dans les conseils d'administration, tant des entreprises que des partis politiques.

Partant de la, inutile de s'etonner de comportements absurdes, voire contradictoires. (Du genre Disney, qui a largement fait son beurre sur le domaine public et qui lobbyise maintenant avec tant d'autres pour l'extension des droits exclusifs.)
Inscrit le 14/11/2011
3 messages publiés
Ooops doublon, sorry
[message édité par Kavel le 14/11/2011 à 21:22 ]
Inscrit le 13/08/2010
3367 messages publiés
wormlore, le 14/11/2011 - 21:12
"... et tous, je le déclare, doivent passer avant nous"
Le probleme est que notre modele de societe, chez ceux qui ont les moyens de se payer des lobbies et des avocats, est plutot l'inverse: "et nous, je le déclare, devons passer avant tous" entendrait-on plutot dans les conseils d'administration, tant des entreprises que des partis politiques.

Partant de la, inutile de s'etonner de comportements absurdes, voire contradictoires. (Du genre Disney, qui a largement fait son beurre sur le domaine public et qui lobbyise maintenant avec tant d'autres pour l'extension des droits exclusifs.)


Cf l'ouvrage de Lawrence Lessig : "Culture Libre"
http://fr.readwritew...e-lessig-ebook/

A télécharger et lire, sans modération.
Inscrit le 14/11/2011
3 messages publiés
Les droits d'auteurs...Airness à commercialiser un téléphone "Slide99" avec une icône que j'ai créée et j'ai essayer de les contacter pour me plaindre. Je me suis gentillement fait envoyer sur les roses. Ce terme me fait bien rigoler, droit d'auteur. Si j'avais utiliser leurs logo j'aurais certainement eu droit à un méchant procès, mais c'est une procédure unilatérale en faveur de ceux qui ont les moyens.
Inscrit le 14/11/2011
4 messages publiés

J'attends sincèrement une solution un poil plus équilibrée dans le futur... Pas envie qu'une bande de robots cravatés bouffe sur mon cadavre

C'est là qu'est ton erreur. Internet avance sans toi mon ami. Tu peux toujours attendre.
Il faut savoir s'adapter. Internet est un média incroyable pour diffuser de la musique. Votre devoir est de réfléchir vous-même à un modèle économique adapté, notamment, par exemple, en utilisant l'effet "buzz". Vous pouvez également grâce aux vertus de l'intelligence collective, vous unir pour réfléchir tous ensemble ou par petits groupes à de nouveaux moyens de générer des revenus grâce à vos créations. Il est temps de cesser de râler sur des phénomènes déjà développés à l'échelle planétaire et qui seront de toute façon inarrêtable.
Si une tierce personne réussi à se faire de l'argent en se servant des oeuvres du créateur, c'est que le créateur aurait pu en faire de même. Il faut savoir anticiper pour répondre de manière adaptée aux nouvelles exigences de votre publique et savoir le cibler et l'écouter. Ou alors se reconvertir...
La répression doit laisser place à la collaboration.
[message édité par bacon le 14/11/2011 à 21:27 ]
Inscrit le 11/01/2011
112 messages publiés
Très bon article.

En fait avec le cinéma qui nécessite des investissements importants on pourrait imaginer un droit de 20 ans comme pour les brevets de recherche.
Celà laisse largement le temps de gagner sa vie.

Pour les livres et la musique 10 ans seraient une durée intéressante. Elle permet elle aussi largement de se rémunérer.

Au delà il s'agit de rémunérations indues.

Simplement dans le cas des brevets il a fallu arbitrer entre les chercheurs et les suiveurs.
Le problème avec le droit d'auteur c'est que seuls les "ayants droits abusifs" se font entendre.
Inscrit le 11/01/2011
112 messages publiés
Le problème c'est qu'avec Walt Disney et Hollywood, garder des droits infinis permet pour les USA des rentrées d'argent régulières.

Ils essayent donc d'imposer au monde leur modèle du copyright éternel.


Mickey (1928) et Donald tant qu'il y a des idiots qui payent pourquoi se priver ?
Inscrit le 11/01/2011
112 messages publiés
Allez je suis en forme ce soir.

La France suit le mouvement sauf qu'elle exporte assez peu ...
On aurait certainement à y gagner à contrer le système Américain plutôt que de l'accompagner.

Du coup nos cinéastes qui sont tout de même les seuls fonctionnaires (avec toutes les subventions et aides) à percevoir des droits d'auteur pourraient se contenter .. des grilles indiciaires.
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ChainSW, le 14/11/2011 - 17:47
Je suis musicien. Compositeur en fait. Ecrire et vendre ma musique, c'est mon gagne-pain. J'ai bossé très dur, et je continue de bosser dur pour pouvoir gagner ma vie avec ma création.


Et parce que j'ai bossé et que je bosse très très dur pour y arriver, moi seul, j'aimerais beaucoup que ma musique ne serve qu'à faire vivre ma famille et moi-même. Certainement pas une bande de glands qui s'enrichira sur mon travail pendant plus d'un demi siècle après ma mort...


J'ai beau être auteur, je trouve les réactions de la génération qui me précède totalement scandaleuses et vides de sens. JIl est normal qu'un auteur puisse vivre de sa musique, de ses films, de ses livres et de n'importe quel domaine dans lequel il exerce.... il est aussi normal d'avoir des organismes, sociétés qui aident dans ce sens. Mais il est beaucoup moins normal que des sociétés, des personnes n'ayant à aucun moment fait partie du processus créatif ou représentatif se remplissent les poches d'une manière indécente voire malsaine...
Et je parle même pas de certaines pratiques d'organismes que je ne citerai pas.... "Tiens, ce musicien là est mort, on a deux héritiers potentiels.... Et si on faisait en sorte que les héritiers se foutent sur la gueule, comme ça nous on continue d'encaisser tranquillement les droits pendant que les héritiers se battent pour savoir qui y aura droit ?"

J'attends sincèrement une solution un poil plus équilibrée dans le futur... Pas envie qu'une bande de robots cravatés bouffe sur mon cadavre.

il ne doit pas y en avoir beaucoup comme toi et je te salues bien bas
honneur à toi
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l'article de Guillaume est bien . Il soulève plusieurs lièvres mais tout n'est pas dit ici ...il faudrait revenir sur plusieurs problèmes évoqués sur d'autres forums à Numerama .

- Je m'étonne que Guillaume ait fait l'impasse sur Denis Ettighoffer qui a bien analysé cette problématique avec clairvoyance avant les autres ...
http://www.ettighoffer.fr/349/renover-le-copyright-un-imperatif-de-l'economie-numerique
et ait évoqué en premier, la nécessité d'1 "droit d'usage" destiné à contrebalancer les abus de la propriété intellectuelle . Je note que certains nous induisent volontairement en erreur en nous faisant confondre le droit d'auteur et le droit d'exploitation des éditeurs qui a étouffé et dévoyé le premier ...
http://www.ettighoffer.fr/1739/biens-immateriels-pour-un-droit-d'usage-opposable-au-droit-de-propriete

- Les solutions alternatives tels la LG de Attali, le Mecénat Global de Muguet, ou les Creative Commons sont à peine évoqués ici ...

- Quant à L'UMP - le parti des droits & des devoirs - laissez-moi en rire ! On voit bien la finalité captieuse de leur raisonnement à sens unique : protéger la Rente plutôt que la Création et certains corporatismes ringards & dépassés !

- Les SPDR (22 en tout ) ne sont pas évoqués ici. Pas plus que leurs méthodes de gestion , leurs bavures maintes fois dénoncés dans les forums ici et 1 rapport de la Cour des Comptes enterré par Mitterand2 ! Et les droits d'auteurs limités à 1 très petite minorité ! L'article de Boxson le démontre bien
http://www.boxson.ne...ation_sacem.php

- Et je termine par l'extension abusive des droits d'auteurs ( 70 ans ) qui est un privilèges pne profitant qu'aux + aisés ... et pour finir en beauté ;le détournement des droits du Boléro de Ravel, aux yeux de tous, qui a fini dans un paradis fiscal à Gibraltar jusqu'en 2015 , par 1 ancien administrateur de la Sacem : pas mal non plus !
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n'y a t-il pas avances sur recettes même si c'est de la daube ?
d'où l'explosion de tous ces pseudos " artistes " qui faussent la donne ou comment s'enrichir en peu de temps ?
les droits d'auteurs , maintenant , que tu pain béni , je vous dis , pourquoi s'en priver ?
un mec à qui il faut un an pour faire une chanson , moi je dis qu' il faut qu'il fasse autre chose pour gagner sa vie .
point barre ;
faut arrêter de se foutre de la gueule du monde !!!!!!!
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bacon, le 14/11/2011 - 21:24

J'attends sincèrement une solution un poil plus équilibrée dans le futur... Pas envie qu'une bande de robots cravatés bouffe sur mon cadavre

C'est là qu'est ton erreur. Internet avance sans toi mon ami. Tu peux toujours attendre.
Il faut savoir s'adapter. Internet est un média incroyable pour diffuser de la musique. Votre devoir est de réfléchir vous-même à un modèle économique adapté, notamment, par exemple, en utilisant l'effet "buzz". Vous pouvez également grâce aux vertus de l'intelligence collective, vous unir pour réfléchir tous ensemble ou par petits groupes à de nouveaux moyens de générer des revenus grâce à vos créations. Il est temps de cesser de râler sur des phénomènes déjà développés à l'échelle planétaire et qui seront de toute façon inarrêtable.
Si une tierce personne réussi à se faire de l'argent en se servant des oeuvres du créateur, c'est que le créateur aurait pu en faire de même. Il faut savoir anticiper pour répondre de manière adaptée aux nouvelles exigences de votre publique et savoir le cibler et l'écouter. Ou alors se reconvertir...
La répression doit laisser place à la collaboration.


Je crois que t'as pas compris que j'étais "de ton côté", hein. C'est EXACTEMENT ce que je dis. J'attends qu'une seule chose, c'est un assouplissement du droit d'auteur, surtout de la durée des droits...
Par contre me parler de l'effet buzz, hm, pour des trucs ponctuels type sortie d'album (dans le cas d'un interprète) ou d'un lancement de tournée, pourquoi pas, c'est plutôt une bonne méthode... Mais y'a un truc que tu oublies : le monde de la musique professionnelle ça ne se résume pas qu'à ça, il y a énormément de "circuits" différents : la musique à l'image, la musique pour (faire jouer des) enfants, les concerts, les orchestres, les harmonies... Tous les orchestres du monde ne jouent pas que sur le répertoire du XVIIIe, il leur faut du neuf. C'est là que les droits d'auteurs ça sert : on te paye pour le boulot de composition que tu as effectué... Là où ça coince c'est que du coup ça colle un verrou monstrueux sur ton travail et même toi tu n'en disposes plus comme tu veux... Personellement j'aimerais beaucoup que, exemples au hasard (mais vécus), on puisse jouer ma musique dans des petites écoles ou que des petites assos s'en servent dans des court-métrages, mais toutes ces structures là ne peuvent pas se permettre de balancer 1500 € de droits à chaque fois !!! A mon avis c'est la durée qui coince terriblement, dans une période où l'info va tellement vite, rien que le fait que les droits continuent 70 ans après la mort est une absurdité... Je suis partisan d'autre chose (comme une durée proportionelle à la durée de l'exploitation initiale de l'oeuvre...) mais je vais peut être pas m'épancher plus
La réflexion que tu quotes t'as pas dû la comprendre : ce que je ne veux pas, c'est que les machines-à-faire-du-fric que sont les ayant-droits gagnent de l'argent avec mes oeuvres 70 ans après ma mort...
Quant à la reconversion : euh hm, merci mais je préfère rentabiliser mes années d'études et mes nuits blanches

Sinon, à celui qui me dit de pas signer avec une maison d'édition, etc.... Bah dans mon cas, je suis pas intermittent, je suis compositeur, si je suis pas déclaré quelque part on considère que je travaille au noir et donc c'est 1/plutôt risqué et 2/un gros repoussoir pour trouver du boulot. J'ai toujours le moyen de signer sous un faux nom, mais là encore, ça tombe dans l'illégalité si je veux me faire payer ! Et surtout, sans un minimum de protection légale, bah y'a un risque énorme qu'on me pique mon boulot (dans le sens : quelqu'un qui vend ma musique comme la sienne), et comme j'ai déjà dit plus haut, j'ai pas envie quelqu'un d'autre soit payé pour MON boulot ! C'est comme si votre salaire, c'était votre patron qui le touchait...
Le monde de la création "professionelle", c'est pas uniquement un groupe qui vend des disques ou un réalisateur qui fait ses films, c'est aussi plein de boulots moins flashy/glamour/pour l'Amour de l'ârt, qui souffrent tout autant de lois aussi débiles que chiantes (*teuheu*hadopi*teuheu*dadvsi*teuheuteuheu*labelpur*teuheuteuheuteuheu* j'ai une vilaine toux moi décidément, ça doit être le froid...)


edit :
Tiens, j'avais pas vu le message de Natasha... Hm, quitte à troller, tu veux pas me traiter de fainéant profiteur tout de suite, ça irait plus vite ?
On s'appelle pas tous Patrick Hernandez, on vit pas tous sur une seule composition toute notre vie ...
[message édité par ChainSW le 14/11/2011 à 23:57 ]
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ChainSW, le 14/11/2011 - 23:32
Sinon, à celui qui me dit de pas signer avec une maison d'édition, etc.... Bah dans mon cas, je suis pas intermittent, je suis compositeur, si je suis pas déclaré quelque part on considère que je travaille au noir et donc c'est 1/plutôt risqué et 2/un gros repoussoir pour trouver du boulot. J'ai toujours le moyen de signer sous un faux nom, mais là encore, ça tombe dans l'illégalité si je veux me faire payer ! Et surtout, sans un minimum de protection légale, bah y'a un risque énorme qu'on me pique mon boulot (dans le sens : quelqu'un qui vend ma musique comme la sienne), et comme j'ai déjà dit plus haut, j'ai pas envie quelqu'un d'autre soit payé pour MON boulot ! C'est comme si votre salaire, c'était votre patron qui le touchait...
Le monde de la création "professionelle", c'est pas uniquement un groupe qui vend des disques ou un réalisateur qui fait ses films, c'est aussi plein de boulots moins flashy/glamour/pour l'Amour de l'ârt, qui souffrent tout autant de lois aussi débiles que chiantes (*teuheu*hadopi*teuheu*dadvsi*teuheuteuheu*labelpur*teuheuteuheuteuheu* j'ai une vilaine toux moi décidément, ça doit être le froid...


Euh, tu peux travailler légalement en tant que compositeur sans passer par des intermédiaires... il te suffira juste d'émettre des factures et de payer des charges dessus. Non ?

Ensuite l'inscription à la sacem me parait on ne peut plus judicieuse, mais tu n'es pas obligée... il te sera cependant difficile de collecter tes droits d'auteur tout seul !
Alors oui la sacem se paye avec une partie de tes droits d'auteur... mais vu que tu lui confies une mission (le soin de collecter tes droits), cela me parait on ne peut plus naturel non ?

Pas d'éditeur ou de producteur là-dedans !
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ChainSW, le 14/11/2011 - 23:32

Je crois que t'as pas compris que j'étais "de ton côté", hein. C'est EXACTEMENT ce que je dis. J'attends qu'une seule chose, c'est un assouplissement du droit d'auteur, surtout de la durée des droits...


Au temps pour moi. Je me suis emporté sur ce point.
Je pense que parler en terme de durée de droit est une erreur. C'est comme si on te récompensait pour l'acte de composer et non pour la qualité de la composition. Qu'on assouplisse ce droit ou non, le fait même qu'il existe est incohérent avec le fait qu'une composition de qualité reste une composition de qualité avec le temps. Elle ne devient pas obsolète.
Le modèle économique devrait être basé sur la compétence et non sur le "produit fini". Ou alors dans ce cas, ceux qui détiennent ce droit devraient l'utiliser pour pérenniser la compétence, la transmettre de génération en génération. Par exemple le label proposerait des cours pour apprendre la composition, les nouveaux outils ect... un peu comme une école.
Mais si ce droit est conservé, il faudrait s'attaquer à une réflexion sur sa valeur.
Du coup il n'y a plus d'autorisation a demander, elle est automatique, car pourquoi restreindre la diffusion de la création ? Il suffirait de payer. Et les revenus reviendraient à une école qui permettrait de former des compositeurs de qualité qui créeront de la musique de qualité... et la on atteint un cercle vertueux.
C'est peut être utopique, mais c'est une réflexion à chaud.

Qu'en penses-tu ?

ChainSW, le 14/11/2011 - 23:32

Le monde de la création "professionelle", c'est pas uniquement un groupe qui vend des disques ou un réalisateur qui fait ses films, c'est aussi plein de boulots moins flashy/glamour/pour l'Amour de l'ârt, qui souffrent tout autant de lois aussi débiles que chiantes (*teuheu*hadopi*teuheu*dadvsi*teuheuteuheu*labelpur*teuheuteuheuteuheu* j'ai une vilaine toux moi décidément, ça doit être le froid...)


Tu as raison on est d'accord. Le problème vient du modèle économique. Pour ma part je pense qu'un travail doit être rémunéré à la hauteur de sa qualité (jugé sur l'impact qu'il a sur un groupe de personne), quel qu'il soit. Ce qui nécessite une certaine compétence. Cette compétence est-elle transmissible ? Tout le monde n'a peut-être pas l'envie de transmettre sa compétence certes... (les droits et les devoirs...)
Dans le cas de l'utilisation de ce droit pour l’intérêt général (école), il est idéal que celui-ci soit élargit, voir élargit à l'infini ne penses-tu pas ? Peut-être faut-il jouer sur la variabilité de la valeur de ce droit. Plutôt élevé à sa sortie pour tendre vers une certaine valeur, après effet "buzz" pour que les créateurs du dit "droit" puisse percevoir des revenu à court terme.
Pour le cas des autres professions, il faudrait leur appliquer un modèle économique adapté à l'intérêt général, et non au profit-profit-profit.

Je ne connais pas assez bien le domaine, mais je pense que ce livre est une ouverture à la réflexion sur les nouveaux modèles économiques.

http://www.pronetaire.com/livre/ De la gestion de la rareté à celle de l’abondance
Petites introduction Wikipédia avant de se lancer dans la lecture =)

Est-ce applicable aux professions de la musique ? Je n'ai pas la prétention de l'affirmer.

Pour ce qui est du téléchargement illégal, les gens sont plus enclins a payer lorsqu'ils savent que cela sert une cause louable, et non juste du vide (de l'argent pour de l'argent). Adopter une attitude responsable toussa, je pense que ça peut rentrer dans les moeurs, mais à très long terme...
[message édité par bacon le 16/11/2011 à 16:14 ]
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Cela dit je suis d'avis que la sacem devrait pouvoir laisser à l'auteur le choix d'autoriser gratuitement des représentations de ses oeuvres.
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mosquito33, le 14/11/2011 - 21:19
Cf l'ouvrage de Lawrence Lessig : "Culture Libre"
http://fr.readwritew...

A télécharger et lire, sans modération.

Ca me parait pas mal. Je le lirai a tete reposee.
Merci de la reference.
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eax13, le 14/11/2011 - 19:42
deneb58, le 14/11/2011 - 18:59
S'il y a un droit d'auteur, il doit y avoir un devoir d'auteur, aussi. On parle très peu de ce dernier. Je dirai qu'il est justement le plus occulté par ceux qui clament leur droit avec le plus de vigueur.


Le "devoir de l'auteur" ne devrait-il pas être simplement la révision de la durée des droits d'auteur ?


C'est bête, moi je croyais que le devoir d'auteur était de créer généreusement des oeuvres présentant un intérêt pour l'autrui, d'exprimer ses pensées de manière éthique sans oublier l'esthétique, de bousculer les idées reçus, d'oeuvrer avec sincérité pour faire avancer le Savoir etc.... Je ne savais pas que son premier devoir était d'adapter un arsenal législatif...
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- Une info vient de toùber sur PC Inpact ( pour Guillaume Champeau ): Hadopi : Éric Walter, officier de l'Ordre National du Mérite ... pou service rendu à la nation francçaise !!! lol !

http://www.pcinpact....cier-merite.htm
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Meddle, le 15/11/2011 - 00:05
ChainSW, le 14/11/2011 - 23:32
Sinon, à celui qui me dit de pas signer avec une maison d'édition, etc.... Bah dans mon cas, je suis pas intermittent, je suis compositeur, si je suis pas déclaré quelque part on considère que je travaille au noir et donc c'est 1/plutôt risqué et 2/un gros repoussoir pour trouver du boulot. J'ai toujours le moyen de signer sous un faux nom, mais là encore, ça tombe dans l'illégalité si je veux me faire payer ! Et surtout, sans un minimum de protection légale, bah y'a un risque énorme qu'on me pique mon boulot (dans le sens : quelqu'un qui vend ma musique comme la sienne), et comme j'ai déjà dit plus haut, j'ai pas envie quelqu'un d'autre soit payé pour MON boulot ! C'est comme si votre salaire, c'était votre patron qui le touchait...
Le monde de la création "professionelle", c'est pas uniquement un groupe qui vend des disques ou un réalisateur qui fait ses films, c'est aussi plein de boulots moins flashy/glamour/pour l'Amour de l'ârt, qui souffrent tout autant de lois aussi débiles que chiantes (*teuheu*hadopi*teuheu*dadvsi*teuheuteuheu*labelpur*teuheuteuheuteuheu* j'ai une vilaine toux moi décidément, ça doit être le froid...


Euh, tu peux travailler légalement en tant que compositeur sans passer par des intermédiaires... il te suffira juste d'émettre des factures et de payer des charges dessus. Non ?

Ensuite l'inscription à la sacem me parait on ne peut plus judicieuse, mais tu n'es pas obligée... il te sera cependant difficile de collecter tes droits d'auteur tout seul !
Alors oui la sacem se paye avec une partie de tes droits d'auteur... mais vu que tu lui confies une mission (le soin de collecter tes droits), cela me parait on ne peut plus naturel non ?

Pas d'éditeur ou de producteur là-dedans !


Meddle, tes deux messages me font penser que tu raisonnes sur le marché du disque à partir d'éléments purement théoriques qui font fi du caractère incontournable qu'elles ont obtenu depuis des années. Ce qui est justement le problème à partir du moment où leur rôle économique a perdu sa raison d'être. Tu verras que tu gagneras à discuter avec des artistes, pour qu'ils t'expliquent la réalité de ce marché (autrement que via un site web dédié au do it yourself).

Quant aux solutions alternatives, AI en a cité quelques unes un peu plus haut.
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U., le 15/11/2011 - 09:52

Meddle, tes deux messages me font penser que tu raisonnes sur le marché du disque à partir d'éléments purement théoriques qui font fi du caractère incontournable qu'elles ont obtenu depuis des années. Ce qui est justement le problème à partir du moment où leur rôle économique a perdu sa raison d'être. Tu verras que tu gagneras à discuter avec des artistes, pour qu'ils t'expliquent la réalité de ce marché (autrement que via un site web dédié au do it yourself).

Quant aux solutions alternatives, AI en a cité quelques unes un peu plus haut.


Voilà ce que j'ai compris de tes différents messages : "on peut se passer des maisons de disque ("elles sont mortes, n'ont aucun rôle économique, intermédiaires économiques devenus inutiles, etc"... ce sont tes mots), mais elles sont incontournables (pourquoi ?)".

Vu qu'il semble y avoir une légère contradiction, j'aimerai que tu m'éclaires là-dessus...

Quant au marché du disque, je le connais plutôt bien merci
[message édité par Meddle le 15/11/2011 à 18:12 ]
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Meddle, le 15/11/2011 - 18:11

U., le 15/11/2011 - 09:52

Meddle, tes deux messages me font penser que tu raisonnes sur le marché du disque à partir d'éléments purement théoriques qui font fi du caractère incontournable qu'elles ont obtenu depuis des années. Ce qui est justement le problème à partir du moment où leur rôle économique a perdu sa raison d'être. Tu verras que tu gagneras à discuter avec des artistes, pour qu'ils t'expliquent la réalité de ce marché (autrement que via un site web dédié au do it yourself).

Quant aux solutions alternatives, AI en a cité quelques unes un peu plus haut.


Voilà ce que j'ai compris de tes différents messages : "on peut se passer des maisons de disque ("elles sont mortes, n'ont aucun rôle économique, intermédiaires économiques devenus inutiles, etc"... ce sont tes mots), mais elles sont incontournables (pourquoi ?)".

Vu qu'il semble y avoir une légère contradiction, j'aimerai que tu m'éclaires là-dessus...

Quant au marché du disque, je le connais plutôt bien merci


Je vais expliciter un peu.

Leur modèle économique est mort. Basé sur la musique enregistrée. ça c'est mort, ou moribond en tous cas. C'est juste un constat froid et logique. D'ici quelques années, les supports physiques seront soit des pièces de collection, soit des produits + + édités justement pour être vendus. Mais les morceaux de musiques ne seront plus gravés sur des supports commercialisables.

Au lieu d'en acter et de modifier leur modèle économique, les Majors ont décidé il y a 10 ans de se crisper. Tuer Napster, apposer des DRM, sanctionner par la loi le contournement des DRM, prolonger les droits d'auteurs, obtenir des législations imbéciles du genre Hadopi, rançonner les nouveaux sites de diffusion, envoyer des assignations à des familles... crispation propriétaire d'une industrie moribonde.

Les nouveaux modèles (netlabels notamment) ne demandent qu'à se développer, mais pour l'heure, les PDM relèvent toujours des big 5, enfin 4, enfin 3 depuis qu'Universal s'est goinfré EMI. Le marché est verrouillé, les artistes sont donc toujours captifs d'un modèle économique défaillant, que ces industriels imposent encore aujourd'hui et tentent de transposer tel quel à la musique dématérialisée.
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U., le 15/11/2011 - 19:50
Je vais expliciter un peu.

Leur modèle économique est mort. Basé sur la musique enregistrée. ça c'est mort, ou moribond en tous cas. C'est juste un constat froid et logique. D'ici quelques années, les supports physiques seront soit des pièces de collection, soit des produits + + édités justement pour être vendus. Mais les morceaux de musiques ne seront plus gravés sur des supports commercialisables.

Au lieu d'en acter et de modifier leur modèle économique, les Majors ont décidé il y a 10 ans de se crisper. Tuer Napster, apposer des DRM, sanctionner par la loi le contournement des DRM, prolonger les droits d'auteurs, obtenir des législations imbéciles du genre Hadopi, rançonner les nouveaux sites de diffusion, envoyer des assignations à des familles... crispation propriétaire d'une industrie moribonde.

Les nouveaux modèles (netlabels notamment) ne demandent qu'à se développer, mais pour l'heure, les PDM relèvent toujours des big 5, enfin 4, enfin 3 depuis qu'Universal s'est goinfré EMI. Le marché est verrouillé, les artistes sont donc toujours captifs d'un modèle économique défaillant, que ces industriels imposent encore aujourd'hui et tentent de transposer tel quel à la musique dématérialisée.


Rien à redire sur les 2 premiers paragraphes...

En revanche, dans le 3è tu ne fais qu'affirmer sans expliquer :
- En quoi le marché est verrouillé ? En quoi les artistes sont-ils captifs ?
- Seulement parce que les PDM relèvent principalement des majors ? ... mais si elles ne servent plus à rien, l'essor des nouveaux acteurs et des alternatives devrait être fulgurant non ? Et les majors devraient perdre leur monopole !
- Finalement quel est l'intérêt pour un artiste de signer chez une major ?

Bref, je n'ai toujours pas saisi en quoi les majors étaient incontournables, alors qu'il existe d'autres modèles qui se développent justement !

Ce que tu sembles essayer d'éviter de dire, c'est que si les majors sont incontournables, c'est que les artistes ont un intérêt à signer chez elles : leur puissance financière (en large retrait mais tout de même) leur permet de communiquer, distribuer et diffuser largement, et ce au profit (en partie certes) des artistes.
Pour les artistes il y'a un intérêt financier (limité franchement), mais surtout un intérêt quand à leur renommée, qui leur permettra de synchroniser des morceaux sur des films ou des pubs, de remplir des salles de concert, etc...
Alors effectivement là dessus la rémunération de l'artiste est généralement assez affligeante.
Cependant il ne faut pas nier aux majors le droit de se rémunérer, correspondant au travail effectué pour développer l'artiste (à leur sauce certes), et aux investissements consentis ! Et maintenant que plus personne ne veux payer pour de la musique, tout ça ne leur rapporte pas grand chose...

Donc oui les majors ont fait de la merde, mais de là à nier à des intermédiaires a priori indispensables le droit d'être rémunérés... stop !
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Une "maison de disques" ne doit être rémunérée que pour les services qu'elle rend à l'artiste.

Avant, elle le mettait en studio, elle faisait presser le master en exemplaires commercialisables, elle dealait avec les distributeurs, elle assurait la promo et le marketing, et les exploitations dérivées (dites "secondaires", habillage de générique, réemploi dans un film, etc).

Aujourd'hui, l'artiste peut se passer d'elle pour créer son morceau, il n'y a plus besoin de reproduction d'exemplaires physiques, l'artiste peut dealer directement avec les distributeurs en ligne, voire diffuser lui-même le morceau, plus besoin ni de presseurs ni de distributeurs physiques.

La maison de disque peut donc garder un intérêt pour le marketing, la promo, l'organisation de tournées (mais ça ça existe déjà, c'est le taff du promoteur), et les exploitations secondaires. Elle peut aussi, si ça l'amuse, proposer des coffrets ou packaging deluxe. Mais pour ce qui est de la diffusion, la maison de disque comme les distributeurs physiques, ne servent plus à rien. Faut s'y faire, et si de nombreux artistes, économistes et amateurs expliquent que la création elle-même finira nécessairement par circuler gratuitement en tant que produit d'appel pour d'autres types de prestations, c'est que c'est exactement comme ça que ça va finir. Les maisons de disques font de la résistance, et empêche les nouveaux modèles économiques de se développer, mais faudra bien s'y résoudre. La culture n'est pas un travail comme les autres, la culture ne sort pas ex nihilo, on peut avoir un monopole d'exploitation provisoire sur la forme, la création qu'on produit mais il n'est pas déconnant que ça recircule le plus largement possible. Qu'ill y ait un problème d'ajustement du modèle économique c'est évident, mais c'est pas en s'accrochant à des modèles caducs qu'on accompagne efficacement ces changements.
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Al29300, le 15/11/2011 - 08:17
- Une info vient de toùber sur PC Inpact ( pour Guillaume Champeau ): Hadopi : Éric Walter, officier de l'Ordre National du Mérite ... pou service rendu à la nation francçaise !!! lol !

http://www.pcinpact....cier-merite.htm


L'UMP s'assimile elle-même à la Nation, dans la bouche du petit Copé. Pas étonnant que le gouvernement récompense pour "service rendu à la France" des services rendus aux milieux industriels...
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U., le 15/11/2011 - 09:55
Al29300, le 15/11/2011 - 08:17
- Une info vient de toùber sur PC Inpact ( pour Guillaume Champeau ): Hadopi : Éric Walter, officier de l'Ordre National du Mérite ... pou service rendu à la nation francçaise !!! lol !

http://www.pcinpact....cier-merite.htm


L'UMP s'assimile elle-même à la Nation, dans la bouche du petit Copé. Pas étonnant que le gouvernement récompense pour "service rendu à la France" des services rendus aux milieux industriels...

c 'est un peu comme le BAC , ça ne vaut plus grand chose .
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31 messages publiés
En 2007, c'était "Travailler plus pour gagner plus", c'est à dire "Les pauvres travaillons plus, les riches gagneront plus".

En 2012, ce sera "les droits et les devoirs", c'est à dire "Les droits pour les riches, et les devoir pour les pauvres".

On ne change pas un mensonge qui gagne !
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Je ne peux que rabâcher ce que d'autres ont dit avant moi : très bon article !
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Oui bof, on peut lire ça aussi :
http://iiscn.wordpre...rce-des-livres/
Et ça n'est pas parce qu'aujourd'hui tout le monde peut être imprimeur, qu'imprimer est devenu du partage ...

Le fait est que le dogme du tout gratuit est aussi quoi qu'on en dise, aussi un peu une volonté geekesque d'étouffement, envie de devenir Chinois peut-être ...
[message édité par yt75 le 15/11/2011 à 15:03 ]
Inscrit le 17/04/2009
608 messages publiés
yt75, le 15/11/2011 - 14:59
Oui bof, on peut lire ça aussi :
http://iiscn.wordpre...
Et ça n'est pas parce qu'aujourd'hui tout le monde peut être imprimeur, qu'imprimer est devenu du partage ...

Le fait est que le dogme du tout gratuit est aussi quoi qu'on en dise, aussi un peu une volonté geekesque d'étouffement, envie de devenir Chinois peut-être ...


Tiens, un qui n'a pas encore compris que l'on a changé du siècle.
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deneb58, le 15/11/2011 - 15:28


Tiens, un qui n'a pas encore compris que l'on a changé du siècle.


lol, vous me faites rire, mais vous n'avez vraiment encore rien vu du siècle, surtout à cause de ça :
http://petrole.blog....or=RSS-32280322
Et l'on remarque aussi que quand l'on titille l'"ouverture d'esprit légendaire geekesque empilant tranquillement ses disques durs de la guerre des étoiles", certains relents du genre "oh le troll ferme donc ta gueule" arrivent assez vite ..
Avant d'acheter un kindle Amazon parce que c'est une jolie machine sans doute ...
[message édité par yt75 le 15/11/2011 à 15:40 ]
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yt75, le 15/11/2011 - 14:59
Oui bof, on peut lire ça aussi :
http://iiscn.wordpre...


Merci pour le lien, je ne connaissais pas. J'ai pas encore pris le temps de la lire. Tu peux en résumer la substance ?
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Guillaume, le 15/11/2011 - 16:42



Merci pour le lien, je ne connaissais pas. J'ai pas encore pris le temps de la lire. Tu peux en résumer la substance ?


Sur le fait qu'à l'époque, il n'y avait pas vraiment d'éditeurs au sens actuel, plutôt des libraires/imprimeurs, et qu'il n'y avait aucune loi relative aux droits d'auteur (lois mises en place à la révolution française), juste notion de "privilège" donné à un certain libraire pour éditer une oeuvre, mais privilèges qui étaient en général bafoués par d'autres libraire/imprimeur, en particulier de l'étranger (Hollande, Angleterre, Suisse) ou province.
Mais en fait lu rapidement il y a un moment, il faut aussi que je relise !
Sinon je ne suis en rien contre le vrai gratuit (décidé par le ou les auteurs), par contre à mon avis le contenu, sur le web en particulier est en fait très pauvre par rapport à ce que ça pourrait potentiellement être, et que le dogme du tout gratuit ou tout pub a quand même pas mal à voir là dedans, que d'autre part tous les environnements de contenu payant se développent "verticalement" c'est à dire en lien avec certaines machines, et fabriquants ou magasins en ligne, alors qu'un environnement du genre ci-dessous :
http://iiscn.wordpre...umerique-draft/
Avec comptes et organsiations associées "tenanciers de bibliothèques personnelles", permettrait par exemple d'acheter "le petit robert 2011" (accés au site), en une fois et "à vie". Et beaucoup d'autres choses pourraient exister sous ce "format", et tout s'y ramène plus ou moins (en sortant aussi de l'esprit "tout par abonnement", plus ou moins asphyxiant, et en n'ayant plus du tout à s'occuper de copies backup etc pour les oeuvres genre "fichier")
Autre version (texte 2007):
http://iiscn.files.w...es_licences.pdf
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yt75, le 15/11/2011 - 17:06

Guillaume, le 15/11/2011 - 16:42



Merci pour le lien, je ne connaissais pas. J'ai pas encore pris le temps de la lire. Tu peux en résumer la substance ?


Sur le fait qu'à l'époque, il n'y avait pas vraiment d'éditeurs au sens actuel, plutôt des libraires/imprimeurs, et qu'il n'y avait aucune loi relative aux droits d'auteur (lois mises en place à la révolution française), juste notion de "privilège" donné à un certain libraire pour éditer une oeuvre, mais privilèges qui étaient en général bafoués par d'autres libraire/imprimeur, en particulier de l'étranger (Hollande, Angleterre, Suisse) ou province.
Mais en fait lu rapidement il y a un moment, il faut aussi que je relise !
Sinon je ne suis en rien contre le vrai gratuit (décidé par le ou les auteurs), par contre à mon avis le contenu, sur le web en particulier est en fait très pauvre par rapport à ce que ça pourrait potentiellement être, et que le dogme du tout gratuit ou tout pub a quand même pas mal à voir là dedans, que d'autre part tous les environnements de contenu payant se développent "verticalement" c'est à dire en lien avec certaines machines, et fabriquants ou magasins en ligne, alors qu'un environnement du genre ci-dessous :
http://iiscn.wordpre...umerique-draft/
Avec comptes et organsiations associées "tenanciers de bibliothèques personnelles", permettrait par exemple d'acheter "le petit robert 2011" (accés au site), en une fois et "à vie". Et beaucoup d'autres choses pourraient exister sous ce "format", et tout s'y ramène plus ou moins (en sortant aussi de l'esprit "tout par abonnement", plus ou moins asphyxiant, et en n'ayant plus du tout à s'occuper de copies backup etc pour les oeuvres genre "fichier")
Autre version (texte 2007):
http://iiscn.files.w...es_licences.pdf


Yep, j'aurais pu vous le dire : le droit d'auteur, tout à l'origine, c'était effectivement des privilèges accordés aux imprimeurs, et pas un monopole réservé à l'auteur. C'est ensuite que le privilège a translaté, et qu'il est devenu monopole reconnu directement à l'auteur.

Sur le "dogme du tout gratuit", je ne nie pas qu'il existe, du moins dans la tête de certains. Seulement ça n'est pas ce dont je parle, perso, et ça n'est pas ce dont parle la majorité des activitstes anti-Hadopi ou plus généralement opposés aux industries du contenu. Nous ne faisons que parler d'un nécessaire rééquilibrage entre rémunération de l'auteur (une fois débarrassé des vampires économiques greffés à son cou depuis des décennies) et diffusion optimale des oeuvres dans le public. Et au-delà, c'est la dialectique des biens communs contre les "nouvelles enclosures".

Et si le "tout gratuit" est un discours, d'ailleurs non majoritaire, et utilisé pour discréditer des réflexions très valables, en revanche la domination actuelle irait plutôt au "tout propriétaire"...
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Tient il vient de nous ressortir l'obligation pour les allocataires du rsa de travailler 7 heures par semaine.

Mais bordel, si il y autant de travail, pourquoi ils embauchent pas des chômeurs?
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U., le 15/11/2011 - 19:44


Sur le "dogme du tout gratuit", je ne nie pas qu'il existe, du moins dans la tête de certains. Seulement ça n'est pas ce dont je parle, perso, et ça n'est pas ce dont parle la majorité des activitstes anti-Hadopi ou plus généralement opposés aux industries du contenu. Nous ne faisons que parler d'un nécessaire rééquilibrage entre rémunération de l'auteur (une fois débarrassé des vampires économiques greffés à son cou depuis des décennies) et diffusion optimale des oeuvres dans le public. Et au-delà, c'est la dialectique des biens communs contre les "nouvelles enclosures".

Et si le "tout gratuit" est un discours, d'ailleurs non majoritaire, et utilisé pour discréditer des réflexions très valables, en revanche la domination actuelle irait plutôt au "tout propriétaire"...


Je n'ai pas tout lu depuis le début, mais un modèle qui pourrait à mon avis marcher dans cet esprit c'est :
- vraie plus value à acheter : c'est à dire que quand j'ai acheté un truc (chanson, disque, film, livre, site, jeux, autre), ça marche et puis c'est tout, sur n'importe laquelle de mes machines présentes ou futures, je ne m'occupe en rien de backup, copies, gravages, transferts, synchros, numéros de licences login/passwrd ou quoi que ce soit (téléchargement de copies à la volée dans le cache de la machine courante quand nécessaire), en gros le concept ATAWAD : any time, anywhere, any device. Pas de DRMs sur les fichiers.
- l'environnement n'est pas monopolistique : séparation claire entre des entités "tenanciers de bibliothèques personnelles"(que références des oeuvres, pas copies), et les entités créateurs, éditeurs, magasins, diffuseurs/hosteurs), quelques protocoles et surtout espaces de références communs pour les oeuvres (genre ISBN pour les livres)
- fortes contraintes légales de confidentialité pour les entités "tenancières de bibliothèques personnelles" : interdiction de lire ou vendre les bibliothèques (liste de références uniquement, aucune copie chez les tenanciers de bibliothèques)
- prix bien plus bas qu'actuellement sur les oeuvres (mais à priori chaque "bibliothèque" plus grosse)
- rééquilibrage des pourcentages créateurs/producteurs/éditeurs (mais à la limite cela se fait tout seul si l'espace de publications est ouvert à nouveaux acteurs, ce qui est le principe)

Résumé :
http://iiscn.wordpre...umerique-draft/
ou :
http://iiscn.files.w...es_licences.pdf

Techniquement tout à fait faisable (même si pas évident bien sûr)

Pour les aspects "découvertes des oeuvres", radio, télé, divers sites de streaming genre youtube gérant leurs contrats, magasins en lignes, sites des créateurs, concerts, café, bouche à oreille, forum , etc

Et si répression contre le piratage, sur les centres de piratages et non utilisateurs finaux : aucun besoin de sniffer/monitorer les flux utilisateurs :
http://iiscn.wordpre...age-hadopi-etc/
[message édité par yt75 le 15/11/2011 à 22:57 ]
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yt75, le 15/11/2011 - 15:39
deneb58, le 15/11/2011 - 15:28


Tiens, un qui n'a pas encore compris que l'on a changé du siècle.


lol, vous me faites rire, mais vous n'avez vraiment encore rien vu du siècle, surtout à cause de ça :
http://petrole.blog....
Et l'on remarque aussi que quand l'on titille l'"ouverture d'esprit légendaire geekesque empilant tranquillement ses disques durs de la guerre des étoiles", certains relents du genre "oh le troll ferme donc ta gueule" arrivent assez vite ..
Avant d'acheter un kindle Amazon parce que c'est une jolie machine sans doute ...


Vous confondez délibérément et fallacieusement le gratuit et le libre. Rien n'est gratuit, mais on paie pas forcément en argent. Votre dédain vous empêche de voir que l'on est en pleine révolution axiologique, depuis qu'il y ait le Net?

Quant au pic pétrolier, encore du fallacieux. De l'énergie il y en a trop. Heureusement que la Terre ait un champ magnétique pour nous protéger des vagues énergétiques du Soleil. Un tsunami, un séisme, éruption volcanique - que de l'énergie. On sait pas l'exploiter? En effet, les pétroliers nous empêchent de réfléchir la dessus. Vive le pic pétrolier! Rocard, depuis son AVC, il a perdu ses capacités, il ne dit que des conneries. Le gros problème aussi, c'est le monopole de production d'énergie. Comme je disais sur un autre fil, nous sommes en pleine guerre dans le cyberespace, et l'arme la plus puissante que l'on possède, c'est l'imagination.

Last but not least, je n'ai pas de Kindle et Amazon est un ennemi. Mon allié dans cette guerre, c'est Google (pour le moment), et je n'ai pas honte de le dire. En dehors du Libre, bien sûr.
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@deneb58

Je confonds le gratuit et le libre ?
Non pas vraiment, mais il se trouve que le même mot est utilisé en anglais, et que prétendre que ce serait quasi toujours dans le sens "libre" est un peu beaucoup (ou disons tout simplement faux). Il faudrait surtout parler de vrai gratuit (ou libre) cad décidé par les auteurs, et de faux gratuit ou piratage, et il est clair qu'en nombre de terabytes transitant sur le réseaux hors échanges commerciaux, cela doit être autour de 95 faux gratuit 5 vrai, si ce n'est 99 1, donc je ne sais pas qui joue sur les mots ...
D'autre part dire ou suggérer que pour le contenu ça serait comme le logiciel est vraiment facile : le propre du logiciel ou contenant c'est le phénomène de club, c'est à dire plus de gens utilise quelquechose plus il est utile (ou pas besoin de 36000 choses faisant plus ou moins la même chose), pas le cas du contenu (ou très différemment), et le logiciel peut aussi être du contenu, jeux vidéos par exemple.
Quant à l'énergie allez y regarder d'un peu plus près si vous voulez, je mentionnais ce point car en parallèle de l'explosion informatique ou cybernétique, notre époque c'est aussi la fin de l'explosion énergie pas chère (et se recroqueviller sur les théories du complot ou méchants pétroliers qui achètent les brevets ou que sais-je, ne change rien à l'affaire), fin de l'énergie pas chère aussi raison principale de la crise actuelle d'ailleurs, et si facebook construit un data center grand comme 11 terrains de foot en Suède et consommant l'équivalent d'une ville de 50000 habitants c'est avant tout pour des questions énergétiques.
Quant à Google leurs offres de contenu payant sont en train d'arriver.
Le vrai danger aujourd'hui c'est la mise en place de quelques monstres sur la diffusion du contenu qui vont décider les marges et pourcentages quand autre chose serait possible, la stratégie (d'ailleurs affichée) étant toujours le "customer lock in" ou "customer retention", ne pas s'y tromper ..



Sinon un excellent bouquin (diffusé en vrai gratuit), pour se faire une idée des questions énergétiques, en anglais mais je crois une traduction aussi, prendre le pdf complet :
http://www.withouthotair.com/
Traductions :
http://www.withoutho...anslations.html
ou aussi :
http://www.manicore.com/ (site de JM Jancovici)
[message édité par yt75 le 16/11/2011 à 10:05 ]
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yt75, le 15/11/2011 - 22:41

- fortes contraintes légales de confidentialité pour les entités "tenancières de bibliothèques personnelles" : interdiction de lire ou vendre les bibliothèques (liste de références uniquement, aucune copie chez les tenanciers de bibliothèques)


Si je suis en phase sur les autres points, pour moi ça coince sur celui-ci:

A mon sens, il est *impossible* d'imposer cette "interdiction de lire", dans le monde numérique, dès lors que ce fichier a été publié au moins une fois.

Et même si il ne l'a pas été !!! : T'es auteur, tu as le manuscrit sur ton PC, qui tombe en panne. Le réparateur commence par faire une sauvegarde du disque, avant de réparer le PC. Et hop ! Copie. (Je vois pas , du moins en 2011, un auteur avoir le réflexe de chiffrer ses fichiers perso, même si il devrais). Le problème n'est pas que théorique, des affaires comme ça ça existe actuellement.

Pour moi ca s'exprime simplement: Un auteur ne PEUX PLUS décider de la diffusion de ses oeuvres, une fois celles-ci publiée. Idéologiquement Victor Hugo ne disais rien d'autre, mais SURTOUT, à l'heure actuelle la technique permet, et requiert, ceci.

Quand je publie un code source en licence libre, il est libre pour tout le monde. Si l'armée l'utilise sur ses drones, j'en suis pas content du tout, mais je n'ai pas le pouvoir *technique* de l'empêcher. Je pourrais mettre une clause interdisant à l'armée de l'utiliser, clause dont ils se foutraient royalement: Ils ne viendraient simplement pas me dire qu'ils l'utilisent, et c'est tout.

L'auteur (et donc ses ayants droit) n'ont PAS droit de vie et de mort sur leurs oeuvres, ni à décider des canaux de distribution, des supports physique ou logique (MP3 ou pas,...), des populations a pourvoir en bénéficier). Regarde pour les Beatles, tous les albums étaient dispo en P2P des années avant leur diffusion numérique "légale".

Après la question de la rémunération est *complètement séparée* de ce problème de diffusion. Mais pour q'une solution marche, il ne faut PAS qu'elle se base sur la restriction ou le contrôle de diffusion, mais au contraire sur l'abondance de cette diffusion.
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obcd, le 16/11/2011 - 10:07



Si je suis en phase sur les autres points, pour moi ça coince sur celui-ci:

A mon sens, il est *impossible* d'imposer cette "interdiction de lire", dans le monde numérique, dès lors que ce fichier a été publié au moins une fois.

Et même si il ne l'a pas été !!! : T'es auteur, tu as le manuscrit sur ton PC, qui tombe en panne. Le réparateur commence par faire une sauvegarde du disque, avant de réparer le PC. Et hop ! Copie. (Je vois pas , du moins en 2011, un auteur avoir le réflexe de chiffrer ses fichiers perso, même si il devrais). Le problème n'est pas que théorique, des affaires comme ça ça existe actuellement.




Mais là il ne s'agit pas de la problématique copie d'oeuvres ou publications (qui de toute manière je suis entièrement d'accord est inévitable, et le truc que je trouve le plus délirant à ce sujet, c'est que l'on ait même essayé de "boucher" le "trou analogique" ! (capacité à enregistrer quelque chose si on peut l'écouter ou le regarder) :
http://fr.wikipedia....Trou_analogique
http://en.wikipedia....iki/Analog_hole
le principe aurait alors été d'obliger les fabricants d'équipements d'enregistrement à inclure dans leurs systèmes des systèmes de reconnaissance de "watermak" fonctionnant même sur la restitution analogique, quel délire ..
Mais de fait la problématique n'est pas forcément nouvelle, comme dit plus haut techniquement, rien n'empêche non plus de faire des éditions pirates de livres ou disques imprimés.

La confidentialité évoquée ici c'est par rapport aux "bibliothèques personnelles" en tant que "liste d'oeuvres achetées ou vraies gratuites", que des références, pas de copies dans ces bibliothèques, donc ça se rapproche beaucoup plus des données personnelles sur facebook ou autre, ou liste des cookies login/passwrds et favoris sur un pc tel ou mac. Ou par exemple, si on a un compte titre dans une banque, elle n'est pas sensée vendre à qui que ce soit la liste des actions présentes dans ce compte titres (à l'inverse de facebook par exemple).
Là aussi certes, aucune garantie technique complète pourrait exister, mais si le service fourni par les "tenanciers de bibliothèques personnelles" est justement avant tout cette confidentialité, je pense que ça pourrait marcher, même si à terme basé sur lois et relation de confiance comme d'habitude, et pour que cela puisse exister, cela implique plusieurs organisations "tenanciers de bibliothèque" et possibilité de "déménager", sinon clairement relation de confiance impossible.

Cet aspect aussi évoqué là :
https://iiscn.wordpr...e-cette-crasse/
et :
http://iiscn.wordpre...-mauvaise-idee/

Et globalement, si d'une part on a une vraie plus value à acheter en terme "d'expérience utilisateur" (pas besoin de s'occuper de fichiers et copies, bibliothèque personnelles non liée à un seul fournisseur) et oueuvres bien moins chères, et que d'autre part les centres de piratage basés sur le besoin de catalogue pour accéder aux oeuvres n'ont pas une paix royale, l'environnement pourrait à mon avis tout à fait fonctionner (le piratage zéro on s'en fout, les échanges de fichiers en cours d'école vraiment pas le problème).
[message édité par yt75 le 16/11/2011 à 12:11 ]
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- Seulement parce que les PDM relèvent principalement des majors ? ... mais si elles ne servent plus à rien, l'essor des nouveaux acteurs et des alternatives devrait être fulgurant non ? Et les majors devraient perdre leur monopole !


Mais ne pas oublier que les revenus (qui permettent aussi marketing et PDM), sont loin d'avoir disparu, même si chute de ventes CD/DVD, puisque l'on a :

Image IPB
Les CDs et DVDs c'est "phonos videos" dans ces camemberts, droits généraux c'est "discothèques, spectacles, cafés , etc",
Source :
http://largentdelamusique.wordpress.com/2010/03/19/l'evolution-du-marche-de-la-musique-reste-stable/#more-137
https://iiscn.wordpr...icence-globale/

Donc ça se mort un peu la queue : le système majors/sacem/(copies "physique" même si pour la forme), reste celui qui génère(ou recoit disons) les revenus.


Note: je n'ai rien fondamentalement contre le principe sacem, bien au contraire même (et licence globale ça revient à une mega sacem d'ailleurs), problème actuel beaucoup plus sur le fait que les pourcentages toujours déterminés principalement par passages radio télés, si les revenus des "achats à l'oeuvre sur internet" remontaient ce serait aussi différent.
[message édité par yt75 le 16/11/2011 à 14:42 ]
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L'UMP parti des parasites.

Mmmm, au fil des nouvelles, j'ai sommes toute l'impression que l'on commence a etre envahi de parasite.
Il va falloir sortir le lance flamme.
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yt75, le 16/11/2011 - 11:09

La confidentialité évoquée ici c'est par rapport aux "bibliothèques personnelles" en tant que "liste d'oeuvres achetées ou vraies gratuites", que des références, pas de copies dans ces bibliothèques, donc ça se rapproche beaucoup plus des données personnelles sur facebook ou autre, ou liste des cookies login/passwrds et favoris sur un pc tel ou mac.


Ok, merci de l'explication, je comprends mieux l'idée.



Faut que j'y réfléchisse, à priori j'aime bien le principe, même si la sécurisation du bouzin est un point critique: Quand on vois le fiasco des autorités de certifications SSL qui se font trouer les unes après les autres car elles utilisent toute la même application de génération de certificat sous Windows...
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L'article est intéressant. Je ne partage pas tout cependant. Notamment, deux choses me viennent à l'esprit :

1) il y a une sorte d'amalgame d'une part entre l'idée qui selon moi vient enrichir l'humanité et doit être accessible, et d'autre part la forme spécifique que lui a donné un auteur et qui est le fruit du travail de ce dernier. Evidemment, ce disant je constate que mon propos est conceptuel et que sont application est une autre paire de manches.

2) Pour que cet article puisse être intellectuellement honnête, il manque dans une confrontation entre l'évolution de la position des auteurs et l'évolution d'une société vers l'économie libérale, et aussi une évolution des mentalités vers le "si c'est sur internet c'est gratuit et c'est mon droit". Je constate moi aussi une crispation d'un certain nombre d'auteurs sur leurs "droits" mais qui me semble être la conséquence d'une attitude de plus en plus arrogante et déviante des consommateurs tant du point de vue de la morale que du droit.
Je vous donne un exemple pour bien comprendre. Je suis auteur pour le théâtre et je diffuse mes textes via un site internet qui permet le téléchargement libre de mes pièces. Sauf que le texte téléchargé est incomplet, il manque le dénouement, le dernier acte... Pourquoi ce choix ? Parce que demander à une troupe de m'écrire pour obtenir gratuitement la fin permet de nouer le contact, d'échanger, d'avoir un feedback sur sa création. Aussi parce que j'ai une vision (même vague)de "qui" possède mon texte et cela peut décourager une certaine forme de piratage. Bref, la troupe télécharge le texte partiel, se fait une idée de l'oeuvre, de son rythme, de la nature des rôles, etc... puis elle m'écrit un petit mail si l'oeuvre peut correspondre à ses attentes, courriel auquel je réponds en joignant le texte intégral. Eh bien, lorsque j'envoie la pièce, figurez-vous qu'une troupe sur 10 seulement se fend d'un courrier, même minimaliste de remerciements. Belle mentalité !
Oh, mais ce n'est pas tout... il m'arrive de partir en congés parfois - une petite semaine coupé d'internet ça fait aussi du bien. Et lorsque je rentre, il n'est pas rare que j'ai une série de 4 ou 5 courriels de telle ou telle troupe de théâtre qui s'insurge contre le fait de ne pas avoir reçu le texte intégral malgré ses 3 relances de la veille et les messages sur mon répondeur téléphonique. Comme si recevoir gratuitement l'une de mes pièces était leur droit inaliénable et mon devoir absolu. Vous saisissez le problème de mentalité ? Pour ma propre et modeste expérience, il me fait me crisper sur mes droits d'auteurs, oui. Et dans ma petite tête mesquine, celui qui m'injurie parce que j'ai mis 4 jours à répondre à sa demande, il peut crever la bouche ouverte et le cul plein de fourmis avant de recevoir quoi que ce soit et il n'a qu'à l'écrire avec sa grande gueule sa pièce de théâtre au lieu de se défouler avec des courriels à la con !
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Magdah, le 17/11/2011 - 21:34

L'article est intéressant. Je ne partage pas tout cependant. Notamment, deux choses me viennent à l'esprit :

1) il y a une sorte d'amalgame d'une part entre l'idée qui selon moi vient enrichir l'humanité et doit être accessible, et d'autre part la forme spécifique que lui a donné un auteur et qui est le fruit du travail de ce dernier. Evidemment, ce disant je constate que mon propos est conceptuel et que sont application est une autre paire de manches.

2) Pour que cet article puisse être intellectuellement honnête, il manque dans une confrontation entre l'évolution de la position des auteurs et l'évolution d'une société vers l'économie libérale, et aussi une évolution des mentalités vers le "si c'est sur internet c'est gratuit et c'est mon droit". Je constate moi aussi une crispation d'un certain nombre d'auteurs sur leurs "droits" mais qui me semble être la conséquence d'une attitude de plus en plus arrogante et déviante des consommateurs tant du point de vue de la morale que du droit.
Je vous donne un exemple pour bien comprendre. Je suis auteur pour le théâtre et je diffuse mes textes via un site internet qui permet le téléchargement libre de mes pièces. Sauf que le texte téléchargé est incomplet, il manque le dénouement, le dernier acte... Pourquoi ce choix ? Parce que demander à une troupe de m'écrire pour obtenir gratuitement la fin permet de nouer le contact, d'échanger, d'avoir un feedback sur sa création. Aussi parce que j'ai une vision (même vague)de "qui" possède mon texte et cela peut décourager une certaine forme de piratage. Bref, la troupe télécharge le texte partiel, se fait une idée de l'oeuvre, de son rythme, de la nature des rôles, etc... puis elle m'écrit un petit mail si l'oeuvre peut correspondre à ses attentes, courriel auquel je réponds en joignant le texte intégral. Eh bien, lorsque j'envoie la pièce, figurez-vous qu'une troupe sur 10 seulement se fend d'un courrier, même minimaliste de remerciements. Belle mentalité !
Oh, mais ce n'est pas tout... il m'arrive de partir en congés parfois - une petite semaine coupé d'internet ça fait aussi du bien. Et lorsque je rentre, il n'est pas rare que j'ai une série de 4 ou 5 courriels de telle ou telle troupe de théâtre qui s'insurge contre le fait de ne pas avoir reçu le texte intégral malgré ses 3 relances de la veille et les messages sur mon répondeur téléphonique. Comme si recevoir gratuitement l'une de mes pièces était leur droit inaliénable et mon devoir absolu. Vous saisissez le problème de mentalité ? Pour ma propre et modeste expérience, il me fait me crisper sur mes droits d'auteurs, oui. Et dans ma petite tête mesquine, celui qui m'injurie parce que j'ai mis 4 jours à répondre à sa demande, il peut crever la bouche ouverte et le cul plein de fourmis avant de recevoir quoi que ce soit et il n'a qu'à l'écrire avec sa grande gueule sa pièce de théâtre au lieu de se défouler avec des courriels à la con !


Intéressant message, et il est clair que la vision "copier un fichier ça ne coute rien donc ça doit être gratuit" qui d'une part est fausse si on considère toutes les infrastructures et énergie associée nécessaire, et d'autre part est déjà vrai dans les supports dits "physiques" (cout de reproduction portion minime du prix de vente), amène à cette espèce d'hypocrisie quasi hystérique et dogmatique du "tout gratuit", avec en fait certains relents de censure par étouffement.
[message édité par yt75 le 21/11/2011 à 09:16 ]
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Bonjour,

"Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.
Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur."
Déclaration universelle des droits de l'homme. Article 27

Je ne vois pas pourquoi il faudrait un assouplissement du droit d'auteur. Celui-ci fût accordé dans un premier temps durant la révolution française pour protéger les auteurs des imprimeurs.
A juste titre, il me semble nécessaire de protéger la propriété intellectuelle. Cela garantit à un auteur de jouir de son travail. C'est lui qui a produit l'idée, cela est normal que l'exploitant (producteur,éditeur,diffuseur) rétribue une partie des bénéfices fais par l'exploitation de l'oeuvre à l'auteur. En ce qui concerne la durée du droit, il est aussi légitime qu'il puisse faire bénéficier à sa descendance, comme tout citoyen qui donne en héritage une propriété à ses ayants droits,le fruit de son travail.

Le droit d'auteur n'est pas un privilège, il reconnait juste le travail intellectuel comme égal au travail manuel.

Le fond du problème n'est pas le droit.

Mais bien le manque d'offre légal à des prix honnêtes . Deezer et Spotify l'ont fais pour la musique. On attent tous la même chose pour la vidéo.
Megavideo a levée 175 millions de dollars d'actifs! sans rétribuer une partie de leur bénéfice aux auteurs ou ayant droits. Il est consternant de voir les gros acteurs de l'édition rester immobile et ne faire que des actions en justice pour limiter la diffusion illicite alors que ça serait à l'avantage de tout le monde qu'il rentre dans le marché de du téléchargement et du streamming. Megavideo a prouvé qu'on pouvait se faire énormément d'argent avec ces modes de diffusion.



Lamire
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5511 messages publiés
Grand déterrage de sujet mais commentaire intéressant.

Megamachin a surtout démontré que les lois de l'empire américain s'appliquent partout dans le monde.
Inscrit le 28/12/2010
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Et prouve que la position de Tanguy est erronée : c'est bien un problème de droit, parce qu'entre des Megaupload qui se font des sommes colossales en dealant des oeuvres sans reverser un kopek aux artistes, et des maisons de disques qui développeront les mêmes canaux de distribution pour y reproduire leur monopole d'exploitation gargantuesque, dans les deux cas on reste dans un système de rente de situation et de vampirisme des artistes.

Je répète que dès lors que le rôle technique d'un intermédiaire disparaît, son rôle économique devient injustifié et son intercession juridique, abusive. Le but n'est pas de "se faire du blé", mais de favoriser la diffusion maximale d'une oeuvre. Si la rémunération d'intermédiaires techniques devenus obsolètes freine la diffusion de la culture, alors elle doit sauter, c'est aussi simple que ça. C'est affligeant de voir les réactions des ayant-droits lorsqu'on leur rappelle l'origine et la nature du droit d'auteur.

Et puis j'avoue que je vois pas bien en quoi les réalisations d'un artiste devraient rapporter du blé à sa descendance. Qu'on reconnaisse la mérite d'un artiste et que la société lui assure subsistance en retour, parfait. Mais le talent n'a rien d'héréditaire, et le mérite non plus d'ailleurs. S'il est assez bon pour constituer des réserves à partir des rémunérations que lui amènent ses oeuvres, un créateur pourra en transmettre une partie à sa descendance, mais une oeuvre n'est pas une baraque qui peut rester indéfiniment dans le patrimoine privé d'une famille : une oeuvre vient du magma des idées et des oeuvres précédentes, et doit invariablement y retourner, c'est l'essence de la création. Les modèles économiques qui nient cet état de fait son entachés d'un vice conceptuel rédhibitoire.
Inscrit le 24/01/2012
1 messages publiés
guy debord a analysé finement la société du spectacle. qu'il y ait une cyberguerre est dans l'ordre des choses. nous le savions. il est donc intéressant aujourd'hui de savoir comment réagir et ce n'est pas facile. exemple : ou bien les "créateurs" sont des travailleurs comme les autres alors ils n'ont ni plus ni moins de droits et cela signifie qu'il n'y a pas de création mais travail au même titre que fabriquer un sachet plastique, ou bien les "créateurs" sont d'essence divine auquel cas toutes ces histoires sont fantastiques. dans tous les cas ce monde est tordu, mais ça défoule de faire semblant d'exister en donnant sans risque un avis banal mais que tout le monde attend. société du spectacle et aussi société des foules qui s'y croient!
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