Amazon s'apprête à construire l'un des plus grands centres logistiques du monde à proximité de Cincinnati. Pour un investissement de plus d'un milliard de dollars, le géant du e-commerce va se doter d'un hangar géant capable d'accueillir plus de 40 avions.

Pour son premier entrepôt aérien — ou plus exactement, spécialisé dans le fret aérien — Amazon a souhaité investir lourdement pour démontrer que sa domination du e-commerce s’accompagne d’une logistique toujours plus évoluée. Selon le Wall Street Journal, le géant de Seattle a investi 1,5 milliard de dollars dans la construction de ce nouvel hangar démesuré.

Le centre logistique se dressera sur la frontière séparant Cincinnati (Ohio) et le Kentucky, et devrait, toujours selon le quotidien financier, permettre la création de plus de 2 000 nouveaux emplois. Dans ce géant de tôles, chaque jour, des millions de colis seront échangés et envoyés aux quatre coins du pays, par la route ou par les airs.

En effet, ce nouvel entrepôt a d’abord été imaginé pour accueillir une flotte de plus d’une quarantaine d’avions, tous dédiés au fret aérien. Ces avions, que l’entreprise de Jeff Bezos a baptisé les Amazon Prime Air, devront accélérer et améliorer la logistique américaine du géant tout en assurant son émancipation par rapport au reste du marché du fret aérien.

L’expansion de la société ainsi que la demande force Amazon a répondre avec de nouveaux moyens, dont font partie ces avions. Ces derniers précédent donc les drones (également nommés Prime Air) qui devront eux aussi, dans un futur proche, coloniser les airs au profit de la tentaculaire logistique mondiale du leader du e-commerce.

Par ailleurs, l’entrepôt et sa flotte seront également utilisés par les partenaires de longue date de l’entreprise, comme UPS et FedEx.

Cargo
CC Aries Nha

Bien qu’Amazon continue d’affirmer qu’il ne souhaite pas rentrer en concurrence avec les entreprises de livraison américaines, ses investissements dans les infrastructures de transport de marchandises commencent à contredire cette promesse. Récemment, c’était vers les océans que se tournait Jeff Bezos. En prenant en charge à la place des transporteurs habituels les transferts de marchandises par bateaux de la Chine aux États-Unis, Amazon est devenue un nouveau maillon mondial du fret naval.

Toutefois, malgré ces divers investissements, à l’heure actuelle, la demande est telle que les seules infrastructures d’Amazon ne pourraient en aucun cas assurer au quotidien les livraisons de marchandises. UPS et FedEx sont donc pour le moment en sursis, en attendant que le géant de la tech soit tout à fait autonome.

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