La Chine est un marché-clé pour Apple. Alors, dans le combat que Qualcomm mène face à la firme de Cupertino, c'est là que la suite de la querelle judiciaire va se poursuivre.

La Chine est devenue un marché essentiel pour Apple. La preuve : depuis 2015, date à laquelle l’iPhone 6s a été lancé, l’Empire du Milieu fait partie des quelques pays qui sont approvisionnés en priorité lorsqu’un nouveau terminal de la marque américaine arrive dans le commerce. Ses produits se vendent comme des petits pains, ce qui est une aubaine dans un pays ultra-peuplé comme la Chine.

Alors, faut-il s’étonner de voir Qualcomm étendre sa querelle judiciaire avec Apple en Chine, là où l’équipementier est susceptible de lui porter peut-être les coups les plus difficiles à encaisser ? Aucunement. Bloomberg indique que Qualcomm a déposé plainte à Pékin au sujet d’une violation de trois brevets que le groupe décrit comme ne répondant pas aux critères d’une  licence Frand.

CC Kārlis Dambrāns

Les licences Frand (« fair, reasonable and non-discriminatory », soit juste, raisonnable et non-discriminante) servent à limiter le coût de certaines licences quand elles concernent des brevets essentiels. Dans cette affaire, Qualcomm a plutôt intérêt à ne pas les voir définis de la sorte, au contraire d’Apple.

Mais à cela s’ajoute l’affirmation d’Apple selon laquelle ces brevets n’ont jamais fait l’objet d’une discussion entre les deux groupes. Pour la firme de Cupertino, c’est donc tout vu : la plainte va forcément échouer ; il ne s’agit que d’une manœuvre juridique. Reste que malgré l’apparente assurance que cherche à dégager le groupe, le dossier est suivi forcément de très près et il est traité avec beaucoup de sérieux.

Enjeux commerciaux

En effet, se joue avec ce procès l’avenir de la production et de la vente de l’iPhone en Chine. Par ailleurs, outre les effets qu’une interdiction commerciale dans l’Empire du Milieu auraient sur les performances financières du géant de l’électronique grand public, elle pourrait aussi avoir des répercussions sur ses intérêts mondiaux, Apple ayant fait de la Chine son usine de fabrication.

Plutôt préoccupant alors que le groupe de Tim Cook a commencé à vendre son dernier-né, l’iPhone 8, et se prépare à lancer son iPhone spécial, le X, début novembre. Mais peut-être que cette extrémité restera de l’ordre de l’hypothèse : au regard des dégâts provoqués par la guerre des brevets, on peut supposer que les deux entreprises finiront par un arrangement à l’amiable gagnant-gagnant.

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