Google, Baidu et maintenant Yandex. Le moteur de recherche russe se lance dans le business de la conduite autonome. Objectif ? Pouvoir créer un service de taxis dont les voitures peuvent se déplacer sans intervention humaine.

Le destin des principaux moteurs de recherche passe-t-il par la conduite autonome ? En tout cas, force est de constater qu’après Google et Baidu, que l’on décrit parfois comme étant le « Google chinois », c’est au tour de Yandex, leur équivalent russe, de se lancer dans le business de la voiture autonome. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la société a de l’ambition.

L’entreprise russe entend en effet atteindre un degré d’autonomie de niveau 5. Dans le secteur automobile, cela signifie qu’il n’y a plus du tout la moindre intervention humaine pour diriger le véhicule. La voiture est complètement autonome, que ce soit sur de grands axes faciles à gérer, comme une autoroute ou une nationale, ou en centre ville, où il y a des tas d’évènements à gérer.

CC Mariusz Kluzniak

Naturellement, Yandex n’est pas la seule société à viser le niveau 5 : en effet, la totalité de l’industrie automobile ainsi que toutes les entreprises technologiques qui se sont lancées dans ce business espèrent arriver très vite à ce stade. Pour l’heure, Yandex en est à un stade relativement précoce, puisque ses tests se déroulent dans des zones fermées à la circulation.

Mais en 2018, le portail russe compte bien tester sa technologie dans des conditions de circulation normales. En attendant, il a publié fin mai une vidéo montrant un véhicule de marque Toyota équipée d’un ordinateur de bord de son cru en train de circuler seul, aller chercher un passager et l’emmener à bon port. La vidéo montre également comment la voiture se débrouille face à des situations imprévues.

La vidéo montre ainsi comment la voiture ajuste sa trajectoire alors qu’une camionnette surgit sur sa gauche et quand elle est confrontée à des piétons qui marchent au beau milieu de la rue. Une évolution dans un parcours de slalom est aussi montré ainsi que des visuels sur la manière dont le système embarqué détecte son environnement immédiat, en particulier les obstacles qui entraveraient la progression de l’auto.

L’objectif de Yandex n’est pas de devenir un constructeur à part entière mais de proposer à terme un service de taxi autonome qui pourra transporter une clientèle d’un endroit à un autre de la ville. En somme, Yandex apparaît comme disposée à entrer dans un marché où des sociétés de VTC, comme Uber et Lyft, mettent au point un système leur permettant d’avoir une flotte de taxis sans chauffeur.

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