King Kong fait partie des meilleures adaptations de film depuis des années. Rares sont celles pouvant se vanter d’un tel souci du détail et d’une telle atmosphère. Michel Ancel a veillé au grain et c’est tant mieux. Nous nous retrouvons face à un excellent FPS ponctué de phases plus bourrines (si, si, c’est possible…) finalement très plaisantes. Ubisoft a donc réussi son pari et nous aimerions bien que davantage de développeurs en fassent de même…
Se serait-on emballé un peu trop vite au sujet de King Kong ? En dépit d'une esthétique extraordinaire et d'un travail d'ambiance qui doit beaucoup à l'absence réfléchie d'interface, le dernier jeu d'Ubi Montpellier cache un FPS moyen, qui saura sans doute contenter le grand public, mais certainement pas le joueur averti. Les phases de Kong à la troisième personne viennent certes dynamiser le jeu par effet de contraste, mais elles rappellent surtout combien les passages de Jack sont cruellement mornes et linéaires. Comme ils représentent à eux seuls 80% du jeu, ça fait forcément désordre....
Si le tandem Jackson/Ancel donne vie à un Kong transis d'amour et plein de fureur, on est un peu déçu de la place offerte au grand singe. La balance entre les deux phases est un peu bancale et c'est d'autant plus flagrant que les passages avec Jack tournent autour de deux seuls types d'objectifs. Hormis un lifting graphique, la version Xbox 360 est identique à celle de ses consoeurs et on regrette un peu d'y retrouver les mêmes bugs de collision. Cependant, King Kong est malgré tout un jeu qui se laisse pleinement apprécier (même s'il se finit en 8 petites heures), grâce à une immersion totale qui doit...