Microsoft a annoncé qu'il dédiait désormais plus de 5 000 ingénieurs et chercheurs à sa nouveau « Groupe d'intelligence artificielle et de recherche », qui sera entièrement tourné vers l'intégration et le développement des IA à travers tous les produits et services de Microsoft.

L’annonce intervient au lendemain de celle de la constitution d’une alliance entre Microsoft, Google, Facebook, Amazon et IBM, visant à créer un lobby censé définir des lignes de bonne conduite pour que l’intelligence artificielle « bénéficie aux gens et à la société » (en réalité, il s’agit surtout de contrôler les débats éthiques en s’en faisant les organisateurs). Jeudi, Microsoft a dévoilé qu’il créait le département « Microsoft AI and Research Group », avec plus de 5 000 ingénieurs et chercheurs entièrement tournés vers l’intelligence artificielle.

Le groupe d’intelligence artificielle et de recherche de Microsoft sera dirigé par Harry Shum, un spécialiste de la reconnaissance des images qui avait rejoint Microsoft Research en 1996 avant d’en prendre la tête. Il fut aussi le vice-président en charge du développement de Bing. À la tête de ce groupe extrêmement stratégique, Shum aura une vision transversale en chapeautant aussi bien les équipes dédiées à Cortana et Bing que celles qui travaillent sur la plateforme de calcul Azure, ou celles en charge de la robotique, de la réalité virtuelle et des nouvelles technologies.

Harry Shum, vice-président de Microsoft en charge du Microsoft AI and Research Group
Harry Shum, vice-président de Microsoft en charge du Microsoft AI and Research Group

« Nous infusons l’IA sur tout ce que nous délivrons à travers nos plateformes de calcul et nos expériences », explique Satya Nadella, le président de Microsoft. Le mot d’ordre est un slogan : démocratiser l’intelligence artificielle. « Chez Microsoft, nous nous concentrons sur le fait de donner du pouvoir à la fois aux gens et aux organisations, en démocratisant l’accès à l’intelligence pour aider à résoudre nos défis les plus pressants ».

La firme de Redmond définit quatre axes de travail pour parvenir à son objectif de démocratisation de l’IA :

  • Les agents (comme l’assistant personnel Cortana ou les bots) ;
  • Les applications (comme Microsoft Pix, SwiftKey ou MileIQ, mais aussi les nouvelles fonctionnalités intégrées à des applications existantes comme Skype ou Office365) ;
  • Les services (comme Bing Translate,  les API de détection des émotions,…) ;
  • L’infrastructure (avec des services de cloud comme Azure qui permettent de calculer très vite avec des structures technologiques adaptées aux besoins)

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Le tout sera mis au service du grand public, comme Microsoft l’envisage par exemple avec un Windows qui regarderait et comprendrait tout ce que l’on fait sous n’importe quel logiciel, mais aussi auprès des professionnels. Il peut s’agir d’aider les entreprises à mieux comprendre un marché en analysant automatiquement une grande quantités de données à croiser, d’utiliser le casque HoloLens avec des services intelligents qui permettent de dialoguer avec le client et de projeter chez lui ce qu’on lui propose d’acheter, ou encore d’offrir un discours commercial personnalisé en fonction de ce l’IA a compris du client.

«  Et si le vendeur avait la possibilité d’agir par des informations basées sur les activités des clients qui se passent en dehors de leur système de CRM : sur Twitter, sur Facebook, dans les applications de services clients. Nous permettront aux commerciaux d’entreprendre des actions d’une façon intégrée en utilisant un modèle riche de données qui puisse inférer de l’intelligence de partout », imagine Microsoft.

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