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Les parents aident leurs jeunes enfants à s'inscrire sur Facebook
Sujet ouvert par
Guillaume Champeau
- Dernière réponse le 03 mai 2013 à 23h32
![]() ![]() J'ai 10 ans, j'aime beaucoup les garçons, et je sors de l'école X à 17h et je rentre chez moi par la route Y, voici ma photo et ça c'est mon nouveau soutien gorge que ma maman m'a acheté hier, il est beau, non ?
![]() Laissons le choix aux parents, ils sont responsables de l'éducation de leurs enfants. ça n'est pas une CNIL, un gouvernement ou un juge qui peuvent remplacer les parents. Et si ceux-ci n'ont aucune prévention contre les projets prédateurs des industries, et qu'ils estiment que la consommation à tout crin et la transparence marketing sont une façon digne de vivre, qui est assez légitime pour les déciller ? Les mises en garde, on les trouve facilement. Y a pas besoin d'avoir fait Math Sup pour savoir que FB ou Google sont des aspirateurs à données.
Les CNIL, les gouvernements et les juges, ce qu'on leur demande, ce qui leur incombe, c'est de forcer les entreprises comme Facebook à se plier aux règles de protection des données personnelles, à renoncer à la captation des contenus des inscrits. Ce qu'on demande aux autorités, ça n'est pas de contraindre les civils, mais de contraindre les entreprises, et de briser leurs plans marketing si elles ne vont pas dans le sens de l'intérêt général. Mais je sais qu'on n'ira pas dans ce sens-là. Au lieu de contraindre les entreprise de l'industrie du tabac à virer tout produit addictif de leurs clopes, on se contente d'une signalétique sur les paquets, et de bannir les fumeurs des lieux sociaux. Au lieu de contraindre les entreprises de l'industrie culturelle à proposer un nouveau modèle économique fondé sur un prix dérisoire du fichier à l'unité, on criminalise le téléchargement et on crée des absurdités comme Hadopi. Toujours plus facile de taper sur le consommateur que de foutre au pas des industries... [message édité par U. Harkogansk-Malatesta le 02/11/2011 à 16:54
]
U., le 02/11/2011 - 16:51 Il n'y a peut-être pas besoin d'avoir fait math sup', mais il faut néanmoins être un minimum familier de ces technologies et des enjeux qu'elle peuvent représenter. Et la majeure partie des gens ne le sont pas. Ensuite, si, la CNIL, le gouvernement ou un juge peut remplacer les parents (dans un cadre définit par la loi). As-tu déjà entendu parler des "travailleurs sociaux"? En général ils interviennent pour palier a un manque parental. ![]() Suvann, le 02/11/2011 - 17:27 J'étais volontairement caricatural. Il appartient également aux autorités d'avoir un rôle pédagogique, pas en faisnt de la propagande comme elle le font pour Hadopi dans les classes, pas en expliquant aux enfants les hôôrribles menââces qui pseraient sur les revenus de telle ou telle filière industrielle, mais en expliquant aux enfants et aux parents les risques qui pèsent sur eux, en tant que personnes physiques dotées d'un cerveau et d'un corps. Et comme la pédagogie par la peur n'est pas une bonne méthode, il faudrait également éveiller lesdits enfants aux bonnes pratiques et aux ressources d'un web ouvert. Mais je soulignais surtout que ce qui pose problème, c'est l'absence de moyens et de volonté politique pour les instances qui devraient normalement mettre un coup d'arrêt aux projets marketing et intrusifs de Google, Facefuck et consorts. ![]() info, le 02/11/2011 - 17:35 Tiens bah voilà, illustration de ce que ça peut donner quand on confond initiation et propagande. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. |
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Les chercheurs rappellent en préambule que la loi COPPA interdit aux sites web américains de collecter des données personnelles d'enfants de moins de 13 ans sans l'autorisation des parents, et que c'est pour cette raison que Facebook interdit aux internautes de s'inscrire sur le réseau social avant cet âge. Mais selon un sondage mené auprès de 1 007 parents d'enfants âgés de 10 à 14 ans, 55 % des enfants de 12 ans ont déjà leur compte sur Facebook, ce qui est aussi le cas de 32 % des enfants de 11 ans, et 19 % des enfants de 10 ans. Chez les parents qui savent que leur enfant est sur Facebook, 72 % reconnaissent qu'il s'est inscrit avant l'âge de 13 ans.
Plus troublant, chez ces parents-là, plus des deux tiers (68 %) expliquent qu'ils ont même aidé leur enfant à s'inscrire sur Facebook avant l'âge requis. Ils ne voient apparemment aucun problème à ce que leur progéniture rejoigne très tôt le réseau social, malgré les risques réels ou supposés que peut poser Facebook, non seulement pour la vie privée de l'enfant, mais aussi pour sa sécurité face aux harceleurs et autres pédocriminels en puissance.
De quoi donner raison à Mark Zuckerberg, qui souhaite libérer l'inscription des moins de 13 ans pour mettre fin à l'hypocrisie.
Lorsqu'on leur demande qui doit décider du droit de l'enfant à s'inscrire ou non sur un site web, 93 % des parents jugent que c'est à eux de donner l'autorisation, et seulement 2 % estiment que c'est au gouvernement de fixer les règles. Soit autant que pour l'enfant lui-même. Pourtant, 48 % des sondés estiment que le gouvernement doit exiger des éditeurs de sites web qu'ils fixent un âge recommandé, à la manière des jeux vidéo et du cinéma. Un tiers estime que le gouvernement n'a rien à faire entre les parents et les éditeurs.
En France, une enquête de TNS Sofres révélait cet été que 20 % des enfants de 8 à 12 ans possèdent un compte sur Facebook. Là encore, avec l'approbation des parents. 97 % des enfants concernés affirmaient que leurs parents étaient au courant, mais seuls 55 % d'entre-eux surveillaient l'activité de leurs pré-adolescents.
En juin 2011, la Commission Européenne a publié les résultats d'une enquête qui montrait que 38 % des enfants de 9 à 12 ans fréquentaient les réseaux sociaux. Elle plaidait alors pour un renforcement des règles étatiques. "Les jeunes ne comprennent pas toutes les conséquences que peut avoir la divulgation en ligne de trop nombreux détails sur leur vie privée. L'éducation et la supervision parentale sont nécessaires, mais nous devons les renforcer par une protection supplémentaire jusqu'à ce que les jeunes soient en mesure de prendre des décisions en étant pleinement conscients des conséquences", écrivait-elle. En septembre, elle a récidivé dans un rapport qui distinguait Dailymotion et Skyrock parmi les bons élèves européens de la protection des mineurs sur Internet.
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