Avec une vitesse moyenne de circulation de 320 km/h, le TGV n’est pas ce qu’on peut appeler un bon client pour la 4G. Le train file à une telle allure que les terminaux n’ont en effet pas vraiment le temps d’accrocher leur signal à une antenne-relais. Ainsi, dès qu’une rame arrive à portée d’une installation située à proximité des voies, elle s’en éloigne déjà à peine quelques secondes plus tard.

Cela étant, cette situation n’est pas inextricable. Au prix d’importants aménagements le long des rails et sur toute la longueur du parcours, il est tout à fait possible de fournir du très haut débit mobile. Il faut pour cela installer des antennes-relais en les espaçant de deux à trois kilomètres, afin d’assurer la continuité du service. En clair, éviter les ruptures de signal pendant le voyage.

« À 300 km/h, le train passe d’un relais à l’autre toutes les 15 secondes », notait en début d’année Luc Barnaud, le directeur des partenariats et des opérateurs mobiles chez Orange. Une fois le signal capté, celui-ci est transformé en ondes Wi-Fi par les récepteurs installés dans les rames, puis il est agrégé et disséminé jusqu’aux voyageurs via un réseau en fibre optique.

Orange et la 4G dans le TGV, en juillet 2017.

C’est ce qui a été fait sur la liaison Paris – Lyon, dans le cadre du déploiement du Wi-Fi à bord des voitures du train. C’était début 2016. Depuis, la SNCF et Orange (l’opérateur historique a remporté l’appel à projet de la SNCF pour gérer la construction des supports le long des voies) ont poursuivi ce travail en assurant la connectivité en 4G à bord des trains reliant Lyon et Marseille, en février 2017.

Et d’ici la mi-juillet 2017, trois nouvelles liaisons seront concernées : l’axe Paris-Tours-Bordeaux, la ligne Paris-Le Mans-Rennes et le trajet Paris-Lille. Ceux et celles qui prendront le train à partir du 13 juillet auront de la 4G en continu (nonobstant les tunnels). C’est ce qu’a fait savoir Orange, alors qu’il présentait les actions prises pour « accompagner les vacanciers pour un été connecté ».

Plus tard dans l’année, d’autres lignes seront également adaptées. Il est question de la liaison vers Strasbourg. L’objectif de la SNCF est de couvrir 80 % des voyageurs avec TGV Connect d’ici fin 2017. Plus généralement, il est aussi prévu d’équiper le reste du réseau (RER, Intercités, TER) mais les obligations pesant sur les opérateurs sont relativement peu contraignantes.