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Facebook brevète le fil d'actualité des utilisateurs. Une menace pour
Sujet ouvert par
Mindo
- Dernière réponse le 02 mars 2010 à 20h26
![]() mouais, dêpot de brevet sur ce trucs 6 mois après que les plus gros navigateurs aient intégrés la gestion des RSS en natif..
je dirait pas que c'etait pas a peut près nouveau a l'epoque au niveau des réseaux sociaux, mais ca reste qu'une faible évolution des feeds tels qu'on les connais depuis plus de 10ans :/ ![]() C'est n'imp' ces histoires de brevet, dans le 3/4 des cas, c'est déposer des brevets sur des trucs obvious. Demain je dépose un brevet sur le système de respiration humain, je recevrait des royalties a chaque fois que vous respirez.
![]() Les brevets sont une aberration qui ne sert à rien à part faire reculer l'évolution pour favoriser une poignée de friqués nuisibles. Brillant exemple ici.
![]() Oui à chaque fois que je posterai sur Numérama, Numérama apparaitra dans mon feed Facebook. C'est extraordinaire !
![]() Goldoark, le 01/03/2010 - 14:15 En fait, la notion de propriété devrait clairement éradiquée de la surface de la terre. Bon, tu me prêtes // pardon, donne "ta" voiture ? Bah comment ça tu veux pas ? [message édité par qaruk.zurack le 01/03/2010 à 15:37
]
chez numérama on traduit "Dynamically providing a news feed about a user of a social network" par "une méthode pour afficher un fil d'actualités dans un environnement de réseau social"?
je crois que c'est plutôt par "une méthode pour afficher un fil d'actualités sur un utilisateur de réseau social". et dans ce cas, interrogation sur le contenu importé tombe à l'eau.... ![]() Le gros problème là c'est surtout que l'organisme gérant les brevets a mis 4 ans à valider la bête.
Les brevets ont leur utilité : ils permettent de protéger une nouvelle invention des exactions de plus grosses boites peu scrupuleuses. Mais pour le bien de tous et de l'innovation, ils doivent avoir un effet très court dans le temps : 1-3 ans grand max. Passé ce délai, ils doivent tomber dans le domaine public, et fonctionner comme un logiciel libre : tout le monde pourra se baser sur eux pour construire et innover. Or aujourd'hui c'est l'inverse qui se fait : on brevette à tour de bras, puis on envoie une armée d'avocats faire payer les autres qui ont eu l'audace d'avoir eu la même idée et avoir tenté d'en profiter pendant les années entre le dépôt et la validation du brevet... Et maintenant les brevets deviennent de vraies raisons d'être, des valeurs marchandes que les boites s'échangent. Certaine d'entre elles n'innovent plus depuis des décennies, elles ne font que posséder des brevets et faire chier le monde avec. ![]() qaruk.zurack, le 01/03/2010 - 15:25 Tu mélanges tout ! Comment feras-tu pour répondre ici même le jour où une société aura breveté le fait de quoter dans les forums ? Bref, ce système de brevets a dépassé les bornes depuis longtemps et il serait temps de mettre un peu d'ordre afin de ne pas breveter tout et n'importe quoi et surtout de garantir une certaine liberté d'utilisation, voire d'expression. [message édité par TotoRhino le 01/03/2010 à 21:41
]
![]() Tu as raison de le préciser, on parle bien de _brevets logiciels_. ![]() qaruk.zurack, le 01/03/2010 - 15:25 Faire l'analogie entre la notion de propriété d'une entreprise (qui peut entre autres breveter du vivant, voir Monsanto avec son gène tueur terminator, les procès perdus , etc, et oui si tu n'en veux pas tu n'achètes pas, on est d'accord) et celle d'un individu paraît un poil capillotractée. De plus si l'idée de "propriété" n'existait plus, les notions de don-prêt n'auraient pas lieu d'être non plus. Les brevets d'entreprises peuvent avoir bien plus de conséquences dans nos vies quotidiennes que le "prêt de la voiture de Goldoark". Ce cas précis avec Facebook ne me paraît pas des plus éloquent ici, y'a qu'à voir les commentaires. Mais peut-être faudrait-il plutôt voir la globalité des brevets et titres de propriété divers qui nous entourent, un exemple : Ville privée, vie contrôlée par The Guardian sur Presseurop.eu. Dans la vie de tous les jours tu n'as pas besoin de prétexter une appartenance, une légitimité à "posséder" la plupart de tes objets et lieux de vie (brosse à dent, rasoir/épilateur, stylo, vêtements, chambre, bureau, matériel de travail, etc...), pour les plus coûteux/précieux tu as des protections (fermer ta voiture à clé, ton appart, etc) face à une minorité de personnes qui pourraient en profiter. Tout ça sans même avoir besoin d'invoquer la loi, une facture, etc. Le plus gros reste auto-organisé et implicite dans la société, on ne s'en rend même plus compte. Ensuite si la rareté et/ou la nécessité attisent les convoitises de certains, c'est peut-être aussi parce que notre système est inégalitaire. Dans ce cas ce sont les responsabilités des individus "possédants" - et donc soi-même - qui doivent être mises en question et non pas les idées de propriété/don/prêt. Est-ce que je te prêterais ma voiture ? Oui si tu en as besoin et si le principe de réciprocité est susceptible d'être respecté (ce qui demande quelques affinités, un minimum de confiance j'en conviens). En attendant d'être voisin... Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. |
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Certains réseaux sociaux autorisent même l'agrégation d'autres services. C'est le cas de Facebook par exemple. En effet, le site communautaire peut récupérer les flux d'actualités de sites comme Twitter, Flickr ou encore Friendfeed. De cette façon, Facebook incite ses membres à rester plus longtemps. Forcément, pourquoi se rendre ailleurs si le réseau social se charge pour vous de récupérer toute votre activité web ?
Or, le 23 février dernier, Facebook recevait l'aval du bureau des brevets et des marques de commerce (USPTO) pour un brevet déposé le 11 août 2006. Intitulé "Dynamically providing a news feed about a user of a social network", le brevet numéro 7 669 123 concerne justement le fil d'actualités de Facebook. Et son objet semble limpide. En effet, le brevet décrit "une méthode pour afficher un fil d'actualités dans un environnement de réseau social".
Concrètement, cela permet la "surveillance de nombreuses activités dans un environnement de réseau social ; le stockage de ces activités dans une base de données ; la création d'actualités à travers ces activités ; le rattachement d'au moins une de ces activités à un autre utilisateur ; la limitation de l'accès aux différentes actualités à un ensemble préderminé d'utilisateurs".
Est-ce à dire que l'ensemble des contenus diffusés sur le fil d'actualités est concerné par ce brevet ? Car si c'est le cas, nul doute que les services importés ne vont guère apprécier. Cependant, la date de dépôt du brevet remonte à près de quatre ans. Entre temps, les services sociaux ont très largement explosé sur la toile et Facebook, en déposant une pareille demande, n'avait peut-être pas prévu cette révolution dans les usages d'Internet.
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