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Le gouvernement autorise les déchets faiblements radioactifs
Sujet ouvert par
agathon666
- Dernière réponse le 18 février 2010 à 03h59
![]() Mise en danger délibérée de la vie des Français avec préméditation ! C'est du ressort du tribunal pénal international !
![]() Travaillant dans le domaine du nucléaire et dans une activité directement concernée, je peux donc expliquer le pourquoi du comment concernant ces dérogations. En France et uniquement en France (précision très importante), tout matériaux soumis intentionnellement à un rayonnement ionisant est considéré comme étant un déchet radioactif, même s'il ne présente aucun danger ni aucune activation. Il existe des dispositifs d'intérogation de matière et de détection de matières illicites pour la sécurité très performants mais qui utilisent des rayonnements dit ionisant. Ces dispositifs sont vendus partout dans le monde dans des mines, des cimenteries, des usines de métaux, et bientôt des aéroports et des ports de transit, sauf en France qui est le seul pays où la législation en interdit l'utilisation. Avec ces dérogations, la France se met au niveau du reste du Monde, et je peux vous assurer que cela n'aura absolument AUCUNE conséquence sur la santé publique car les matériaux "irradiés" n'ont pas plus d'activité après un passage dans ce genre de machine qu'après avoir passé une journée dehors au Soleil ou une nuit dans une cave bretonne.
![]() Leto42, le 08/02/2010 - 10:57 Mais bien sur ! L'autorité de sûreté nucléaire a sûrement donné un avis défavorable en jouant à pile ou face ! Non mais tu te rends compte des énormités que tu baves ? ![]() agathon666, le 08/02/2010 - 12:20 Désolé de te dire ça, mais au moins je sais de quoi je parle puisque c'est mon métier, contrairement à toi... Quand à l'autorité de sûreté nucléaire, vu son autorité en France crois moi que si son avis avait été aussi défavorable que tu le dis, la dérogation n'aurait jamais été appliqué, jamais. ![]() Et pourtant, ses sources sont claires dans le post du départ, avec l'avis négatif et le texte intégral du décret. C'est peut-être ton métier, mais il cite des sources avérées, dont l'avis négatif que tu met en doute, contrairement à toi qui ne fait qu'asséner des "vérités" en lui expliquant qu'il ne sait pas de quoi il parle.
![]() deusirae, le 08/02/2010 - 13:41 Je cite l'avis de la Crirad et les raisons de son avis défavorable à l'arrêté :
Donc l'avis défavorable n'a rien à voir avec un danger avéré pour la santé publique, et le recours de la Crirad ressemble plus à un caca nerveux parce qu'on n'a pas tenu compte de leur avis qu'à un véritable refus motivé par une étude démontrant les dangers de ces dérogations. Ce serait bien de lire entièrement les articles avant de les commenter et de savoir un minimum de quoi vous parler avant d'accuser les autres d'asséner des "vérités" sur un sujet qui apparemment vous échappe complétement (mais vous fait peur cependant). [message édité par Leto42 le 08/02/2010 à 16:16
]
![]() J'ai lu l'article, j'ai émis une critique contre ton argumentation qui n'en était pas une, ou en tout cas qui n'était pas argumentée.
Ta réponse est satisfaisante pour que je me fasse mon opinion : tu estime que je n'ai pas lu l'article, que je ne sais pas de quoi je parle, que le sujet m'échappe complètement et que la criirad (à qui tu oublie systématiquement un I malgré ton excellente connaissance du sujet) a fait un caca nerveux. Au fait, l'avis émane de l'ASN, pas de la Criirad. Tu m'as donc aidé dans ce débat à me forger une opinion (chose que je n'avais pas particulièrement quand j'ai fait mon post où j'exposais juste ton faible argumentaire par rapport à ton adversaire de débat) : les défenseur de ce projet sont semble-t-il condescendants, insultants, fermés, ne savent par orthographier correctement le nom des institutions qu'ils connaissent bien, les confondent entre elles, ne savent pas vérifier l'en-tête d'un document pour en connaitre l'auteur tout en expliquants aux autres qu'ils n'ont pas bien lu ledit document et se refusent à des explications argumentées quand on leur en demande pour éclairer le débat. Quand à mon opinion sur le fond du sujet, je n'en ai toujours pas, puisque le débat n'a ici qu'une argumentation détaillée d'un coté et une gesticulation insultante de l'autre. [message édité par deusirae le 08/02/2010 à 16:46
]
![]() J'ai toujours été surpris de voir les gens si craintif a propos du nucléaire.
Les gens sons bien content d'utiliser l'electricite qui provient du nucléaire, ils son aussi bien content que la médecine puisse les aider avec toute sorte de machines utilisent divers isotope radioactif. Pour moi, l'industrie nucléaire est une des industrie les plus sur, et la peur des gens ne viens pas de la dangerosite du nucléaire, mais du manque de connaissance. ![]() @xorox : il ne s'agit pas ici de peur du nucléaire, mais du traitement de ses déchets, enjeu problématique même pour les défenseur de cette énergie. Entre voir une centrale surveillée, sure et voir les déchets de cette même centrale utilisée dans des matériaux de construction, il y a un monde.
Pareil que si on annonçait que les déchets hospitaliers allaient être utilisés dans les nourritures pour animaux, ou que les rebuts d'huile de vidange allaient entrer dans la composition d'engrais. Il y a des déchets qu'on ne peut valoriser et dont le traitement coute cher, en nucléaire comme ailleurs, et vouloir les valoriser plutôt que les retraiter fait peur, c'est un fait, mais cette peur est-elle vraiment sans fondement ? ![]() Euh, je sais pas qui gesticule le plus là...
Savez-vous seulement ce qui a été autorisé ? On parle de matériaux suspectés d'avoir été contaminés et/ou activés, et il s'agit d'autoriser les demandes de dérogations, avec étude à l'appui pour étayer la demande, pour éventuellement pouvoir les recycler. Donc là il ne s'agit pas d'un passe-droit pour que les entreprises disséminent des déchets comme elles veulent n'importe comment, mais uniquement de permettre de demander à avoir l'autorisation de les recycler, après avoir prouver qu'ils ne sont pas dangereux. Cette demande de dérogation sera faite auprès du ministère et du Criirad (t'as vu j'ai mis 2 i) qui n'est donc absolument pas court-circuité et dont la principale motivation de refus de l'arrêté est justement la crainte d'avoir un surcroit de travail. Bref, je veux bien argumenter mais il faudrait déjà qu'on parle de la même chose... D'ailleurs il serait bon de changer le tître du topic et de réécrire le 1er post car il s'agit d'une interprétation complétement fausse (due apparemment à une méconnaissance du sujet). [message édité par Leto42 le 08/02/2010 à 18:24
]
![]() xorox, le 08/02/2010 - 17:05 T'as raison, va dire ça aux anciens habitants de Chernobyl ! Heu, si tu en trouves un encore en vie !!! LLLLOOOOLLLLL !!! ![]() Robert, le 09/02/2010 - 11:04 Toi aussi tu as raison, d'ailleurs je te propose d'arrêter le nucléaire en France, beaucoup trop dangereux ![]() Un seul accident grave dans une industrie présente aux quatre coins du monde ne peux discréditer le nucléaire.
Tchernobyl est une catastrophe, mais elle est surtout du a des erreurs humaine lors de tests. Quel industrie dans le monde peux dire qu'elle na jamais eu d'accident? [message édité par xorox le 09/02/2010 à 15:17
]
![]() @Xorox:
Stp ne mets pas tout le monde dans le même panier. Perso, l'idée d'une électricité nucléaire me gêne, et il ne suffit pas de me dire que ça n'émet pratiquement pas de CO2 pour que je pense "cool, c'est écolo". xorox, le 09/02/2010 - 15:16 La différence est qu'un accident de ce type laisse la zone inhabitable pour un bon moment, et on n'a aucun moyen de "guérir" les lieux. Il faut 4000 ans (il me semble) pour que la radioactivité soit divisée par 2. Haiti sera reconstruite et même devenue très riche bien avant que Pripiat ne redevienne habitable. Quant à dire qu'il n'y a que là que c'est arrivé...certaines zones en ex-URSS sont contaminées de façon douteuse, on dit juste aux locaux de ne pas pêcher par là...un journaliste avait emmené un expert mesurer le taux de becquerels dans un fleuve adjacent à une zone de stockage pour le moins poreuse. Ce spécialiste n'a même pas voulu aller à l'endroit jugé le plus contaminé du fleuve, car ce qu'il mesurait autour lui en disait déjà long sur la dangerosité des lieux. Mais ça ne fait pas la une de l'actu, alors peu de gens le savent. on préfère parler des dérapages de tel ou tel politique que des vrais problèmes. Et il reste le cas du stockage: même après enrichissement, il reste des déchets non réutilisables en bout de chaîne, certes peu en quantité, mais dont on ne sait pas quoi faire. Pour donner une idée: certains se demandent déjà où les mettre, à l'abri des catastrophes naturelles, loin de l'homme, et comment indiquer de façon intelligible à nos lointains descendants que ces endroits doivent être fuis comme la peste. Bref, le nucléaire, comme le plastique, aura fait le confort de quelques générations...et le malheurs de leurs nombreux héritiers. [message édité par Elisheva le 09/02/2010 à 16:40
]
![]() Elisheva, le 09/02/2010 - 16:38 On est d'accord, le nucléaire est un mal nécessaire dans notre civilisation actuelle. Et c'est notre civilisation actuelle qui est le véritable problème, malheureusement on ne saura pas en changer tant qu'on n'en sera pas contraint. ![]() " Ce spécialiste n'a même pas voulu aller à l'endroit jugé le plus contaminé du fleuve, car ce qu'il mesurait autour lui en disait déjà long sur la dangerosité des lieux."
J'ai également vu ce reportage, Tchernobyl est une catastrophe, mais les causes de cette catastrophe son nombreuses. Les déchets son un problème c'est vrai, mais si les réacteurs son remplacer par des centrales au charbon sa ne serra pas plus propre. La recherche continu, et ce qui étais des déchets autrefois est transformer en combustible (MOX). Même l'énergie produite par des barages hydro electrique n'est pas sans incidences sur la nature. Le nucléaire n'est pas parfait, mais, a mon avi, c'est un moindre mal. Je vis a moins de quarante kilomètres de la centrale de Cattenom, et tout est fais pour la sécurité, il y a des stations de surveillance radiologique aussi bien en France que dans mon pays. ![]()
En fait, on serait déjà contraint, si la majorité prenait conscience de ce qui se trame derrière son confort du moment. Tant que les déchets (de plastiques, chimiques, nucléaires ou autre) ne sont pas mis dans notre jardin ou à proximité de chez nous, on ne réalise pas...sauf qu'il faut bien les mettre quelque part. Que des zones de Russie deviennent des poubelles ne gênent pas les petits français, qui pourtant n'en voudraient pas chez eux. xorox, le 09/02/2010 - 17:43 Je suis d'accord, il faut trouver des solutions plus durables. Et l'une d'elle, peu utilisée et pourtant très accessible, est de commencer par consommer moins. Les fameux "négawatts", couplés à des énergies renouvelables, ça permettrait déjà de faire beaucoup, même si j'ai bien conscience qu'il n'y aura aucun miracle ni solution "clé en main". Tu parles toi-même des barrages, qui provoquent des dérèglements des équilibres naturels: bel exemple de fausse bonne idée.
Çà dépend pour qui, et à quelle échelle: les centrales vivent 30 à 40 ans au mieux, et après? Déjà que EDF fait tout pour les prolonger (selon un très bon article de Sciences et Vie de l'année dernière), avant même de sa voir comment résoudre le casse-tête des déchets. Quant à la sécurité des centrales, je n'en doute pas, du moins sous nos latitudes. Mais je pense aux problème à long terme, pour lesquels il faut bien dire qu'on n'a encore trouvé aucune solution. Les laisser à nos descendants, j'ai du mal à dire que c'est un moindre mal. Pour nous, sans doute, mais pas pour eux. [message édité par Elisheva le 17/02/2010 à 11:24
]
![]() salut
Leto42, le 08/02/2010 - 10:57 Pour quelqu'un qui sait de quoi il parle, tu semble bien mal informé. C'est faux. En france, on peut commercialiser après traitement par rayons ionisants. source (la première que j'ai trouvé...) edit: et ce n'est, pour autant que je sache, pas dangereux pour la santé [message édité par jestheonlyone le 12/02/2010 à 03:08
]
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Le gouvernement trouve qu'il n'y a pas assez de cancers, de maladies avec les pesticides et autres horreurs, alors il en rajoute.
Vous imaginez dans quel monde vont évoluer vos enfants ?
Réagissez pendant qu'il est encore temps :
La CRIIRAD demande l’abrogation de l’arrêté du 5 mai 2009
- En 2002, deux garanties essentielles pour la protection du public contre les dangers des rayonnements ionisants ont été inscrites dans le CODE DE LA SANTE PUBLIQUE (CSP) :
o L’INTERDICTION D’AJOUTER délibérément des substances radioactives dans les aliments, les biens de consommation et les produits de construction (cf. article R.1333-2) ;
o L’INTERDICTION D’UTILISER des matériaux et des déchets provenant d'une activité nucléaire – et qui sont CONTAMINES ou susceptibles de l’être – pour la fabrication de biens de consommation et de produits de construction (cf. article R.1333-3).
- Le 5 mai 2009, un ARRETE INTERMINISTERIEL a instauré une procédure de DEROGATION à ces interdictions, une procédure particulièrement laxiste. Cet arrêté a été publié en dépit d’un AVIS DEFAVORABLE de l’Autorité de Sûreté Nucléaire.
Cinq produits seulement sont exclus des dérogations et protégés des contaminations radioactives :
1/ les aliments ; 2/ les produits cosmétiques ; 3/ les parures ; 4/ les jouets ; 5/ les matériaux en contact avec les aliments et les eaux.
- Le 10 juillet 2009, la CRIIRAD a adressé au Conseil d’Etat un RECOURS pour excès de pouvoir. La demande d’annulation de l’arrêté est basée sur des ARGUMENTS de légalité interne et externe.
- Le 6 novembre 2009, sans attendre le résultat de la procédure contentieuse, la CRIIRAD adressait une LETTRE OUVERTE aux 3 ministres compétents : Mme BACHELOT, ministre en charge de la santé, Mme LAGARDE, ministre en charge de la consommation et M. BORLOO, ministre en charge de la construction, leur demandant d’abroger l’arrêté du 5 mai 2009 sans attendre l’issue de la procédure contentieuse.
- En complément de ces démarches, la CRIIRAD appelle les consommateurs et les associations à se mobiliser et à demander aux autorités le maintien des interdictions et l’abrogation de l’arrêté du 5 mai 2009. Des MODELES DE LETTRES sont à la disposition de tous ceux qui souhaitent participer à la campagne. Le recyclage des matériaux radioactifs doit rester confiné dans les filières nucléaires ( CENTRACO et D’HUART INDUSTRIE), sans possibilité de diffusion dans le domaine public.
Depuis décembre 2009, la mobilisation est reprise dans les medias :
http://www.criirad.o...n/5mai2009.html
DES DEROGATIONS QUI VONT AGGRAVER LES PROBLEMES EXISTANTS
La CRIIRAD a procédé à une analyse attentive du contenu de l’arrêté du 5 mai 2009.
Cette étude a révélé un dispositif particulièrement LAXISTE qui ne garantit :
- ni les droits des consommateurs,
- ni la préservation de l’environnement,
- ni la protection sanitaire des personnes, en particulier des plus fragiles.
Cet arrêté va permettre la commercialisation de nouveaux produits incluant des sources radioactives alors que l’héritage du passé est loin d’être apuré et que les dispositifs de contrôle sont régulièrement mis en échec.
Un lourd passif : des millions de sources radioactives à récupérer
Contrôles défaillants : des contaminations accidentelles à répétition
Il faut également savoir que les matériaux contaminés susceptibles d’être « libérés » dans le domaine public représentent des quantités considérables. Le démantèlement des installations nucléaires françaises va générer des centaines de milliers de tonnes de métal et des millions de tonnes de béton et de gravats susceptibles d’être « recyclées ».
Si l’on se place au niveau mondial, les quantités en jeu sont encore supérieures. Dans certains pays, la remise en circulation des matériaux contaminés a d’ores et déjà commencé. Plusieurs Etats européens ont déjà évacué dans le domaine public des matériaux issus du démantèlement de leurs installations nucléaires en s’appuyant sur les seuils de libération publiés par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) et la Commission européenne.
Les seuils de « libération » sont des niveaux de contamination en deçà desquels les matériaux peuvent être libérés de tout contrôle réglementaire et utilisés sans aucune restriction pour la fabrication d’équipements ou d’objets de la vie quotidienne.
les exemples du plutonium 239 et du nickel 63
Les Etats qui souhaitent profiter des possibilités offertes par les seuils de libération sont évidemment des Etats nucléarisés où les exploitants d’activités nucléaires constituent un groupe de pression important. Les industriels de la sidérurgie et de la métallurgie restent heureusement très réticents. En France, ce n’est pas par hasard que la SOCATRI avait pris contact avec la fonderie Feursmétal pour le recyclage de ses ferrailles contaminées : cette fonderie était en effet en grande difficulté économique et n’avait pas les moyens de faire la difficile.