Vivendi continue de grimper dans le capital de Gameloft et met les choses au clair : une prise de contrôle de la société n'est pas exclue si elle ne coopère pas.

C’est une fin d’année éprouvante pour la famille Guillemot. En effet, voilà maintenant deux mois que les propriétaires de Gameloft et Ubisoft, deux des plus importantes entreprises françaises dans le secteur du jeu vidéo, assistent à la montée en puissance de Vivendi dans le capital des deux sociétés, sans pouvoir y faire grand chose. Et tout porte à croire que la firme pilotée par le groupe Bolloré ne va pas s’arrêter en sin bon chemin.

Vivendi n’exclut pas de prendre le contrôle de Gameloft

La preuve avec le dernier communiqué de Vivendi, publié en début de semaine. Celui-ci annonce en effet que sa participation dans le capital de Gameloft dépasse désormais un quart (26,69 %). Mais plus encore que les chiffres, ce sont les propos de la multinationale française qui laissent peu de doute sur ses intentions : Vivendi veut peser dans le destin de Gameloft, d’une façon ou d’une autre.

« Au cours des prochains mois, Vivendi entend privilégier une approche constructive permettant d’étudier une collaboration fructueuse pour les deux groupes. Si une telle approche ne se conclut pas favorablement, Vivendi n’exclut pas de prendre le contrôle de Gameloft ». Les choses sont dites. Gameloft a le choix de coopérer et d’y mettre de la bonne volonté ou bien Vivendi achèvera son raid financier par une prise de contrôle.

De 6,2 à plus de 26 % en deux mois.

Vivendi est entré pour la première fois dans le capital de Gameloft à la mi-octobre, avec une participation de 6,2 %. Celle-ci a rapidement grossi au fil des semaines pour atteindre 17,34 % en novembre. La barre des 20 % a été franchie le 1er décembre et celle des 25 % deux jours plus tard. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Vivendi aura pressé le pas pour s’imposer dans ce spécialiste des jeux vidéo sur mobile. En comparaison, la part que contrôle Vivendi dans Ubisoft reste relativement basse : moins de 12 %. Toutefois, celle-ci avait débuté à 6,6 % à la mi-octobre et avait progressé bien vite les semaines suivantes. Mais depuis, plus rien : il serait néanmoins hasardeux de croire que Vivendi a oublié Ubisoft. Dans une déclaration d’intention, le groupe a bien fait comprendre qu’il n’écarte pas non plus une prise de contrôle d’Ubisoft.

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