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La réponse de Jacques Myard sur mes intérrogation sur les DNS
Sujet ouvert par
sebk
- Dernière réponse le 12 février 2010 à 21h22
![]() ![]() J'adore les exemples qu'il cite comme modèles à suivre : Que des états totalitaires ou fortement autoritaires... C'est fou comme ça rassure !
En tout cas, Mr MYARD réponds pas a la question que tout le monde se pose, après la dadvsi, l'hadopi et la Loppsi..
pourquoi devrait on lui faire plus confiance a lui, ses collègues et son patron pour 'maitriser' l'internet; plutôt qu'a l'icann? simplement parce qu'ils sont français? Qu'ils se méfient, ils on déjà reussis par leur incompétence et leur méthode de travail a me faire aimer l'union européenne comme jamais, ils sont a deux doigts de me faire apprécier "l'impérialisme américain"... le jour ou les dns francais ne seront plus synchronisés; la première chose que je ferais c'est en renseigner d'autre, si ils les on pas bloqué dans leurs délires de petit Hu Jintao en herbes... [message édité par Blastm le 12/02/2010 à 16:34
]
![]() @ Aldous
Non il ne s'agit pas d'un fake, c'est bel et bien la réponse que j'ai reçu de la part de Jaques Myard. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. |
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Après que Jacques Myard est dit "si vous connaissiez le fonctionnement d’Internet, vous sauriez que les DNS sont sous souveraineté américaine et que ce n’est pas acceptable. Accepteriez-vous que l’annuaire téléphonique soit géré à Los Angeles ?", je l'ai contacté par e-mail en expriment les arguments de Benjamin Bayard, voici sa réponse (qui est évidement une réponse type), je tiens à précisé que c'est le député de la majorité qui m'a répondu le plus rapidement :
Bonjour
Vous pouvez ne pas me croire, mais vous pourrez peut être faire confiance à M. Louis Pouzin l’un des pères d’Internet
Internet est complètement sous juridiction américaine, à preuve que lorsque les Européens ont voulu que les Etats européens aient un meilleurs contrôle, les Américains ont répondu « c’est un casus belli , attention à la naïveté
A lire ci-dessous
J’ajoute que lorsque j’ai parlé qu’Internet était pourri ce qualificatif concernait le logiciel d’exploitation de Microsoft qui équipe 90% sinon plus des PC et cela pose un véritable problème de sécurité !
Vous pouvez aussi lire l’article de David Talbot « the internet is broquen » in Technology Review Dec 2005
Je me fous du contenu de ce que véhicule Internet
je n’ai pas l’âme d’un censeur en dehors de pédophile !
A vous et merci pour vos commentaires même désobligeant !!!
J.Myard
PRESSE
de Jacques MYARD
Député UMP
Président du Cercle Nation et République
A/S : Internet et sécurité
A la suite de la
polémique ayant résulté des déclarations de Jacques MYARD sur la «nationalisation » d’Internet, je vous prie de trouver ci-dessous, pour information, un entretien de Jacques MYARD et de Louis POUZIN, l’un des créateurs d’Internet, concernant le problème du contrôle des DNS par rapport à la sécurité nationale, réalisé par le Club parlementaire du numérique.
sécurité nationales
3 questions à Jacques Myard, député des Yvelines
Votre récente proposition de « nationaliser » Internet a suscité de vives réactions. Le terme n’est-il pas provocateur ?
Quand j’utilise le terme « nationaliser », je ne pense pas à la mise en place d’une tutelle de l’Etat, à la création d’une police des échanges entre particuliers. C’est à la maîtrise du réseau que je fais allusion. Elle est indispensable pour assurer l’indépendance, la souveraineté et la sécurité nationales.
Dans la configuration actuelle, la sécurité et l’indépendance nationales sont menacées ?
Internet rend d’innombrables services. Mais le réseau offre aussi des possibilités de désinformation et la faculté d’entrer dans des systèmes pour les paralyser. Nos sociétés modernes sont fragilisées par l’existence d’Internet. Nous avons pu constater l’attaque russe sur l’Estonie en avril 2007, ou encore la tentative chinoise de blocage des bases de données du gouvernement allemand deux mois plus tard, alors qu’Angela Merkel effectuait une visite officielle à Pékin. Nos propres ministères ont déjà fait l’objet de multiples attaques. Internet est donc potentiellement une arme. Elle peut être utilisée pour bloquer différentes composantes de nos sociétés, des activités vitales dont les réseaux informatiques pourraient être atteints : le transport d’électricité ou l’organisation du système de santé par exemple…Ce qu’il faut redouter, c’est la faculté de désorganiser un Etat, une société. Comme l’explique le rapport sur les enjeux stratégiques de la prolifération que j’ai cosigné avec Jean-Michel Boucheron, le risque stratégique que représentent les attaques cybernétiques n’est pas tant une attaque massive que des opérations couplées à une action militaire, pour réduire les capacités de réaction de l’adversaire. L’enjeu de la question est bien la sécurité nationale.
Quelle solution préconisez-vous ?
Internet échappe à la souveraineté française car il s’agit bel et bien d’une machine américaine, à travers le contrôle du DNS (Domain Name System) par l’ICANN, société qui n’est rien d’autre que le faux nez de l’administration américaine. Ce DNS est aujourd’hui l’annuaire unique de l’Internet, grâce auquel les Etats-Unis ont la maîtrise et la connaissance de ce gigantesque réseau de communication et d’information. Et ce n’est pas l’entrée d’un diplomate français dans le conseil d’administration de l’ICANN qui change la donne. La mise en place d’une organisation internationale indépendante ne serait pas moins un leurre. Ce qu’il faut, c’est être capable, en cas de besoin, de sécuriser le système. Hors, la maîtrise du DNS est une condition nécessaire pour échapper aux tentatives d’intrusion. La Chine, en décidant de déployer son propre annuaire, a été capable d’isoler et de contrôler son système. Certes, les intentions du régime ne sont pas toutes louables, mais l’exemple montre au moins que c’est techniquement réalisable.
Propos recueillis par Armel Forest
créateur du réseau Cyclade*,
fondateur et président d’honneur de la Société française de l’Internet (SFI)
L’influence américaine sur l’Internet s’enracine dans la création, en 1982, par une équipe de San Francisco, de la première version du Domain Name System (DNS), ensemble de fichiers interconnectés qui remplit la fonction d’annuaire. Elle devient effective en 1998, après la mort de Jon Postel, premier et emblématique gestionnaire de ce DNS, auquel succède alors une nouvelle entité : l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers). C’est sous l’impulsion de cette dernière que s’accroît le marché des noms de domaine et que s’imposent sur ce secteur des considérations d’ordre commercial. La principale activité de L’ICANN (et non la seule), comme mandataire du Departement of Commerce (DOC), est la spéculation sur les noms de domaine.
L’autre acteur devenu incontournable est Verisign. Cette société gère, pour le compte de l’ICANN, l’introduction, la facturation et la prolongation de tous les noms en .com et en .net, soit le registre dominant (80% des noms de l’Internet). Elle est également opérateur de la racine A, qui sert pour la mise à jour de toutes les racines de l’annuaire. Car il y a de par le monde 280 copies de l’unique racine du DNS (1). Elles sont mises à jour automatiquement par Verisign, qui effectue ce travail indépendamment de l’ICANN, en vertu d’un contrat signé avec le DOC. Dans les faits, les Etats-Unis gèrent donc l’ensemble de l’annuaire, même s’il est physiquement réparti dans tous les pays du monde (excepté en Chine qui a fait sécession).
Le système centralisé et global du DNS est-il compatible avec l’indépendance et la sécurité d’un système national de communications ?
Tout point de passage obligé induit une fragilité, c’est un fait. Avec son annuaire unique, Internet est un terrain plus propice aux attaques malveillantes. Elles sont rarement de grande ampleur. Mais le risque est là. C’est la conséquence de l’absence de cloisonnements et donc de pare-feux. Cette structuration ouvre des perspectives pour les gangs ou les organisations malveillantes, parfaitement au courant des techniques de l’Internet.
Elles peuvent asphyxier un site particulier : celui d’une banque, d’un opérateur de transport ou d’un hôpital, par exemple. Les moyens sont simples : virus ou cheval de Troie, ce phénomène a déjà été observé. Elles sont potentiellement en mesure d’asphyxier une partie de la racine du DNS pour bloquer l’activité de la clientèle qui en dépend.
Cet annuaire est-il indispensable au fonctionnement de l’Internet ?
En pratique, le DNS est devenu indispensable. Mais sa structure centralisée n’a rien d’indispensable. Je me réfère souvent au téléphone mobile. Il y a 1500 ou 2000 opérateurs de par le monde qui s’interrogent entre eux grâce à un système de numérotation plus intelligent que l’Internet, basé sur un code pays et un code opérateur. Chaque opérateur gère l’interconnexion de son propre annuaire. Ce modèle est applicable à l’Internet. Mais les Etats-Unis ont conçu le système de manière à ce que les états ne puissent pas intervenir dans sa gestion.
Il faut pourtant que l’annuaire devienne une ressource nationale dont le gouvernement serait, non pas propriétaire, mais responsable. En d’autres termes, il faut une autorité française chargée de l’infrastructure Internet en France. Supposons que le système téléphonique français soit sous contrôle américain. Est-ce que cela conviendrait aux Français ?
Une maîtrise du DNS au niveau national… Cette idée implique un changement de taille…
Effectivement, et sur le plan technique en premier lieu. Le changement est complexe et demanderait de gros efforts avant d’aboutir à une situation de contrôle national du DNS. Il faudrait au préalable une période de transition, durant laquelle on continuerait à utiliser le DNS américain en mettant parallèlement en place un annuaire rassemblant tous les abonnés français, quel que soit l’extension de leur nom de domaine et contrôlable sur le plan national. Aujourd’hui, seule la racine en .fr est gérée en France, par l’Association française pour le nommage Internet en coopération (AFNIC).
Les oppositions au changement ne sont-elles pas très fortes ?
Tout ce qui évoque une décentralisation et une internationalisation de l’annuaire suscite une forte mobilisation des politiques américains. On connaît d’abord une raison sociologique à ces réticences : les Américains estiment que l’Internet leur appartient. Toucher au DNS, c’est toucher à leur pré carré. Il y a ensuite une raison politique simple : le DNS, ainsi conçu, est un excellent moyen d’observation. Il est évidemment impossible d’observer tout ce qui se passe. Mais par échantillonnage, il est possible d’examiner plus précisément le trafic de tel ou tel utilisateur. C’est un outil d’intelligence économique. Il n’y a pas de preuve formelle qu’il est aujourd’hui utilisé à cette fin. Mais un pays qui aurait une telle capacité et ne s’en
servirait pas serait bien fou.
Restent enfin les raisons économiques et l’usage commercial possible des flux dont Verisign garde la trace ainsi qu’un volet corporatiste très lourd dans la mesure où la carrière de très nombreuses personnes, souvent compétentes, est liée à la continuité de ce système.
En quelques lieux de par le monde, cette transition est déjà faite...
Les Etats du Golfe ont mis en place une sorte d’Intranet arabe. Les Russes manifestent une volonté d’indépendance, mais peinent à la
réaliser. La Chine a créé son propre DNS, à partir de 2003, alors que l’usage Internet y était encore restreint. En Europe, où l’usage d’Internet et du DNS américain est très largement répandu, il faudrait maintenant déclencher un mouvement pour développer progressivement des DNS nationaux interconnectés.
Propos recueillis par Armel Forest