Malgré la polémique qui avait obligé Apple à renoncer au même mécanisme, Youtube a décidé de ne pas rémunérer les créateurs pendant la période d'essai gratuite de YouTube Red, sa formule d'abonnement lancée aux USA.

Le service d’abonnement payant YouTube Red qui permet de se débarrasser de la publicité est disponible dès aujourd’hui aux États-Unis. Pour 9,99 $ par mois il permet non seulement de visionner toutes les vidéos Youtube sans publicité sur tous les appareils, mais aussi de télécharger du contenu, d’accéder à Google Play Music et bientôt de recevoir du contenu inédit réservé aux abonnés. La période d’essai gratuite d’un mois débute donc aussi aujourd’hui.

Mais elle ne se fera pas sans heurts.

y a-t-il une Taylor Swift parmi les Youtubeurs ?

Dans un premier temps, Google a indiqué que les créateurs continueraient à recevoir des revenus des publicités AdSense pour leurs vidéos vues par les utilisateurs sur la version gratuite traditionnelle de YouTube, et que les revenus générés par les abonnements à YouTube Red seraient redistribués à due proportion du nombre de minutes passées sur le contenu (après prélèvement d’une commission dont le taux est confidentiel).

En période d’essai, les vues ne rapportent
aucun revenu

L’entreprise conseille donc aux producteurs de vidéos d’améliorer leur temps de visionnage plutôt que leur nombre de vues, et prévoit même une hausse du revenu de la plupart des chaînes, puisque le prix-par-vue généré par un utilisateur YouTube Red sera supérieur à celui d’un utilisateur du service gratuit.

Toutefois, contacté par le groupe media Fullscreen Network, Youtube a précisé que « si un utilisateur YouTube Red regarde une de vos vidéos durant sa période d’essai gratuite, cette vue ne vous rapportera aucun revenu  ».

YouTube a donc décidé d’appliquer la même politique que celle que voulait imposer Apple au lancement d’Apple Music, lorsque la firme de Cupertino avait elle-même prévu de ne pas rémunérer les artistes pendant la période d’essai gratuite des utilisateurs. Finalement, la fronde menée par Taylor Swift avait convaincu Apple de vite reculer pour préserver son image de marque. Google n’a visiblement pas la même préoccupation. À moins qu’il finisse lui aussi par céder, si les Youtubers se liguent pour faire valoir ensemble leurs droits.

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