Ce n’est pas avec ce nouvel épisode de Turok que Disney Interactive va redorer le blason de la série. Si l’on apprécie l’ambiance jungle/dinosaures assez bien retranscrite, le titre est entaché de nombreux défauts rédhibitoires : difficulté aberrante, jouabilité approximative et surtout un air de déjà vu/joué des plus désagréables. Nous voilà donc face à un FPS lambda tendant vers le médiocre, qui procure plus d’énervement que de plaisir.
Dans Turok, tout est à peu près correct, mais rien n’est suffisant pour convaincre. Cela va des graphismes peu travaillés au gameplay mal affiné. Quelques bons éléments permettent simplement à cet opus de ne pas faire honte à ses ancêtres et à passer la tête au dessus de la moyenne. Comme le dit si bien notre iroquois : « Un soldat agit sur des ordres, mais un guerrier agit avec son cœur ». Aujourd’hui, nous nous sentons l’âme d’un guerrier, alors soyons gentil : 12/20.
Après avoir disparu toutes ces années, la série Turok est de retour avec un épisode plus nerveux et moderne, mais résolument dans la lignée de ses prédécesseurs sur le principe. Porté par l'Unreal Engine qui assure une réalisation assez solide malgré quelques aléas esthétiques, le titre de Propaganda Games propose une aventure très classique et linéaire. Heureusement, la chasse aux dinos dans cette jungle hostile et gigantesque sait se montrer vraiment prenante et flippante grâce à un bon travail sur le level design et surtout l'intervention des dinosaures plus fourbes et...
Si dans le fond, Turok n'a rien d'exceptionnel, il possède tout de même une véritable identité qui lui permettra d'accrocher la plupart des fans de FPS. Hormis la difficulté parfois usante et l'absence d'un mode coopération sur la campagne principale, aucun défaut majeur ne vient ternir le tableau. Visuellement attrayant et techniquement alléchant, Turok revient en pleine forme ! Des dinosaures, du sang et une action sans relâche en fond l'une des bonnes surprises de ce début d'année.
Mal pensé, le gameplay de Turok se transforme en épreuve stupide et faussement hardcore. La définition d'un jeu exigeant est de donner peu de droit à l'erreur au joueur, pas de le priver carrément de ses chances en intégrant des paramètres parfaitement ingérables. S'il y a un public pour ça, il va s'éclater à se faire sauter sur le dos par un Raptor qui le mettra à mort en deux mouvements. Evidemment, l'ennui, c'est que la cible commerciale de Turok n'est pas franchement celle des hardcore gamers un peu tordus, pour l'instant ils sont toujours occupés par STALKER.