À la suite de la parution dans la presse de secrets commerciaux et financiers relatifs à Android, Google souhaite pouvoir obtenir des sanctions contre Oracle, à l'origine de ces indiscrétions.

Google n’aime pas quand ses secrets sont exposés sur la place publique, surtout quand il s’agit d’affaires de gros sous. La firme de Mountain View vient de le prouver une fois de plus dans l’affaire qui l’oppose à Oracle. Car en effet, le procès qui oppose les deux sociétés a été le théâtre de révélations bien gênantes pour le géant de la recherche en ligne.

Des révélations contrariantes

Une avocate d’Oracle a en effet dévoilé des informations très confidentielles sur les gains générés par Android, l’OS mobile de Google. Depuis le lancement de la plateforme, l’entreprise californienne aurait réalisé un chiffre d’affaires de 31 milliards de dollars pour un bénéfice de 22 milliards.

Ce n’est pas tout.

L’avocate a aussi donné des indications sur les montants que doit verser Google à Apple pour être le moteur de recherche par défaut dans iOS. Pour 2014, le groupe aurait ainsi déboursé pas moins d’un milliard de dollars. Une somme qui avait déjà été citée en 2013 par des analystes de la banque Morgan Stanley.

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Android, une manne financière pour Google.

Les informations financières obtenues par Oracle sont censées lui donner une idée du tort que Google aurait commis en utilisant Java pour construire Android. En effet, Java et ses brevets ont été acquis en 2009 par Oracle. Or ce dernier estime que Google ne lui a jamais rien versé pour l’avoir utilisé.

Apparues dans un procès-verbal mis en ligne sur un serveur avant d’être retiré en vitesse, ces indications auraient dû être placées sous le sceau du secret, mais elles ont violé une ordonnance de protection. Un mal pour un bien diront certains, car l’affaire a permis à la presse au public de mieux connaître l’enjeu d’Android pour Google et la nature des liens que ce dernier entretien avec Apple.

Google veut des sanctions contre Oracle

Depuis cet incident, Google n’est pas resté inactif.

Décidé à reprendre la main et à mettre Oracle en difficulté, Google a adressé une lettre au tribunal pour lui demander la permission de déposer une requête sur des sanctions contre le demandeur, signale Reuters. Au passage, le groupe a aussi réclamé des mesures contre l’avocate pour restreindre son accès à certaines informations.

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