Après s'être séparé de plusieurs employés et membres dirigeants, Uber prend congé temporairement de son CEO. Travis Kalanick a envoyé un e-mail interne à son entreprise pour annoncer cette décision.

Sa situation était encore incertaine il y a quelques heures : Travis Kalanic se mettra finalement temporairement en retrait de son entreprise. La startup, qui vient de faire l’objet d’une enquête en interne menée par un cabinet de juristes, est actuellement en train d’opérer un grand ménage dans ses rangs.

Après le licenciement d’une vingtaine d’employés accusés de harcèlement au travail, Uber s’est séparée le 13 juin 2017 du bras droit de Travis Kalanick, Emil Michael, concerné par une affaire de sexisme.

Un congé à durée indéterminée

Comme le rapporte Recode, le CEO a fait savoir qu’il se retirait un certain temps (sans être plus précis sur la durée) de la direction d’Uber, en envoyant un e-mail interne. Travis Kalanick a précisé qu’il venait de perdre sa mère il y a quelques semaines, dans un accident.

« Les récents événements m’ont rappelé que les personnes sont plus importantes que le travail, et que je dois prendre un congé de de plusieurs jours pour faire le deuil de ma mère, que j’ai enterrée vendredi, pour réfléchir, pour travailler sur moi-même et me concentrer sur la construction d’une équipe dirigeante à l’échelle mondiale  », a rédigé le CEO.

Un autre dirigeant a déposé sa démission à la suite d’une remarque sexiste

La décision de Travis Kalanick n’est bien évidemment pas indifférente à la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui Uber, accusé de nombreux maux, au rang desquels une culture d’entreprise sexiste. D’ailleurs, un autre dirigeant de la société vient de déposer sa démission après avoir fait une remarque à caractère sexiste lors d’une réunion avec le personnel… sur le sujet du sexisme en entreprise, rapporte Reuters.

Parmi les recommandations émises par le cabinet d’avocat — toutes adoptées à l’unanimité par le conseil d’administration d’Uber –, se trouvait notamment le réajustement des responsabilités de Travis Kalanick, dont certains comportements ont clairement contribué à façonner l’image négative de la startup.

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