Après le très médiatique départ d'Anthony Lewandoski cette semaine, c'est aujourd'hui la direction financière de l'entreprise qui est débarquée. Toutefois, Uber signe par la même occasion une amélioration significative de ses performances économiques.

Quel symbole veut envoyer Uber si ce n’est celui d’une nouvelle ère ?

Nous apprenions récemment le départ d’Anthony Lewandoski — au cœur du cyclone Waymo contre Uber — qui laissait penser que la société de Travis Kalanick était enfin prête à bifurquer et redorer un blason plus qu’obscurci par un début d’année 2017 catastrophique pour l’image de la startup. Aujourd’hui, c’est la direction financière de la startup qui est congédiée — ou prend son envol, alors que les pertes de l’entreprise semblent être contenues.

Avec 708 millions de dollars de pertes au premier trimestre, Uber améliore sa gestion. Au quatrième trimestre de l’année passée, la firme enregistrait en effet plus de 991 millions de dollars de pertes nettes. Les revenus de la société privée se sont améliorés, une croissance de l’ordre de 18 %, validant en parti le scénario d’une rentabilité à moyen terme.

Toutefois le départ de Gautam Gupta, directeur financier (CFO) en juillet prochain — il rejoindra une autre startup san franciscaine — vient rappeler que l’entreprise de Kalanick n’a pas encore terminé ses efforts pour mettre fin à sa saignée. M. Gupta est le dernier dirigeant exécutif à quitter la société, précédé par une douzaine de ses homologues en février.

La malheureusement célèbre bro-culture de la startup, et la révélation médiatique de celle-ci, a bien ébréché l’équilibre fragile sur lequel tenait l’entreprise. Uber cherche toujours un COO qui acceptera le défi de mettre fin au machisme dans ses rangs. Et maintenant, un nouveau CFO.

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