Gêné par l'image que renvoie sa filiale de robots Boston Dynamics, et soucieux de sa rentabilité, Google chercherait à la céder. Parmi les repreneurs potentiels, Toyota serait en très bonne position.

C’est une acquisition qui serait pertinente et justifiée, au regard des investissements massifs consentis par Toyota dans l’intelligence artificielle et la robotique. Alors que le constructeur automobile japonais a prévu d’investir un milliard de dollars sur cinq ans aux États-Unis, des informations rapportées par la presse outre-Atlantique font état d’un accord avec Google pour la cession de Boston Dynamics.

Disant s’appuyer sur des sources proches des deux entreprises, le site Tech Insider déclare que des discussions sont en cours entre la firme de Mountain View et Toyota. Pour l’instant, aucun deal n’a été signé, mais ce serait en très bonne voie. Il n’aurait plus qu’à s’accorder sur le montant de la transaction. Le groupe nippon serait donc préféré à Amazon, dont on a dit qu’il était aussi tenté par la filiale robotique de Google.

L’arrivée de Boston Dynamics dans l’escarcelle de Toyota serait d’autant plus facile que Toyota a annoncé en début d’année l’embauche de James Kuffner, qui est l’ancien chef de la division… Google Robotics. Si les négociations arrivent à leur terme, l’acclimatation de Boston Dynamics dans le nouvel ensemble n’en sera que plus simple.

Avant d’appartenir à Google en 2013, Boston Dynamics était une société spécialisée dans la robotique militaire.

Fondée en 1992, elle a bénéficié de financements provenant du MIT mais aussi de l’armée américaine, via la DARPA, une agence spécialisée dans les projets les plus avancés sur le plan technologique. De ses laboratoires sont sortis des robots en forme d’animaux (comme Spot) qui ont été testés par l’armée dans divers environnements, en pleine nature (pour transporter du matériel) ou dans des zones urbaines (pour entrer en premier dans un bâtiment).

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La décision de céder Boston Dynamics n’a pas été confirmée publiquement par Google. Ce sont des sources relayées par la presse américaine qui rapportent le souhait de la firme de Mountain View de se séparer de cette activité, ne voyant pas de rentabilité dans les années à venir, tout en admettant en interne que ces appareils soulèvent des questions sociétales délicates
« Il y a de l’excitation dans la presse tech, mais nous commençons aussi à voir des messages négatifs sur le fait que c’est terrifiant, prêt à prendre le travail des humains », s’est ainsi alarmée une directrice de la communication de Google, Courtney Hohne, dans un e-mail interne qu’a obtenu Bloomberg en mars dernier. Une crainte à laquelle Google ne veut visiblement pas associer son image

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