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Au moins Microsoft ne prétend pas que le H.264 participe au web ouvert
Sujet ouvert par
Guillaume Champeau
- Dernière réponse le 10 mai 2010 à 23h34
![]() ![]() zanzibar, le 07/05/2010 - 12:59 ca ne m'étonne pas d'ubuntu... Ca serait possible de cesser d'utiliser ce terme débile de "fanboy" ? Encore une de ces modes de langage à la noix comme "je rebondis sur", "ciao ciao", "je suis déjà sorti".
De toute façon dans 1 an tout le monde trouvera "fanboy" ringard, alors autant anticiper non ? ![]() jolavillette, le 07/05/2010 - 13:08 Et là, j'attends impatiemment les réponses sous forme d'un laconique "+1" Quel article malhonnête.
"La seule et une unique fois où Jobs ne parle pas de standard "ouvert", c'est à propos du H.264, où il parle de "standard industriel"". Donc je vois pas ce qu'il y a à critiquer. Les propos incriminés sont factuellement corrects. La critique est sur la méprise du a une généralisation d'une forte occurrence de certains mots, c'est du racisme linguistique ? En plus impossible d'être en désaccord: "Sauf à avoir la mauvaise foi du fanboy d'Apple le plus fondamentaliste, difficile de nier que Steve Jobs tente de noyer le poisson", quelle belle attaque sur l'" èthos " de toute personne pensant différemment. C'est de l'Argumentum ad odium. Toute personne ayant un avis différent est forcément un odieux défenseur aveugle d'une marque commerciale. Pas possible de penser différemment du bloguer sans se voir attaquer sur son éthique. ![]() jolavillette, le 07/05/2010 - 13:08 fanboy c'est déjà ringard, non? Et ça c'est pas open source? http://en.wikipedia.org/wiki/X264
Ca ne fonctionne pas sous linux? Je comprend plus rien moi... ![]() Packthead, le 07/05/2010 - 13:07 Hmm, c'est horrible, ils permettent à leurs utilisateurs de lire des videos ! bloufblouf, le 07/05/2010 - 13:30 Bravo. Tu ne trouves pas que le discours : est légèrement biaisé ? Si non, le point est valide je trouve... ![]() Un accro à macmachin,
c'est adepte de la secte qui dépense sans compter, et surtout sans se poser de question sur les produits... Pas plus que sur les limites de ces produits. D'ailleurs, quand un accro à macmachin s'aperçoit de son erreur, d'abords il entre dans une shère de dénégation, tel que son gourou le lui à enseigné, ensuite, de temps en temps, plutôt que de se priver des capacités des produits concurrents, il va les utiliser, mais continuer à les renier. Quelques uns arrivent néanmoins à se délivrer de ce lavage de cerveau marketing basé sur le paraître et l'appartenance à une élite, mais ils sont rares. Après, il reste le JailBreak. D'ailleurs, la signification de JailBreak est assez criante, " casser la prison "... ah... pardon, je viens de blasphémer... ![]() Ha, Jailbreak, c'est plutôt l'évasion en anglais. Oui, ça suppose une prison au départ, nous sommes d'accord.
![]() jolavillette, le 07/05/2010 - 13:08 C'est quoi ton problème ? Tu veux que ca soit uniquement toi qui valide les nouveaux mots à utiliser ? PS: C'est pour ca qu'on appelle notre langue, "une langue vivante". On la modifie sans cesse... jolavillette, le 07/05/2010 - 13:08 Au temps anticipé le terme que tu veux anticipé car si on l'anticipe il sera actuel et donc de ton point de vue plus dans le coup vu qu'il faut anticipé l'actuel. Sinon je suis d'accord avec toi sur le reste apple c'est vraiment daubique ! MattCoalman, le 07/05/2010 - 14:30 Je me contente de moquer ceux qui, loin de faire vivre notre langue, se contentent de se retrouver sur des expressions débiles et si possible empruntées à l'anglais et mal prononcées. Au passage j'en profite pour rappeler que DJ (Disc Jockey) se prononce Di Djay et pas Di Dji (car la lettre J en anglais se prononce Djay, alors que c'est G qui se prononce Dji), et que Sweat Shirt se prononce partout dans le monde Souaitte Cheurte sauf en France où on le prononce Souitte Cheurte, et où on ne veut pas changer car on veut absolument faire comme son voisin. Sweat ça veut dire sueur, et sweet ça veut dire doux. Mais quand on utilise la langue non pour communiquer mais pour montrer son appartenance à un groupe ou à une tribu, effectivement on en a un peu rien à foutre de ce genre de détail. Avec fanboy on est en plein là-dedans... [message édité par jolavillette le 07/05/2010 à 15:24
]
![]() On peut faire toute la rhétorique qu'on veut, Ogg Theora est de qualité inférieure et incompatible avec l'accélération matérielle, et Google n'a pas (encore?) rendu son codec VP8 open source. Donc pour l'instant h264 est le seul standard industriel viable.
![]() zito, le 07/05/2010 - 14:53 Oui, et alors ? Est-ce une raison valable pour le faire passer pour un standard libre et ouvert ? Personnellement, je trouve que Microsoft est bon joueur sur le coup, ils sont conscients du fait que H264 n'est pas vraiment possible à contourner, et assume le fait que c'est propriétaire. Le gourou d'Apple par contre, s'est bien gardé de nous dire ça, en noyant l'allusion au milieu d'une logorrhée sur le soutien de son entreprise aux standards libres et ouverts. Mathouf, le 07/05/2010 - 13:43 Quelqu'un peut éclaircir ce bazar ? Dans quel cas faudra t'il payer qq chose au MPEG LA à partir de 2016 ? Pour avoir le droit d'encoder en H264 ? Pour écrire un player qui supporte H264 ? Qu'est-ce que la "license" prise par Ubuntu leur donne le droit de faire qu'il n'auraient pas pu faire sinon ? Est-ce que x264 est légal ? ![]() jolavillette, le 07/05/2010 - 15:29 Le droit international de la propriété intellectuelle est une des parties les plus complexes de la loi... Au départ ces lois ont été conçues pour protéger les petits inventeurs et auteurs compositeurs contre les grosses entreprises industrielles et d'édition (de livres, de partitions) qui n'hésitaient pas à exploiter des ouvrages de l'esprit sans se préoccuper le moins du monde de leurs créateurs. De nos jours, suite à différents courants apparus depuis le début du XIXe siècle, un troisième acteur à fait son apparition dans le tableau, le public. En effet, jusqu'au milieu du XIXe, le public se résumait une poignée de gens instruits ou riches (souvent les deux), et étaient soit du "côté" des entreprises, pour ceux qui en étaient actionnaires et/ou simplement par idéologie, soit du côté des "artistes/inventeurs" lorsqu'ils étaient eux-même artistes ou ingénieurs, ou idéologiquement proches. La musique était tellement rare (il n'y avait pas de moyen d'enregistrer la musique) que là encore, les concerts publics étaient pris d'assaut et les concerts privés étaient réservés à une élite. Cet état a bien changé, puisque une plus grande proportion de gens a une instruction minimale et qu'ils sont poussés à la consommation pour plus de croissance par une industrie gourmande de croissance. Ces trois acteurs (public, industrie et créateurs) forment un système complexe au niveau du législateur (puisqu'il représente le public, qu'il est financé par l'industrie et que le créateur participe activement à la construction industrielle et culturelle du pays) qui est tiraillé par divers lobbies à voter des lois. Dernièrement, et ce depuis environ un siècle, celui qui maintient l'équilibre est l'industrie, par son influence sur le politique. Cet équilibre est facile à maintenir, tant qu'on ne fâche pas les politiques (et apparemment, il suffit de leur donner un pourboire) et de ne pas trop être honni par l'opinion publique (parce que ne nous leurrons pas, Numérama n'a pas 10 000 000 lecteurs, et le reste du public s'en fout) ou par les créateurs (qui sont leur moteur et parfois leur vitrine), bref, en agissant dans l'ombre. C'est un état de fait qui renvoie à la situation *avant* qu'il n'y ait de droit d'auteur. Tous les pays ont eu un jeu à trois acteurs de cet ordre et ont instauré des lois diverses sur ces sujets là. À la fin du XXe siècle l'office américain des brevets a reconnu la validité des brevets logiciels par exemple. Ce que l'Europe a pour le moment toujours refusé de faire. Ainsi, en France, et en Europe, utiliser un logiciel open-source qui viole un brevet déposé aux États-Unis est (je pense) totalement légal. Aux USA non. Là est tout le problème actuel des standards internet : ils doivent composer impérativement avec les principales législations nationales (essentiellement celles des USA et de l'Europe). En fait, dès que l'on veut profiter du marché des USA, on doit être en conformation avec la législation américaine, et pareil avec l'Europe et sa législation. Tel que je le comprends, l'achat de la licence ne donne des droits que pour le marché américain, puisque pour le marché européen nous avons des alternatives libres. -- Je ne suis pas spécialiste, et il y a sûrement quelques erreurs dans les remarques que j'ai faites... J'espère que ça aura éclairé quelqu'un ![]() bloufblouf, le 07/05/2010 - 13:30 Et pourquoi serait tu en accord de payer un codec propriétaire en 2016 ? Open-source mais pas libre, comment fait tu pour redistribuer ton soft à des amerloques ? Tu te fait poursuivre et voilà c'est foutu ! Il existe des implémentations open-source du H.264 mais pas libre car on ne peut pas faire les trois libertés. kdjf, le 07/05/2010 - 19:05 Dans le genre discours totalement incompréhensible tu fais très fort je dois dire... Allez dis la vérité, tu tires les mots au hasard ? ![]() jolavillette, le 07/05/2010 - 20:36 Non, ce qu'il dit est assez clair pour moi, mais j'avoue que c'est parce que je connais déjà le sujet. Si tu veux, x.264 est sous licence libre : les auteurs d'x.264 te donnent le droit de faire (à peu près) ce que tu veux de leur code... pour autant, ça ne te protège pas d'une attaque en règle du consortium MPEG-LA. C'est donc un peu hypocrite, car t'as le feu vert des développeurs, mais toujours le feu rouge des propriétaires des brevets. Autant dire que t'as le feu rouge, quoi. En europe, c'est pas un soucis, puisque les brevets logiciels s'appliquent pas. Mais aux US, un logiciel qui encode ou décode du h264 à l'aide de x264 doit payer des royalties au consortium MPEG, sinon c'est illégal. Dit autrement : aux US, le code est gratuit, mais le droit de s'en servir nan. ![]() Elbarto83, le 07/05/2010 - 13:50 +10000 rien que le mot me fait déjà rire (comme disait..) dans mon esprit --< Apple = bobo (friqué [message édité par laclape le 08/05/2010 à 09:03
]
laclape, le 08/05/2010 - 08:36 Pour moi dans mon espirt apple = un mec qui n'y connait rien en informatique mais qui veut faire le cake avec le dernier gadget à l mode qui sert à rien=) zito, il est possible de lire le theora sur le N900 en utilisant le DSP et le GPU. Ce doit donc être possible d'utiliser l'acceleration matérielle.
Prozac, le 08/05/2010 - 04:04 Non, désolé, tu dis que c'est clair pour toi parce que tu connais le sujet, mais ses phrases à lui sont complètement obscures : - x264 est sous licence GPL donc bien un "logiciel libre", comme indiqué dans l'article de Wikipedia. Son expression "open-source mais pas libre" est complètement à côté de la plaque ici, - et "on ne peut pas faire les trois libertés" c'est le record du monde du n'importe quoi, au niveau de la forme (je te laisse juger) comme du fond (aucune référence permettant au lecteur de savoir de quoi on parle). C'est si difficile que ça de s'exprimer clairement ? Le but c'est quoi ? Répondre à la question posée de bonne foi par un autre membre du forum, ou étaler sa "science" ? [message édité par jolavillette le 08/05/2010 à 19:29
]
Liberté 2 des logiciels libres : "La liberté de redistribuer des copies".
On ne peut pas redistribuer des copies de x264 à des américains -> donc x264 ne peut être considéré comme un logiciel libre comme les autres. Le logiciel est sous GPL mais dans les pays à brevets logiciels on risque des poursuites. kdjf, le 09/05/2010 - 11:49 Tu progresses.... Il ne manque plus qu'un lien qui permet de savoir de quoi tu parles, par exemple celui-ci : http://fr.wikipedia....D.C3.A9finition Pour ma part, je ne vois pas en quoi l'existence aux USA d'une loi qui t'empêche de jouir de la 2e liberté modifierait la nature du logiciel. x264 est bien un logiciel libre, mais les USA dénient à leur ressortissants ainsi qu'aux entreprises qui voudraient commercer avec eux, l'exercice de la 2e liberté. Si c'était l'Iran ou la Chine tu n'en n'aurais même pas parlé. ![]() A lire Champeau on se demande qui est le fumiste. En tout cas avant d'écrire son article il aurait pu se renseigner sur la définition du mot " standard " voir de celle d'" ouvert ". Pitoyable.
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Certes, à bien relire la lettre de Steve Jobs, jamais il ne prétend que le H.264 est un format ouvert. Mais le contexte et les formules qu'il emploie sont clairement destinés à semer la confusion. Nous avons compté. Steve Jobs répète 11 fois le mot "standards" dans sa lettre. 10 fois pour parler des formats ouverts. La répétition fait naître dans l'esprit du lecteur un sentiment de synonyme entre "standard" et "ouverture". La seule et une unique fois où Jobs ne parle pas de standard "ouvert", c'est à propos du H.264, où il parle de "standard industriel qui utilisé sur tous les lecteurs Blu-Ray et qui a été adopté par Apple, Google (YouTube), Vimeo, Netflix, et beaucoup d'autres sociétés". Dans sa conclusion, alors que sa lettre a défendu longuement l'utilisation du H.264 à la place du Flash, Jobs redit que "les nouveaux standards ouverts (...) l'emporteront", ou que "l'ère du mobile est faite d'appareils à faible consommation, d'interfaces tactiles et de standards web ouvert".
Sauf à avoir la mauvaise foi du fanboy d'Apple le plus fondamentaliste, difficile de nier que Steve Jobs tente de noyer le poisson dans un art maîtrisé de la rhétorique. La Fondation pour le Logiciel Libre n'a d'ailleurs pas manqué de rappeler les fondamentaux sur ce qu'était vraiment le web ouvert, et pourquoi le format H.264 était une menace pour le logiciel libre.
Au moins, on peut reconnaître à Microsoft une plus grande franchise. Sur son blog dédié à Internet Explorer, la firme de Redmond ne cache pas que le format H.264 est un format fermé soumis au paiement de licences pour son exploitation commerciale. Bien au contraire. Il assure que son choix de soutenir le H.264 plutôt qu'un autre format est une question de sécurité juridique, puisqu'au moins en ce qui concerne le H.264 toutes les cartes sont sur la table, les brevets étant tous gérés par MPEG-LA. Alors qu'en ce ce qui concerne par exemple le format Ogg Theora, la firme craint que des brevets cachés soient révélés une fois le standard largement utilisé, comme ça avait été le cas en son temps pour le format JPEG. L'argument est connu, et devrait militer surtout pour une réforme du droit des brevets.
Microsoft prétend d'autant moins que le H.264 est ouvert qu'il fait de Windows un avantage pour les développeurs qui souhaitent tirer partie du format. "En général, distribuer des encodeurs ou des décodeurs ou proposer de la vidéo payante sophistiquée exige une licence de MPEG-LA. Les applications tiers qui font simplement appel au code H.264 dans Windows (et qui n'incorporent pas le moindre code H.264 directement) sont couverts par la licence du H.264 de Microsoft", écrit la firme. Et pour les développeurs sous Linux ? Microsoft n'en parle pas, évidemment.
De même, Microsoft dit que même si seul le H.264 sera supporté dans Internet Explorer 9 à travers le HTML5, il sera quand même possible de lire d'autres formats. "Les utilisateurs peuvent installer d'autres codecs à utiliser dans Windows Media Player et Windows Media Center. Pour les navigateurs web, les développeurs peuvent continuer à proposer des plug-ins pour que les pages web puissent lire des vidéos en utilisant ces codecs sous Windows. Par exemple, les pages web pourront toujours lire des fichiers VC-1 (Microsoft WMV) dans IE9".
Microsoft se veut tout de même rassurant. Même si la gratuité du H.264 pour les utilisations non commerciales n'est garantie que jusqu'en 2016, la firme promet de militer au sein du MPEG-LA pour que les termes soient étendus au delà de la date fatidique. Il assure aussi que la décision de soutenir le H.264 n'a rien de financier, puisqu'il "reçoit de MPEG-LA moins de la moitié du montant qu'il paye pour les droits sur les brevets". "Nous ne voyons pas ces brevets produire un flux financier important dans l'avenir", indique Microsoft. Mais si ça suffit à désavantager Linux et d'autres plate-formes libres sur le marché, le bénéficie financier sera indirect, et bien réel.
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