Alors que Facebook voit sa réputation écornée en raison de la diffusion de fake news et d'une campagne d'influence politique russe sur sa plateforme, ses services publicitaires restent très prisés des annonceurs. Au troisième trimestre 2017, le réseau social a ainsi gagné 10,14 milliards de dollars grâce à la publicité en ligne.

Les fake news et la campagne d’influence russe à base de publicités politiques diffusées pendant l’élection présidentielle américaine de 2016 ont eu peu d’impact sur les résultats financiers de Facebook.

Sur le troisième trimestre de 2017 (juillet-août-septembre), le réseau social aux 2 milliards d’utilisateurs a en effet enregistré une hausse de 79 % de ses bénéfices par rapport au même trimestre de l’année précédente, grâce aux 10,14 milliards de dollars de revenus obtenus grâce à la publicité en ligne — dont 88 % provient de la publicité mobile. Celle-ci est très prisée des annonceurs qui peuvent y cibler des internautes selon des critères bien précis (âge, sexe, centres d’intérêt…).

Facebook explique ces résultats — bien meilleurs que les attentes de plusieurs experts, qui tournaient autour de 9,7 milliards de dollars — par le succès des vidéos publicitaires visionnables pour la première fois hors du fil d’actualité, comme une publicité textuelle classique. «  La vidéo explose, et la publicité vidéo sur mobile est une grande opportunité » se félicite Sheryl Sandberg, numéro deux de Facebook.

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Facebook annonce un investissement massif dans la sécurité

Dans un communiqué adressé aux investisseurs, Mark Zuckerberg, fondateur et patron de Facebook, reconnaît toutefois les problèmes traversés par la plateforme : «  Notre communauté continue de grandir et notre entreprise va bien. Mais tout ça n’a aucune importance si nos services sont utilisés d’une manière qui ne rapproche pas les gens ».

Il prédit par ailleurs un futur ralentissement de croissance en raison de « l’investissement massif [de Facebook] dans la sécurité » : « Il est plus important de protéger notre communauté que de maximiser nos bénéfices. »

Le réseau social a entamé cette semaine une série d’auditions au Congrès pour témoigner sur la nature et l’impact des publicités ciblées russes diffusées entre janvier 2015 et août 2017 sur sa plateforme. Celles-ci visaient notamment à diviser les électeurs américains en diffusant des messages clivants sur des sujets de société tels que le contrôle des armes ou les tensions ethniques.

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