Washington devrait prendre des mesures pour limiter les investissements de la Chine dans le secteur des semi-conducteurs, au nom de la sécurité nationale.

Les manœuvres de la Chine dans le secteur des semi-conducteurs aux États-Unis ne sont pas de nature à rassurer Washington sur les projets à long terme de Pékin. Aussi, l’administration Obama aurait décidé de prendre des dispositions complémentaires en vue de contenir l’appétit de l’Empire du Milieu.

Selon les sources du Wall Street Journal, la Maison-Blanche prévoit de recommander la limitation des investissements venus de Chine dans les semi-conducteurs, au nom de la sécurité nationale. Toutefois,Barack Obama n’ayant plus que quelques jours de pouvoir devant lui, ce serait à Donald Trump de gérer le dossier.

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CC Alexey Topolyanskiy

Il est probable qu’une convergence de vues entre Républicains et Démocrates ait lieu sur ce dossier. Pendant sa campagne électorale, Donald Trump a souvent érigé la Chine en problème pour les États-Unis, réclamant des sociétés américaines qu’elles relocalisent aux USA plutôt que de rester en Asie.

Parmi les leviers que Trump aura en main figure le comité pour l’investissement étranger aux États-Unis. Il inclut des représentants de 16 départements et agences, du Pentagone aux Affaires étrangères, en passant par la Sécurité intérieure, le Commerce et le Trésor. Sa mission est d’ausculter les projets d’acquisition de firmes américaines par des sociétés étrangères.

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CC Gage Skidmore

Le comité a la capacité de bloquer unilatéralement les fusions et les acquisitions d’actifs américains par des investisseurs étrangers et peut exiger des conditions empêchant le transfert d’informations sensibles et de technologies jugées importantes pour la sécurité nationale. Selon le journal, la simple notification d’un examen par le comité décourage les ententes.

« Une perte de leadership dans l’innovation et la fabrication des semi-conducteurs pourrait avoir des effets négatifs importants sur l’économie des États-Unis et même sur la sécurité nationale », avait mis en garde en octobre John Holdren, le conseiller de Barack Obama pour la science et la technologie. Une perspective qui sera à coup sûr inacceptable pour celui qui a fait sien le slogan Make America Great Again.

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