Condamné en Europe à 2,4 milliards d'euros d'amende pour des pratiques déloyales dans la recherche, Google a accepté de se conformer aux exigences de Bruxelles. Selon la Commission, ses premières propositions sont encourageantes.

Il semble que les premières solutions avancées par Google pour obéir aux exigences européennes plaisent à Bruxelles. C’est en tout cas le sentiment que vient de donner Margrethe Vestager, la commissaire européenne pour la concurrence. Interrogée début septembre par l’AFP, elle explique « qu’il y a des choses qui vont vraiment dans la bonne direction ».

L’intéressée précise toutefois que ses services vont devoir creuser les suggestions de la firme de Mountain View avant de se prononcer définitivement. « Nous sommes en train de voir s’ils sont en quelque sorte sur la bonne voie », ajoute-t-elle. Et en fonction de la lecture que fera la Commission européenne des propositions du géant du web, des questions supplémentaires pourraient être lui être adressées.

Margrethe Vestager
Margrethe Vestager
CC Radikale Venstre

Au début de l’été, l’Union européenne a décidé d’infliger une amende-record à Google pour ses pratiques déloyales sur le marché des moteurs de recherche. Celles-ci favorisent en particulier son service de comparaison de prix au détriment de tous les autres, qui ont été relégués à des places moins visibles dans les pages de résultats. Montant de la sanction ? 2,4 milliards d’euros.

Après avoir envisagé un temps de faire appel, Google a finalement choisi de ne pas résister outre-mesure sur ce dossier. Fin août, le groupe californien a fait part de son intention de se conformer aux injonctions de la Commission européenne. Tout l’enjeu sera de savoir de quelle façon et si les mesures prises seront pérennes. Bruxelles a d’ores et déjà prévenu que tout écart pourrait entraîner d’autres pénalités.

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