General Motors a pillé la dépouille de Sidecar pour intégrer les technologies de la startup effondrée à son plan de conquête du marché des VTC.

General Motors avance doucement mais sûrement ses pions sur les deux terrains que sont le service de transport de passager et la voiture autonome. Rappelez-vous : en marge du CES, ils annonçaient qu’ils créaient une joint venture avec Lyft, le principal concurrent d’Uber pour penser l’avenir du transport de taxi. Un avenir qui, d’après le porte-parole de General Motors, passe par l’automatisation des courses, prises en charge par des taxis robotisés et autonomes. Un système que GM veut éprouver en récupérant des données sur les véhicules déjà en circulation.

Nous apprenons aujourd’hui que le géant américain de l’automobile a mis la main sur Sidecar. Mais oui, souvenez-vous, Sidecar, cet autre concurrent d’Uber qui avait annoncé stopper toutes ses activités fin 2015. Nous le présentions à l’époque comme l’un des premiers tombés dans la bataille du transport de voyageur à la Uber mais il faut croire que ses fondateurs avaient une autre idée de leur avenir. Cette idée passe donc par le constructeur qui, décidément, compte bien se faire une place au milieu des startups du marché des VTC.

C’est tout le secteur automobile qui se rend compte que Uber a plusieurs cordes à son arc et se rêve aussi en constructeur-loueur de véhicules autonomes du futur

Le deal, qui avoisinerait les 30 millions de dollars selon Bloomberg Business, comprend bien entendu les technologies logicielles développées par Sidecar pour mettre en œuvre son service. Un porte-parole de General Motors a même affirmé que les employés et les ressources de Sidecar seraient assignés au projet commun avec Lyft. Ce mouvement paraît anodin mais met bien en évidence les enjeux derrière les gloires et les défaites de l’industrie des VTC.

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Petit à petit, c’est tout le secteur automobile qui se rend compte que Uber, la poule aux œufs d’or, a plusieurs cordes à son arc et se rêve aussi en constructeur-loueur de véhicules autonomes du futur. Et ce rachat prouve que General Motors a très bien compris qu’il ne fallait pas les sous-estimer.

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