Vous connaissez la métaphore des asticots, du pêcheur et des poissons ?
Les artistes et musiciens seraient donc voués à devenir des producteurs d’asticots (leurs oeuvres musicales) utilisées par des pêcheurs (les sites web fournissant de la musique sponsorisée) pour attraper des internautes (les poissons qu’on appâte), et les vendre ensuite aux patrons de restaurants (les annonceurs comme ici Coca-Cola) ?
Croyez-vous que l’éleveur d’asticots sera payé de ses appâts au prorata du nombre de poissons pêchés et à la mesure de leur valeur pour les restaurateurs qui les cuisineront ??
Après le télespectateur, c’est l’internaute qui est maintenant ciblé pour son "temps de cerveau disponible"...
La pub peut évidemment payer une partie des contenus de l’Internet, heureusement, mais elle ne paiera pas tout, heureusement aussi : c’est la liberté de payer avec son porte-monnaie qui garantit, in fine, le libre-choix de l’internaute-consommateur comme celui de l’internaute-créateur.