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Hadopi : un nouveau cahier des charges des logiciels de filtrage
Sujet ouvert par
Guillaume Champeau
- Dernière réponse le 21 avril 2011 à 13h52
![]() ![]() Leur filtrage, ils peuvent se le mettre où je pense. Vivendi votre box fliquée sera un vrai flop, les geeks mettront un modem routeur autre que celui du FAI.
![]() Putain, c'est une honte...payer pour se faire fliquer et surveiller...car bien sûr, ce ne sera pas gratuit. Fumiers.
Ceci n'est pas une pipe
![]() Mais a bien l'observer de près, cela y ressemble drôlement ... D'ailleurs, en parlant de ça, je suis pris d'un coup d'un seul d'une irrésistible envie de me faire civiliser la face. Un PUR moment de démagogie passagère sans doute. Très cordialement. Whiteh [message édité par whiteh le 20/04/2011 à 12:51
]
![]() sum02, le 20/04/2011 - 12:35 +1 L'éducation des personnes aux méthodes de contournement reste la meilleure des solutions: la box étant un élément réseau comme un autre, elle ne pourra jamais empêcher un trafic chiffré de passer, ni même l'analyser (Sinon, ca voudrais dire qu'il serais possible pour le FAI de percer ou bloquer les connections HTTPS bancaires).
L'éducation des jeunes par les parents est d'autant plus importante que la propagande gouvernementale bat de son plein: http://www.numerama....la-rentree.html (et à la limite, ça c'est moins grave que les soit-disant "cours" directement dans les classes... Et un jour ils auront la bonne idée de mettre du DPI comme au Canada
[message édité par Xenofact le 20/04/2011 à 14:11
]
Comment ils vont faire pour préserver la liberté d'expression et et la vie privée et en même temps "sécuriser" l'accès internet. S'ils bloquent les logiciels P2P, ça bloque la liberté d'expression puisque le P2P n'est pas illégal en soi et empêche le partage de fichiers libres de droit.
S'ils filtrent les fichiers qui sont téléchargés, c'est la vie privée qui en prend un coup. Je suis impatient de voir ce que ça donnera (même si je l'installerai sûrement pas!) Quid de Linux? ça sera compatible avec ma ubuntu? hypercrapule, le 20/04/2011 - 15:04 Dénonce-toi à l'hadopi et ton voeux sera exaucé! MDR [message édité par nicks92 le 20/04/2011 à 15:19
]
Pas le courage de lire tout le pavé, mais il y a quand meme un truc qui me choque dans le resumé des fonctionnalités:
"Élément 2 : Aide à la sécurisation de l'accès par le calcul de diverses statistiques,comme l'existence ou le comptage de paquets (entrant et sortant) transitant entre réseau public et le réseau local privé de l'abonné, à intervalles de temps réguliers(ex : toutes les heures), suivant les diverses adresses des machines physiques autorisées (et non autorisées)" Je ne vois pas comment un logiciel installé sur le PC de l'utilisateur pourrait avoir connaissance de ces données... Sauf erreur de ma part, il n'y a qu'au niveau de la box qu'on peut compter les paquets circulant vers chacun des noeuds connectés à la box (et encore, meme la box ne peut pas tout savoir s'il y a d'autres routeurs en dessous d'elle). Autrement dit, il faudrait que les differents operateurs se mettent d'accord pour developper une API commune à toutes les box presentes sur le marché francais? (le tout pour pas un rond, evidemment)...j'y crois à mort! ![]() Alors ça y est ? Ont-ils enfin trouvé une fonctionnalité PERTINENTE permettant de prévenir l'usage illégal d'une connexion ? Ont-ils enfin un "logiciel" capable de "prouver" l'innocence de quelqu'un injustement accusé de négligence caractérisée ? NON, ils n'ont toujours rien. HADOPI = EPIC FAIL !!! ![]() Dans le communiqué de presse, on lit:
Voilà donc deux ensembles de personnes, disjoints ou non (et si non ce serait inquiétant), qui peuvent le faire. Faire quoi, après relecture du texte, je n'ai pas trouvé. Ce que l'on sait, c'est que pour pouvoir faire on ne sait quoi, il convient de faire une demande à la Haute Assemblée. Si toute personne peut demander le document, on voit mal pourquoi il n'est pas en ligne. Plus besoin (Merci Numerama), Madame Michu est déjà en train de se délecter du chef d'oeuvre! La première consultation, non datée du 6 juillet 2010, était intitulée: "Consultation publique de la Haute Autorité pour la diffusion des ?uvres et la protection des droits sur internet". Dans la seconde, datée du 31 mars 2011, son caractère public a disparu. Je ne sais si je me trompe, mais dans la communication hadopienne, je crois percevoir comme un mal-être... Doute existentiel? Sentiment de vivre un dernier printemps? Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. |
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Le cadre juridique de l'incitation au filtrage volontaire :
L'article L336-3 du code de la propriété intellectuelle prévient que l'abonné à Internet "a l'obligation de veiller à ce que cet accès ne fasse pas l'objet d'une utilisation à des fins de (piratage d'oeuvres protégées)". Dans le cadre de la riposte graduée dessinée par les lois Hadopi, le décret sur la négligence caractérisée a créé un article R335-5 qui punit pénalement le fait de ne pas avoir installé un moyen de sécurisation ou d'avoir "manqué de diligence" dans la mise en oeuvre de ce moyen, malgré plusieurs avertissements envoyés par l'Hadopi. Pour que cette menace paraisse équitable, l'article L331-25 fait devoir à l'Hadopi d'informer l'abonné, lors de l'envoi de ses avertissements, "sur l'existence de moyens de sécurisation permettant de prévenir les manquements à l'obligation définie à l'article L. 336-3". Par ailleurs, l'article L331-26 ajoute que l'Hadopi "rend publiques les spécifications fonctionnelles pertinentes que ces moyens (de sécurisation) doivent présenter".
C'est tout l'objet de ce document, qui donne lieu à une consultation publique ouverte pendant 40 jours. La première version que nous avions révélée l'été dernier avait donné lieu à trois mois de consultation, après prorogation. Selon nos informations, peu de réponses avaient été reçues par l'Hadopi, qui mise cette fois davantage sur le travail des Labs.
La labellisation des moyens de sécurisation :
Une fois la liste définitive des fonctionnalités publiée, la loi impose à l'Hadopi d'établir "une liste labellisant les moyens de sécurisation", selon une procédure de labellisation établie en toute fin d'année dernière. Au terme d'un processus au rabais, qui ne lui donne quasiment aucun pouvoir d'appréciation et de contrôle, l'Hadopi accordera son label à tous les éditeurs qui obéiront à la liste des fonctionnalités pertinentes.
Au moins dans l'esprit, l'installation d'un moyen de sécurisation labellisé par l'Hadopi doit permettre à l'abonné de démontrer sa bonne foi, et d'échapper à une condamnation pour négligence caractérisée. La Haute Autorité a cependant toujours refusé de voir un lien indissociable entre les moyens qu'elle labellise et les moyens de sécurisation que les abonnés doivent mettre en place, estimant que le label sert uniquement de conseil et non de garantie. Un abonné qui installe un logiciel labellisé pourra être condamné, ou inversement.
Il s'agit d'une interprétation opportuniste qui permet d'éviter que l'activation d'un logiciel labellisé Hadopi ne devienne une assurance anti-Hadopi et un permis de pirater sans crainte. Les services de la Haute Autorité sont en effet bien conscients qu'il sera simple d'installer un moyen de sécurisation sur un poste et de pirater depuis un autre.
Le projet de spécifications fonctionnelles des moyens de sécurisation (v2) :
L'analyse du document - dont nous devrions avoir copie très rapidement - fera l'objet d'un article distinct, mais selon nos information il diffère très sensiblement du premier brouillon réalisé il y a neuf mois, qui avait été très critiqué pour ses options intrusives. Il était notamment prévu une "double journalisation" des actions de l'utilisateur, dont une copie déchiffrable seulement par un tiers de confiance. Cependant, la sécurisation au coeur des box ADSL souhaitée par Vivendi, déjà envisagée l'été dernier, n'a pas disparu. Les FAI auront toute liberté de proposer des solutions de filtrage à leurs abonnés, installées directement dans leurs boîtiers, pour garantir un filtrage opéré quel que soit le poste utilisé.
A suivre.
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