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Deezer vivement critiqué par les producteurs de disques
Sujet ouvert par
Guillaume Champeau
- Dernière réponse le 23 mars 2011 à 14h36
![]() ![]() Deezer, toujours Deezer... Je sais que c'est une entreprise française mais il serait temps que les professionnels de la musique apprenne l'existence de la bien meilleure alternative Spotify, quitte à tirer à gros boulets dessus.
Allez, qu'ils s'écorchent vif tous ces affairistes et voleurs. Ainsi, il n'en restera aucun.
Et les artistes pourront enfin vivre, libres. db L'industrie musical me fait penser à un poulet qui continue de courir alors qu'on lui a déjà coupé la tête. La seule question qui me taraude l'esprit c'est comment il trouve la force courir car ça fait longtemps que sa tête est tombée.
Ils ont déjà des crédits d'impots énorme, la taxe pour copie privé sur tous les supports de stockage numériques, la hadopi (véritable milice privée au service de leur corporation) et bientôt une taxe sur les abonnements internet... maintenant, ils veulent faire cracher Deezer, car il ne crache pas assez de fric...
Autant la création Française semble dénuée d'imagination quand il faut crée des oeuvres originales, mais quand, il faut inventer des sources pour faire rabouler la thune,là elle invente des outils extraordinaires qui arrivent même à faire reculer les libertés publiques fondamentales. Et bien sûr, écouter depuis Deezer un album qu'on légalement acheté dans le commerce devrait donc être payant. Mr Nègre et consorts ne veulent pas aussi que je paye aussi les impôts de leurs artistes avec mes deniers perso des fois ?
Non, je demande parce qu'avec toutes les taxes "cultures" que je paye déjà rien avec l'abonnement Internet, ou la RCP, c'est la seule chose pour laquelle on ne les aide pas directement. Demain il faudra peut-être même chanter à leur place si ça continue. ![]() avec une vision d esprit comme "achat à l acte" ou "beaucoup , beaucoup plus cher " c est sur que les """"offres légales"" vont faire pschitt .
si un jour à force de presser le citron , les streaming "légaux" ferment à cause de l avidité de certains faudra pas pleurer que le piratage explose . ![]() Oui, enfin pour se plaindre, critiquer, réclamer des lois (Hadopi, Acta...), des taxes (Sacem, copie privée...) ils sont très actifs, nombreux et insistants, par contre lorsqu'il s'agit de développer l'offre légale d'achat à l'unité (donc le modèle, contrairement au streaming, qui leur convient), il n'y a plus personne, même pour répondre à une simple question, n'est-ce pas M. Pascal Nègre ?
http://uppix.net/a/7...4d0e00f8f6e.png http://uppix.net/3/3...e2a1e97a46c.png En gros a été lancé il y a 1 an, sur le modèle de Itunes, un magasin en ligne de Musique accessible via le lecteur de la distribution Linux Ubuntu : https://one.ubuntu.com/music/ En Allemagne, Angleterre, USA, les 4 majors sont accessibles, mais pas dans le reste de l'Europe, il manque entre autre Universal et impossible de savoir pourquoi... En accédant au store via un VPN anglais, on peut commander les titres Universal, pas via la connexion FAI français classique. Donc moi qui veux acheter légalement en passant par le Music Store Ubuntu, Universal ne me veut pas comme client... Incroyable mais vrai. Et aucune explication malgré plusieurs relances sur Twitter (par contre, on répond aux questions sur le streaming) ! Alors, qui réellement est de mauvaise foi ? Concernant le Marges des producteurs ... Il ne faut pas dire qu'"ils n'auront pas les moyens de vivre", mais "pas les moyens de vivre comme avant"... Douce époque où l'argent coulais des murs, avec des salaires de folies, ... Il va falloir qu'ils apprennent a vivre avec leur moyens, humbles, mais largement suffisant.
Donc revenons en 2011, il y a soit rien (P2P), soit des poyèmes de rémunération en streaming ( des poyèmes x des millions de clics, ca fait des gros poyèmes). iTunes c'est bien mais ce n'est qu'une transition, Deezer (et Spotify) correspond plus a une manière moderne d'écouter de la musique. Donc ne tuons pas le streaming dans l'oeuf, couvons le. ![]() Sacré P. Nègre. Lui qui défendait Deezer le voilà qui le critique... Retournement de veste, cassage de sucre par radio interposé... Tous les ingrédients des professionnels de la musique.
Merci à Numerama pour me faire penser que 63€ était la moyenne dépensée en 2001, par conséquent je paierai rien de plus par an. Sans effort sur les prix Pascal, vous pouvez vous gratter pour que je paye de la musique (et je ne télécharge même pas...). A bon entendeur (22€ le dernier album des enfoirés??? Mais bien sûr...). ![]() c'est vrai que si on divise le nombre d'ecoute par le montant des droits payé par deezer au aux ayant droit ca fait qqchose de l'ordre de 0.009 � ... c'est meme plus du micro paiement ...
[message édité par fcna2005 le 21/03/2011 à 17:09
]
En fait plus ca va moins je trouve la licence globale interessante car ces gens la ne savent pas moderer leur envie d argent et tres.vite cette manne financiere enflerait a tel point qu il serait impossible pour un menage moyen de se payer une connexion a internet....
![]() fcna2005, le 21/03/2011 - 17:09 C'est peut être que ce n'est plus le bon moyen de compter hein. ![]() J'aimerais une comparaison entre la RADIO et Deezer, tiens.
Parce que moi, c'est comme ça que je le perçois. Pas une comparaison entre la vente de CDs et Deezer, ça n'a pas de sens, la comparaison doit se faire entre les vendeurs de CDs et les vendeurs de musique numérique. J'avais vu un article de RWW France (qui ferme sous peu d'ailleurs) qui donnait le chiffre d'affaire réel de la musique en Angleterre, basé sur les chiffres de la BPI, et intégrant musique enregistrée (en baisse) et concerts (en hausse) pour au final se compenser et rapporter plus aux artistes, moins au majors.
Sauf que c'est en Angleterre et il y a quelques années. J'ai tenté de retrouver les chiffres d'affaire de la musique en France, mais je tombe invariablement sur ceux de la musique enregistrée (en chute libre, c'est l'apocalypse, la musique meurt !) mais je ne trouve nulle part la moindre référence à la musique non enregistrée. Quelqu'un saurait où je peux trouver ça ? ![]() Roh quelle dommage ! Je vais devoir recommencer à télécharger ma musique au lieu de l'écouter sur deezer/Spotify. Tant pis pour vous mes loulous, c'était presque pas désagréable de ne pas être hors la loi pour de la musique.
Je ne comprends pas les majors... Leur principal problème vient des agrégateurs qui ponctionnent une marge non négligeable des revenus. Au lieu de lutter contre ca et réduire ainsi la marge, ils préfèrent taper sur les consommateurs qui ne comprennent pas pourquoi ils devraient aussi cher pour de la musique dématérialiser. Bande de péons. ![]() C'est pitoyable de les voir accroché à leur modèle économique. De la défensive, mais aucune proposition en regard des vérités actuelles... Z'avez bien raison les cigares, l'alternative c'est le mal. Radicalisons de nouveaux nos positions : mais peu importe puisque vous avez déjà perdu!
![]() fcna2005, le 21/03/2011 - 17:09 Du micro paiement pour avoir quoi au juste ? De l' AoD ? ( Audio On Demand ) Mais attends un peu toi, ce n'est pas parce que ton ' job ' est de louer des supports physiques qu'il faut ' valider ' un paiement à l'écoute, non mais des fois. Tu sais pourquoi je n'écoute plus les radios ' traditionnelles ' , pas plus que je ne regarde la télé ? Parce que leur modèle économique qui additionne revenus publicitaires et financements publiques est une véritable honte ( qui me gonflent littéralement, les publicités... ) Deezer repose sur le modèle publicitaire, du moins pour ceux qui ne savent pas comment l'éviter, maintenant vouloir à toutes forces les faire cracher toujours plus n'est que la résultante de ta propre logique, les étouffer pour qu'ils disparaissent, afin que le CONsommateur revienne sagement dans leur système de Prod/Promo/Distri, rien d'autre. Le problème, c'est que le CONsommateur n'est plus... Imposer un mode de consommation tel qu'il l'ont fait sur une durée aussi longue tient véritablement du miracle, mais c'est terminé, tout comme pour les vidéo-clubs... Heureusement qu'il existe d'autre plateformes, dans des pays où ces empafés n'ont aucun pouvoir... Ils continuent, en ' contraignant ' leurs clients à trouver des solutions alternatives à leurs délires à creuser leur propre tombe, ces ânes. ![]() Aucun modèle n'est capable de supporter la gourmandise exponentielle sans limite des majors. Le retour au piratage est inéluctable.
![]() "....A 10 euros par mois, "le compte n'y est pas, n'y sera pas, n'y sera jamais pour la masse des producteurs", affirme-t-il. "Un abonnement comprenant toutes les musiques devrait théoriquement coûter beaucoup, beaucoup plus cher !"."
Déjà les inscrits n'écouteront jamais tes 3 millions de "musiques". Donc pourquoi est-ce qu'ils paieraient pour tout un catalogue ? Deuxio, ce serait trop dur de rentrer dans leurs petites têtes qu'il n'y a pas que la musique au XXI e siècle ? On peut faire d'autres choses que d'écouter votre musique. Ce n'est pas moi qui vais les plaindre.... herbeapipe, le 21/03/2011 - 20:08 Bizarre... il y a 20 millions d'abonnements en France, à 10 € par mois, ça fait 2400 millions par an... soit 2 fois plus que le chiffre d'affaire annuel de la musique ! Je serais curieux de savoir comment il arrive à trouver que 10 € ne seraient pas suffisants... ![]() WickedFaith, le 22/03/2011 - 10:50 Parce que leur volonté est de repousser le plus tard possible la licence globale, après avoir obtenu le plus de ' taxes ' possibles, le plus de ' subventions ' possibles pour, au final, s'arroger la ' gestion ' de la licence globale ET de tout ce qu'ils auront acquit au préalable... Vous pouvez très aisément faire le parallèle avec leurs ' méthodes ' mises en place pour le reste de NOS acquits, vous comprendrez quelques trucs au passage... Valeryan_24, le 21/03/2011 - 16:33 Peut-être aussi parce qu'ils y sont encouragé par un gouvernement largement ouvert à ce genre de lois - un gouvernement qui vois très bien, à terme, quels bénéfices il pourrait tirer d'un Internet sous surveillance intensive et d'une machine à couper les connections automatisée. D'ailleurs, je parie que très bientôt on va voir apparaitre une extension des coupures aux connections 3G.... L'idée n'étant pas de vraiment empêcher la diffusion de l'information, mais plutôt de pourrir la vie des gens suffisamment pour que ce soit dissuasif. Mais qu'ils crèvent tous ces cons incapables de réfléchir ou de se remettre en cause.
Le libéralisme qu'ils admirent tant quand ça les arrange c'est ça : celui qui ne sait pas s'adapter doit crever. Cqfd Cet entrain à creuser leur propre tombe bien plus vite que ne le ferait pour eux le piratage me ferait presque rire, s'ils n'avaient pas à coté de ça assez de poids en terme de lobbying, pour obtenir la création des multiples gabelles qu'on va encore se manger dans la gueule. Bien joué les pleureuses.
![]() Revenir dans l'ensemble de cette industrie (artistes et producteurs) à un salaire jusqu'à 10fois le smic pour les personnes les mieux payés.
un artiste n'ayant que 1000fan devrait pouvoir être payé 1-2 fois le smic rien qu'avec la musique enregistrée (cd/mp3/etc...), avec en plus des représentations de type concert ou autres évènements il pourrait très bien gagner sa vie sans pour autant saigner à blanc ses fan. il serait bon que les "superstars" que ce soit dans la musique ou le cinéma redescendent un peu sur terre et apprennent ce qu'est la modestie par simple respect pour leurs fan. Personnellement, je n'écoute pas la musique produite par les majors car parmis les artistes que j'écoute rare sont ceux produit par ce biais, je n'achète pas sur Itunes ou autre systèmes beaucoup trop parasitant vis a vis de ces même artistes, contacter personnellement un chanteur qui vend ses morceaux via Itunes pour le les lui acheter directement je le fais et n'hésitera pas à le refaire. si l'on enlève tout ces parasites qui n'ont plus lieux d'être à l'heure de la dématérialisation non seulement au niveau de la production qu'au niveau de la distribution, il est tout à fait possible pour la quasi-totalité des artistes de vivre de leurs musique/peintures/livres/etc... ![]() Prince, le 21/03/2011 - 23:13 +1 ![]() Les distributeurs de Musiques veulent utiliser le net pour vendre, mais ne veulent pas proposer quelconques modèles économiques. Il préfèrent que d'autres les créent pour pouvoir les démonter ensuite...
Si une industries aussi blindées de thunes n'est pas capable de proposer un modèle viable à la vente sur le Web, qu'elle quitte ce "média" et arrête de nous faire chier. ras le cul de ces branleurs qui ne veulent que faire du profit, sans avoir rien à faire, ils ne proposent rien, ne font preuve d'aucune innovation, de respect envers les internautes-consommateurs. Qu'ils aillent au diable. OUST, cassez vous de notre temple !!! ![]() La licence globale: les artistes payés de leur travail par une somme de 10 euros versée par chaque internaute, qu'il écoute leur zique ou pas. C'est beau mais ça a une faille: ça paie les artistes. Donc les majors touchent pas. Donc c'est mâââââââââl! Ne cherchez pas, les goinfres n'ont pas réfléchi plus loin.
Bah l'industrie des médias hein...
J'en aurais de belles a vous raconter... mais bon... ![]() zanzibar, le 22/03/2011 - 12:47 Ben si, racontes... Au besoin, tu prends le temps de passer par un vpn chinois pour venir poster en anonyme, voire en ' tournant ' ça en dérision, sous forme de sketch ou de brèves de comptoirs, allez quoi... Les producteurs de disques devraient faire attention avant de critiquer :
nul besoin de la plupart d'entre eux pour écouter de la musique de qualité en streaming sur le Net...... Moi j'enregistre en streaming sur TOUS les sites mêmes les soi-disants protégés.... A bon entendeur... ![]() Gnommy, le 22/03/2011 - 12:26 Bof. Je pense plutôt qu'ils sont stupidement accrochés à leur ancien modèle commercial. Lire sur Electron Libre cette opinion de Bruno Boutleux et Philippe Ogouz de l'Adami qui résume assez bien les choses : 850 M de perdus par an depuis 7 ans alors que le disque n'en a rapporté que 550 en 2010. À noter que les maisons de disques ne pourront jamais s'arroger la gestion de la LG puisque celle-ci devra au minimum passer par un système de gestion collective, ce que déjà elles refusent pour les services à la Deezer avec les succès que l'on sait puisqu'elles viennent s'en plaindre. [message édité par Makhno le 22/03/2011 à 18:30
]
![]() Makhno, le 22/03/2011 - 18:28 Mais dont elles s'accommodent fort bien de la part de la sacem, devenue entreprise privée en 2004, comme les autres ' sociétés ' de gestions des droits de diffusion et droits d'auteurs... Ils créeront donc une ' entité ', qui sera ' publique ' le temps que leurs lobbyistes réussissent à CONvaincre nos élus du bien-fondé du passage au ' privé ' et comme pour les autres, ce sera bouclé... [ Hors Sujet ] Je ne sais pas combien d'entre-vous ont regardé Arte hier soir, mais le théma sur l'eau décrivait très exactement ce que le néolibéralisme a amené comme dysfonctionnements, altérations et dévoiements d'une ressource vitale qui n'est PLUS accessible à tous, malgré les belles digressions et négations tant des dirigeants que des responsables de com de ces boîtes... C'est totalement transposable à toute situation pour laquelle il existe encore une infrastructure publique et ils n'auront de cesse de continuer tant qu'ils n'auront pas intégralement tout vampirisé... C'est ici, pour le replay : http://www.arte.tv/f...ey/3752030.html [ /Hors Sujet ] ![]() J'ai entendu de mes oreilles et vu de mes yeux, le directeur marketing de Sony Music France dire que les majors ne savaient absolument pas quoi faire, lors d'une conférence il y a à peine une semaine.
C'était pitoyable. Venir dans une université pour sortir ce genre de chose et prêcher sa paroisse en demandant de l'aide et des idées à des étudiants pour les sortir de la panade c'était absolument grotesque. ![]() L'industrie du disque continue de se ridiculiser. Ce n'est pas demain que le piratage s'arrêtera avec de telles attitudes...
Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. |
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Depuis, c'est haro sur Deezer. En particulier chez nos amis d'Electron Libre, qui ont ouvert leurs colonnes aux professionnels de l'industrie musicale. La première salve est ainsi partie de David El Sayegh, le directeur général du Syndicat national de l'édition phonographique (SNEP). Il y rappelait que "si Deezer compte aujourd'hui plus de 600 000 abonnés à son service premium, ce dont nous nous félicitons, il ne le doit qu'à l'offre mise en place avec l'opérateur Orange, laquelle inclut le service de musique en ligne dans l'abonnement 3G ou à l'Internet fixe sans surcoût apparent pour l'abonné". Selon ses calculs, "le taux de conversion gratuit/payant de ce service ne dépassait pas 0, 2 %" avant le lancement des offres Deezer/Orange. Or les labels estiment ne pas pouvoir vivre avec les recettes générées par la seule publicité. "Si le streaming devient, comme l'estime le Président de Deezer, le mode d'exploitation prépondérant, son incapacité à soutenir les investissements liés à la production locale conduira l'industrie musicale dans une impasse économique (...) Pour remplacer le peer-to-peer, Axel nous propose le pire".
C'est Jonathan Benassaya, le fondateur et ancien PDG de Deezer, qui lui a répondu. Grâce à l'accord signé avec Orange, "une offre comme Deezer peut très vite peser autant qu'iTunes en France en terme de revenus générés", estime-t-il. Il reconnaît cependant que "c'est extrêmement difficile de transformer une marque 100 % gratuite en marque payante. C'est pourquoi l'accord avec Orange est très important".
La partie de ping-pong continue ce lundi avec Yves Riesel, le directeur du label Abeille Musique et co-fondateur du site Qobuz, dont nous avions loué la vision. Dans une très longue tribunel, le chef d'entreprise se montre extrêmement critique à l'égard de Deezer et même du modèle d'abonnement payant ! A 10 euros par mois, "le compte n'y est pas, n'y sera pas, n'y sera jamais pour la masse des producteurs", affirme-t-il. "Un abonnement comprenant toutes les musiques devrait théoriquement coûter beaucoup, beaucoup plus cher !".
C'est une affirmation qui semble logique mais qui devient curieuse lorsque l'on réalise que 10 euros par mois, c'est tout de même 120 euros par an. Soit presque deux fois plus que les 63 euros en moyenne (.pdf, page 15) dépensés par chaque foyer en musique en 2001, au plus fort de l'industrie musicale.
Le producteur et éditeur de service de musique en ligne estime que "le téléchargement à l'acte est le seul modèle à ce jour raisonnablement profitable aux ayant-droits", et propose sinon de segmenter les offres d'abonnement par types de catalogues ou sélections d'oeuvres.
Bien entendu pour tous ces professionnels, il n'est pas question d'envisager d'ouvrir le débat sur la licence globale. C'est une solution que nous défendions lorsque nous avertissions, dès 2006, de l'échec des modèles de financement de la musique par la publicité. C'était à l'époque de la signature par Universal d'un accord avec SpiralFrog, le précurseur du genre. "Il n'est certain ni que la publicité trouve sa rentabilité dans des chansons écoutées en fond sonore, ni surtout que le public les accepte plutôt que de leur préférer le P2P et des fichiers sans DRM. En cas d'échec de SpiralFrog à trouver l'équilibre financier et à satisfaire les demandes d'Universal, c'est toute l'industrie du disque qui pourrait être contrainte de songer à nouveau à la licence globale", avions-nous écrit. Cinq ans plus tard, le débat semble ne pas avoir beaucoup évolué, sauf qu'au lieu d'une licence globale, l'accord privé avec Orange a remplacé la taxe sur les abonnements Orange. Quel progrès.
Lire la suite