Il n'y a pas tant de projets Kickstarter qui livrent leurs produits et encore moins qui atterrissent sur les étals des commerçants français. Prynt est en plus un projet d'origine française qui a battu des records de financement et a su établir un modèle durable.

Avec plus de 25 000 imprimantes mobiles vendues, Prynt a su s’imposer au-delà de son projet sur Kickstarter. Installée aujourd’hui à San Francisco avec plus de trente personnes dans ses équipes et une croissance prometteuse, la startup est devenue un incontournable de son marché.

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Lancée sur Kickstarter, la petite imprimante mobile de Prynt promettait à la fois un produit pour matérialiser la photo mobile mais également une expérience immersive et décalée de la photo une fois imprimée. Très tôt, dès 2014, ses deux fondateurs estiment qu’un lien est à tisser entre une photo imprimée et le numérique. Ainsi décident-ils d’investir pleinement le champ de la réalité augmentée basée sur une interaction avec le papier.

Les deux larrons sont issus d’une promotion de Polytechnique et décident de concevoir à la fois une imprimante mobile inspirée des vieux Polaroïd et de travailler sur la reconnaissance d’image pour rendre chacune des impressions uniques.

En fournissant un travail conséquent sur le hardware, ils parviennent à créer un module simple et à l’esthétique vintage, imprimant au laser sur format carte de visite des photos prises sur mobile qu’ils vendent moins de 200 €. Et ils se concentrent également sur une interface smartphone qui donnent véritablement vie aux impressions.

En reconnaissant à travers un scanner chacune des photos imprimées par une Prynt, l’application va insérer en réalité augmentée du contenu supplémentaire : vidéo, gif, commentaire ou simplement les quelques secondes qui ont composé l’avant et l’après de la photo. Une façon pour Clément Parrot, venu nous présenter son objet, de véritablement « lier le numérique au physique  ».

Le succès a permis à l’entreprise d’imaginer de nombreuses possibilités avec son système de réalité augmentée : ainsi, pour un accord avec Universal Music, Prynt va utiliser sa technologie pour offrir des photos qui ne font pas qu’immortaliser le moment mais également en retenir des sons, des mouvements… en somme un contenu dynamique et multimédia.

Capture the sweetest moments with Prynt ! 📸 : @aishath.nabaha

A photo posted by Prynt (@prynt) on

Aujourd’hui, les fonctionnalités s’ajoutent et chaque photo peut accueillir du contenu de tous les utilisateurs, à la manière d’un album photo qui n’a pour support que l’empreinte dans le réel d’une petite image.

Si l’imprimante n’est pas la meilleure de son segment côté qualité, c’est cette originalité et sa réalisation inventive qui a permis à l’entreprise de trouver des fonds à San Francisco. Et, enfant prodige, c’est non sans fierté que Prynt rejoignait il y a un mois les étals de la Fnac après avoir été chez Urban Outfitters ou encore Best Buy.

La startup confie préparer Noël avant de dévoiler au printemps prochain une nouvelle coque appareil photo, qui permettra d’entériner un succès déjà confirmé. En attendant, Prynt a lancé aux États-Unis un service de carte postale, qui permet à chaque utilisateur, qu’il ait une imprimante ou non, d’envoyer une photo à un destinataire depuis son téléphone. Et l’équipe continue de travailler les fonctionnalités sociales de ce réseau du réel.

L’imprimante coûte 149 € et les recharges coûtent 24,99 €, soit 50 centimes la photo.

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