Les relations entre Qualcomm et Apple poursuivent leur chute libre. Alors qu'il y a déjà de nombreuses plaintes croisées entre les deux groupes, Apple vient de lancer une autre action en justice.

Il n’y a de toute évidence aucun signe d’apaisement sur le front judiciaire entre Apple et Qualcomm. Pire, la situation s’aggrave. À une situation déjà inextricable dans laquelle le géant de l’électronique grand public et l’équipementier spécialisé dans les composants de terminaux ont déposé de nombreuses plaintes croisées, chacun accusant l’autre de violation de brevets, Apple vient d’en remettre une couche.

La firme de Cupertino a déposé plainte aux États-Unis en affirmant détenir huit titres de propriété industrielle que Qualcomm enfreindrait.

Ces brevets portent sur l’optimisation des batteries utilisées dans les terminaux afin qu’elles durent le plus longtemps possible, en vérifiant que chaque élément du processeur d’un smartphone ne consomme pas plus que la puissance minimale nécessaire, en éteignant certaines parties du processeur lorsqu’elles ne sont pas requises et en améliorant les fonctions de mise en veille et de réveil du mobile.

CC Warren R.M. Stuart

Il faut noter qu’en la matière, Apple riposte en fait à une action similaire entreprise cet été par Qualcomm. L’équipementier a déposé plainte aux USA au motif que la marque à la pomme aurait violé plusieurs brevets permettant d’améliorer la durée de vie des batteries présentes dans les smartphones. Évidemment, Apple a nié ces allégations et affirmé que ces brevets sont invalides.

Des puces répandues

Plus spécifiquement, indique Reuters, qui a lu la plainte, Apple reproche à Qualcomm de piétiner sa propriété industrielle avec les systèmes sur puce SnapDragon 800 et 820. Ces composants figurent sur un grand nombre de terminaux relativement récents, comme le HTC 10, le LG G6, le Moto Z, le OnePlus 3, le Samsung Galaxy S7, le Sony Xperia XZ ou bien le Google Pixel.

Naturellement, le géant californien affirme avoir fait ses demandes auprès du bureau des brevets et des marques de commerce aux États-Unis avant son rival et qu’en conséquence il a droit à des dommages et intérêts pour réparer ce que la société présente comme une infraction grave. Le montant des compensations que la firme de Cupertino entend percevoir n’est toutefois pas renseigné.

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