Depuis sa success story fulgurante sur Kickstarter en 2012, Pebble a rencontré plusieurs échecs. Le constructeur de montes connectées tente de trouver un repreneur. Fitbit serait prêt à signer.

En 2012, Pebble s’était fait connaître du grand public tech en obtenant plus de 10 millions de dollars sur Kickstarter pour sa montre connectée, à une époque où ce genre d’appareils était encore expérimental.

La Pebble Smartwatch connaît alors un succès sans précédent sur la plateforme de crowdfunding. Après coup, la startup se repose un peu sur ses lauriers en espérant rentabiliser son activité sur le long terme. Mais elle est rapidement rattrapée par la réalité du marché et notamment par la sortie des Apple Watch et des bracelets connectés. Pebble finit par décrocher.

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Ainsi, début 2016, la startup se séparait de 25 % de son personnel et son CEO, Eric Migicovsky avouait que l’entreprise n’avait plus beaucoup de fonds pour survivre.

Vers un rachat à 40 millions de dollars ?

La solution pourrait aujourd’hui venir de Fitbit, le leader du bracelet connecté qui, malgré sa meilleure forme financière, a aussi connu de récents échecs. Notamment avec le flop retentissant de la Blaze Watch, sa première montre connectée qui n’a pas rencontré le succès espéré et provoqué une violente chute en bourse.

Selon The Information, qui cite trois personnes proches du dossier, le contrat qui lierait les deux sociétés est sur le point d’être signé. The Verge précise que Fitbit obtiendrait de Pebble ses brevets, ses développements, son système d’exploitation mais mettrait fin à la marque Pebble.

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La somme que versera Fitbit pour le constructeur devrait rester plutôt faible : pas plus de 40 millions de dollars, à en croire TechCrunch. On comprend entre les lignes que Pebble n’avait guère d’autre choix que de céder son activité pour un faible montant compte tenu de sa situation délicate.

En 2015, Pebble avait reçu une proposition de rachat à 740 millions de dollars par la holding d’horlogerie Citizen, et, un peu plus tard, s’était vu proposer 70 millions de dollars par Intel. L’attente aura donc joué contre l’entreprise.

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