Quelques semaines après la démission de son président, Uber voit à nouveau l'un de ses chefs de file quitter le navire : Sherif Marakby, qui a contribué au lancement du programme des voitures autonomes de l'entreprise, vient de donner sa démission.

Après la démission de son président, sur fond de tension avec ses chauffeurs et de harcèlement, Uber vient de voir à nouveau l’un de ses membres claquer la porte, comme le rapporte Reuters. Et pas n’importe lequel : il s’agit du vice-président en charge des programmes de véhicules au niveau mondial, Sherif Marakby. Ce dernier a notamment joué un rôle important dans le programme de développement de voitures autonomes lancé par le géant de l’ubérisation.

Ni Uber, ni Sherif Marakby n’ont donné plus d’indications sur les raisons de cette démission. Après avoir tenu le poste de directeur de l’électronique et de l’ingénierie mondiale de Ford, où il a travaillé pendant 25 ans, Sherif Marakby était arrivé chez Uber en avril dernier pour aider au développement des véhicules autonomes de l’entreprise dans la ville de Pittsburgh.

« La conduite autonome est l’un des défis les plus intéressants sur lesquels j’ai travaillé dans ma carrière, et je suis reconnaissant d’avoir contribué à ce qui sera bientôt un avenir plus sûr pour tous », a déclaré le dirigeant sur le départ dans une déclaration par e-mail. Comme le souligne The Verge, Sherif Marakby s’est montré très préoccupé par les questions de sécurité posées par les voitures autonomes.

« L’expérience et la connaissance approfondie de Sherif en matière d’industrie automobile nous ont énormément aidé dans notre travail pour faire des voitures autonomes une réalité  », s’est contenté de commenter Uber auprès de TechCrunch.

Ce nouveau départ entache un peu plus la réputation d’Uber : accusé de sexisme, la société menée par Travis Kalanick par ailleurs recherche toujours un numéro deux pour redorer son blason. Quand aux relations de l’entreprise avec ses chauffeurs, elles ne sont pas non plus au beau fixe : Uber cherche à inciter indirectement sa main d’œuvre à travailler plus en s’appuyant sur l’étude de son comportement.

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