No low cost !
Sujet ouvert par Grigori Efimovitch - Dernière réponse le 28 décembre 2009 à 14h23
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« No low cost »

Ou quand le Mp3 et la recherche du gratuit à tout prix s'inscrivent dans un mouvement structurel plus vaste que la simple sphère du forum Numérama!


« No low cost »

Jusqu’où peut mener un libéralisme à tous crins ? Deux journalistes répondent pour une bonne partie à cette question que peuvent se poser certains consommateurs.

Les Éditions du Moment ont publié début novembre un livre qui a fait une entrée très remarquée sur les étals des libraires, No Low Cost, des journalistes Bruno Fay et Stéphane Reynaud. Réel pavé dans la mare, les deux auteurs dénoncent l’imposture du low cost. A contre-courant des circuits de consommation actuelle, ils révèlent l’imposture du low cost, grâce à des témoignages et des interviews inédites, et les véritables rouages du business low cost dans le tourisme, la santé ou encore la mode!

« La valeur des choses disparaît, constatent les auteurs, emportant avec elle la valeur du travail, la valeur humaine. Le chaos. Notre système entre dans une spirale négative, un maelström vertigineux et infernal où tout devient moins cher, moins bon, moins innovant, moins social, moins écologique et moins durable. »

Bruno Fay et Stéphane Reynaud prédisent la naissance d’une « sous-civilisation » : « On n’ose plus parler d’achats du pauvre ou d’achats cheap, alors on essaie de persuader les gens qu’ils sont malins. En fait, il n’y a pas de consommateurs malins mais des gens qui n’ont pas le choix. »

Si on ne peut pas condamner la recherche du bas prix, on ne mesure pas toujours les conséquences d’une telle politique commerciale qui, sur le plan social et du droit du travail, sont parfois critiquables. « Les compagnies aériennes cherchent à exploiter toutes les failles. Or le système pèche par l’absence d’harmonisation des lois sociales en Europe. On a ouvert des brèches partout, les compagnies aériennes low cost domicilient leur personnel dans le pays où les lois sociales sont les moins contraignantes. », explique l’économiste Jacques Le Cacheux.

En définitive, plus aucun secteur n'échappe au phénomène low cost. Synonyme d'achat malin – on vient de le voir – le low cost serait la pierre philosophale de l'économie moderne. « Et c’est dangereux dans tous les secteurs . En matière de hard discount alimentaire, on peut trouver du jambon qui ne contient pas de jambon, du jus d’orange à base d’oranges qui ne sont pas mûres, des yaourts aux fraises où la pulpe de fraise est remplacée par de la confiture bas de gamme. En matière de transport aérien, on peut s’interroger sur les vérifications effectuées, les avions ne restant que vingt-sept minutes à l’arrêt. Quant aux opérations de chirurgie esthétique réalisées en low cost, il ne manque pas de plaintes. D’une façon générale, c’est suicidaire pour l’économie, l’innovation, et créateur de chômage », répond Bruno Fay à une journaliste, dans un entretien recueilli par Sud Ouest Dimanche (du 22/11/2009).

Une formule magique capable de concevoir la même voiture, la même robe, le même billet d'avion, la même boîte de céréales ou la même opération chirurgicale pour deux fois, trois fois, voire dix fois moins cher. Les consommateurs suivent, les industriels jubilent. En réalité, le low cost se traduit le plus souvent par une logique folle de réduction des coûts au détriment de la qualité des produits, des conditions de travail des salariés, des emplois, de la santé et de la sécurité des consommateurs. No Low Cost est un pavé dans la mare, un essai à contre-courant construit à partir de témoignages inédits. Au terme d'un an d'enquête, les auteurs dévoilent les rouages du phénomène low cost pour mieux en dénoncer l'imposture.

René Schleiter
19/12/2009
Polémia

Pour en savoir plus sur le low cost :
http://nolowcost.over-blog.com
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Le résumé est un peu court pour y exposer réellement le sujet, sinon l'exemple de ryanair est amusant

Le «non» au chantage de Ryanair

Samedi 12 décembre 2009


Ismaël KARROUM

Cela devrait vrombir aussi sèchement que le réacteur d'un Boeing 737 lundi matin autour de la table du syndicat mixte de l'aéroport Angoulême-Cognac. A l'heure des orientations budgétaires, les élus devraient provisionner une enveloppe d'un montant de 225.000 euros pour accompagner la communication sur internet des lignes de Ryanair au départ de Brie-Champniers. Mais la compagnie low cost a allumé la mèche en expédiant une lettre lundi dernier aux élus charentais. Un courrier dans lequel l'avionneur irlandais demande aux collectivités de gonfler leur budget pour soutenir la communication de la compagnie aérienne. Sans préciser de chiffre et en disant, grosso modo: «Faites-nous des propositions.»


mais pourquoi ne pas utiliser ceux la aussi .
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Ils font même du hachis parmentier sans vrai viande...

« La valeur des choses disparaît, constatent les auteurs, emportant avec elle la valeur du travail, la valeur humaine. Le chaos. Notre système entre dans une spirale négative, un maelström vertigineux et infernal où tout devient moins cher, moins bon, moins innovant, moins social, moins écologique et moins durable.


Tout est dit.
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Grigori, le 25/12/2009 - 15:15

« No low cost »



« La valeur des choses disparaît, constatent les auteurs, emportant avec elle la valeur du travail, la valeur humaine. Le chaos. Notre système entre dans une spirale négative, un maelström vertigineux et infernal où tout devient moins cher, moins bon, moins innovant, moins social, moins écologique et moins durable. »




Cela marche dans les 2 sens. Comment cela se fait qu'un medicament (a base d'herbe) ,pulverisateur pour deboucher le nez coute 0.50 euros en Chine(medicament d'une efficacite incroyable, j'ai tester personnellement), tout simplement que ces herbes sont utilises depuis 5000 ans, le rhume existe depuis la nuit des temps, tu peux pas mettre un brevet sur des produits qui sont utilises depuis 5000 ans.

Comme je l'ai dit le rhume existe depuis que l'homme existe, et l'homme a appris a se defendre, pourquoi aujourd hui, un medicament pour le rhume coute aussi chers en pharmacie en france.

PS: j'ai teste personnellement ce medicament, et je peux vous dire qu'aucuns pulveristeur europeen arrive a la cheville de celui vendu en chine.
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C'est marrant, les tenants du monde-plus-social, qui se plaignent de la nourriture-qui-goûte-plus-la-même-chose, alors que c'est grâce à l'industrialisation qu'on a éliminé les famines. Le pain industriel, il est p'têt moins bon que le pain-traditionnel-à-l'ancienne, mais au moins je peux me le payer.

C'est marrant le progressisme, ça combat l'identité nationale en se plaignant des industries bien de chez nous qui ferment. Le monde d'avant, c'est un phantasme. C'est pour ça que vos grands-parents ou vos arrières grands-parents économisaient toute une vie pour envoyer le gosse à la ville. Je raconterais la moitié de ces conneries à mon grand-père, il me renierait, je crois.
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Jailbreak, le 26/12/2009 - 03:54

C'est marrant, les tenants du monde-plus-social, qui se plaignent de la nourriture-qui-goûte-plus-la-même-chose, alors que c'est grâce à l'industrialisation qu'on a éliminé les famines. Le pain industriel, il est p'têt moins bon que le pain-traditionnel-à-l'ancienne, mais au moins je peux me le payer.


Lol. Les famines sont donc éradiquées????? J'aurais pas osé la sortir celle-ci, joli!

It
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Jailbreak, le 26/12/2009 - 03:54

alors que c'est grâce à l'industrialisation qu'on a éliminé les famines.



Comment le marché libre conduit au retour des famines (1)

Comment le marché libre conduit au retour des famines (2)




Le dernier article de The Economist sur les évolutions mondiales de l'agriculture donne involontairement des arguments aux critiques de la libéralisation des échanges : ruée sur les terres des pays pauvres, volatilité des prix, et surtout succès des politiques nationales pour l'autosuffisance alimentaire. Laurent Pinsolle vous en dit plus.

Dans son édition du 21 novembre, The Economist se penche sur le thème passionnant de l’agriculture et se demande comment nous allons faire pour nourrir le monde. S’il soutient la déréglementation, l’hebdomadaire ultralibéral donne pourtant des arguments à ses opposants.

Bien évidemment, ce dossier est l’occasion pour la revue britannique de se lamenter sur les limites mises aux mécanismes du marché. En effet, devant l’envolée du prix des produits agricoles en 2007, de nombreux pays ont pris des mesures radicales, comme l’interdiction des exportations, ce qui, par ricochet, a provoqué de graves crises dans les pays importateurs. L’envol des prix a provoqué une hausse historique d’environ cent millions du nombre de personnes mal nourries dans le monde.

The Economist se fait l’avocat de la libéralisation des marchés agricoles et appelle à la suppression des barrières douanières récemment mises en place. Pourtant, ce dossier montre bien que les mécanismes du marché aboutissent aux drames que nous avons connus depuis quelques mois. En effet, la main invisible a abouti à une concentration de la production qui rend plus volatiles les cours des produits agricoles, menaçant les populations les plus pauvres de la planète.

Pire, The Economist revient longuement sur le phénomène de l’achat de terres arables dans les pays du Tiers Monde par les importateurs de produits agricoles, comme la Chine, la Corée du Sud ou les pays exportateurs de pétrole. Pas moins de vingt millions d’hectares des meilleures terres des pays pauvres d’Afrique ou d’Asie ont ainsi été achetés par des pays plus riches, handicapant sérieusement la capacité de ces pays à développer leur agriculture…

Paradoxalement, The Economist développe des exemples qui montrent l’intérêt de l’intervention publique. Il cite le cas du Malawi. Ce petit pays africain importait 40% de sa nourriture en 2005. Mais le développement de subventions au secteur agricole (à hauteur de 4% du PIB) a transformé ce pays puisqu’il exporte désormais 50% de sa production, après avoir triplé sa production de maïs en seulement 4 ans. De même, après les pénuries de riz, les Philippines visent aujourd’hui l’autosuffisance.

L’ensemble du dossier montre une chose très claire : la libéralisation des marchés conduit à une spécialisation et une concentration de la production, qui, rend plus volatiles les prix agricoles. En effet, avec un marché plus concentré, le moindre incident dans un des grands pays producteurs provoque une tension majeure qui peut faire s’envoler ou effondrer les prix. Même s’il ne s’agit pas d’étatiser la production agricole, une moindre concentration peut donner de la stabilité au système.

C’est pourquoi l’autosuffisance a encore un bel avenir devant elle et il y a fort à parier que malgré l’OMC, beaucoup de pays, y compris en voie de développement, préféreront réguler leur marché intérieur pour permettre à leur agriculture de se développer, phase essentielle du développement économique. Et de toutes les façons, la remontée prévisible du prix du carbone finira par rendre plus cher le commerce des produits agricoles, ce qui devrait favoriser une relocalisation de l’activité.

Le bilan de la libéralisation est là : le nombre de personnes souffrant de malnutrition dans le monde augmente depuis 1995. Il est donc grand temps de revenir à une vision plus locale et plus stable de l’agriculture, pour le bénéfice de tous.


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Grigori, le 25/12/2009 - 15:15

« No low cost »

Ou quand le Mp3 et la recherche du gratuit à tout prix s'inscrivent un mouvement structurel plus vaste que la simple sphère du forum Numérama!


Je ne sais pas si c'est le texte que tu cites qui fait la confusion ou si c'est de toi, mais au final tu mélanges les torchons Ryanair et les serviettes P2P et musique libre : les fichiers informatiques sont des biens non rivaux (quand je copie un fichier que tu as, tu ne le perds pas). Or quand le coût de production marginal d'un bien X ou Y est nul - pas presque, pas tend vers, mais égal à zéro, ce qui n'est possible qu'avec les bien non rivaux-, le prix de ce bien sera très exactement égal à zéro, c'est inévitable. Pour simplifier (beaucoup), on peut dire que c'est le cas pour les fichiers mp3 et qu'il reste pourtant de la marge pour que l'auteur puisse toucher des revenus vu qu'il ne doit financer que la création initiale, vu qu'il s'en fout des coûts de production marginaux (typiquement le pressage des CD, impression des jaquettes, distribution etc, à savoir l'énorme majorité du coût total d'un album désormais inutile avec les mp3).

Illustration concrète : ton texte dit "Les consommateurs suivent, les industriels jubilent", alors que pour les mp3, demande aux majors s'ils sont aux anges. Les consommateurs suivent, les revenus des artistes augmentent (perceptions, co-branding, performances live, coffrets collector vendus directement aux fans etc, tu es au courant si tu lis Numerama), mais les intermédiaires devenus inutiles se font mettre et ils n'ont pas l'air d'aimer ça. Quant à la musique libre, un artiste qui n'est pas connu c'est-à-dire l'énorme majorité peut non seulement diffuser sa musique librement et gratuitement mais en plus gagner un peu d'argent s'il est sur Jamendo qui est supposé être low-cost (dons, offre PRO), alors qu'il est à peu près sûr de ne rien toucher et de devoir payer la SACEM pour pouvoir diffuser sa propre musique s'il est à la... SACEM.

Bref, il y a tout de même une nuance de taille qui change tout.
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bronto, le 26/12/2009 - 14:23

Grigori, le 25/12/2009 - 15:15

« No low cost »

Ou quand le Mp3 et la recherche du gratuit à tout prix s'inscrivent un mouvement structurel plus vaste que la simple sphère du forum Numérama!


Je ne sais pas si c'est le texte que tu cites qui fait la confusion ou si c'est de toi, mais au final tu mélanges les torchons Ryanair et les serviettes P2P et musique libre : les fichiers informatiques sont des biens non rivaux (quand je copie un fichier que tu as, tu ne le perds pas). Or quand le coût de production marginal d'un bien X ou Y est nul - pas presque, pas tend vers, mais égal à zéro, ce qui n'est possible qu'avec les bien non rivaux-, le prix de ce bien sera très exactement égal à zéro, c'est inévitable. Pour simplifier (beaucoup), on peut dire que c'est le cas pour les fichiers mp3 et qu'il reste pourtant de la marge pour que l'auteur puisse toucher des revenus vu qu'il ne doit financer que la création initiale, vu qu'il s'en fout des coûts de production marginaux (typiquement le pressage des CD, impression des jaquettes, distribution etc, à savoir l'énorme majorité du coût total d'un album désormais inutile avec les mp3).

Illustration concrète : ton texte dit "Les consommateurs suivent, les industriels jubilent", alors que pour les mp3, demande aux majors s'ils sont aux anges. Les consommateurs suivent, les revenus des artistes augmentent (perceptions, co-branding, performances live, coffrets collector vendus directement aux fans etc, tu es au courant si tu lis Numerama), mais les intermédiaires devenus inutiles se font mettre et ils n'ont pas l'air d'aimer ça. Quant à la musique libre, un artiste qui n'est pas connu c'est-à-dire l'énorme majorité peut non seulement diffuser sa musique librement et gratuitement mais en plus gagner un peu d'argent s'il est sur Jamendo qui est supposé être low-cost (dons, offre PRO), alors qu'il est à peu près sûr de ne rien toucher et de devoir payer la SACEM pour pouvoir diffuser sa propre musique s'il est à la... SACEM.

Bref, il y a tout de même une nuance de taille qui change tout.



Même si la duplication numérique est gratuite, la production et surtout la promotion ne le sont toujours pas. Tu me parle du revenu des artistes qui augmentent, mais tu me parle d'artiste des majors, je n'écoute pas cette merde et cela ne m'intéresse pas, je vois surtout la masse d'artistes non-signés qui touchent quedalle, et certains outsiders opportunistes et charognards genre Jamendo qui essaie de faire un peu de thune sur le tas.

L'article sur le Low-cost illustre la dégradation de la notion de qualité par les industriels, et du degré d'asservissement du grand public face à cette décadence morale, esthétique, etc. Passez du vynil, au cd et maintenant au mp3 cracra dans les écouteurs, c'est objectivement une forme de régression, et il est aussi question de décadence culturelle occidentale depuis 45 ans, mais c'est là un problème encore plus vaste...
[message édité par Grigori Efimovitch le 26/12/2009 à 22:32 ]
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Grigori, le 26/12/2009 - 18:14
Même si la duplication numérique est gratuite, la production et surtout la promotion ne le sont toujours pas.

Déjà, la duplication c'était de loin ce qui coûtait le plus cher, ensuite il faut faire exprès pour ne pas voir que ça baisse pas mal pour le reste aussi : pour enregistrer, un home studio peut faire des choses qu'on pouvait difficilement imaginer il y a 10 ans. Pour la promo, fut un temps, c'était soit les majors, soit la MJC du coin. Aujourd'hui, diffuser ta musique sur Dogmazic, Jamendo, FrostClick, contentdb d'eMule, la MJC du coin tous à la fois, c'est gratuit. Te monter un site pas top mauvais avec Drupal, mettre un forum avec phpBB, mettre un flux RSS et un flux twitter identi.ca , tout ça c'est gratuit. Si c'est bien géré, les possibilités sont bien plus nombreuses et ce sans avoir à pleurer chez les majors ni de devoir signer des contrats avec des truands légaux.

Tu me parle du revenu des artistes qui augmentent, mais tu me parle d'artiste des majors,

Pas que, où tu as lu que je parlais des artistes des majors ? Les statistiques sont globales et je n'ai pas vu l'écart-type, donc je ne peux pas en dire grand chose (ni dans un sens, ni dans l'autre d'ailleurs), mais j'avais aussi cité l'exemple de Jamendo avec les dons et l'offre PRO : le type qui faisait de la musique sa passion sans en faire ou pouvoir en faire (complètement) son métier, il peut aujourd'hui avoir quand-même une audience et peut-être même un peu d'argent. Avec les majors, c'est simple, c'est rien, et c'est sûr qu'une galette de plastique à 20 €, c'est pas du low-cost.

je n'écoute pas cette merde et cela ne m'intéresse pas, je vois surtout la masse d'artistes non-signés qui touchent quedalle

Rien à voir avec le low-cost et rien de nouveau par rapport à la grande époque des majors avec les 33 tours.

et certains outsiders opportunistes et charognards genre Jamendo qui essaie de faire un peu de thune sur le tas.

Tant mieux s'ils se fassent de la thune, ça montre qu'ils ouvrent un marché et que c'est économiquement viable, c'est comme ça qu'ils peuvent rémunérer les artistes qui mettent leur musique chez eux sans contrat d'exclusivité d'ailleurs. S'ils sont trop gourmands, la concurrence n'attend que leurs erreurs pour attirer les artistes (je pense à Gkoot Electronic ). Sans ces nouveaux sites, c'est les majors ou rien...
Pour dire les choses autrement, In Libro Veritas , c'est des charognards pour les livres ? Kassandre pour les films ? Red Hat ou Canonical pour les logiciels ? Je ne crois pas (vu que j'utilise leurs bidules) il ne faut pas confondre le low-cost et le libre qui n'ont pas grand chose en commun, pourtant c'est une erreur qui me semble être fréquemment commise, surtout en France.

L'article sur le Low-cost illustre la dégradation de la notion de qualité par les industriels, et du degré d'asservissement du grand public à cette décadence morale, esthétique, etc. Passez du vynil au cd et maintenant le mp3 cracra dans les écouteurs, c'est une forme de régression,

Je dirais plutôt une énorme démocratisation : on n'a jamais autant écouté de la musique qu'aujourd'hui, c'est devenu accessible au plus grand nombre et on n'a jamais eu autant le choix qu'aujourd'hui (et pas selon le choix de ce que les majors veulent bien diffuser à la radio). On ne peut pas tuer la musique en l'écoutant. Et puis il y a toujours le format FLAC pour éviter le cracra pour ceux qui peuvent vraiment faire la différence.

et il est aussi question de décadence culturelle occidentale depuis 45 ans, mais c'est un problème encore plus vaste et sujet à polémique...

Caton l'Ancien en parlait déjà. Le sujet est tellement subjectif que c'est difficile d'avoir des éléments sûrs, mais tant qu'il y a une dynamique et de la créativité, c'est bon signe pour l'avenir.
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Déjà, la duplication c'était de loin ce qui coûtait le plus cher, ensuite il faut faire exprès pour ne pas voir que ça baisse pas mal pour le reste aussi : pour enregistrer, un home studio peut faire des choses qu'on pouvait difficilement imaginer il y a 10 ans. Pour la promo, fut un temps, c'était soit les majors, soit la MJC du coin. Aujourd'hui, diffuser ta musique sur Dogmazic, Jamendo, FrostClick, contentdb d'eMule, la MJC du coin tous à la fois, c'est gratuit. Te monter un site pas top mauvais avec Drupal, mettre un forum avec phpBB, mettre un flux RSS et un flux twitter identi.ca , tout ça c'est gratuit. Si c'est bien géré, les possibilités sont bien plus nombreuses et ce sans avoir à pleurer chez les majors ni de devoir signer des contrats avec des truands légaux.



Avec du home studio, tu fais une belle demo, à un moment ou un autre du processus il faut passer au studio, grand minimum pour le mix et le mastering, et ce qui coute le plus cher aujourd'hui c'est toujours la promo, c'est à dire un plan com de plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Des autoproduits qui font leurs promo et diffusent sur un paquet de site (voir ta liste non exhaustive), il y en a pléthore, noyés dans la masse, ils n'existent pas. ça fait juste du flux et génèrent du pognon en pub pour les sites charognards communautaires, c'est un gros bizness, dans le genre ils y a tout le biz des sites de vente de matos home studio qui a flambé et plus récemment le consulting payant par téléphone avec des D.A de majors.
Tous des charognards à différentes étapes du processus.



Pas que, où tu as lu que je parlais des artistes des majors ? Les statistiques sont globales et je n'ai pas vu l'écart-type, donc je ne peux pas en dire grand chose (ni dans un sens, ni dans l'autre d'ailleurs)


Pour suivre tous les articles de Numerama, les exemples cités de mecs qui se font du pognon, sont toujours des artistes de majors, et les nouveaux héros du site "dédouanés des majors", les Trent reznor et autre radiohead, des artistes multi-millionaires, qui ont fait leur blé, précisément avec les majors !! enfin des exemples démago.

La crise à pour effet de faire le ménage dans les labels, c'est à dire les majors se renforcent et les petits indés disparaissent ou se font bouffer.



Je dirais plutôt une énorme démocratisation : on n'a jamais autant écouté de la musique qu'aujourd'hui, c'est devenu accessible au plus grand nombre et on n'a jamais eu autant le choix qu'aujourd'hui (et pas selon le choix de ce que les majors veulent bien diffuser à la radio). On ne peut pas tuer la musique en l'écoutant. Et puis il y a toujours le format FLAC pour éviter le cracra pour ceux qui peuvent vraiment faire la différence.


Quand on voit les top des musiques les plus téléchargées c'est exactement le même que le hit-parade, c'est à dire de la daube formatée des Majors; Ce que tu appelle le plus grand nombre est aussi discutable, cela à renforcer la fractures riches/pauvres, en coupant virtuellement encore plus ces derniers de la "culture".





et il est aussi question de décadence culturelle occidentale depuis 45 ans, mais c'est un problème encore plus vaste et sujet à polémique...

Caton l'Ancien en parlait déjà. Le sujet est tellement subjectif que c'est difficile d'avoir des éléments sûrs, mais tant qu'il y a une dynamique et de la créativité, c'est bon signe pour l'avenir.


Il est légitime que Caton le crouton en parle déjà il y a 2000 ans, car l'histoire est fluctuante, et marche par cycles.
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Même en payant, les chaines pousse clip refusent des videos de chanteurs débutants avec leur premier album : en plus du portefeuille, il faut aussi des relations pour se faire connaitre.

Ce qui explique que certains M, dutronc fils et cie ont plus facilement accès à la parole mediatique que kevin Lepetit : même si M se défend d'avoir utilisé son nom pour réussir, il a largement profité des avantages & relations conférés par le milieu d'où il vient, stop la naiveté.

Que le microcosme artistique arrête la consanguinité et déjà on pourra reparler de qualité, low cost etc. En un sens la décennie merdique de tv crochet qu'on vient de se cogner leur a donné une petite leçon d'humilité et c'est le seul bienfait à retirer des startruc.

Faut vraiment que les émissions où Drucker et Denisot passent les plats avec révérence, crèvent. Quant aux artistes, et bien ils retourneront chanter dans les rues : il y a à peine 50 ans que la musique est devenue synonyme de pognon. Avant c'était un art de troubadour, et c'était aussi bien.

Perso je peux survivre si demain la production audiovisuelle meurt. On n'a pas besoin de payer pour de la pauvre "culture" pour vivre. Et là on distinguera enfin les passionnés des imposteurs.
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Grigori, le 27/12/2009 - 00:00


Déjà, la duplication c'était de loin ce qui coûtait le plus cher, ensuite il faut faire exprès pour ne pas voir que ça baisse pas mal pour le reste aussi : pour enregistrer, un home studio peut faire des choses qu'on pouvait difficilement imaginer il y a 10 ans. Pour la promo, fut un temps, c'était soit les majors, soit la MJC du coin. Aujourd'hui, diffuser ta musique sur Dogmazic, Jamendo, FrostClick, contentdb d'eMule, la MJC du coin tous à la fois, c'est gratuit. Te monter un site pas top mauvais avec Drupal, mettre un forum avec phpBB, mettre un flux RSS et un flux twitter identi.ca , tout ça c'est gratuit. Si c'est bien géré, les possibilités sont bien plus nombreuses et ce sans avoir à pleurer chez les majors ni de devoir signer des contrats avec des truands légaux.

Avec du home studio, tu fais une belle demo, à un moment ou un autre du processus il faut passer au studio, grand minimum pour le mix et le mastering, et ce qui coute le plus cher aujourd'hui c'est toujours la promo, c'est à dire un plan com de plusieurs dizaines de milliers d'euros.

C'est sûr que chaque musicien qui existe sur terre ne va pas se transformer en super star grâce à une promo de plusieurs dizaines de milliers d'euros. Tout comme chaque sportif ne sera pas transféré au PSG avec un contrat de malade, ou comme tout acteur au look sombre ne fera pas hurler les gamines lors des avant premières, on n'a pas encore inventé la magie. En attendant, ces mecs auront plus de moyens de faire ce qu'ils aiment et de le diffuser sans avoir à payer la taille aux seigneurs féodaux du coin. Même d'être un peu rémunéré au passage, choses qui étaient purement et simplement impossibles il y a dix ans. Ce n'est pas la perfection, tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais c'est quand-même mieux que ce qui existait avant.

Après, si tu as encore mieux à proposer, je suis plus que preneur.

Des autoproduits qui font leurs promo et diffusent sur un paquet de site (voir ta liste non exhaustive), il y en a pléthore, noyés dans la masse, ils n'existent pas. ça fait juste du flux et génèrent du pognon en pub pour les sites charognards communautaires, c'est un gros bizness, dans le genre ils y a tout le biz des sites de vente de matos home studio qui a flambé et plus récemment le consulting payant par téléphone avec des D.A de majors.
Tous des charognards à différentes étapes du processus.

C'est aussi appelé du commerce : il y a une demande, ils répondent à la demande. Si les home studio sont à la mode et qu'il s'en vend plus, je m'en réjouis, ces "charognards" permettent à des talents qui étaient étouffés de s'exprimer; ça donne un minimum de moyens à ceux qui ont envie de créer des choses, envie qui vient probablement des nouvelles possibilités de diffuser une ½uvre grâce à d'autres "charognards". Ces "charognards" à la Jamendo qui prélèvent leur dîme au passage ont un minimum d'utilité sociale contrairement aux majors, qui ne servent plus à rien ou presque et qui menacent nos libertés fondamentales. Le CC, au sujet de la bouse HADOPI s'est vaguement référé à un texte qui remonte à 1789 quand-même...

Pour suivre tous les articles de Numerama, les exemples cités de mecs qui se font du pognon, sont toujours des artistes de majors, et les nouveaux héros du site "dédouanés des majors", les Trent reznor et autre radiohead, des artistes multi-millionaires, qui ont fait leur blé, précisément avec les majors !! enfin des exemples démago.

Il y a aussi TorrentFreak . Après, que Trent Reznor, après s'être fait sucer le sang par les majors les ait envoyé chier et qu'il ait réussi à gagner beaucoup d'argent en mettant son album en ligne sous licence CC-by-nc-sa, je trouve ça très positif : beaucoup de gens l'auraient pris pour un bisounours fou avant sa tentative, maintenant il a essayé quelque chose de nouveau et prouvé que ça marchait. D'autres ont moins de risques à prendre en suivant le même chemin. OK, il était connu avant. Maintenant, tu as aussi l'autre cruche de Lilly Allen qui s'était faite connaître grâce à MySpace, même si elle a tout gâché ensuite. Quand je mets les deux bouts ensemble, ce que je vois, c'est qu'il est possible d'exister sans les majors. Note que je n'ai pas dit facile, j'ai dit possible, ce qui est déjà pas mal.

La crise à pour effet de faire le ménage dans les labels, c'est à dire les majors se renforcent et les petits indés disparaissent ou se font bouffer.

Et de nouveaux indés feront leur apparition dans quelques années, quand la crise sera passée (et entre nous, pour les indés qui piaffaient d'impatience pour pouvoir inscrire leur répertoire dans le bidule HADOPI qui ne marchera de toute façon pas, leur sort m'indiffère dans des proportions qui te donneraient une idée de l'infini). En tout cas, Magnatune et Jamendo sont toujours là et ça, ça me va plutôt bien.

Je dirais plutôt une énorme démocratisation : on n'a jamais autant écouté de la musique qu'aujourd'hui, c'est devenu accessible au plus grand nombre et on n'a jamais eu autant le choix qu'aujourd'hui (et pas selon le choix de ce que les majors veulent bien diffuser à la radio). On ne peut pas tuer la musique en l'écoutant. Et puis il y a toujours le format FLAC pour éviter le cracra pour ceux qui peuvent vraiment faire la différence.


Quand on voit les top des musiques les plus téléchargées c'est exactement le même que le hit-parade, c'est à dire de la daube formatée des Majors; Ce que tu appelle le plus grand nombre est aussi discutable, cela à renforcer la fractures riches/pauvres, en coupant virtuellement encore plus ces derniers de la "culture".

Donc en gros, un accès plus large et quasi gratuit à la culture, accès qui n'est plus contrôlé par les majors, coupe virtuellement les plus pauvres de la culture ? Gni ?

C'est sûr que ce qui se télécharge le plus, c'est ce qui se vend le plus, fallait pas croire que les mecs allaient se mettre en masse au jazz expérimental underground. En attendant les mecs découvrent aussi d'autres choses qu'ils n'auraient pas pu découvrir s'ils étaient dans un super marché et ça aide à sortir de "Pata Pata" de M6. 2be3, Alliage etc. ça me manque déjà un peu perso


et il est aussi question de décadence culturelle occidentale depuis 45 ans, mais c'est un problème encore plus vaste et sujet à polémique...

Caton l'Ancien en parlait déjà. Le sujet est tellement subjectif que c'est difficile d'avoir des éléments sûrs, mais tant qu'il y a une dynamique et de la créativité, c'est bon signe pour l'avenir.


Il est légitime que Caton le crouton en parle déjà il y a 2000 ans, car l'histoire est fluctuante, et marche par cycles.

Oui, bon, on en parlait aussi durant la Renaissance, puis durant les Lumières (l'humanisme était le nec plus ultra de la décadence pour l'Église), puis au siècle dernier, puis au début de ce siècle, puis maintenant...

Tous les champs doivent être remplis.

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